lundi, septembre 7, 2026
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Halte au gangstérisme rampant pour réhabiliter la sérénité militante à la Maison du Parti et dans nos instances

Les événements du 13 juin 2026, suivis de la déclaration du 24 juin et de la circulaire du 29 juin 2026 de la Secrétaire générale, doivent amener chaque socialiste à une réflexion sincère sur certaines pratiques qui s’installent peu à peu dans notre organisation. Au-delà des responsabilités individuelles qui devront être appréciées par les instances compétentes, ces incidents mettent en lumière une dérive inquiétante qui ressemble de plus en plus à une forme de gangstérisme rampant. Cette évolution est aux antipodes de notre culture politique. Le Parti socialiste s’est toujours construit autour du débat d’idées, du respect mutuel et de la fraternité militante. Il ne peut devenir un espace où la démonstration de force l’emporte sur la force des convictions.

L’insécurité ne naît pas seulement des violences qui éclatent au grand jour. Elle prend aussi racine dans la banalisation de comportements qui n’ont jamais fait partie de l’héritage socialiste. Voir certains responsables, souvent parmi les plus jeunes, se déplacer entourés de gardes rapprochées ou de prétendus gros bras laisse croire que la puissance physique est devenue un signe d’autorité politique. Cette mise en scène entretient la méfiance, pousse d’autres camarades à faire de même par crainte d’être désavantagés et installe progressivement une logique de surenchère. Pourtant, il est aujourd’hui d’une facilité déconcertante de réunir quelques dizaines de gros bras dans un environnement où de nombreux lutteurs ou jeunes désœuvrés sont disponibles contre rémunération. Il suffit de payer. Est-ce vraiment cette image que le Parti socialiste veut donner de lui-même ? Aucun responsable ne devrait ressentir le besoin de se faire escorter pour rencontrer ses propres camarades.

Cette dérive n’est malheureusement pas nouvelle. L’abandon progressif des quotas de participation lors de certaines réunions constitue une autre source de déséquilibre. Pendant longtemps, chaque instance disposait d’un nombre défini de participants, ce qui garantissait une représentation équitable et empêchait toute démonstration de force. Aujourd’hui, certains cherchent à occuper les lieux en y acheminant leurs seuls sympathisants, parfois installés depuis la veille, avec pour seul objectif de contrôler l’espace. Beaucoup se souviennent encore des scènes regrettables observées lors du congrès d’investiture d’Amadou Bâ, lorsque le protocole fut bousculé et que la parole fut arrachée de force aux organisateurs. Ces comportements étaient déjà le signe d’un malaise profond. Les événements du 13 juin n’en sont finalement qu’une aggravation. Peut-on d’ailleurs qualifier de militants socialistes des personnes qui ignorent à ce point les valeurs de camaraderie, de fraternité et de discipline qui ont toujours fondé notre engagement ? Le Parti socialiste ne peut accepter que ses réunions donnent parfois le sentiment de se dérouler dans un climat digne du Far West plutôt que dans une grande famille politique. Il appartient désormais à la direction du Parti de prendre ce mal à bras le corps afin de l’éradiquer durablement.

Il est également indispensable de revenir à des règles d’organisation claires qui ont longtemps garanti la sérénité de nos rencontres. L’accès aux réunions et aux manifestations du Parti a toujours reposé sur une répartition équilibrée des participants entre les différentes instances. Cette méthode n’avait rien d’arbitraire. Elle empêchait qu’un responsable puisse imposer sa présence en mobilisant exclusivement ses propres partisans. Le respect de ce principe demeure une condition essentielle de l’équité entre toutes les sensibilités du Parti.

Il devient aussi nécessaire d’affirmer clairement qu’aucun responsable, quelle que soit sa position, ne devrait être autorisé à introduire des gardes du corps ou des hommes de main à la Maison Léopold Sédar Senghor, sauf dans des circonstances exceptionnelles liées à une menace réelle et objectivement établie. Bien souvent, ces accompagnateurs ne sont même pas membres du Parti. Leur présence n’apporte aucune sécurité. Elle nourrit au contraire les tensions, les provocations et la peur, tout en installant un climat de suspicion incompatible avec l’esprit socialiste.

