lundi, septembre 7, 2026
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Livre / Cheikh Makhtar Diouf présente «La Saveur de cette douce source d’amour du Serviteur» : Un témoignage spirituel sur le Mouridisme

Cheikh Makhtar Diouf dit «Pédro», a présenté, samedi à Dakar, son ouvrage «La saveur de cette douce source d’amour du serviteur». Sur 205 pages édité par L’Harmattan Sénégal, le fils aîné de l’ancien Président Abdou Diouf, retrace son cheminement spirituel au sein de la confrérie mouride.

L’auteur qualifie son livre de « voyage intime » et « d’itinéraire d’un talibé mouride ». « C’est un livre qui nous fait voyager effectivement au royaume de mon enfance, puis le parcours, d’ailleurs le titre l’indique : le parcours d’un talibé mouride, voir mon itinéraire dans la voie du mouridisme », a-t-il expliqué lors de la cérémonie de dédicace.

En présence de plusieurs personnalités politiques et religieuses, Cheikh Makhtar Diouf a tenu à préciser que son ouvrage n’est pas une œuvre littéraire au sens ordinaire du terme. Il se veut plutôt « un voyage intérieur, intime, parfois vertigineux. Celui de la quête de soi à travers la quête de Dieu ».

Témoignage et transmission 

À travers souvenirs, scènes vécues et réflexions, l’ouvrage explore la relation intime entre le talibé et son guide, ainsi que la profondeur du mouridisme comme école de foi, de discipline et de service.

Étalé sur quatorze chapitres, le livre met en lumière l’importance de Touba, « cœur spirituel et symbolique de la communauté », et décrit la vie dans la concession du Khalife, lieu de rencontres, d’enseignements et d’expériences mystiques.

L’ambition de l’auteur, selon ses propos, a été de livrer « un témoignage personnel et spirituel sur son itinéraire au sein de la confrérie mouride ». Entre ferveur, transmission et engagement, il montre que le mouridisme n’est pas seulement une appartenance religieuse, mais une voie vivante qui façonne l’âme, structure la conduite et nourrit un amour sincère pour Dieu et le Prophète.

Un devoir envers la jeune génération 

Titré «Cheikh» par le défunt Khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké, Cheikh Makhtar Diouf dit avoir trouvé le déclic pour écrire par « devoir de transmettre tous ces enseignements vécus, entendus, à la jeune génération ».

«À un moment donné, il fallait sortir tout ça, il fallait transmettre. C’était le moment peut-être de transmettre aux jeunes générations qui viennent, de leur expliquer comment cela se passe à Touba et dans la périphérie, en résumé, dans la voie du mouridisme », a-t-il martelé.

Également vice-président de la Fondation Abdou Diouf – Sport Vertu, il évoque aussi les « excellentes relations » que son père entretenait avec tous les chefs religieux du pays à l’époque.

Un livre didactique, selon Dr Massamba Guèye 

En présentant l’ouvrage, le docteur Massamba Guèye a relevé «le caractère didactique et pédagogique» du livre qui n’est point «une autoglorification».

«Le lecteur qui aura fini de lire ce livre se rendra compte que l’auteur est quelqu’un qui a vécu à l’intérieur de l’intimité des khalifes, notamment Serigne Abdou Lahat et son frère Serigne Saliou Mbacké. Toute sa vie a été en proximité de Serigne Abdou Lahat et de Serigne Saliou Mbacké. Ce qu’il explique dans ce livre, c’est comment l’intelligence d’organisation tient les grandes communautés, comment le savoir est au cœur et comment l’éducation vers l’humanité est aussi au cœur», a indiqué le spécialiste des littératures orales.

Par Cheikh Seck NDONG

Nouveau parti du Président Diomaye: le MFA annonce son adhésion et invite tous les leaders nationaux à la mobilisation pour un Sénégal indivisible

Le Bureau politique national du Mouvement des Femmes d’Action (MFA) a officiellement annoncé, à l’issue d’une séance de coordination, sa décision d’adhérer au futur parti politique initié par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Selon le communiqué publié par le mouvement, cette décision a été adoptée à l’unanimité à l’issue d’une réflexion approfondie sur l’évolution politique du Sénégal et sur les valeurs appelées à guider l’action publique au cours des prochaines décennies.

Le Mouvement des Femmes d’Action affirme partager une vision fondée sur le renforcement des institutions, une gouvernance reposant sur l’intégrité, la responsabilité, la transparence, la redevabilité et la primauté de l’intérêt général. Pour ses responsables, cette adhésion traduit une volonté de contribuer à une dynamique politique plaçant la souveraineté, la justice et le mérite au cœur de l’action publique.

Le mouvement souligne également que le Sénégal doit poursuivre son ambition de transformation en s’appuyant sur ses ressources humaines, en particulier la jeunesse et les femmes, tout en valorisant l’expérience des générations précédentes dans un esprit de transmission républicaine.

Dans cette perspective, les responsables du mouvement estiment que le dialogue, le respect des institutions, l’éthique et la culture du travail constituent les fondements indispensables d’un développement durable, inclusif et souverain.

Le communiqué précise en outre que le Mouvement des Femmes d’Action, accompagné de sa branche jeunesse, les « Diomaïstes Républicains », entend prendre une part active à cette nouvelle étape de la vie politique nationale, dans le respect du pluralisme démocratique. Les responsables affirment que leur engagement sera guidé par le sens du devoir, l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté constante de servir le peuple sénégalais.

