lundi, septembre 7, 2026
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Mondial 2026: L’élimination cruelle des lions face à la Belgique, le coup de gueule d’un supporter

Les aléas de la haute compétition sont passés par là pour signer l’élimination cauchemardesque de nos Lions. Hélas ! Ainsi va le sport !

Nos joueurs maîtrisaient le match en ouvrant le score dès la 25e mn sur une combinaison collective qui a vu presque tous les joueurs, excepté le gardien de but, toucher le ballon avant qu’il ne finisse sa course dans la cage de Thibaut Courtois. Ce dernier l’a repoussé devant Habib Diarra qui l’a propulsé au fond des filets.

Le deuxième but est l’œuvre d’Ismaïla Sarr pour son 4e but, à la 56e mn. On est à 2-0.

À quelques encablures de la fin du temps réglementaire, Lukaku hérite d’un ballon venu de nulle part au second poteau et le prolonge dans les filets de Mory Diaw pour réduire le score à 2-1. Ce score aurait pu être maintenu jusqu’au coup de sifflet final si la concentration des joueurs avait été totale. Dommage que les Lions aient voulu poursuivre leur élan et assiéger coûte que coûte le camp adverse pour marquer encore.

C’est là qu’est survenue l’égalisation, sur une erreur d’arbitrage, si l’on considère que le gardien des Lions a été bousculé alors qu’il était en extension pour cueillir le cuir. Il y avait bel et bien faute sur lui. Le but aurait dû être annulé. C’est mon appréciation. Même conviction sur le penalty douteux accordé à la 115e mn lors de la prolongation, sur une faute de Lamine Camara qui aurait plutôt bénéficié du coup de sifflet, l’attaquant belge s’étant jeté sur lui. La consultation de la VAR n’a rien donné de clair sur cette action.

Le Sénégal méritait, à défaut d’une victoire, de terminer le match à 2 buts partout pour aller au moins à la séance des tirs au but.

Cependant, malgré l’amère désillusion, on ne peut que prendre acte de ce qui nous est arrivé, reprendre le travail et préparer les échéances futures qui pointent à l’horizon.

On pouvait aller plus loin dans cette Coupe du monde si nous avions passé ce cap face à cette équipe de Belgique qui était largement à la portée de l’équipe nationale du Sénégal. Mais hélas, le sort en a décidé autrement. Il faut faire avec et tourner cette page.

Bravo aux Lions de la Teranga ! Encouragements au coach et à son encadrement technique et médical !

Vive le Sénégal qui gagne ! Allez les Lions !

Le Vieux Supporter : Sidy Malick Ndiaye

 

Baccalauréat 2026: Boubacar Camara salue une organisation maîtrisée et annonce la modernisation du Bac

En tournée dans plusieurs centres d’examen de Dakar, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Boubacar Camara, s’est félicité du bon démarrage des épreuves du Baccalauréat 2026. Il a salué la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation de l’examen, tout en annonçant une accélération de la digitalisation et une réforme destinée à moderniser durablement le Bac sénégalais.

Le Baccalauréat 2026 a officiellement démarré ce mardi 30 juin sur l’ensemble du territoire national dans un climat marqué par une organisation jugée satisfaisante par les autorités. À l’occasion d’une visite de terrain au lycée Blaise Diagne et à l’Université Amadou Hampâté Bâ, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Boubacar Camara, a salué le bon déroulement des premières épreuves.

Pour le ministre, cette réussite est le fruit d’une mobilisation collective. Il a rendu hommage à tous les acteurs qui ont contribué au bon fonctionnement de l’examen, notamment les Forces armées pour l’acheminement sécurisé des sujets, les présidents de jury, les gouverneurs, préfets et sous-préfets, les chefs d’établissement, les enseignants, ainsi que les parents d’élèves. «Chacun a joué sa partition», a-t-il déclaré, soulignant que cette synergie d’actions garantit le bon déroulement de l’un des examens les plus importants du système éducatif sénégalais.