La circulaire du 29 juin 2026 rappelle avec raison que la préservation de l’ordre, de la discipline, de la sécurité des personnes et des biens ainsi que du patrimoine du Parti est désormais une exigence. Pour que cette ambition produise des résultats, elle devra s’accompagner de règles de conduite connues de tous et appliquées sans favoritisme. La Maison du Parti doit redevenir un lieu où l’autorité repose sur l’exemplarité, le respect des textes et la qualité de l’engagement, jamais sur l’intimidation ou la force.

Le Parti socialiste a traversé de nombreuses épreuves parce qu’il a toujours su privilégier le dialogue à l’affrontement. Il retrouvera toute sa force en renouant avec cet héritage, en bannissant définitivement les démonstrations de puissance et en rappelant que les seules armes d’un militant doivent rester les idées, la parole, le respect des règles communes et la confiance entre camarades. C’est à ce prix que notre Parti retrouvera la sérénité indispensable à sa reconstruction et à la préparation de son avenir.

Mamadou Mbodji DIOUF

Membre BP

Reconnaissance et hommage au RADI: Ababacar Ndiaye élevé au grade de chevalier dans l’ordre du mérite du Sénégal

Le consultant du Réseau Africain pour le Développement Intégré (RADI), Ababacar Ndiaye, a été élevé au grade de Chevalier dans l’Ordre du Mérite du Sénégal. La cérémonie de réception a eu lieu le mercredi 24 juin 2026 au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose.

Par décret n°2026-688 du 26 mars 2026, le Président de la République a procédé à sa nomination. La distinction lui a été remise au cours d’une cérémonie présidée par le Grand Chancelier, le Général de Corps d’armée Meissa Niang, entouré des membres du Conseil de l’Ordre.

Une décoration remise par le Général Mouhamadou Keita 

La médaille a été épinglée par le Général Mouhamadou Keita, ancien chef d’état-major des armées et actuel membre du Conseil de l’Ordre. Au nom du Président de la République, il a transmis les félicitations du Chef de l’État au récipiendaire.

Cette reconnaissance vient saluer le parcours professionnel et l’engagement de M. Ababacar Ndiaye au service du développement intégré en Afrique à travers le RADI.

Prenant la parole, le nouveau Chevalier s’est félicité de cette distinction. Il a remercié le Président de la République et le Grand Chancelier pour cette marque de confiance.

M. Ndiaye a également rendu un hommage appuyé au RADI, une ONG dont il est consultant. «Cette institution a eu un grand impact dans ma formation et dans mon parcours professionnel», a-t-il déclaré.

La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs personnalités civiles et militaires, venues célébrer l’excellence et le mérite au service de la Nation.

Coupe du monde 2026 – Sénégal 5-0 Irak: les lions répondent et filent en 16es de finale

Il fallait le faire et les Lions du Sénégal l’ont bien réussi en écrasant l’Irak 5-0 lors de la 3e et dernière journée du groupe I de la Coupe du monde 2026, qui se déroule aux États-Unis, au Mexique et au Canada du 11 juin au 19 juillet.

Certains ne vendaient pas chère la peau de nos vaillants Lions, contrairement au « Vieux Supporter » qui, lui, y croyait dur comme fer. Il connaît la valeur intrinsèque de nos représentants qui ne nous ont jamais déçus ni fait honte sur tous les terrains d’Afrique et du monde. Ils nous ont apporté deux trophées de champion d’Afrique.

Leur coach actuel, Pape Bouna Thiaw, y a même ajouté un CHAN, Championnat d’Afrique des Nations réservé aux joueurs locaux, remporté de haute lutte en Algérie face au pays organisateur. Il l’a refait en CAN face au Maroc, devant son public chaud et chauvin, le 18 janvier 2026. C’est ce sélectionneur issu de la génération 2002 qu’on a voué aux gémonies ces derniers jours, après ces deux premiers matches de Coupe du monde perdus face à la France 1-3 et contre la Norvège 2-3. Deux rencontres perdues face à des adversaires largement à leur portée et que ses poulains auraient même pu remporter s’ils avaient été efficaces comme à leur habitude.