Convaincu que l’avenir du Sénégal repose sur le rassemblement des compétences, le dépassement des clivages et un engagement collectif au service de la République, le Mouvement des Femmes d’Action considère cette adhésion comme une contribution à la consolidation du projet de transformation porté par le Chef de l’État.

Cette annonce intervient dans un contexte marqué par les préparatifs de la mise en place du futur parti politique voulu par le Président de la République, autour duquel plusieurs organisations et mouvements citoyens manifestent progressivement leur volonté de s’engager.

Ch. Seck NDONG

Entretien avec Fambeye Antigone Diop…: «La société civile doit rester debout et assumer son rôle avec courage»

ENTRETIEN | FAMBEYE ANTIGONE DIOP, COORDONNATRICE DU MOUVEMENT «RAPPEL À L’ORDRE»

Après avoir évoqué, dans la première partie de cet entretien, son interpellation lors de la manifestation contre la révision constitutionnelle et sa lecture de la situation politique, Fambeye Antigone Diop revient sur l’indépendance de son mouvement, son combat en faveur des détenus qu’elle estime arbitrairement privés de liberté, sa vision des droits humains, son engagement pour les droits des femmes, son soutien à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU ainsi que le rôle qu’elle assigne à la société civile dans le Sénégal d’aujourd’hui.

En Relief : Votre mouvement se présente comme une organisation de la société civile indépendante. Comment garantissez-vous cette indépendance ?

Fambeye Antigone Diop : Notre indépendance repose avant tout sur nos principes fondateurs : la neutralité politique, la transparence dans notre fonctionnement et l’autonomie de nos prises de position. Nous ne recevons aucune directive d’un parti politique. Nos positions sont exclusivement guidées par l’intérêt général, la défense de l’État de droit et des citoyens. Nous nous appuyons sur des valeurs, non sur des agendas partisans.

Vos détracteurs vous accusent parfois d’être proche de l’opposition. Cette étiquette vous dérange-t-elle ?

Cette étiquette ne me dérange pas, parce qu’elle ne reflète pas la réalité. Ceux qui me qualifient aujourd’hui de proche de l’opposition tenaient un discours totalement différent lorsqu’ils étaient eux-mêmes dans l’opposition. À l’époque, le régime en place me présentait déjà comme proche de Pastef. Aujourd’hui, d’autres reprennent le même procédé. Cela démontre une chose : ma constance.

Une société civile ne peut pas être partisane. Elle joue un rôle de médiateur entre les institutions et le peuple, un rôle d’arbitre, d’alerte et de veille. Si, parfois, elle donne l’impression d’être du côté de l’opposition, c’est simplement parce qu’elle remplit sa mission de dénoncer les dérives, d’où qu’elles viennent.

Nous évoluons aujourd’hui dans un contexte marqué par la désinformation. Beaucoup hésitent à prendre la parole par crainte d’être livrés à la vindicte populaire ou assimilés à un camp politique. Pour ma part, cela ne me fait pas fléchir. Se taire reviendrait à devenir complice de l’affaiblissement de notre démocratie.

La société civile doit rester debout et assumer son rôle avec courage. L’attitude de Babacar Bâ lors du débat sur la révision constitutionnelle constitue, à mes yeux, un acte citoyen à la hauteur des enjeux.

Depuis plusieurs mois, vous plaidez pour la libération de certaines personnalités détenues. Pourquoi ce combat est-il devenu une priorité ?

Parce qu’il touche à l’essentiel : la liberté, la justice et la dignité humaine. Je tiens d’ailleurs à préciser que je ne connaissais pas ces personnes avant leur détention et que je n’ai jamais collaboré avec elles. Mon engagement n’est donc ni personnel ni politique ; il est fondé sur des principes.

Lorsque je me rends en prison et que j’étudie certains dossiers, je constate parfois des dysfonctionnements : des détentions préventives qui se prolongent, une justice qui semble fonctionner à deux vitesses ou encore des situations médicales incompatibles avec le milieu carcéral. Dans ces conditions, je considère qu’il est de mon devoir d’agir.

C’est dans cet esprit que je me suis investie dans les dossiers de Farba Ngom et de Mame Binetou Diaby, en saisissant notamment le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Nous sommes favorables à la reddition des comptes, mais fermement opposés aux règlements de comptes.

Où en sont aujourd’hui ces dossiers ?

Certains ont connu des évolutions, voire abouti à des libérations. D’autres demeurent préoccupants, notamment ceux de Khadim Ba, Dane Sarr et Maodo Malick Mbaye. Nous poursuivons notre travail de veille, d’alerte et de plaidoyer afin que toutes les procédures respectent pleinement le droit.

Vous défendez régulièrement les droits humains. Pensez-vous que le Sénégal traverse un recul démocratique ?

Je parlerais plutôt de signaux d’alerte. Le Sénégal possède une solide tradition démocratique, mais certaines évolutions récentes suscitent de réelles inquiétudes.

Je le dis avec d’autant plus de responsabilité que j’avais placé beaucoup d’espoir dans l’alternance. Je pensais qu’avec l’arrivée de Pastef au pouvoir, nous ne revivrions plus certaines pratiques que nous avions combattues ensemble.

Aujourd’hui pourtant, nous constatons des chroniqueurs emprisonnés, des journalistes interpellés sur leur lieu de travail et des citoyens arrêtés pour avoir manifesté pacifiquement. Les événements du 29 juin ont constitué, à cet égard, un signal particulièrement préoccupant.