Le Dr Boubacar Camara a également insisté sur la nécessité de préserver les principes d’équité, de transparence et de rigueur qui fondent la crédibilité du Baccalauréat. À cet effet, il a indiqué que plusieurs dispositifs ont été mis en place pour prévenir la fraude et renforcer la sécurisation de l’examen.

Le ministre a surtout mis en avant les innovations introduites cette année dans le cadre de la modernisation du Bac. Convocations électroniques, remise de clés USB aux présidents de jury et poursuite de la digitalisation des procédures illustrent, selon lui, la volonté de l’État d’adapter l’organisation de l’examen aux exigences du numérique. «Nous arriverons à un moment où toute l’organisation du Bac se fera de manière digitale, sans pour autant supprimer l’importance du contact physique», a-t-il assuré.

Au-delà de ces avancées technologiques, le ministère travaille également sur une réforme plus globale du Baccalauréat. Celle-ci, a précisé Dr Camara, préservera les valeurs et le prestige de ce diplôme tout en le modernisant afin de répondre aux défis actuels de l’enseignement supérieur.

Enfin, le ministre s’est réjoui de la forte participation des filles à cette session 2026. Selon les chiffres communiqués, elles représentent 60 % des candidats, contre 40 % pour les garçons. Une évolution qu’il considère comme un signal encourageant pour l’avenir de l’éducation au Sénégal. Il a réaffirmé l’engagement des pouvoirs publics à promouvoir la scolarisation des filles et leur accès à l’enseignement supérieur, estimant que leur réussite constitue un levier essentiel de développement pour les familles et pour le pays.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

Kickboxing: Le Sénégal domine le championnat d’Afrique avec 9 médailles, Ibrahima touré dénonce des dysfonctionnements

Le Sénégal a brillé lors du dernier championnat d’Afrique de kickboxing au Cameroun. Avec 9 athlètes engagés et 9 médailles ramenées, dont 6 en or, 2 en argent et 1 en bronze, les « Lions » du ring s’imposent comme la première nation africaine. Mais pour Ibrahima Touré, directeur technique national, cette performance a été ternie par des conditions d’organisation et un incident lors de l’assemblée générale de la Confédération africaine.

La Fédération sénégalaise de kickboxing avait dépêché au Cameroun une délégation de 14 personnes: 9 athlètes, le président de la fédération, le DTN, le sélectionneur national et son adjoint, plus un officiel.

Un «coup d’État» à l’assemblée générale 

Selon Ibrahima Touré, l’assemblée générale devait élire un nouveau président pour succéder à M. Essissima, après 20 ans à la tête de la Confédération. « Ce fut un véritable coup d’État, car M. Essissima et ses collaborateurs ont empêché de force le président Yakhya Diop, président de la Fédération sénégalaise de kickboxing, d’accéder à la salle, le privant de son droit de vote et de se présenter », dénonce le DTN.

Il accuse l’ancien président de vouloir soutenir l’Afrique du Sud et son président Aslam Mahomed « afin qu’ils puissent continuer à gérer comme bon leur semble la Confédération ».

Une compétition «dans des conditions difficiles» 

Sur le plan sportif, le Cameroun aurait, selon lui, « caché la participation des disciplines sur tatami : point fighting, light contact, et éventuellement la petite catégorie ». Résultat : le pays hôte a présenté une équipe conséquente pour rafler un maximum de médailles en l’absence des autres nations. «Ce qui est, en quelque sorte, inadmissible», juge Ibrahima Touré.

La compétition s’est déroulée dans des conditions difficiles, avec, dit-il, une influence de M. Essissima sur l’arbitrage. « Heureusement que le Sénégal avait pris part au niveau des officiels ».

9 athlètes, 9 médailles : 100 % de réussite 

Malgré ce contexte, le Sénégal a frappé fort : 9 participations pour 9 médailles. Le bilan: 6 médailles d’or, 2 d’argent et 1 de bronze. « Le Sénégal bat de plein fouet le Cameroun et tous les autres participants au niveau du ring et devient aujourd’hui le premier pays africain à avoir un tel résultat », se félicite Ibrahima Touré.

