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Forum de Palmarin sur les émissions du méthane et des gaz à effet de Serre: Les communautés sensibilisées sur les impacts négatifs

M. SAGNE (avec En Relief)

Palmarin Diakhanoor: « Dans un contexte mondial où l’on parle de l’action climatique et des gaz à effet de serre, il est important de pouvoir faire le lien entre les émissions et l’exploitation des hydrocarbures », nous a fait savoir mercredi dernier 11 décembre 2024, Mme Aïda Diop, responsable du programme Sénégal de l’Institut pour la gouvernance des ressources naturelles (NRGI).

C’était à l’occasion d’un forum communautaire de sensibilisation sur les émissions de méthane, en particulier des gaz à effet de serre en général, organisé en partenariat avec l’organisation Action pour la justice environnementale (AJE).

Une rencontre à laquelle ont pris part plus d’une cinquantaine d’acteurs des localités périphériques de l’ile de Sangomar, zone d’exploitation du pétrole Sénégalais qui est dans sa phase une que devrait bientôt suivre la seconde phase.

Ainsi, pour la responsable du programme Sénégal de l’Institut pour la gouvernance des ressources naturelles (NRGI), « dans cette perspective, nous avons estimé que c’est un moment idéal pour pouvoir améliorer, renforcer les communautés pour être en phase avec les recommandations issues du rapport publié récemment par l’Institut pour la gouvernance des ressources naturelles (NRGI). Et qui résulte d’une analyse approfondie sur les émissions de méthane dans le secteur des hydrocarbures afin qu’elles soient tenues en compte dans la mise à jour du plan de gestion environnementale mais aussi que les aspects liés à la gestion des émissions puissent faire mention dans cette mise à jour, tout comme le rapport de l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) puissent y figurer tout comme les rapports que le gouvernement, à travers le ministère de tutelle, pour permettre d’avoir plus de données et d’informations sur les émissions dans le nouveau rapport pour surtout plus de visibilité ».

En clair, il est aujourd’hui important dans un contexte mondial où on parle de l’action climatique, où on parle des gaz à effet de serre, de pouvoir aussi faire le lien entre les émissions et l’exploitation des hydrocarbures. Mme Aida Diop souligne, « qu’aujourd’hui, les études, démontré qu’environ 23% des émissions de méthane sont de l’action humaine et ont des impacts négatifs sur la santé, sur l’environnement, mais également sur l’économie. Et aussi l’impact même du méthane en tant que gaz à effet de serre, est beaucoup plus puissant que le CO2 que nous avons l’habitude, par exemple, de discuter ou d’échanger car, étant 86 fois plus puissant en termes de réchauffement. Il s’y ajoute également que les exploitations des hydrocarbures, notamment de gaz, sont des sources d’émissions de méthane, notamment à travers le torchage, mais également les fuites et ensuite les transports. Et on ne peut pas parler d’exploitation de pétrole sans pour autant parler du gaz qui est associé. Et en général, ce gaz est soit torché, soit il y a des fuites à travers la technologie. Donc ce rapport de NRGI a montré qu’aujourd’hui, de manière générale, le profilage des émissions de méthane est quand même faible avec seulement 3%, mais au vu de l’impact de ce gaz à effet de serre, il est important d’avoir une approche proactive et transparente pour pouvoir anticiper sur les risques et aussi les conséquences négatives »

Pour Mme Aida Diop, « ayant constaté que le Sénégal est dans sa trajectoire de redéfinition de son arsenal, par exemple juridico institutionnel du secteur relativement des hydrocarbures, il est important de rappeler que le code de l’environnement, même s’il a interdit le torchage de routine, autorise le torchage en situation d’exception. Mais aujourd’hui, on n’a pas encore les décrets d’application de ce code et il n’est pas encore clarifié c’est pourquoi, par exemple, en situation exceptionnelle cela devrait nous permettre demain si on remarque qu’une entreprise est en train de faire du torchage, de pouvoir avoir plus d’informations par rapport à la typologie même de ce torchage, et pouvoir anticiper ».

Par, la responsable du programme Sénégal de l’Institut pour la gouvernance des ressources naturelles (NRGI), souhaite que des réflexions sur des mécanismes de taxation soient ouvertes ce qui permettraient selon elle, « d’avoir peut-être des taxes qui vont pouvoir renforcer les revenus et interdire aussi tout ce qui est fait avec ces mécanismes-là. Mais également, il est important de renforcer et d’améliorer l’aspect réglementation en tenant compte de tous ces aspects ». Aussi, selon Mme Aida Diop, « par rapport à Petrosen, il convient de l’inciter à pouvoir signer la charte de décarbonisation  comme l’ont fait beaucoup d’entreprises publiques à travers le monde. Mais également, l’aspect transparence qui est important relativement à la norme ITIE qui incite aussi à ce qu’on puisse divulguer des données sur les émissions ».

En sommes, les échanges ont beaucoup intéressés les communautés juste pour attirer leur attention sur les influences liées au CO2, au méthane par rapport au changement climatique. Et, comme l’a indiqué Dr Abdou Gaye, environnementaliste spécialisé en gouvernance des industries extractives, « nous avons fait un peu comprendre aux participants que ces gaz à effet de serre contribuent au changement climatique, mais également à la destruction aussi de la couche d’ozone et conséquemment sur la gestion des émissions de ces gaz à effet de serre dans le secteur pétrolier et gazier et le méthane aussi pour attirer l’attention de ces communautés sur les influences qui y sont liées par rapport au changement climatique ».

