lundi, septembre 7, 2026
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Journée internationale des gens de mer: L’ANAM célèbre les marins et lance une «révolution silencieuse» de la digitalisation

7E ÉDITION À DAKAR

Par Ch. Seck NDONG

Sous le haut patronage du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et sous la présidence de la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara, l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) a célébré ce jeudi 25 juin 2026, au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Rose, la 7e édition de la Journée internationale des gens de mer. Une cérémonie placée sous le thème 2026 : «Transporter le commerce mondial, supporter les risques».

Dans son mot de bienvenue, le Directeur général de l’ANAM, Bécaye Diop, a ouvert la cérémonie par un moment de recueillement. « Mon premier mot est un silence. Un silence de respect et d’émotion pour nos marins disparus. L’ANAM s’incline devant leur mémoire. Ils ne sont pas de simples données de navigation ; ils sont des fils du Sénégal, des pères, des frères dont le courage restera gravé dans l’écume de nos côtes », a-t-il déclaré devant un parterre de ministres, députés, représentants de l’OMI, de l’OIT, d’armateurs, de syndicats et de marins.

Un hommage à ceux qui font vivre le commerce mondial 

Pour M. Diop, le thème de l’année résonne comme « un cri de vérité ». Il a rappelé que plus de 90 % de ce que nous consommons, construisons ou partageons transite par la mer. « Vous êtes les artères de la planète. Sans vous, le monde s’arrête. Mais ce flux vital a un prix, et ce prix, c’est vous qui le payez », a-t-il souligné.

Le DG de l’ANAM a insisté sur les risques multiples auxquels font face les gens de mer : isolement loin des familles, climat qui change, insécurité dans certaines zones. «Au milieu des drones et des menaces sourdes, le marin n’est ni diplomate, ni soldat; il est pourtant celui qui, au péril de sa vie, supporte le risque pour que le reste du monde ne manque de rien », a-t-il affirmé, en appelant à faire de l’océan « non pas un champ de bataille, mais un pont de fraternité entre les peuples ».

Digitalisation et protection: la « révolution silencieuse » de l’ANAM 

Becaye Diop a assuré que l’ANAM ne se contente plus de gérer mais transforme le secteur. Il a mis en avant l’application GAAL-GUI, présentée comme « votre bouclier». Selon lui, elle prouve que même au milieu de l’océan, les marins ne sont plus seuls face au harcèlement ou à la violence. « La tolérance zéro n’est plus un slogan, c’est un algorithme de protection», a-t-il lancé.

D’autres innovations ont été annoncées : dès demain, les brevets et certificats STCW porteront des QR Codes sécurisés, et l’identification biométrique fera de chaque marin sénégalais un professionnel reconnu partout dans le monde avec une identité inviolable.

Les artisans de la mer au cœur de la stratégie 

S’adressant aux marins artisans, le DG a annoncé une vision audacieuse dès juillet à Louga: faire de la pirogue, symbole de la culture sénégalaise, une unité de sécurité d’élite. L’objectif est de professionnaliser les artisans pour qu’ils deviennent « experts des périls de l’océan et gardiens sacrés de cet environnement ».

Il s’est également réjoui de l’accord historique signé avec l’IPRES : «Désormais, la mer ne sera plus un tunnel sans fin, mais un parcours qui mène à une retraite digne».

Former l’économie bleue de demain 

Pour préparer l’avenir, l’ANAM mise sur la formation. La réhabilitation de l’École nationale de Formation maritime et la création d’une future Académie maritime constituent, selon Becaye Diop, les premières pierres d’un édifice de savoir. « Nous allons former ici, sur notre sol, les capitaines et les ingénieurs de l’offshore et de l’économie bleue de demain », a-t-il promis.

L’excellence mise en lumière 

Cette édition 2026 innove avec le lancement des premières distinctions honorifiques maritimes. « Il est temps que vos parcours exemplaires sortent de l’ombre des cabines pour être mis sous la lumière des projecteurs. Aux futurs lauréats : vous êtes les phares de notre jeunesse », a conclu le Directeur général.

La cérémonie, qui a rassemblé la communauté maritime nationale et internationale, s’est achevée sur un message fort : « Le monde voit des cargos, je vois des hommes. Le monde voit des cargaisons, je vois des sacrifices. Le monde voit des risques, je vois votre courage. Vive les gens de mer, vive la communauté maritime sénégalaise, et que Dieu veille sur vos traversées ! »

 

Campagne de semences à Linguère: Fatou Sarr déplore les retards de paiement et plaide pour plus de quotas

Comme dans plusieurs localités du pays en cette période hivernale, l’accès aux semences en quantité et qualité suffisantes reste une préoccupation majeure pour les producteurs du département de Linguère. L’opératrice économique Fatou Sarr, dite Thialé, fait le point sur la distribution en cours et interpelle l’État sur les arriérés de paiement et les besoins en formation.