Il salue le travail de longue haleine mené depuis 2021-2022 par la direction technique et les entraîneurs nationaux Phamora Touré et Aliou Ndoye. Depuis 2024, le Sénégal a engrangé 26 médailles, « un exploit inégalable dans l’histoire du sport en Afrique », selon lui.

Appel au ministère et au chef de l’État 

Pour l’avenir, la DTN projette d’impliquer davantage la petite catégorie sur les disciplines tatami et d’augmenter la participation féminine aux championnats nationaux et internationaux.

Ibrahima Touré lance un appel au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture: «De véritablement nous accompagner un peu plus afin que l’on puisse réaliser la vision que nous avons du sport sénégalais et notamment du kickboxing ». Il adresse aussi un clin d’œil au chef de l’État pour soutenir la suprématie africaine et la progression mondiale du kickboxing sénégalais.

Remerciements à l’ambassade du Sénégal 

La fédération tient à remercier son Excellence M. Malik Diouf, ambassadeur du Sénégal au Cameroun, à Yaoundé. Alerté sur les conditions d’hébergement difficiles, il a mis à disposition un chef et l’alimentation des athlètes jusqu’à la fin des compétitions, une voiture pour les déplacements, ainsi qu’un soutien financier. « Nous lui témoignons, devant le chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye, toute notre reconnaissance pour l’énergie déployée ».

Par Ch. Seck NDONG

 Antigone Diop : «La Constitution appartient au peuple»

SOCIÉTÉ CIVILE – APRÈS SON INTERPELLATION LORS DE LA MANIFESTATION DEVANT L’ASSEMBLÉE NATIONALE

 Coordonnatrice du mouvement citoyen Rappel à l’ordre, Fambeye Antigone Diop a été interpellée lundi aux abords de l’Assemblée nationale alors qu’elle participait à une manifestation contre la révision constitutionnelle. Relâchée quelques instants plus tard, la militante revient sur les circonstances de son interpellation, livre sa lecture de la réforme adoptée par les députés et réaffirme son attachement au dialogue, aux libertés publiques et à la souveraineté populaire.

Entretien.

 Question : Vous avez été interpellée lundi lors de la manifestation organisée devant l’Assemblée nationale. Que s’est-il exactement passé ?

 Fambeye Antigone Diop : Lundi, nous avons pris part à une mobilisation pacifique devant l’Assemblée nationale pour exprimer notre opposition à la révision constitutionnelle. Il s’agissait d’un rassemblement citoyen, sans violence, visant à interpeller les autorités sur la nécessité d’un débat inclusif.

Mon interpellation s’est faite sans résistance de ma part et sans incident. Après avoir échangé avec Babacar Bâ, j’ai décidé de rejoindre le groupe des travailleurs licenciés, avec lesquels nous avions déjà défini une stratégie en cas d’arrestation. C’est à ce moment-là que des hommes en civil ont commencé à me suivre avant de m’interpeller, à proximité d’un hôtel situé derrière l’autre porte de l’Assemblée nationale. Ils m’ont demandé de les suivre, ce à quoi j’ai répondu en exigeant qu’ils s’identifient. L’un d’eux a finalement décliné son identité, et j’ai accepté de les accompagner.

Cependant, une fois arrivés aux abords de Sorano, ils m’ont demandé de descendre du véhicule, en me déclarant : «Nous vous avons à l’œil. Nous savons que vous êtes le cerveau de la bande. Mais allez-y, occupez-vous de vos camarades arrêtés.»

Question : Dans quelles conditions avez-vous été arrêtée puis relâchée ?

Fambeye Antigone Diop : Comme je l’ai expliqué, mon interpellation s’est déroulée sans violence ni résistance. J’ai été brièvement retenue dans un véhicule avant d’être relâchée sans poursuites. Cette situation reste toutefois préoccupante, car elle montre que des citoyens peuvent être interpellés alors même qu’ils exercent pacifiquement leurs droits. Le fait d’être relâchée sans suite confirme d’ailleurs qu’aucune infraction réelle ne pouvait m’être reprochée.