Voilà que désormais, on peut compter avec le Sénégal pour ces 16es de finale auxquelles nos ambassadeurs sont conviés depuis ce vendredi historique, cette journée fatidique où il fallait impérativement gagner, et avec la manière. En attendant de connaître leur adversaire du second tour, ils vont savourer leur brillante prestation pour oublier tout ce qu’ils ont dû entendre comme critiques acerbes et malveillantes de certains de leurs compatriotes ingrats. Heureusement, ils ne font pas légion ! On a tout entendu et c’est vraiment dommage !

Rappelons que, dans l’autre match du groupe, la France a battu la Norvège 4-1. Où était Erling Haaland ? N’oublions pas que c’est cette Norvège-là qui a privé de Mondial la grande Italie, quadruple championne du monde, en la battant aux éliminatoires 3-0 à l’aller et 4-1 au retour.

Dans une compétition telle que la Coupe du monde, il y a plusieurs facteurs en « C » qui jouent : la chance d’abord, le caractère ensuite, et puis le cran. Depuis le tirage au sort jusqu’au terrain, un seul mauvais arbitrage peut vous envoyer en enfer.

Par conséquent, le mieux est de taire nos petites querelles et de nous ranger derrière nos représentants, de les exhorter au dépassement, de les pousser vers l’avant, quel que soit le résultat. La compétition vient de commencer. Souhaitons-leur bonne continuation et arrêtons de vouloir nous substituer au coach qui connaît mieux son groupe que nous tous. Vive le Sénégal qui gagne ! Allez, chers Lions ! Faites comme vous savez le faire et bonne continuation jusqu’au bout ! Le meilleur est à venir !

Chaleureuses félicitations et sincères encouragements au coach ainsi qu’à son encadrement technique et médical !

Le Vieux Supporter : Sidy Malick Ndiaye

Education– Mbadakhoune: L’Institut Cheikh Hady mise sur la formation professionnelle pour endiguer la mendicité et le chômage

L’Institut Cheikh Hady d’études islamiques et de formation professionnelle de Mbadakhoune a célébré ce dimanche sa journée culturelle et éducative. L’occasion a été mise à profit pour récompenser les meilleurs élèves de l’année scolaire 2025-2026 et plaider pour l’intégration de la formation professionnelle dès le bas âge dans les écoles franco-arabes.

La cérémonie s’est déroulée en présence du sous-préfet de Mbadakhoune, des autorités religieuses et coutumières, des parents d’élèves et de nombreux invités. Les responsables de l’établissement ont profité de cette tribune pour alerter sur les défis de la mendicité et du chômage des jeunes.

La formation professionnelle comme réponse 

Pour la direction de l’Institut Cheikh Hady, la solution passe par l’apprentissage de métiers concrets. « Intégrer la formation professionnelle dans les daaras et écoles franco-arabes est un impératif pour donner aux jeunes des perspectives et les éloigner de la mendicité », ont soutenu les responsables.

Cette approche vise à combiner l’enseignement religieux traditionnel et l’acquisition de compétences techniques, afin de rendre les sortants du système « employables » et acteurs de leur propre développement.

Un projet de six nouvelles salles de classe 

Pour renforcer ses capacités d’accueil, l’institut a présenté un projet de construction de six salles de classe. Les responsables ont lancé un appel aux partenaires techniques et financiers afin de soutenir cette initiative qui doit permettre de former davantage de jeunes du département de Guinguinéo.

Prenant la parole, le sous-préfet de Mbadakhoune a salué l’engagement de Cheikh Barham Sarr et de ses partenaires dans la modernisation des daaras. Il s’est engagé à accompagner cette initiative éducative qui, selon lui, répond aux orientations de l’État en matière de formation professionnelle et d’insertion des jeunes.

La journée a été clôturée par la remise de prix aux meilleurs élèves, un moment fort qui illustre la volonté de l’Institut Cheikh Hady de concilier excellence scolaire et formation aux métiers.

Mouhamed  Moustapha  CAMARA, Kaolack

Pour la défense de l’Etat de droit: Stop au braquage institutionnel qui n’honore personne !