Selon Fatou Sarr, les graines sont déjà acheminées dans plusieurs communes du département. « Dahra Djoloff a reçu 70 tonnes d’arachide de coques et 30 tonnes de niébé, Thiel 55 tonnes d’arachide de coques, Boulal 45 tonnes d’arachide de coques, Sagatta Djoloff 20 tonnes de niébé, Barkédji 17 sur 35 tonnes de niébé sont transportées sur place à la date de ce vendredi 26 juin 2026, le reste du poids sera bientôt acheminé », a-t-elle déclaré.

Les paysans de Linguère, localité à vocation agro-pastorale, saluent l’engagement de l’opératrice économique qui ne cesse de les conseiller sur l’importance du secteur agricole.

Les impayés freinent la campagne 

Le principal point noir de cette campagne reste le retard de paiement des dettes dues aux opérateurs économiques. Fatou Sarr interpelle directement l’État : « L’État nous doit des reliquats de 2024/2025, 2025/2026 voire même cette présente campagne. L’État n’a qu’à nous aider à payer nos dettes, gage d’un bon fonctionnement du déroulement de la campagne ».

Pour l’opératrice, le règlement rapide de ces arriérés est indispensable pour assurer la continuité de l’approvisionnement et éviter les ruptures au cœur de l’hivernage.

Hausse des quotas et formation réclamées 

Au-delà du volet financier, Fatou Sarr dite Thialé formule plusieurs recommandations aux autorités de tutelle. Elle demande une hausse des quotas de semences alloués au département et un renforcement de la formation des producteurs. Pour elle, ces deux leviers sont essentiels pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et la souveraineté alimentaire voulues par les pouvoirs publics.

Elle plaide également pour un démarrage plus précoce de la campagne de distribution. « Le département de Linguère est une zone très vaste et enclavée à la fois. Il faut démarrer tôt la campagne de distribution des semences afin d’acheminer les graines à temps dans les localités respectives et éviter le retard des semis, surtout quand l’hivernage démarre prématurément », insiste-t-elle.

Appel à l’appropriation de la terre 

À l’image de ses collègues opérateurs économiques, Fatou Sarr exhorte les populations à s’approprier la terre pour l’exploiter. «La seule voie qui mène à la souveraineté alimentaire», martèle-t-elle.

Dans un département où l’agriculture et l’élevage constituent la base de l’économie locale, la disponibilité des intrants au bon moment demeure un enjeu central pour sécuriser la saison des pluies 2026.

Par Bathie Ndiaye, Linguère

Inclusion sociale- LNOB: l’Etat et la société civile évaluent la stratégie «Ne laisser personne de côté»

La Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE), à travers l’Unité de Coordination et de Suivi de la Politique économique (UCSPE), a ouvert ce mercredi à Dakar un atelier d’évaluation de la Stratégie nationale « Ne laisser personne de côté » (Leave No One Behind – LNOB). Organisée à Dakar, en partenariat avec le CONGAD, la rencontre se poursuit jusqu’au 25 juin 2026.

Une quarantaine de participants sont réunis : administration publique, collectivités territoriales, ANSD, organisations de la société civile, associations de personnes handicapées, organisations de femmes et de jeunes, secteur privé et partenaires techniques et financiers.

Un principe au cœur de l’Agenda 2030 

Adoptée en 2022, la stratégie LNOB vise à garantir que les politiques de développement profitent d’abord aux plus vulnérables. Elle cible les ménages en extrême pauvreté, les personnes en situation de handicap, les femmes, les enfants, les personnes âgées, les jeunes sans emploi, les populations des zones enclavées et les acteurs du secteur informel. L’objectif : promouvoir l’égalité des chances, réduire les inégalités et assurer un accès équitable aux services sociaux de base, aux opportunités économiques et à la protection sociale.

Évaluer pour ajuster l’action publique 

L’atelier intervient dans un contexte marqué par la Vision Sénégal 2050 et la Stratégie nationale de Développement 2025-2029. Les organisateurs veulent apprécier les progrès, identifier les contraintes, documenter les bonnes pratiques et mesurer l’intégration effective du principe LNOB dans les politiques publiques et les dispositifs de suivi-évaluation.

« Aucun progrès n’est durable s’il ne profite à tous. Le principe de ne laisser personne de côté place au cœur de l’action publique les populations les plus vulnérables, marginalisées ou exposées aux risques d’exclusion », a déclaré Gora Bèye, conseiller technique du coordonnateur de l’UCSPE, en ouvrant les travaux.