Question : Quel message vouliez-vous faire passer en participant à cette mobilisation ?

Fambeye Antigone Diop : Le message était simple : la Constitution appartient au peuple. Une réforme d’une telle importance ne peut pas se faire uniquement par voie parlementaire, sans une large consultation des citoyens. Nous demandions un dialogue inclusif, impliquant la société civile et les forces vives de la nation, ainsi que l’organisation d’un référendum pour permettre au peuple de se prononcer directement.

Question : Selon vous, que révèle cette interpellation sur l’état des libertés publiques au Sénégal ?

Fambeye Antigone Diop : Cette interpellation soulève des préoccupations sur l’état des libertés publiques. Le droit de manifester pacifiquement est un pilier fondamental de toute démocratie. Lorsque des citoyens sont interpellés pour avoir exprimé une opinion de manière non violente, cela envoie un signal inquiétant. Cela montre qu’il est urgent de renforcer les garanties démocratiques et de préserver les espaces d’expression citoyenne.

 Question : La proposition de révision constitutionnelle a finalement été adoptée. Quelle est votre lecture de ce vote?

Fambeye Antigone Diop : L’adoption de cette révision par voie parlementaire appelle, selon moi, à une lecture nuancée. Si elle reflète une majorité institutionnelle, elle ne saurait suffire à conférer une pleine légitimité populaire à une réforme aussi fondamentale.

Nous saluons toutefois l’engagement du Président de soumettre cette révision par voie référendaire. La Constitution, charte fondamentale de la nation, ne saurait être modifiée au gré des intérêts d’une majorité sans un débat national approfondi ni la recherche du consensus indispensable. C’est dans cet esprit que nous continuerons à plaider pour une démarche inclusive, respectueuse de la souveraineté du peuple.

(À suivre dans notre prochaine édition.)

 

 

Ingénierie-Développement-Afrique éclaire l’avenir des écoles de Nguékhokh et Tène Toubab (Mbour)

ÉDUCATION– TRANSITION ÉNERGÉTIQUE – COOPÉRATION INTERNATIONALE

Grâce à un ambitieux programme d’électrification solaire, l’association Ingénierie Développement Afrique (IDA) offre un nouveau souffle à l’école élémentaire 6 de Nguékhokh et à l’école Téne Toubab 2. Au-delà de l’accès à l’électricité, cette initiative ouvre la voie à une éducation de qualité, à l’innovation pédagogique et à la promotion des sciences auprès des jeunes, notamment des filles.

L’association Ingénierie Développement Afrique (IDA) vient de franchir une nouvelle étape dans son engagement en faveur du développement durable au Sénégal. En dotant l’école élémentaire 6 de Nguékhokh d’une installation solaire de grande capacité, elle met fin à plusieurs années d’absence d’électricité dans cet établissement créé en 2011. Une réalisation qui précède à l’électrification complète de l’école Téne Toubab 2, également équipée grâce au même programme.

Présente à Nguékhokh pour superviser les travaux de maintenance et d’alimentation électrique pour les classes maternelles, la présidente de l’IDA, Elisabeth Beyls, a réaffirmé la vocation de son association : « Co- construire un modèle de société solidaire et durable». L’extension de l’alimentation pour les classes des tout-petits ainsi que la maintenance préventive annuelle de l’installation témoignent de la continuité de l’engagement de l’association auprès des bénéficiaires.

Pour le directeur de l’école 6, Amdy Moustapha Lô, cette installation transforme profondément les conditions de travail. L’énergie solaire permet désormais d’utiliser des ordinateurs, une photocopieuse et du matériel de reprographie, tout en offrant un environnement propice à l’apprentissage. Les résultats enregistrés au CFEE, proches de 100 % cette année, témoignent déjà de cette dynamique.