Dans tout État de droit digne de ce nom, ce qui protège les citoyens contre l’arbitraire n’est ni la popularité des hommes, ni les rapports de force politiques du moment, mais le respect scrupuleux de la légalité. La soumission de tous, gouvernants comme gouvernés, à la Constitution, aux lois et aux règlements constitue le socle même de la République et la garantie fondamentale des libertés publiques.

C’est précisément au nom de cette exigence supérieure que nous dénonçons avec la plus grande fermeté la réintégration d’Ousmane Sonko au sein de l’Assemblée nationale.

Au moment de l’installation de la présente législature, le droit positif sénégalais applicable ne prévoyait nullement la simple suspension du mandat parlementaire en raison d’une incompatibilité résultant de l’exercice de certaines fonctions gouvernementales. Le régime juridique alors en vigueur imposait un choix clair et définitif : conserver son mandat parlementaire ou y renoncer.

Ousmane Sonko a librement choisi la seconde option. Il a publiquement annoncé sa démission de son mandat de député et n’a, en conséquence, jamais été installé comme membre de la présente législature. Ce choix n’était ni provisoire ni conditionnel. Il était pleinement assumé, effectué en toute connaissance de cause par un responsable politique majeur, parfaitement conscient des conséquences juridiques attachées à son acte.

En droit, la démission régulièrement exprimée produit des effets définitifs. Elle met fin au mandat concerné et ouvre la voie à son remplacement conformément aux règles électorales en vigueur. Aucun principe juridique sérieux ne permet de soutenir qu’un mandat ainsi abandonné pourrait être ressuscité au gré des circonstances politiques.

La tentative de fonder cette réintégration sur les dispositions issues du nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale se heurte à un obstacle juridique fondamental : le principe de non-rétroactivité des lois et des actes normatifs.

Ce principe, consacré par notre tradition juridique et reconnu comme une garantie essentielle contre l’arbitraire, interdit qu’une norme nouvelle vienne modifier rétroactivement les effets d’une situation juridique définitivement constituée sous l’empire d’un texte antérieur. La loi est de portée générale et impersonnelle ; elle ne saurait être façonnée pour régulariser a posteriori une situation individuelle déterminée.

Accepter une telle rétroactivité reviendrait à substituer la volonté politique du moment à la sécurité juridique, ouvrant ainsi la voie à toutes les formes de favoritisme institutionnel.

Nous tenons, à cet égard, à saluer la décision du Conseil constitutionnel qui, en qualifiant la décision de réintégration d’acte relevant de l’ordre administratif, a permis de replacer ce contentieux sur son terrain naturel : celui du contrôle juridictionnel de la légalité administrative.

Cette qualification confère compétence à la chambre administrative de la Cour suprême, juridiction investie de la mission fondamentale de contrôler la conformité des actes administratifs à la hiérarchie des normes et aux principes généraux du droit.

La Cour suprême porte désormais une responsabilité historique. Elle ne peut ni esquiver le débat ni se soustraire à sa mission. Selon la célèbre formule doctrinale, « le juge administratif sécrète le droit administratif comme une glande sécrète son hormone ». Il lui appartient aujourd’hui de dire le droit avec courage, indépendance et fidélité aux principes qui fondent notre ordre juridique.

Un déni de justice serait inconcevable, voire inédit, dans un État de droit comme le Sénégal. Nos institutions ne peuvent devenir le théâtre d’arrangements circonstanciels destinés à contourner les règles qu’elles ont elles-mêmes édictées.

Il ne s’agit pas ici d’un débat partisan. Il s’agit de la préservation de l’autorité de la Constitution, de la crédibilité de l’Assemblée nationale et de l’avenir de l’État de droit sénégalais.

Par respect pour nos institutions, par fidélité à notre Constitution et par devoir envers les générations futures, cette entrée fracassante, par la fenêtre, à l’Assemblée nationale doit être annihilée. À défaut, il serait créé un précédent dangereux consacrant un véritable périmètre de non-droit au sein de nos institutions et ouvrant la voie à ce que l’on pourrait qualifier de banditisme institutionnel.

Pour un leader politique de son envergure, Ousmane Sonko nous doit bien l’exemplarité.

Le Sénégal mérite mieux.

Et le droit doit demeurer au-dessus des individualités.