Pour lui, il s’agit d’analyser les résultats obtenus pour chaque catégorie vulnérable, de relever les acquis et les défis, et de renforcer les mécanismes de suivi- évaluation et de coordination institutionnelle. « Le Sénégal ne peut réussir sa transformation que si chacun, sans exception, trouve sa place dans le développement », a-t-il ajouté.

La société civile partie prenante 

Mamoudou Thiam, coordonnateur du processus de Revue nationale volontaire porté par le CONGAD, a souligné le rôle de la société civile dans l’accompagnement des politiques publiques. Le CONGAD vient de boucler une tournée nationale pour son rapport alternatif volontaire, qui alimentera la Revue nationale volontaire que le Sénégal présentera en juillet à New York.

« Cette évaluation nous permettra de savoir où nous en sommes, quels sont les défis à relever et quelles recommandations pertinentes pourront être formulées. Ces conclusions alimenteront également la Revue nationale volontaire du Sénégal », a-t-il indiqué.

Méthodologie et livrables attendus 

Les travaux s’appuient sur une démarche participative : présentations, plénières et groupes de travail. Les conclusions seront restituées et validées en séance plénière.

À la clôture, les participants devront produire un rapport d’évaluation, une matrice de recommandations, une note de synthèse sur l’état de mise en œuvre et une feuille de route pour renforcer l’approche LNOB dans les politiques publiques nationales.

Pour l’État et ses partenaires, l’enjeu est clair : consolider les mécanismes d’inclusion sociale afin que les gains du développement bénéficient à tous les citoyens, en cohérence avec les engagements nationaux et internationaux en matière de développement durable.

Par Khady NDAO

Foncier / Bambilor- Diacsao: la coopérative «Espoir 2000» réclame la restitution de ses 17 hectares à Noflaye

Par Ch. Seck NDONG

La Coopérative d’habitat «Espoir 2000» tire la sonnette d’alarme. Plus d’un an après l’engagement du gouvernement actuel de restituer les terres attribuées au Pôle urbain de Bambilor-Diacksao sous l’ancien régime, les coopérateurs attendent toujours de pouvoir accéder à leur site de Noflaye.

Pr Lamine Gueye, Secrétaire général de la coopérative, dénonce des lenteurs administratives qui bloquent le processus depuis plus de 12 mois. «Le gouvernement actuel, par le biais du ministère de l’Urbanisme, a décidé de nous remettre nos terres. Nous sommes d’ailleurs sur le terrain. Mais jusqu’à présent, rien n’a été fait », affirme-t-il.

Un dossier qui dure depuis 2007 

Selon les documents fournis par la coopérative, l’histoire foncière remonte au 30 juillet 2007 avec un protocole d’accord pour un contrat foncier entre le président de la coopérative et le propriétaire terrien M. Mamadou Boye de Rufisque. La superficie concernée est de 170 000 m², soit 17 hectares, pour 520 parcelles.

Le 28 septembre 2007, le Conseil rural de Sangalkam approuve une délibération, validée le 3 octobre 2007 par le sous-préfet représentant l’État. Le 13 août 2010, un protocole d’accord entre le président du Conseil rural et le président de la coopérative porte attribution du site dans le cadre de l’extension du village de Noflaye. L’arrêté portant autorisation de lotir N° 039/ARR/PCR est pris le 7 septembre 2009 et approuvé le 9 septembre 2009.

Des démarches en cours mais des délais qui s’allongent 

Après avoir été dépossédés de ces terres au profit du Pôle urbain de Bambilor-Diacksao sous Macky Sall, les coopérateurs ont vu le gouvernement actuel annoncer leur restitution. Le 10 octobre 2024, le ministre de l’Urbanisme, M. Bala Moussa Fofana, demande par courrier N° 00812/MUCTAT/DGU/DAUR-CTIG du 3 septembre 2024 la mise à disposition de l’extrait du plan cadastral en format RRS04. La coopérative satisfait cette demande le 17 octobre 2024.

Le 31 octobre 2024, une demande de régularisation du site est adressée au Directeur général de l’Urbanisme et de l’Architecture, enregistrée sous le N° 2755. En juin 2025, le directeur reçoit les responsables pour annoncer la mise en place de commissions gouvernementales chargées d’étudier les demandes de régularisation. En décembre 2025, la même autorité les informe que la commission a terminé son travail : décision d’annuler les baux jugés injustement établis pour restituer les sites aux coopératives, aux extensions de villages et aux domaines agricoles. Les cas particuliers feront l’objet d’une étude cas par cas.