Créée en 2023, IDA concentre ses interventions sur la transition énergétique, les énergies renouvelables, la construction durable et la transition numérique. L’association mobilise autour de ses projets un vaste réseau de partenaires parmi lesquels figurent la Fondation TotalEnergies Sénégal, Eiffage Opérations Services, SECAA SA, Solarsen, Dakar Mobilités, Méridiam ainsi que l’École nationale des Ponts et Chaussées de France.

Au-delà des infrastructures, l’association mise également sur le capital humain. En partenariat avec Shine to Lead/Jiggen Jang Tekki, elle accompagne cinq lycéennes de Nguékhokh en série scientifique à travers un programme de renforcement scolaire, de formation au numérique, de développement personnel et de découverte des grandes écoles d’ingénieurs. Les bénéficiaires ont notamment visité l’École polytechnique de Thiès, l’Académie solaire et les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), où elles ont échangé avec des élèves ingénieurs.

Forte de vingt-cinq années d’expérience en Afrique et aujourd’hui responsable de l’expérience étudiante à l’École nationale des Ponts et Chaussées de France, Elisabeth Beyls entend inscrire ces projets dans la durée. Pour elle, les réalisations techniques doivent toujours s’accompagner d’un transfert de compétences, d’une sensibilisation aux sciences de l’ingénieur et d’une mobilisation des jeunes autour des défis du développement durable.

L’IDA démontre à travers ces actions concrètes, qu’une coopération fondée sur l’innovation, l’éducation et l’énergie propre peut durablement transformer les conditions de vie des communautés et préparer une nouvelle génération d’ingénieurs et de citoyens engagés.

Par Oumar Ngatty BA

Sports de combat- Kickboxing: 9 combattants, 9 médailles, le Sénégal frappe fort à Yaoundé

Carton plein pour le Sénégal. La sélection nationale de kickboxing a réalisé un 100% historique lors de la 11ᵉ édition des Championnats d’Afrique, disputée à Yaoundé, au Cameroun. Les neuf combattants engagés sont tous montés sur le podium.

Au total : six médailles d’or, deux d’argent et une de bronze. Un bilan qui confirme la progression constante des Lions du kickboxing sur la scène continentale, après la performance déjà réussie en 2024 à Johannesburg où les huit athlètes sénégalais avaient également tous été médaillés.

Six sacres africains 

Les titres continentaux ont été remportés par Ousmane Mbaye, Ibrahima Barham, Mouhamed Tafsir Ba, Ndèye Khady Diallo, Oumar Baldé et Mouhamed Ndiaye.

Les deux médailles d’argent reviennent à Mame Diarop et Mohamed Diakité. Moustapha Leye complète le tableau avec le bronze.

Composée de quatre femmes et cinq hommes, la délégation sénégalaise a ainsi porté haut les couleurs nationales face à l’élite africaine.

Une régularité récompensée 

Au-delà des chiffres, cette nouvelle moisson traduit la régularité du Sénégal au plus haut niveau. Depuis plusieurs années, les combattants sénégalais s’illustrent dans les grandes compétitions africaines et internationales.

Cette réussite s’appuie sur le travail de structuration mené par la Fédération sénégalaise de kickboxing, l’implication des encadreurs techniques et le dynamisme des clubs.

La discipline gagne progressivement en reconnaissance institutionnelle. Les champions du monde avaient d’ailleurs été reçus par le chef de l’État, symbole de l’importance accordée à ce sport au Sénégal.

Le Sénégal, puissance africaine 

Avec deux campagnes africaines consécutives parfaites — huit médailles pour huit athlètes en 2024, puis neuf médailles pour neuf combattants en 2026 —, le Sénégal s’affirme désormais comme l’une des principales puissances africaines du kickboxing.

Un exploit qui place la barre très haut pour les prochaines échéances mondiales.

«La dette n’est pas le problème: le problème, c’est notre cadre d’analyse»

DABY POUYE DOCTEUR EN SCIENCES DE GESTION

Depuis deux ans, le débat sur la dette du Sénégal continue de faire l’actualité. Surtout depuis que l’ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, avait parlé de dette cachée, avant de se rétracter pour dire qu’il n’avait pas tous les leviers, lorsqu’il en parlait. Pourtant, selon l’économiste Daby Pouye, Dr en sciences de gestion, la dette n’est pas le problème : le problème, c’est notre cadre d’analyse.