Je reste néanmoins convaincue que le Sénégal dispose des ressources nécessaires pour corriger ces dérives, réaffirmer l’État de droit et préserver ses acquis démocratiques.

Vous êtes également engagée pour les droits des femmes. Quels sont aujourd’hui les principaux combats de Voix de Femme Sénégal ?

Notre engagement est global. Nous luttons contre toutes les formes de violences faites aux femmes et plaidons pour leur autonomisation économique et sociale.

Nous défendons également des sujets sensibles mais essentiels, notamment l’accès à l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste. Nous demandons que le Sénégal respecte pleinement les engagements qu’il a librement souscrits à travers le Protocole de Maputo.

Notre objectif est de faire progresser les droits des femmes, de protéger leur dignité et de promouvoir une véritable égalité.

Vous avez publiquement soutenu la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU. Pourquoi ?

Mon soutien repose avant tout sur la vision qu’il porte pour cette fonction. Il met l’accent sur la paix, la sécurité internationale et un multilatéralisme plus inclusif où chaque nation serait traitée avec une égale dignité.

À mes yeux, soutenir Macky Sall ne signifie pas seulement soutenir un homme. C’est soutenir une voix sénégalaise sur la scène mondiale, défendre l’Afrique et porter l’ambition d’un continent qui aspire à être davantage entendu dans la gouvernance internationale.

Ce soutien est-il compatible avec votre statut de responsable d’un mouvement citoyen indépendant ?

Oui. Il s’agit d’une prise de position personnelle sur une question internationale, qui reflète également la vision d’une nouvelle génération africaine estimant légitime de soutenir un candidat africain. L’indépendance n’exclut pas la liberté d’analyse. Ce soutien ne traduit aucune affiliation politique.

Quel regard portez-vous sur la gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye après plus de deux ans au pouvoir ?

Comme toute gouvernance, elle doit être évaluée avec objectivité. Nous reconnaissons certaines avancées, mais nous demeurons vigilants sur le respect des libertés, la transparence et la gestion des priorités nationales. Notre responsabilité consiste à encourager ce qui va dans le bon sens et à dénoncer ce qui doit être corrigé.

Quel rôle la société civile doit-elle jouer dans le contexte actuel ?

Elle doit être un contre-pouvoir constructif. Elle doit veiller, alerter, proposer et servir de passerelle entre les citoyens et les institutions. Elle ne doit ni se substituer aux acteurs politiques ni garder le silence face aux dérives. J’aime dire qu’elle doit être le sapeur-pompier de la démocratie.

Quel message souhaitez-vous adresser aux Sénégalais, notamment à la jeunesse?

Je lance un appel à la responsabilité, à l’engagement et à l’espoir. Le Sénégal a toujours été une référence démocratique en Afrique et nous avons le devoir collectif de préserver cet héritage.

J’invite surtout la jeunesse à rester debout, consciente de son rôle et résolument tournée vers l’avenir. Elle doit incarner un leadership capable de transformer positivement notre société.

Les jeunes doivent s’engager pleinement dans les affaires de la cité. Car l’indifférence est le terreau des dérives. L’avenir du Sénégal ne se subira pas ; il se construira avec une jeunesse consciente, engagée et déterminée à défendre l’intérêt général. Les tensions passent, mais les conséquences des divisions peuvent durer. Restons unis autour de l’essentiel : l’avenir de notre pays.

Entretien réalisé par Abdou Latif NDIAYE pour En Relief 

 

 

 

 

Kolda/ Protection de l’environnement: Enda Énergie et les clubs écologiques unissent leurs forces

À Kolda, la lutte contre la dégradation de l’environnement prend un nouveau tournant. Enda Énergie a choisi de s’appuyer sur la dynamique des clubs écologiques de la région pour amplifier son action de terrain.

La première activité de ce partenariat s’est tenue dans le quartier Gadapara. Elle a réuni autorités administratives, associations, élèves et habitants autour d’une séance de sensibilisation placée sous le signe du thème international de cette année: «S’inspirer de la nature pour le climat et pour notre avenir».

Pour Enda Énergie, l’urgence est réelle. Dans la région de Kolda, les effets du changement climatique se font déjà lourdement ressentir avec la baisse de la pluviométrie, l’avancée de la désertification, la perte de fertilité des sols et la pression sur les ressources en eau. Des phénomènes qui impactent directement les secteurs clés de l’économie locale comme l’agriculture, l’élevage et le maraîchage.

C’est dans ce contexte qu’Enda Énergie a décidé de travailler « la main dans la main » avec les clubs écologiques déjà implantés dans les écoles et quartiers de Kolda. « Cette activité est organisée par Enda Énergie en partenariat avec Urgence Écologique ici à Kolda dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’environnement. Comme vous le savez, le thème général de cette année porte sur s’inspirer de la nature pour le climat et pour notre avenir», a expliqué Abdou Ndour, coordonnateur de Enda Énergie pour la zone Sud.

Selon lui, l’objectif est clair et il s’agit d’un message de sensibilisation. « Le message clé est un message de sensibilisation pour que tout un chacun, chaque acteur puisse savoir qu’il est acteur de l’environnement. Nous ne pouvons plus laisser l’État agir seul. Les jeunes à travers les clubs écologiques sont des relais essentiels. »

Présent à la rencontre, Mouhamadou Sounboundou de Urgence Écologique, a salué cette collaboration. Il a rappelé le rôle des clubs écologiques dans l’éducation et la mobilisation communautaire : reboisement, gestion des déchets, entretien des espaces verts. « Les jeunes sont déjà engagés. Notre rôle avec Enda Énergie est de les outiller, de les former et de leur donner les moyens d’agir durablement dans leurs quartiers », a-t-il souligné.