Jean Aimé 

Juriste et professionnel de la conformité certifiée 

Coordonnateur de NOVIES

Mondial 2026: quand l’exploit des Lions a sauvé ce que la Fédération a compromis

Le Sénégal disputera les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Cette phrase, en apparence simple, résume pourtant un parcours à deux vitesses : celui d’une équipe qui a su se relever sportivement, et celui d’une institution qui n’a cessé, tout au long de la préparation et de la compétition, d’accumuler les manquements.

Les chiffres, d’abord. Défaite 3-1 contre la France. Défaite 3-2 contre la Norvège. Puis, alors que les Lions ne pouvaient plus terminer dans les deux premières places de leur groupe, un sursaut : une victoire sans appel, 5-0, contre l’Irak. Trois points, une différence de buts positive de +2, et une place, enfin acquise, parmi les huit meilleurs troisièmes du Mondial.

Sur le papier, l’histoire s’arrête là : une équipe qui se qualifie après un parcours heurté. Mais le contexte dans lequel ce résultat a été obtenu mérite d’être interrogé, car il s’est construit en dépit, et non grâce à, l’accompagnement institutionnel.

Plusieurs faits, documentés par la presse sportive, ont entouré la préparation et le séjour de la sélection aux États-Unis. Les primes liées à la victoire à la CAN 2025 et à la qualification pour ce Mondial, bien que perçues par la Fédération sénégalaise de football (FSF), n’ont pas été reversées aux joueurs. Le contrat du sélectionneur Pape Thiaw, arrivé à échéance plusieurs mois auparavant, est resté en suspens jusqu’à quelques jours du deuxième match du groupe, nécessitant une intervention au plus haut niveau de l’État pour être finalement dénoué. Les conditions d’hébergement et de restauration de la délégation ont, de l’aveu de plusieurs sources, été jugées en deçà des standards observés lors de la CAN 2025 au Maroc — un contraste d’autant plus frappant que certains membres de l’encadrement fédéral auraient, eux, bénéficié de conditions de séjour nettement plus confortables, accompagnés de leurs proches, aux frais de la Fédération.

Ce sont là des faits de nature différente de ceux qui se jouent sur le terrain. Ils relèvent de la gestion, de l’anticipation, du respect dû à des joueurs qui portent les couleurs nationales. Et c’est sur ce terrain-là, celui de la gouvernance, que le bilan de la FSF appelle un examen sans compléaisance.

Il serait injuste, et contraire à la rigueur d’analyse, de faire porter à une seule entité l’ensemble des difficultés rencontrées par les Lions dans ce Mondial. Deux niveaux de responsabilité doivent être distingués avec rigueur.

Le niveau institutionnel est celui de la Fédération sénégalaise de football. C’est à elle qu’incombe la gestion des flux financiers issus des performances de l’équipe nationale — gains liés à la CAN, dotations liées à la qualification mondiale. C’est à elle qu’incombe la sécurisation, en amont des échéances et non dans l’urgence, des relations contractuelles avec le staff technique. C’est à elle, enfin, qu’incombe la définition d’un cadre de séjour digne pour l’ensemble de la délégation, joueurs comme encadrement, sans disproportion entre les conditions réservées aux uns et aux autres. Sur chacun de ces trois points, le constat dressé plus haut établit un manquement.

À ces manquements s’ajoute un signe plus inquiétant encore : la Fédération semble peiner à se gouverner elle-même. À la veille du match décisif contre l’Irak, le troisième vice-président de la FSF a refusé de prendre place dans le vol spécial affrété pour conduire la délégation de New York à Toronto, dénonçant un défaut de communication formelle de la présidence sur ce déplacement et contestant par ailleurs la légitimité d’une nomination récente au sein du Comité exécutif. Que ce désaccord relève de la forme ou du fond, il révèle, à un moment critique de la compétition, des tensions internes que rien ne justifiait de rendre publiques.

Le niveau sportif, celui du staff technique et de l’encadrement de l’effectif, est d’une autre nature. Il concerne les choix tactiques, la gestion du groupe, la préparation physique et mentale des joueurs. Sur ce registre, le bilan ne saurait être réduit aux deux premières défaites : la réaction obtenue contre l’Irak, dans un match à enjeu existentiel, témoigne d’une capacité de mobilisation qui mérite d’être reconnue, et non diluée dans une critique globale et indifférenciée.