La procédure prévoit que le cadastre fasse l’état des lieux en commissions organisées autour des chefs de village pour confronter plans et surfaces. En cas d’incohérences, des corrections sont apportées avant transmission au service des domaines pour l’établissement des baux. C’est seulement après cette étape que la DESCOS délivre les quitus pour libérer les parcelles aux ayants droit.

«On est fatigué» 

Sur le terrain, l’attente pèse lourd. « On est devenu vieux, certains ont pris la retraite, d’autres sont morts. Ceux qui avaient gardé un peu d’argent pour construire leur maison, aujourd’hui, commencent à absorber cet argent », confie Pr Lamine Gueye. La doléance est claire : activer le dossier et permettre un accès libre aux terrains.

Un plan d’action en préparation 

Face à la situation, un plan d’action sera établi avec les acteurs concernés, coopératives et villages, pour pousser le gouvernement à diligenter la régularisation définitive de ce pôle urbain. Les responsables de la coopérative et le président de l’union régionale des coopératives travaillent ensemble pour que justice soit faite.

 

IMPAC6: La rencontre entre le ministre Aliou Gori Diouf et John Kerry renforce les ambitions océaniques du Sénégal

Dans le cadre de la préparation du sixième Congrès international des aires marines protégées (IMPAC6), prévu à Dakar du 22 au 27 mars 2027, le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, a tenu une importante séance de travail avec John Kerry, ancien secrétaire d’État américain et initiateur de la Conférence «Our Ocean», en marge des rencontres internationales de Mombasa, au Kenya.

Cette rencontre stratégique s’inscrit dans la dynamique de positionnement du Sénégal comme acteur majeur de la gouvernance mondiale des océans et de la promotion de l’économie bleue durable.

Une vision ambitieuse pour l’Atlantique et l’Afrique

Au cours des échanges, Dr Aliou Gori Diouf a exposé la vision du Sénégal en faveur d’une gouvernance océanique intégrée, fondée sur la protection des écosystèmes marins, la valorisation durable des ressources océaniques et le renforcement de la résilience des communautés côtières.

Le ministre a, notamment, insisté sur plusieurs atouts qui placent le Sénégal dans une position privilégiée pour accueillir un événement de l’envergure d’IMPAC6 : Une façade maritime stratégique ouverte sur l’océan Atlantique ; Une stabilité politique reconnue; Une crédibilité institutionnelle renforcée ; Une longue tradition de coopération internationale ;

Un leadership affirmé en Afrique de l’Ouest sur les questions environnementales et maritimes.

Faire du Sénégal un hub africain de l’économie bleue 

Dr Aliou Gori Diouf a également présenté l’ambition du Sénégal de devenir la première plateforme africaine dédiée à : la science océanique ; la conservation marine ; l’innovation dans l’économie bleue ; la finance océanique durable.

Dans cette perspective, il a sollicité l’appui et l’accompagnement de John Kerry afin de renforcer le positionnement international du Sénégal et de mobiliser davantage de partenaires autour des enjeux liés à l’océan.

IMPAC6 : une opportunité historique pour l’Afrique 

Selon le ministre, IMPAC6 doit constituer une étape décisive pour placer l’Afrique au cœur des débats mondiaux sur la protection des océans et le développement durable.

Le congrès de Dakar devrait ainsi offrir un cadre privilégié pour approfondir les réflexions sures : l’action océanique ; les investissements verts et bleus ; l’innovation environnementale ; les partenariats internationaux ; la gestion durable des ressources marines.

Le gouvernement sénégalais entend associer l’ensemble des acteurs concernés (États, institutions internationales, scientifiques, organisations de la société civile et secteur privé) à la préparation de cet événement majeur.

Un accueil favorable de John Kerry

À l’issue de la rencontre, John Kerry a salué l’engagement et la vision portés par le Sénégal à travers le leadership du Dr Aliou Gori Diouf. Il a particulièrement apprécié les orientations défendues par le ministre concernant l’Accord sur la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales (BBNJ), l’objectif mondial de protection de 30 % des océans d’ici 2030 (30×30) ainsi que les ambitions associées à IMPAC6.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges et les concertations dans les mois à venir afin de faire de Dakar 2027 un rendez-vous majeur pour l’avenir des océans et de la coopération internationale en matière de développement durable.

Avec IMPAC6, le Sénégal ambitionne non seulement d’accueillir un grand événement international, mais aussi de faire entendre la voix de l’Afrique dans la construction d’une gouvernance mondiale plus équilibrée et plus durable des océans.