La séance de Gadapara a ainsi été l’occasion d’échanges pratiques sur les gestes du quotidien en faisant le tri des déchets, protection des arbres. La cérémonie a été marquée par la présence d’Amadou Sall, sous-préfet de Saré Bidji, venu représenter le préfet du département de Kolda. Dans son allocution, il a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective face à la dégradation de l’environnement.

Cette première activité à Gadapara ne sera pas la dernière. Enda Énergie et Urgence Écologique prévoient d’étendre les séances de sensibilisation dans d’autres quartiers de Koldade. Au programme avec des campagnes de reboisement, accompagnement des clubs écologiques scolaires.

À Kolda, le message est passé. Il consiste à la protection de l’environnement, à ne peut plus attendre. Et, elle commence dans chaque quartier, avec chaque citoyen.

Abdoulaye WANDIANGA, Correspondant à Kolda.

Dialogue républicain et cohésion nationale: l’appel de la CFCG/AND CI DEEG

Réunis ce samedi 4 juillet 2026 dans la salle des fêtes Aïda Niass, les militants, sympathisants et alliés de la Convergence des Forces Citoyennes de Guinguinéo CFCG/ AND CI DEEG ont tenu une importante rencontre politique consacrée à la situation de la commune de Guinguinéo  et aux perspectives des prochaines échéances électorales.

Face à leurs partisans, les responsables du mouvement ont rappelé le parcours de cette organisation citoyenne créée il y a neuf (09) ans avec pour ambition de fédérer les forces vives de la commune afin de contribuer à la prise en charge des préoccupations des populations.

Selon les responsables de la CFCG/ AND CI DEEG le mouvement s’est progressivement imposé comme un acteur incontournable de la vie locale grâce à sa participation à de nombreuses initiatives citoyennes et à son engagement constant auprès des populations. «Depuis 2017, nous avons été aux côtés des habitants dans tous les quartiers de la commune, à l’écoute de leurs préoccupations et porteurs de leurs aspirations», a souligné Bamba Cissé SG de la CFCG / AND CI DEEG.

À quelques mois des prochaines élections locales, la CFCG / AND CI DEEG estime que ces échéences constituent avant tout un rendez-vous démocratique majeur entre les populations et les futurs dirigeants appelés à gérer les collectivités territoriales durant les cinq prochaines années.

Se présentant comme des fils du terroir profondément attachés au développement de leur commune, les responsables du mouvement ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur engagement au service de la collectivité avec une équipe composée de compétences issues de différentes générations et de divers secteurs d’activité.

Le patron de ladite convergence a également rappelé que leur mouvement mène depuis plusieurs mois une vaste campagne de sensibilisation et de mobilisation visant à fédérer une large coalition des forces vives locales autour d’un projet commun de développement.

Dans cette perspective, ils ont lancé un appel à tous les citoyens soucieux de l’avenir de Guinguinéo à rejoindre cette dynamique participative. Selon eux, leur projet politique repose sur une connaissance approfondie des réalités locales ainsi que sur une vision claire du développement territorial, fondée sur une gouvernance inclusive, durable et équitable.

Par ailleurs, la CSG a invité les citoyens à se mobiliser massivement pour s’inscrire sur les listes électorales et à exercer leur droit de vote dans un esprit de responsabilité, de sérénité et de transparence.

Abordant la situation politique nationale, les responsables du mouvement ont réaffirmé leur attachement aux principes démocratiques, au dialogue républicain et à la stabilité du Sénégal. Ils ont appelé l’ensemble des acteurs politiques à privilégier les débats d’idées, le respect mutuel et la défense de l’intérêt général. «Les populations attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations et non des querelles politiciennes », M Cissé a insisté, avant de réaffirmer leur détermination à poursuivre leur travail de proximité et leur engagement en faveur d’un développement inclusif de la commune.

La rencontre s’est achevée sur un appel à l’unité et à la mobilisation afin de faire de Guinguinéo une référence en matière de gouvernance locale et de développement territorial.

«Ma première priorité sera la sécurisation de la ville de Guinguinéo, car la sécurité est une préoccupation majeure des populations. Ensuite, je ferai du stade communal une priorité afin de répondre aux attentes de la jeunesse. Enfin, nous accorderons une attention particulière au marché de Guinguinéo, qui a besoin d’accompagnement, de réorganisation et d’investissements pour améliorer les conditions des commerçants et des usagers. Ce sont là les trois priorités essentielles de notre action», a conclu Bamba Cissé.

Mouhamed Moustapha CAMARA, Kaolack  

 

Gamou international de Médina Baye 2026 : Sécurité, mobilité, eau et électricité au cœur du Crd préparatoire

Les préparatifs de l’édition 2026 du Gamou international de Médina Baye sont officiellement lancés. Un Comité régional de développement (CRD) spécial, consacré à cet événement religieux majeur, s’est tenu ce mercredi à la Maison des Hôtes de Kaolack, sous la présidence du gouverneur de la région, Mouhamed Moctar Watt, en présence des autorités administratives, des services techniques de l’État et des représentants du Comité d’organisation des manifestations de la Fayda (COMAF).