C’est précisément cette distinction qui donne sa portée au réquisitoire institutionnel. Si l’encadrement sportif, confronté à des conditions de préparation dégradées, à un sélectionneur fragilisé dans son statut, à un groupe informé de ses primes impayées, a néanmoins su produire la performance nécessaire à la qualification, alors la question se pose avec d’autant plus de force : qu’aurait pu donner cette même équipe dans des conditions de gestion normales, dignes d’une nation qui se présente comme une référence du football africain ?

Le Sénégal aborde désormais les seizièmes de finale. Cette qualification est une raison de fierté légitime, et elle doit être saluée comme telle. Mais elle ne doit pas servir d’écran à ce qu’elle a révélé sur le mode de gouvernance de notre football — et la nouvelle échéance qui s’ouvre est précisément l’occasion de corriger le tir avant qu’il ne soit trop tard.

Trois exigences s’imposent, à notre avis, dès à présent, à la Fédération.

La transparence financière, d’abord. Les gains perçus par la Fédération au titre des performances de l’équipe nationale — qu’ils proviennent de la CAF ou de la FIFA — doivent faire l’objet d’une reddition de comptes claire, communiquée aux joueurs concernés dans des délais raisonnables, et non sous la pression de la médiatisation ou de l’urgence sportive.

La professionnalisation de la gestion contractuelle, ensuite. Le sort réservé au contrat du sélectionneur national ne peut continuer à se régler dans l’urgence, au prix d’une intervention présidentielle, à quelques jours d’une échéance internationale majeure. Une gestion fédérale rigoureuse anticipe ces dossiers des mois, sinon des années, à l’avance.

Une équité de traitement au sein de la délégation, enfin. Il n’est pas acceptable que l’écart de conditions de vie entre les joueurs, qui portent l’effort et la responsabilité sportive, et certains membres de l’encadrement fédéral, devienne un sujet de discussion publique pendant la compétition elle-même.

Ces exigences ne relèvent pas de la polémique. Elles relèvent d’une conviction simple : le talent et la combativité d’une génération de joueurs ne doivent plus servir de filet de sécurité à une gouvernance qui peine à se hisser au niveau de ses propres ambitions. Le football sénégalais a, une fois encore, démontré sa capacité de résilience sur le terrain. Il est temps que ses institutions démontrent la même capacité dans la gestion de leurs responsabilités.

Alioune Aw, Keur Massar Nord

badou60@gmail.com

Dahra Djoloff: accueil triomphal pour Idrissa Samb, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle

NOMINATION GOUVERNEMENTALE 

Près d’un mois après sa nomination dans le nouveau gouvernement du Sénégal, l’inspecteur des impôts et domaines de la coalition Diomaye Président, Idrissa Samb, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli ce samedi 27 juin 2026 dans sa ville natale de Dahra Djoloff. En effet, les populations des 19 communes du département de Linguère lui ont réservé un accueil triomphal.

De Déali à Dahra Djoloff, en passant par Sagatta Djoloff et Thiamène Pass, des militants d’autres communes du Djoloff, entre autres Gassane, Mboula, Linguère, Boulal, Thiel, Labgar, Barkédji et Kamb, se sont massivement mobilisés pour lui accorder un « sargal inédit » suite à sa nomination dans le gouvernement d’Al Amine Lô, Premier ministre.

Dans son allocution, le ministre de l’Emploi et de la Formation technique et professionnelle, Idrissa Samb, après avoir rendu grâce à Allah, a remercié vivement Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a porté son choix sur sa modeste personne. Ensuite, le patron de l’emploi au Sénégal a tenu à dire merci aux populations du département de Linguère, notamment à ses camarades de parti et de coalition, ainsi qu’à ses sympathisants, qui n’ont ménagé aucun effort pour gagner le pari de l’organisation et de la mobilisation.

Le ministre Idrissa Samb a ensuite sollicité des prières pour l’accomplissement de sa mission, sans manquer de lancer un appel pressant à l’endroit de tout le Djoloff pour la paix et l’union en vue d’un développement durable dans la localité. À cette occasion, il a invité tous les maires du département de Linguère et son camarade de parti, l’ancien président de l’Assemblée nationale El Hadji Malick Ndiaye, à venir travailler avec lui et avec la coalition Diomaye Président pour un Sénégal émergent.