BBF (avec En Relief)

Children’s Rights and Climate: 632 Child Workers Testify to the Impacts on Their Rights in Africa

Enda Youth Action and MAEJT present findings of a survey on the effects of climate change on 632 child workers in Africa
By Ch. Seck NDONG

Enda Youth Action International, in collaboration with the African Movement of Child and Youth Workers, organized a webinar on Thursday 18 June 2026 to present the results of a survey conducted among 632 children and young workers in 15 African countries. The meeting, held on Zoom from 10:00 AM Dakar time, is part of the belated celebration of the 2026 Day of the African Child and of an awareness campaign on “the effects of climate change on children’s rights in Africa”.

Multiple documented impacts
The results presented show that climate change is a growing and multidimensional threat to children, and especially to child and youth workers. The survey reveals an increase in extreme heat, reported by 74% of respondents, recurrent floods reported by 49%, as well as drought and declining agricultural production, cited by 39% and 43% of respondents respectively.

The study also highlights forced displacement and population exodus, affecting 36% of those surveyed. School dropout and interruptions are also documented, with an estimated 30% reduction in the chances of completing primary school, according to a 2025 study by the African Child Policy Forum on the links between climate and conflicts in the Sahel. The worsening health risks are confirmed: in Benin, a 1°C increase in temperature is associated with a 23.93% rise in malaria cases, according to the same source. Finally, 48% of respondents report a deterioration in the living and working conditions of child workers, who are forced to carry out more arduous and more dangerous activities.

Giving voice to children and youth
The webinar gave the floor to the children and young people concerned. Ms. Rosalie Diallo, member of AEJT in Fatick, reported the testimonies collected: “Climate change has really affected most children in Africa. 632 children and young workers answered our questions and most of them had problems. A child from Cameroon said that with the floods caused by climate change, he can no longer even dig the soil properly and they no longer live like before in their homes”. She called on authorities to help and protect the environment together in order to better preserve children’s rights.

Mr. Ibrahima Sory Barry, monitoring and evaluation intern at Enda Youth Action International, stressed the participatory approach: “Data collection was done for children and by children; it was child researchers who went to interview other children. It is an approach to child participation and one that should also exist in the implementation of recommendations, with children participating in climate decisions”.

A call to action
Mr. Aimé Yaovi Bada, Executive Director of Enda Youth Action International, recalled that while there is a lot of movement around climate disruption, few actions have so far been directed at children in vulnerable situations. “It is children who bear the brunt, even though these changes are not caused by what children do; it is much more the actions of adults that lead to this disruption,” he said. He stressed that children and youth are not passive: they organize themselves and are already carrying out awareness and reforestation initiatives. “We need to work to support their self-organization so that they can express themselves and be part of the action that promotes land revitalization and helps counter some of these effects of climate change,” he concluded.

Objectives and expected results
The webinar aimed to present the main results of the survey, highlight the impacts of climate change on children’s rights in Africa, foster dialogue between children, institutional, technical and community actors, and strengthen advocacy for the integration of children’s rights into climate policies.

The organizers expect the results to be disseminated and shared with key stakeholders, for the voices of children and youth to be valued, and for institutional actors to strengthen their commitment to children’s rights in climate adaptation and resilience policies.

The webinar brought together technical and financial partners, authorities, child protection actors, civil society organizations, children and youth workers, organizations led by children and youth, as well as the media.

Santé publique: Dr Ndeye Magatte Ndiaye Ndome nommée Directrice de Cabinet du ministre de la santé

Dr Ndeye Magatte Ndiaye Ndome, médecin spécialiste en santé publique, a officiellement pris service ce mercredi 17 juin 2026 en tant que Directrice de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. Elle occupait auparavant les fonctions de Directrice régionale de la santé de Dakar, un poste à partir duquel elle s’est distinguée par son engagement sur le terrain et son implication dans le renforcement du système de santé communautaire.

Un parcours salué par les acteurs communautaires 

Au nom des acteurs communautaires de la région de Dakar et de l’ensemble des acteurs communautaires de santé du Sénégal, El Hadji Baytir Samba, président national du Réseau des organisations communautaires de base des acteurs de santé (ROCBACS), a rendu un vibrant hommage à la nouvelle Directrice de cabinet.

« Vous êtes une véritable dame de fer, dont l’engagement, le leadership et la vision ont fortement contribué au renforcement du système de santé communautaire au Sénégal. Votre parcours est marqué par de nombreuses réalisations en faveur de l’amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né et des communautés les plus vulnérables », souligne-t-il.