À l’issue de la rencontre, le gouverneur a souligné l’importance stratégique du Gamou international de Médina Baye, qu’il a qualifié de « l’une des manifestations religieuses les plus importantes du Sénégal ».

« Nous avons écouté les membres du COMAF qui ont partagé avec nous un certain nombre de sollicitations relatives à l’organisation de l’événement », a déclaré Mouhamed Moctar Watt.

Un dispositif sécuritaire renforcé 

La question sécuritaire a occupé une place centrale dans les discussions. Selon le gouverneur, le commissaire central de la police a pris l’engagement de reconduire le dispositif mis en place lors de l’édition précédente.

« L’année dernière, plus de 1 000 éléments de la police avaient été mobilisés. Il n’est pas envisagé de réduire cet effectif ; au contraire, son renforcement est à l’étude », a-t-il précisé.

La gendarmerie nationale sera également fortement impliquée, notamment en raison de la proximité de Médina Baye avec les communes de Kahone et de Mbadakhoune, qui relèvent de sa compétence territoriale. Elle assurera la gestion de la circulation sur les principaux axes menant à Kaolack durant la période d’affluence des pèlerins.

Le préfet de Kaolack est, quant à lui, chargé d’élaborer un plan de circulation rigoureux afin de faciliter la mobilité urbaine durant le Gamou.

Infrastructures : routes, électricité et eau 

Sur le volet routier, l’AGEROUTE a pris des engagements concernant l’entretien de certains axes stratégiques. Aucun nouveau projet de bitumage n’a toutefois été annoncé au cours de cette réunion.

Pour l’électricité, le COMAF a sollicité une extension du réseau sur un linéaire de 50 kilomètres. La SENELEC a indiqué attendre des organisateurs qu’ils identifient, en collaboration avec ses services techniques, les itinéraires concernés. Des garanties ont en revanche été données pour les branchements provisoires nécessaires au bon déroulement des manifestations.

Concernant l’eau, le gouverneur a rappelé les difficultés rencontrées lors de la précédente édition, notamment à la suite de la panne du forage R-4. « Cette année, la Sen’Eau nous a assuré que l’offre sera suffisante tant en quantité qu’en qualité, notamment en termes de pression », a affirmé Mouhamed Moctar Watt. Des solutions spécifiques seront apportées aux quartiers périphériques confrontés à des problèmes d’approvisionnement.

Santé et secours : gratuité des soins pour les pèlerins 

Le secteur sanitaire sera fortement mobilisé. La Direction régionale de la santé et le Centre hospitalier régional de Kaolack ont annoncé la gratuité des soins pour les pèlerins pendant cinq jours durant le Gamou et trois jours à l’occasion du Gamou Wat.

Un renforcement des effectifs des sapeurs-pompiers et des équipes de secours est également prévu afin d’assurer une prise en charge rapide des urgences.

Le COMAF satisfait, dispositif anti-inondation prévu 

Le vice-président du COMAF, Cheikh Tidiane Gaye, s’est félicité du déroulement du CRD et des engagements pris par les services de l’État : « Nous avons passé en revue toutes les questions susceptibles d’impacter le séjour des pèlerins à Médina Baye : la sécurité, l’électricité, l’eau, l’assainissement ainsi que les contraintes liées à l’hivernage et à l’organisation prévue de la Foire internationale ».

Compte tenu de la période hivernale et des risques d’inondation fréquents dans la région de Kaolack, un dispositif préventif comprenant le prépositionnement de motopompes sera mis en place pour assurer une évacuation rapide des eaux en cas de fortes pluies.

Le Gamou international de Médina Baye est provisoirement prévu le 26 août 2026, sous réserve de l’observation du croissant lunaire. La célébration pourra finalement intervenir le 25, le 26 ou le 27 août.

Mouhamed Moustapha CAMARA

Kolda/ Sport / Infrastructures: le stade régional en voie de réhabilitation, une entreprise chinoise retenue pour les travaux

Bonne nouvelle pour les sportifs de la région de Kolda : le stade régional va enfin bénéficier de travaux de réhabilitation et de réfection. L’annonce a été faite vendredi 3 juillet 2026 par Abdourahmane Baldé, dit Doura, président du Mouvement Kolda Debout, via son compte WhatsApp.

 « J’ai reçu une délégation de l’entreprise chinoise chargée des travaux de réhabilitation et de réfection. Étaient également présents M. Mballo, directeur du stade régional, ainsi que des équipes techniques de la région », a-t-il déclaré.

Cette annonce a été confirmée par Ousmane Diao, autre membre du Mouvement Kolda Debout. Il a affirmé qu’une rencontre s’est effectivement tenue pour discuter de la faisabilité du projet. Il a précisé que cet engagement avait été pris avant la nomination d’Abdourahmane Baldé dit Doura à la tête de la LONASE.

Une visite technique prévue dès ce week-end 

À l’issue de la réunion, il a été convenu d’organiser une descente conjointe sur le site dès le week-end prochain. Cette visite technique réunira les responsables de l’entreprise chinoise et les équipes techniques locales.

L’objectif est triple : réaliser les études techniques préliminaires, examiner l’état actuel de la pelouse et identifier les différents espaces à rénover, a expliqué le président du Mouvement Kolda Debout.

Un stade en état de dégradation avancée 

Le stade régional de Kolda, principale infrastructure sportive du département, est dans un état de dégradation avancée depuis plusieurs années. La pelouse, les vestiaires et les tribunes nécessitent une rénovation complète pour permettre aux clubs et aux jeunes de la région de pratiquer le sport dans de meilleures conditions.