Au Sénégal, on parle beaucoup de dette, depuis deux ans. « C’est nécessaire. Mais si nous limitons le débat à la dette, au déficit, aux ratios et aux négociations avec les bailleurs, nous resterons prisonniers du même cadre d’analyse » a d’emblée souligné l’économiste Daby Pouye. Mais selon le Dr en Sciences de gestion, le vrai sujet est plus profond.

La dette publique sénégalaise a été estimée jusqu’à environ 132 % du PIB à la fin de l’année 2024, après les révélations sur les dettes non déclarées. Le déficit budgétaire, lui, aurait fortement reculé entre 2024 et 2025. Ces chiffres sont importants.

«Mais ils ne disent pas tout. Ils ne disent pas pourquoi nous dépendons autant du financement extérieur. Ils ne disent pas pourquoi notre économie transforme encore trop peu. Ils ne disent pas pourquoi nos politiques publiques sont souvent pensées avec des modèles conçus ailleurs. Ils ne disent pas pourquoi nos universités, nos chercheurs, nos entrepreneurs et notre diaspora sont encore insuffisamment mobilisés pour produire nos propres diagnostics et nos propres solutions», a mentionné le Consultant en stratégie, prospective et politiques publiques, dans une Tribune, dont nous avons une copie.

A l’en croire, la dette n’est donc pas seulement un problème financier. « Elle révèle une dépendance plus profonde : une dépendance dans la manière de penser notre développement » a-t-il soutenu. Depuis trop longtemps, beaucoup de pays africains sont évalués, conseillés et réformés à partir d’indicateurs, de modèles et de doctrines élaborés dans d’autres contextes. « Ces outils peuvent être utiles. Mais ils deviennent dangereux lorsqu’ils remplacent notre propre capacité à comprendre nos réalités » a renseigné M Pouye.

Toutefois, il avertit que le Sénégal ne sortira pas durablement de sa vulnérabilité économique en appliquant mieux les recettes classiques. « Il en sortira lorsqu’il sera capable de définir lui-même ses priorités stratégiques: produire, transformer, former, innover, industrialiser, maîtriser ses données, mobiliser sa diaspora et construire un État capable d’anticiper. Les pays qui ont réussi leur transformation n’ont pas seulement bien géré leurs finances publiques. Ils ont construit leur propre modèle » a-t-il indiqué dans sa tribune.

Pour lui, la vraie souveraineté ne commence pas dans le discours. « Elle commence dans la capacité d’un pays à poser lui-même les bonnes questions ». « Et aujourd’hui, la bonne question n’est pas seulement : « Comment réduire la dette ? ». La vraie question est : « Quel modèle de développement le Sénégal veut-il construire pour ne plus dépendre durablement des diagnostics, des financements et des solutions des autres ? » C’est là que commence le débat stratégique » a martelé M Pouye.

M. SARR

Campagne populaire des JOJ Dakar 2026: Bacary Sarr met le Sénégal en marche vers les JOJ

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et chargé des Relations avec les Institutions, Dr Bacary Sarr, a présidé dimanche la randonnée pédestre marquant le lancement officiel de la campagne nationale de mobilisation et de communication des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Devant une forte affluence, il a appelé les Sénégalais à faire bloc autour de cet événement historique qui fera du Sénégal le premier pays africain à accueillir les JOJ.

Le compte à rebours des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 est désormais lancé. Ce dimanche 28 juin, des milliers de participants ont répondu à l’appel du ministre de la Communication, Dr Bacary Sarr, en prenant part à la randonnée pédestre organisée sous le thème « 10 000 pas pour les JOJ ».

Du Monument de la Renaissance africaine à la Place du Souvenir africain, cette marche citoyenne a réuni jeunes, associations, mouvements sportifs, institutions et partenaires dans une ambiance de fête, de convivialité et d’engagement. Une mobilisation que le ministre a saluée comme un signal fort de l’adhésion populaire autour des premiers Jeux olympiques de la Jeunesse organisés sur le continent africain.