Pour les acteurs communautaires, cette nomination constitue une reconnaissance de l’importance de l’engagement communautaire dans l’amélioration durable de la santé des populations. Elle est également perçue comme une source d’inspiration pour l’ensemble du secteur.

Une distinction jugée méritée 

El Hadji Baytir Samba considère que cette distinction reflète la compétence, le professionnalisme et le dévouement constant de Dr Ndeye Magatte Ndiaye au service de la santé publique. Les acteurs communautaires rendent grâce à Dieu pour cette promotion et lui souhaitent santé, sagesse, clairvoyance et succès dans l’exercice de cette haute responsabilité.

Ils réaffirment leur engagement et leur disponibilité à l’accompagner dans les efforts visant à renforcer la santé communautaire, la promotion de la santé, la prévention des maladies, la préparation et la riposte aux urgences sanitaires, ainsi que le bien-être des populations.

Un témoignage personnel 

Dans son message, El Hadji Baytir Samba, qui dit avoir eu l’honneur de travailler avec Dr Ndiaye, témoigne de l’admiration, du respect et de la considération qu’elle inspire. « Son courage, sa détermination et la bravoure dont elle a toujours fait preuve nous ont profondément marqués et inspirés. Elle est pour moi une véritable source d’inspiration, mon idole depuis toujours », confie-t-il.

Il lui souhaite encore beaucoup de succès, de bonheur et de belles réalisations pour la suite de sa mission au service du Sénégal.

Par Ch. Seck NDONG

 

Evénement- Editorial 2026: L’ère de la jeunesse au pouvoir en Afrique; qui est SEM BDF ?

La journaliste- écrivaine Seynabou Sankaré annonce la parution de son nouvel ouvrage : « L’ÈRE de la Jeunesse au Pouvoir en Afrique : Qui est SEM Bassirou Diomaye Diakhar Faye ? », un livre-storytelling consacré au parcours du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et à la montée en puissance d’une nouvelle génération de dirigeants africains.

Fruit de plusieurs mois de recherches de terrain à Ndiaganiao, de reportages inédits et d’interviews exclusives réalisées auprès de parents, proches, compagnons de jeunesse, personnalités de la société civile et témoins privilégiés, cet ouvrage retrace l’itinéraire d’un homme devenu le symbole d’un profond changement politique et générationnel.

De son enfance dans le terroir des « Djiguandoumes » à son arrivée à la tête de l’État, l’auteure dévoile les racines familiales, culturelles et spirituelles qui ont façonné sa personnalité, sa vision et son engagement au service du Sénégal et de l’Afrique.

Au-delà du récit biographique, ce livre propose une analyse approfondie des mutations politiques en cours sur le continent africain. Il interroge les notions de souveraineté, de gouvernance, de leadership et de responsabilité citoyenne dans une Afrique portée par sa jeunesse.

Des témoignages exclusifs

Parmi les nombreuses voix recueillies dans cet ouvrage figurent celles de deux figures paternelles emblématiques :

Monsieur Samba Ndiagne Faye, ancien socialiste

Père du Président Bassirou Diomaye Faye

« À l’Afrique, je peux jurer que tout ce qu’il a dans sa tête, c’est d’aider la jeunesse, les femmes et les enfants. »

Monsieur Mbaye Faye,

Enseignant à la retraite et père de la Première Dame

« C’est ce Sénégal de paix, de respect, de dialogue et de partage que je souhaite voir préservé pour les générations futures. »

Un regard inédit sur l’Afrique de demain

À travers l’évocation du rite initiatique du Leul, l’héritage de résistance légué par Ndiouma Kor Faye, ainsi que les principes de gouvernance inspirés du concept « Jubb, Jubbeul, Jubeunti », Seynabou Sankaré nous fait découvrir les fondements d’un nouveau paradigme politique africain.

Cet ouvrage se situe à la croisée de la biographie, du reportage, de l’enquête journalistique et de l’analyse politique. Il offre aux lecteurs une compréhension approfondie de l’alternance générationnelle qui redessine progressivement les contours du leadership africain.

Une conviction forte traverse tout l’ouvrage :

«L’avenir de l’Afrique ne se construira pas lorsque la jeunesse prendra sa place ; il se construira lorsque la jeunesse prendra ses responsabilités. »

Synthèse: Ch. Seck NDONG

 

 

Droits de l’enfant et Climat: 632 enfants travailleurs témoignent des impacts sur leurs droits en Afrique

Enda jeunesse action et le MAEJT restituent une enquête sur les effets du changement climatique sur 632 enfants travailleurs en Afrique

Par Ch. Seck NDONG

Enda Jeunesse Action International, en collaboration avec le Mouvement Africain des Enfants et Jeunes Travailleurs, a organisé jeudi 18 juin 2026 un webinaire de restitution des résultats d’une enquête menée auprès de 632 enfants et jeunes travailleurs dans 15 pays d’Afrique. La rencontre, tenue sur Zoom à partir de 10h00 heure de Dakar, s’inscrit dans la célébration en différé de la Journée de l’Enfant Africain 2026 et dans une campagne de sensibilisation sur « les effets du changement climatique sur les droits de l’enfant en Afrique».