Le lancement de ce projet est donc très attendu par les acteurs sportifs et les populations de Kolda, qui y voient une opportunité de redynamiser le football et les autres disciplines dans la zone sud.

Le calendrier précis des travaux et le coût global du projet n’ont pas encore été communiqués à l’issue de cette première rencontre.

Abdoulaye Wandianga, correspondant à Kolda

Afrophobie en Afrique du Sud: La société civile sénégalaise dénonce et appelle à la protection des migrants africains

 Le Cadre de concertation des acteurs de la société civile sénégalaise alerte sur la montée de l’afrophobie en Afrique du Sud. Dans un communiqué publié le 2 juillet 2026, il condamne les violences visant les ressortissants africains et appelle Pretoria, l’Union africaine et les États africains à agir pour protéger la vie et la dignité des migrants.

Depuis plusieurs semaines, l’Afrique du Sud connaît une montée préoccupante de mobilisations anti-migrants, portées ou relayées notamment par les mouvements «March and March», «Operation Dudula» et « Progressive Forces ». Ces mouvements ont fixé, en dehors de tout cadre légal, un ultimatum au 30 juin 2026 aux migrants en situation irrégulière, alimentant un climat de peur, d’intimidation et de stigmatisation au sein de nombreuses communautés africaines établies dans le pays.

À l’échéance du 30 juin, désormais passée, ces marches se sont tenues à travers le pays. Pour l’essentiel pacifiques, elles ont été émaillées de violences, de pillages et de plusieurs arrestations, dans un contexte de déploiement renforcé des forces de sécurité. La menace, loin de retomber, continue de nourrir un exode de milliers de ressortissants africains.

«L’Africain devient étranger à l’Afrique» 

Sous couvert de lutte contre l’immigration irrégulière, des discours et actions de rejet désignent collectivement les ressortissants africains comme responsables du chômage, de l’insécurité et de la pression sur les services publics. Selon la société civile sénégalaise, cette rhétorique transforme des difficultés économiques et sociales réelles en mise en accusation de l’« autre Africain ». Elle ouvre la voie à des violences, des contrôles illégaux, des expulsions de logements, des fermetures forcées de commerces, des pillages, ainsi qu’à des entraves à l’accès aux soins, à l’éducation et aux moyens de subsistance.

Des décès, des agressions, des destructions de biens et des déplacements massifs de ressortissants africains ont été rapportés. « Au-delà des chiffres, qui doivent être documentés avec rigueur, une réalité s’impose : la peur s’installe, des familles quittent leurs lieux de vie, des travailleurs perdent leurs revenus, et des communautés entières sont exposées à une violence qui contredit l’idéal panafricain », souligne le communiqué.

Droit de l’État, pas de loi de la foule 

Les organisations signataires reconnaissent le droit souverain de tout État à organiser sa politique migratoire et à faire respecter la loi. Mais elles estiment que ce droit « ne peut être confisqué par des groupes d’autodéfense, ni servir de prétexte à la stigmatisation collective, à la chasse aux migrants ou à la banalisation de violences xénophobes et afrophobes ». L’application de la loi relève de l’État de droit ; elle ne saurait se transformer en permission donnée à la foule de désigner, d’humilier ou d’agresser des personnes en raison de leur origine.

Le gouvernement sud-africain a annoncé des mesures de sécurité et rappelé que l’exécution de la loi migratoire relève exclusivement des autorités publiques. Pour le Cadre de concertation, ces annonces doivent désormais se traduire par une protection effective des personnes menacées, des enquêtes diligentes, des poursuites contre les auteurs de violences et d’incitations à la haine, ainsi que par un discours public clair refusant toute instrumentalisation politique de la question migratoire.

Appel à l’UA et aux États africains 

Rappelant que l’Afrique du Sud occupe une place particulière dans la mémoire politique du continent et que sa libération de l’apartheid a été portée par la solidarité des peuples africains, les signataires estiment que « les violences visant des Africains sur le sol sud-africain ne peuvent être regardées comme de simples incidents internes».

Ils formulent plusieurs demandes : 1. Condamner fermement les violences, menaces, intimidations, expulsions forcées, pillages et discours de haine visant les ressortissants africains ; 2. Assurer sans délai la protection effective de la vie, de la dignité, des biens et des droits fondamentaux de toutes les personnes migrantes, quel que soit leur statut administratif ; 3. Ouvrir des enquêtes indépendantes et diligentes sur les violences rapportées, et poursuivre les auteurs, commanditaires et relais d’incitation à la haine ; 4. Inviter les partis politiques, leaders communautaires, médias et responsables publics à refuser toute exploitation électorale ou populiste de la question migratoire ; 5. Inscrire durablement la lutte contre l’afrophobie à l’agenda de l’Union africaine, des Communautés économiques régionales et de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ; 6. Renforcer l’assistance consulaire et l’accompagnement des personnes déplacées ou rapatriées.

« Réaffirmons que la libre circulation, l’intégration africaine et la dignité humaine ne peuvent progresser sur un continent où l’Africain devient étranger à l’Afrique », concluent les organisations.

Signataires : REMIDEV, FEMIDEC, PAALAE, Sen_CADDHU, FECSDA, AMLD, RAFEM, Otra Africa, Enda Diapol, DIADEM, Help For Migrants, Sos Environnement et Migration Africaine, FGTS, RMEDH, PFAnE, AJMS, UNSAS, REDDEM, BOZA FII, http://CNDPS.P.A.MT.ROF., FSS, Sama Chance, Association nationale des partenaires migrants.