Prenant la parole, Dr Bacary Sarr a réaffirmé la détermination de l’État à garantir le succès de cette compétition mondiale prévue du 31 octobre au 13 novembre 2026. Selon lui, l’organisation des JOJ constitue une opportunité exceptionnelle de promouvoir l’image du Sénégal, de valoriser sa jeunesse et de démontrer sa capacité à accueillir les plus grands rendez-vous sportifs internationaux.

Pour le porte-parole du gouvernement, cette randonnée dépasse le simple cadre sportif. Elle symbolise l’unité nationale, l’engagement citoyen et la volonté collective de faire des JOJ Dakar 2026 un héritage durable pour la jeunesse sénégalaise et africaine.

À l’issue de la manifestation, Dr Bacary Sarr a adressé ses remerciements à l’ensemble des Sénégalaises et des Sénégalais ayant participé à cette mobilisation. Il a également salué l’implication des partenaires, des institutions, du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam, ainsi que des équipes de son département et du Comité d’organisation des JOJ, dont l’engagement, a-t-il souligné, sera déterminant pour faire de Dakar 2026 une référence dans l’histoire de l’olympisme.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Bac 2026 à Louga: 7 362 candidats dont 4 595 filles au démarrage des épreuves

À l’instar des autres académies du pays, les candidats au baccalauréat général 2026 de Louga ont démarré les épreuves ce mardi 30 juin 2026. Au total, 7 362 candidats, dont 4 595 filles, sont répartis dans 29 centres d’examen et composent devant 23 jurys.

Selon l’inspecteur de l’enseignement élémentaire de l’Académie de Louga, Mamadou Mbengue, sur cet effectif, 4 433 candidats sont officiels, soit 62,42 %, et 1 220 candidats sont individuels.

S’agissant des séries, 898 candidats sont inscrits en séries scientifiques, soit 12,20 %, contre 6 484 en séries littéraires, soit 87,80 %.

Répartition des centres 

Parlant de la répartition des centres, l’inspecteur Mbengue rappelle que le département de Louga abrite 13 centres, suivi de Linguère avec 11 centres et de Kébémer avec 5 centres.

Comparée à la session de 2025, on note une légère hausse de l’effectif académique : 64 candidats de plus. D’après l’inspecteur Mamadou Mbengue, vu le dispositif mis en place par les autorités académiques, l’examen du baccalauréat 2026 se déroule dans les règles de l’art, au grand bonheur des candidats et des parents de l’Académie de Louga.

Bathie Ndiaye, Linguère

Sénégal, 29 juin: Veiller d’armes pour certains, alors que Notre Constitution mérite mieux que la hâte

Quand la société civile, la jeunesse, l’opposition, et jusqu’au gouvernement de la République, demandent la même chose, ce n’est pas du bruit : c’est un signal.

Le vrai problème n’est pas qu’on veuille réformer. C’est qu’on s’apprête à le faire alors que le peuple ne sait pas exactement sur quoi. Or une loi fondamentale ne se vote pas dans la pénombre.

Je suis un homme de la terre : je sais qu’on ne cueille pas un fruit avant maturité, et que qui sème la précipitation récolte la crise. Une réforme imposée d’en haut, sans le peuple, ne prend jamais racine.

Alors je lance un appel respectueux : reportons le vote. Donnons à la Nation le temps de comprendre, de débattre, de se reconnaître dans son propre pacte — en y associant tous les acteurs, jusqu’aux plus informels. Rien d’essentiel ne se perd à attendre quelques semaines ; tout se gagne à décider ensemble.

Le pouvoir est une saison. La Constitution, elle, doit nourrir toutes les saisons (celles d’aujourd’hui, … celles de demain…)

Renforçons l’État, sans jamais confisquer la République, pour le bonheur de toute la Nation !!!

Driss Junior DIALLO
Consultant- Acteur Socio- Politique 

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