Des impacts multiples documentés 

Les résultats présentés mettent en évidence que le changement climatique constitue une menace croissante et multidimensionnelle pour les enfants, et particulièrement pour les enfants et jeunes travailleurs. L’enquête révèle une recrudescence des chaleurs extrêmes, signalée par 74 % des enquêtés, des inondations récurrentes rapportées par 49 %, ainsi que la sécheresse et la baisse de la production agricole, citées respectivement par 39 % et 43 % des répondants.

L’étude souligne également des déplacements forcés et l’exode des populations, affectant 36 % des personnes enquêtées. La déscolarisation et les interruptions scolaires sont également documentées, avec une réduction estimée à 30 % des chances de terminer le cycle primaire, selon une étude de l’African Child Policy Forum de 2025 portant sur les liens entre climat et conflits dans le Sahel. L’aggravation des risques sanitaires est confirmée : au Bénin, une hausse de 1°C de la température est associée à une augmentation de 23,93 % des cas de paludisme, selon la même source. Enfin, 48 % des enquêtés rapportent une détérioration des conditions de vie et de travail des enfants travailleurs, contraints d’exercer des activités plus pénibles et plus dangereuses.

La parole aux enfants et aux jeunes 

Le webinaire a donné la parole aux enfants et aux jeunes concernés. Melle Rosalie Diallo, membre de l’AEJT de Fatick, a rapporté les témoignages recueillis : «Le changement climatique a vraiment touché la plupart des enfants d’Afrique. 632 enfants et jeunes travailleurs ont répondu à nos questions et la plupart ont eu des problèmes. Un enfant du Cameroun disait qu’avec les inondations dues au changement climatique, il n’arrive même plus à creuser normalement les sols et ils ne vivent plus comme avant dans leur maison ». Elle a appelé les autorités à aider et à protéger ensemble l’environnement pour préserver davantage les droits des enfants.

M. Ibrahima Sory Barry, stagiaire en suivi- évaluation à Enda Jeunesse Action International, a insisté sur la démarche participative : « La collecte d’informations s’est faite pour les enfants et par les enfants, ce sont les enfants enquêteurs qui sont allés voir d’autres enfants. C’est une démarche de participation des enfants et aussi une démarche qui doit exister dans la mise en œuvre des recommandations, avec la participation des enfants dans les décisions climatiques ».

Un plaidoyer pour l’action 

M. Aimé Yaovi Bada, Directeur Exécutif d’Enda Jeunesse Action International, a rappelé que si beaucoup de mouvements existent autour du dérèglement climatique, peu d’actions étaient jusqu’ici dirigées vers les enfants en situation de vulnérabilité. « Ce sont les enfants qui en font les frais alors que ces changements ne sont pas du fait de ce que les enfants font, c’est beaucoup plus l’action des adultes qui amène à ces dérèglements », a-t-il déclaré. Il a souligné que les enfants et jeunes ne restent pas passifs : ils s’auto-organisent et mènent déjà des initiatives de sensibilisation et de reboisement. «Il faut pouvoir travailler à soutenir leur auto-organisation pour qu’ils puissent eux-mêmes s’exprimer et faire partie de l’action qui favorise la revitalisation de la terre et permet de contrer un peu ces effets de changement climatique», a-t-il conclu.

Objectifs et résultats attendus 

Le webinaire visait à restituer les principaux résultats de l’enquête, mettre en évidence les impacts du changement climatique sur les droits de l’enfant en Afrique, favoriser le dialogue entre enfants, acteurs institutionnels, techniques et communautaires, et renforcer le plaidoyer pour l’intégration des droits de l’enfant dans les politiques climatiques.

Les organisateurs attendent que les résultats soient diffusés et partagés avec les principales parties prenantes, que les voix des enfants et des jeunes soient valorisées, et que les acteurs institutionnels renforcent leur engagement en faveur des droits de l’enfant dans les politiques d’adaptation et de résilience climatique.

Le webinaire a réuni des partenaires techniques et financiers, des autorités, des acteurs de protection de l’enfance, des organisations de la société civile, des enfants et jeunes travailleurs, des organisations dirigées par des enfants et des jeunes, ainsi que des médias.