Synthèse : Ndeye Maty GNING

Fora’ess Dakar 2026: l’économie sociale et solidaire en Afrique à l’épreuve de la gouvernance de proximité

Fixée à Dakar du 7 au 9 juillet 2026, la deuxième édition du Forum africain de l’Économie sociale et solidaire doit rassembler, selon les organisateurs, plus de 2 500 participants venus d’une trentaine de pays africains et d’ailleurs : ministres, élus locaux, chercheurs, coopératives, mutuelles, entreprises sociales, institutions financières.

Placé sous le thème « L’Économie Sociale et Solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence en Afrique », ce rendez-vous s’inscrit dans une année que le Chef de l’État, Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a voulue symbolique en décrétant 2026 « Année de l’Économie Sociale et Solidaire et de l’Emploi ».

Les débats porteront sur le financement, les modèles coopératifs, les politiques publiques et l’innovation sociale. Ces dimensions sont essentielles. Mais une question demeure en arrière-plan, que le forum ne pourra éviter longtemps : comment ces stratégies, pensées au sommet, se traduisent-elles concrètement dans les territoires de vie ? Entre les politiques nationales et les réalités quotidiennes, quel dispositif permet de transformer les intentions en actions effectives ?

L’économie sociale et solidaire n’est pas une création récente en Afrique. Elle existe déjà, depuis des décennies, dans les pratiques sociales et économiques des populations, souvent sans en porter le nom. Dans les quartiers urbains comme dans les espaces ruraux, on retrouve une multitude de dynamiques collectives : groupements de femmes organisant des activités économiques, tontines et systèmes d’épargne communautaire, coopératives locales de production ou de services, associations de jeunes engagés dans des initiatives économiques, réseaux de solidarité informelle, mutuelles de santé communautaires. Cette économie populaire constitue le socle réel de la production et de la survie économique pour une large partie des populations africaines. Elle reste cependant insuffisamment structurée et peu intégrée dans les politiques publiques formelles.

Car l’ESS bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance institutionnelle croissante sur le continent. Le Sénégal en offre un exemple : il a joué un rôle actif dans l’adoption, par les Nations Unies, de la résolution reconnaissant l’ESS comme levier de développement durable, et dispose désormais d’une loi d’orientation dédiée et d’un cadre institutionnel spécifique. Ailleurs sur le continent, l’ESS est de même présente dans les stratégies nationales, les programmes gouvernementaux, les agendas des partenaires techniques et financiers. Mais cette reconnaissance reste souvent concentrée au niveau central. Sur le terrain, l’écart demeure important entre les politiques conçues et leur mise en œuvre réelle dans les communautés. Ce décalage révèle un problème structurel : une économie territoriale ne peut fonctionner uniquement par des mécanismes descendus du sommet.

L’économie sociale et solidaire repose en effet sur un élément fondamental : la capacité des acteurs à coopérer dans un cadre de confiance. Cette coopération ne se décrète pas, elle se construit dans le temps, à l’échelle des territoires. Elle suppose l’existence d’un dispositif de proximité capable d’identifier les initiatives locales, de favoriser la coopération entre acteurs, d’accompagner les dynamiques collectives, de relayer les besoins vers les institutions et de prévenir les blocages sociaux. Cette fonction de gouvernance de proximité est présente dans tous les pays africains, mais sous des formes diverses et souvent peu formalisées : chefs de quartier, comités locaux de développement, responsables communautaires. Au Sénégal, elle est notamment incarnée par le Délégué de quartier, acteur de terrain en contact permanent avec les populations. Au-delà des appellations nationales, il s’agit d’une fonction universelle : assurer le lien entre les dynamiques sociales locales et les politiques publiques.

Dans le cadre de l’ESS, cette gouvernance de proximité joue un rôle structurant. Elle rend visibles les initiatives économiques existantes, formelles ou informelles. Elle facilite la mise en relation entre porteurs de projets, associations et dispositifs d’appui. Elle accompagne la transformation d’activités dispersées en dynamiques collectives organisées, en facilitant leur structuration en coopératives ou en mutuelles reconnues. Elle assure enfin l’interface avec les politiques publiques, en faisant remonter les besoins et les réalités du terrain vers les institutions compétentes. Sans ce relais, une stratégie nationale de l’ESS risque de rester une politique de conférences et de déclarations, déconnectée du terrain qu’elle prétend transformer.

Au cœur de l’économie sociale et solidaire se trouve d’ailleurs un capital souvent sous-estimé : la confiance territoriale. Les coopératives, les mutuelles, les tontines et les associations reposent toutes sur des relations de confiance entre leurs membres. Ce capital social ne peut être entretenu que dans un cadre de proximité, où les relations sont continuées, visibles et régulées, c’est précisément ce que permet une gouvernance de proximité reconnue et outillée.

Cette exigence de territorialisation n’est pas propre au seul débat sénégalais : elle est au cœur de la réforme dite Acte 4 de la décentralisation et de la Vision Sénégal 2050, qui font toutes deux du pilotage de proximité, une condition de l’efficacité des politiques publiques. Mais au Sénégal comme ailleurs sur le continent, ces administrateurs de proximité continuent souvent d’exercer sans statut juridique clairement défini, sans moyens dédiés, sans reconnaissance institutionnelle à la hauteur du rôle qu’on attend implicitement d’eux.