D’importantes mesures ont été annoncées par le ministre Idrissa Samb, notamment l’implantation de 23 centres de formation professionnelle dans 23 départements du pays, ainsi que de 8 lycées techniques et de 30 000 « daaras ateliers », au grand bonheur de la jeunesse sénégalaise.

Selon le ministre, 1 000 daaras ateliers sont déjà opérationnels à Tivaouane, Touba et Médina Baye. À l’en croire, les initiatives de son département promettent de renforcer la formation professionnelle, de favoriser l’insertion des jeunes dans le monde du travail et de répondre aux besoins du marché de l’emploi au Sénégal.

Un souhait qui a beaucoup plu aux populations du Djoloff. « Le ministre Idrissa Samb a réaffirmé son engagement à œuvrer pour que le département de Linguère puisse tirer pleinement profit de ce vaste programme national de développement de la formation professionnelle », précise-t-il.

Bathie Ndiaye, Linguère

Développement local – Kamb: le maire Birame Ba offre deux moulins à mil aux femmes de Rotto 1 et Diaw/Singath

Conscient de la pénibilité des travaux domestiques auxquels sont confrontées les femmes de sa commune, le maire de Kamb, dans le département de Linguère, Birame Ba, en collaboration avec son équipe municipale, est venu au chevet des femmes de sa localité.

Ainsi, deux moulins à mil d’une valeur de 4 millions de FCFA ont été offerts aux femmes de Rotto 1 et des hameaux environnants, ainsi qu’à celles de Diaw/Singath, tous villages de la collectivité territoriale de Kamb.

Selon l’édile de Kamb, Birame Ba, ces deux moulins à mil, dont la réception a eu lieu ce samedi, vont contribuer à alléger les travaux des femmes dans leurs foyers respectifs. Il a, par ailleurs, exigé que ces équipements soient utilisés à bon escient et bien entretenus. Selon le maire Birame Ba, ces deux joyaux serviront également à générer des revenus pour les populations bénéficiaires.

Appréciant ce geste à forte portée sociale, les récipiendaires ont salué, à l’unanimité, l’engagement et la volonté de Birame Ba, qui se tient toujours au rendez-vous pour l’amélioration des conditions de vie et d’existence de ses administrés.

Bathie Ndiaye, Linguère

Ngoné Ndour: l’excellence d’un leadership féminin au service des droits d’auteur, de la culture et de la bonne gouvernance au Sénégal- (par Seynabou Sankaré)

Dans un contexte où la transparence et la redevabilité sont devenues des exigences incontournables de la gouvernance publique et parapublique, la publication du rapport annuel 2025 de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV) mérite d’être saluée à sa juste valeur.

Sous la présidence de Mme Ngoné Ndour, la SODAV confirme sa montée en puissance. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 677 millions de francs CFA de droits collectés, 429 millions de francs CFA redistribués aux auteurs, artistes, producteurs et autres ayants droit, soit plus des trois quarts des sommes perçues reversées aux créateurs conformément aux standards internationaux. La société compte désormais 13 035 membres et près de 98 000 œuvres déclarées, tandis que son fonds social a mobilisé plus de 24 millions de francs CFA en faveur des sociétaires confrontés à des difficultés.

Au-delà des performances financières, la véritable réussite de Ngoné Ndour réside dans la transformation institutionnelle de la SODAV. Depuis son accession à la présidence, l’institution s’est progressivement imposée comme un modèle de gouvernance dans le secteur culturel africain. Les rapports de gestion sont publiés avec régularité, les comptes sont soumis à l’appréciation des membres, les répartitions sont devenues plus transparentes et la diversification des bénéficiaires permet aujourd’hui de mieux prendre en compte les acteurs de l’audiovisuel, des arts visuels et des œuvres radiophoniques.