Droits de l’enfant: la Mac de Hann célèbre la journée de l’enfant africain autour de l’eau, de l’hygiène et de la réinsertion

La Maison d’Arrêt et de Correction de Hann a célébré mardi 16 juin 2026 la Journée de l’Enfant Africain. Une journée de sensibilisation, d’échanges et d’animations culturelles a été organisée au profit des mineurs détenus, autour du thème national: «Garantir l’accès universel à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement à chaque enfant en Afrique » et du sous-thème : « Droits des enfants, citoyenneté et prévention de la délinquance ».

L’activité a réuni les autorités pénitentiaires et judiciaires, les partenaires de la MAC, les pensionnaires, leurs parents et plusieurs invités venus témoigner leur soutien aux enfants en conflit avec la loi.

La cérémonie a débuté à 9 heures par l’accueil et l’installation des invités, suivis de plusieurs allocutions. La directrice de la MAC de Hann a souhaité la bienvenue aux participants et rappelé l’importance de cette célébration. Elle a souligné qu’elle constitue une occasion privilégiée de rappeler les droits des enfants et de renforcer les actions de réhabilitation menées au sein de l’établissement.

Au nom des pensionnaires, le représentant des enfants a exprimé sa gratitude aux autorités pénitentiaires, aux partenaires et à tous les acteurs qui accompagnent les mineurs détenus. Dans un message empreint d’espoir, il a rappelé que les enfants privés de liberté demeurent avant tout des enfants porteurs de rêves, d’ambitions et d’un potentiel de changement. Il a insisté sur l’importance de la seconde chance, de l’éducation et de l’accompagnement dans le processus de réinsertion.

La directrice de la Réinsertion sociale, représentant la Direction générale de la Protection judiciaire et sociale, a rappelé la portée du thème 2026. Elle a souligné que l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement est indispensable à la santé, à la dignité et au bien-être des enfants. Elle a insisté sur la nécessité de garantir le respect des droits des mineurs privés de liberté, à travers des conditions de prise en charge favorisant leur santé, leur sécurité, leur éducation et leur réinsertion sociale. Elle a salué les efforts des autorités pénitentiaires et des partenaires, avant d’adresser un message d’encouragement aux pensionnaires, les invitant à croire en leurs capacités et à préparer activement leur retour en société.

Le représentant de TOSTAN a réaffirmé l’engagement de son organisation en faveur de la promotion et de la protection des droits des enfants ainsi que de leur épanouissement.

Sensibilisation et formation 

Les activités de la matinée se sont poursuivies avec un concours de récital du Coran puis un concours de poésie. Ces prestations ont permis aux pensionnaires de démontrer leurs talents, leurs connaissances et leur créativité dans un esprit de saine compétition.

Une conférence animée par M. Adama Sow, journaliste, sur le thème « Droits des enfants, citoyenneté et prévention de la délinquance » a ensuite réuni les participants. Le conférencier a rappelé les droits fondamentaux reconnus aux enfants, les devoirs liés à la citoyenneté et les mécanismes de prévention de la délinquance. Les échanges ont permis aux pensionnaires de mieux comprendre leurs responsabilités en tant que citoyens et les enjeux de leur réinsertion sociale.

Un moment fort de la cérémonie a été la remise d’attestations de formation en électricité à 20 pensionnaires ayant achevé avec succès leur formation professionnelle. Cette étape a valorisé les efforts fournis par les bénéficiaires et les acquis obtenus dans le cadre de leur préparation à la réinsertion.

Animations culturelles 

L’après-midi a été consacré aux activités éducatives et culturelles. Un film réalisé par les pensionnaires a été projeté, mettant en lumière leurs parcours, leurs aspirations et leurs perspectives d’avenir. Cette projection a été suivie d’un sketch présenté par d’anciens pensionnaires, illustrant les possibilités de réinsertion et les opportunités offertes à ceux qui s’engagent dans une dynamique de changement positif.

Des prestations musicales, des danses et des sketchs ont également contribué à instaurer une ambiance conviviale et festive.

Cette journée a permis de sensibiliser les pensionnaires sur leurs droits et devoirs, de promouvoir les valeurs de citoyenneté et de prévention de la délinquance, tout en mettant en lumière les efforts entrepris en faveur de leur réinsertion sociale. Elle a rappelé que les mineurs détenus demeurent des enfants à part entière, bénéficiant des mêmes droits fondamentaux que tous les autres enfants, notamment le droit à la protection, à la dignité, à l’éducation, à la santé et à l’espoir d’un avenir meilleur.

Synthèse : Ch. Seck NDONG

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