Le programme du FORA’ESS Dakar 2026 illustre d’ailleurs cette tension. Le forum organise ses travaux autour de trois axes (transition, inclusion et convergence) et consacre des espaces spécifiques à la mobilisation des jeunes, des femmes et de la diaspora. Ces publics sont précisément ceux que la gouvernance de proximité côtoie au quotidien : ce sont les jeunes des associations de quartier, les femmes des groupements d’épargne, les membres de la diaspora qui financent des initiatives locales depuis l’étranger. Sans un relais territorial capable de les identifier et de les orienter vers ces espaces, ces axes thématiques risquent de rester des intitulés de programme plutôt que des dynamiques réellement irriguées depuis la base.

Le FORA’ESS Dakar 2026 offre l’occasion de corriger cette omission, pour le Sénégal comme pour les délégations venues des trente pays représentés. Un forum qui réunit ministres, chercheurs et institutions financières autour de l’inclusion et de la convergence territoriale, ne peut faire l’économie d’une réflexion sur ces relais de proximité qui, au quotidien et sous des noms différents selon les pays, portent déjà cette convergence sur le terrain. Pour le Sénégal, cela suppose d’associer les Délégués de quartier aux travaux du forum, de les former aux dispositifs de l’ESS, de leur donner un rôle reconnu de recensement et d’orientation des initiatives communautaires. Pour le continent, cela suppose de poser, au-delà des appellations nationales, la question commune de la reconnaissance de ces relais territoriaux.

L’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui un levier majeur de transformation économique et sociale en Afrique. Mais son efficacité ne dépend pas uniquement des financements ou des cadres institutionnels : elle dépend aussi de la capacité des territoires à organiser, structurer et accompagner les dynamiques locales. Elle ne se décrète pas depuis un palais des congrès. Elle se construit, patiemment, dans les quartiers, avec ceux qui les connaissent. Reconnaître cette fonction, c’est renforcer la cohérence de l’économie sociale et solidaire sur le continent. C’est aussi affirmer une évidence, que le FORA’ESS Dakar 2026 devrait porter au-delà de ses trois jours de débats : le développement africain se construit d’abord dans les territoires, au plus près des populations, avec ceux qui les connaissent.

Alioune Aw

Délégué de quartier, Secrétaire général de l’Association des Délégués de quartier de la Commune de Keur Massar Nord

badou60@gmail.com

 

Le Dr Aliou Gori Diouf au plus près des autorités religieuses, coutumières et administratives

VISITE DE COURTOISIE DANS LE DÉPARTEMENT DE NIORO

Originaire de Diamaguène, dans la commune de Darou Salam, le Dr Aliou Gori Diouf, Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, a effectué une importante tournée de visites de courtoisie dans le département de Nioro.

Son itinéraire l’a conduit notamment à Porokhane, Taïba Niassène, Kaymor, Ndramé Escale, Madina Salam, Ndiaye Counda ainsi qu’auprès de plusieurs autorités administratives, religieuses et coutumières.

Bien plus qu’un simple exercice protocolaire, cette tournée s’est révélée riche en enseignements, en émotions et en retombées politiques. Partout, le ministre a été accueilli avec chaleur et considération. Les guides religieux, les chefs coutumiers ainsi que les notabilités locales ont unanimement salué cette démarche empreinte d’humilité, de respect et de proximité envers les populations.

Une heureuse coïncidence a particulièrement retenu l’attention au cours de cette tournée. Les missions du département ministériel dirigé par le Dr Aliou Gori Diouf, chargé de la protection de l’environnement, de la faune, de la flore, des ressources en eau et de la transition écologique, rejoignent directement les préoccupations des localités visitées. En effet, la plupart des foyers religieux et coutumiers rencontrés sont établis dans des terroirs où l’agriculture constitue le principal levier économique et le fondement de la vie des communautés.

Pour ces autorités, préserver la faune, protéger la flore, sauvegarder les ressources en eau et lutter contre la dégradation des écosystèmes ne relèvent pas uniquement d’une mission de l’État. Il s’agit d’assurer un environnement favorable à la production agricole, de préserver la fertilité des terres et de garantir la pérennité de leur principal moyen de subsistance. En d’autres termes, protéger la nature, c’est aussi protéger l’assurance-vie des populations rurales.

Cette convergence entre les priorités du ministère et les réalités du monde rural a donné une profondeur particulière aux échanges. Elle a renforcé la conviction que la protection de l’environnement est indissociable du développement local, de la sécurité alimentaire et de la résilience des communautés face aux défis climatiques.

Un autre constat s’est imposé tout au long de cette tournée : l’attachement des populations au Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Dans chacune des localités visitées, les témoignages d’estime, d’encouragement et de soutien à son action ont été nombreux. Les efforts entrepris pour consolider la paix sociale, renforcer la solidarité nationale et accélérer le développement du Sénégal ont été largement salués.

Les différentes étapes de cette visite ont également été marquées par d’intenses séances de prières. Les autorités religieuses ont formulé des prières ardentes pour la réussite de la mission du Président Bassirou Diomaye Faye, pour le Sénégal et pour le Dr Aliou Gori Diouf, afin que leurs responsabilités continuent d’être exercées dans l’intérêt exclusif de la Nation.

À travers cette tournée, le Dr Aliou Gori Diouf réaffirme son attachement aux valeurs sénégalaises de dialogue, de respect des autorités religieuses et coutumières, de proximité avec les populations et de promotion d’un développement durable fondé sur la préservation de notre patrimoine naturel

Babou Biram Faye

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