Cette modernisation s’accompagne d’une ambitieuse transition numérique. La SODAV développe des plateformes digitales permettant aux membres de déclarer leurs œuvres, de suivre leurs répartitions et d’accéder à leurs catalogues en ligne. L’intégration d’outils d’intelligence artificielle destinés au suivi des diffusions audiovisuelles ainsi que l’attribution d’identifiants internationaux aux créateurs témoignent d’une volonté claire d’inscrire le Sénégal dans les standards internationaux de la gestion collective.

Mais le combat que mène Ngoné Ndour dépasse les seuls indicateurs financiers. Depuis plusieurs années, elle défend avec constance l’application effective de la rémunération pour copie privée. Ce mécanisme, reconnu dans de nombreux pays, constitue une source essentielle de revenus pour les créateurs et représente aujourd’hui un levier stratégique pour l’autonomie financière du secteur culturel sénégalais. Son plaidoyer est également tourné vers les nouveaux défis liés au numérique et à l’intelligence artificielle, afin que les œuvres des artistes soient protégées et justement rémunérées.

Ce leadership est d’autant plus remarquable qu’il s’exerce avec discrétion, humilité et efficacité. Productrice accomplie, entrepreneure visionnaire et fondatrice de Prince Arts, Ngoné Ndour a accompagné l’émergence de nombreux talents qui font aujourd’hui rayonner le Sénégal à travers le monde. Son engagement dépasse largement ses fonctions institutionnelles : elle conseille, accompagne et soutient sans rechercher les honneurs.

Dans un pays où les modèles féminins de réussite méritent d’être davantage mis en lumière, Ngoné Ndour incarne une référence. Elle prouve que le leadership peut s’exercer avec compétence, intégrité, sens du service public et fidélité aux intérêts des créateurs.

C’est pourquoi nous formulons le vœu que son plaidoyer en faveur de la copie privée bénéficie d’un accompagnement résolu des autorités compétentes, notamment du Ministre Alpha Thiam et de Mme Mame Coumba Diop. Soutenir cette réforme, c’est renforcer durablement l’économie culturelle, améliorer les revenus des artistes et consolider l’un des secteurs les plus créatifs de notre pays.

L’histoire retiendra que derrière la discrétion de Ngoné Ndour se cache une femme d’action qui aura profondément modernisé la gouvernance des droits d’auteur au Sénégal et contribué à redonner confiance à des milliers de créateurs.

Seynabou Sankarè

Journaliste – Écrivaine

Présidente du Mouvement des Femmes d’Actions

Dahra Djoloff: Tanor Cissé et le M2C mobilisés pour l’accueil du ministre Idrissa Samb

À l’image de plusieurs responsables politiques du département de Linguère, le leader du M2C, Mouvement pour le Changement dans la Continuité – Thiamène Pass Ca Kanam, Tanor Cissé, a mobilisé ses militants et sympathisants pour l’accueil triomphal du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Idrissa Samb, samedi 27 juin 2026.

Inspecteur de l’éducation et de la formation dans la commune de Thiamène Pass, Tanor Cissé a mis le M2C au service de la mobilisation. Lancé officiellement le jeudi 1er janvier 2026, le mouvement s’est dit déterminé à œuvrer pour le rayonnement du Djoloff.

« Le M2C s’est mobilisé pour le rayonnement du Djoloff. Ses sympathisants et moi nous sommes donnés corps et âme, malgré la forte canicule, pour honorer notre soutien au natif de Dahra, Idrissa Samb, qui est un acteur de développement », a déclaré l’inspecteur Cissé.

Soutien à la coalition Diomaye Président 

Revenant sur les raisons de sa présence à la manifestation d’hier, le numéro 1 du M2C– Thiamène Pass Ca Kanam a précisé que l’objectif est d’accompagner la coalition Diomaye Président et le ministre Idrissa Samb dans sa mission.

Pour Tanor Cissé, cette mobilisation traduit l’engagement du mouvement à soutenir les cadres du département qui portent des projets de développement. Il a réaffirmé la disponibilité du M2C à travailler pour l’unité et le progrès du Djoloff.

L’accueil du ministre Idrissa Samb a drainé une foule nombreuse venue des 19 communes du département de Linguère, signe de la forte attente des populations vis-à-vis du nouveau patron de l’emploi et de la formation professionnelle.

Bathie Ndiaye, Linguère

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