Sur les conséquences directes qui peuvent impacter les insulaires qui sont directement concernées par l’exploitation du pétrole au niveau des îles du Saloum, Dr Daouda Gueye, est revenu sur le fait que, le Sénégal n’était pas un pays producteur de pétrole. En estimant, « qu’il y avait une étude qui avait révélé, en 2014, que le pays produisait jusqu’à 136 millions de tonnes. Et quand on le comparait avec les projets en cours, à savoir Sangomar ou GTA, c’était environ moins de 5% par rapport à ces taux d’émissions déjà produits par le Sénégal. Alors, avec l’exploitation du gaz, on sait aussi que les opérateurs développent de nouvelles technologies. Pour le cas de Sangomar, on est plus dans des injections de puits. Et quand on voit un peu le profil de ces émissions, à savoir le méthane ou le CO2, quand même, il y avait des efforts à ce niveau où on sait qu’il nous faut aussi d’autres politiques préventives, des technologies nouvelles pour limiter davantage ces émissions afin de contribuer sur la lutte contre les changements climatiques ».

Car, selon Dr Gueye, « tous, nous savons qu’une telle situation a des conséquences, surtout par rapport à l’économie, dans le domaine de l’agriculture, dans le domaine de la santé. Du coup, il y a toujours lieu de voir quelles sont les mesures prises par les opérateurs, mais également par l’État, pour limiter davantage ces émissions, afin de mieux sécuriser, comme on le dit, l’environnement, conséquences par rapport à  l’économie, dans le domaine de l’agriculture, la santé. Et du coup il y a lieu toujours de voir quelles sont les mesures prises par les opérateurs mais également par l’Etat pour limiter davantage ces émissions afin de mieux sécuriser l’environnement mais également les intérêts qui recoupent les ressources naturelles ».

Toujours, Dr Abdou Gaye, environnementaliste spécialisé en gouvernance des industries extractives, d’expliquer: « vous savez, quand on parlait d’émissions de gaz à effet de serre, on mettait plutôt l’accent sur le CO2. Mais entre temps, il y a les scientifiques qui demandent que le méthane aussi est une composante très importante dans le CO2, autant pour moi dans les émissions de gaz à effet de serre. Et à partir de là, il y a même la recherche qui démontre que sur une période de 20 ans, le méthane est 86 fois plus nocif que le CO2. Et si nous partons sur une évaluation de 5 ans, ça pourrait être plus de 20 fois plus efficace que le CO2 ».

C’est dire donc, ajoute Dr Gueye, « qu’à partir de là, il y a lieu de quoi s’attendre parce qu’avec le méthane, on le trouve pas uniquement sur l’exploitation du pétrole et du gaz, on le voit dans l’agriculture, on le voit dans les déchets. Mais comme l’industrie contribue grandement en ce qui concerne ces émissions, on a voulu développer des techniques, des technologies, mais également des méthodes praticables, mais également durables pour pouvoir limiter davantage ces dégâts. Je pense que c’est ce que les multinationales nous ont un peu présenté, mais comme on l’a dit, c’était les prévisions.

Plusieurs interventions ont été notées à cette rencontre venant des nombreux participants la plupart des femmes transformatrices et des pêcheurs sur les projets petroliers où il faut dire que le risque n’est pas négligeable car, on n’y parle pas du risque zéro. « Mais à l’heure actuelle, surtout pour le projet Sangomar, c’est un projet qui peut avoir plus de 50 puits. Nous en sommes à 24 puits et on n’a pas encore assisté à des dégâts importants du point de vue écologique et environnemental », a relevé le Dr Daouda Gueye.

Mais, pense-t-Il, « qu’avec cette pratique, si on arrive à développer les bonnes pratiques autour de cette opération, on peut peut-être rencontrer moins d’impact. Et, compte tenu du fait que c’est un projet qui se situe un peu sur le Tali continental, 90 km des côtes, 100 km à Dakar, ce n’est pas un projet qui se situe uniquement dans la zone côtière. Donc à ce niveau, si on développe quand même les bonnes pratiques et qu’on soit exigeant sur toutes les zones opérationnelles, je pense qu’on peut quand même subir moins d’impact puisqu’il y’a pas encore de conséquences, mais la prévention est importante surtout que les conséquences se situent plus sur l’activité de pêche pour laquelle le pêcheur a l’habitude de faire le tour dans cet espace et à un moment donné, cela peut aussi entraîner des conséquences sur les activités et le fait de partager l’espace ».

Il faut noter qu’à cette rencontre, à assisté Mr Abdou Diouf Ndiaye, directeur de la communication et des relations publiques du Ministère du Pétrole et des Energies, au.nom de son ministère, il y avait également la 3e adjointe au maire de Palmarin, entre autres.

 

Mairie de Dakar: Barthélémy Dias perd la ville

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Barthélemy Dias, maire de Dakar, a reçu ce vendredi une notification qui marque la fin de son mandat de conseiller municipal.

Cette démission fait suite à sa condamnation par le Tribunal de Grande Instance de Dakar en février 2017, décision confirmée par la Cour d’Appel en 2022 et rejetée en dernier recours par la Cour suprême fin 2023.

Selon le préfet de Dakar, Mamadou Lamine Ngom, cette décision entraîne automatiquement la démission de M. Dias de son poste de conseiller municipal de la Ville de Dakar, conformément aux articles du Code électoral en vigueur.

Assemblée nationale: Le Président El Malick Ndiaye prend contact avec son personnel

Par A. L. NDIAYE

Le Président de l’Assemblée nationale, M. El Malick Ndiaye, a effectué, ce mercredi 11 décembre, une visite auprès du personnel de l’Institution parlementaire. Cette initiative témoigne de son engagement à entretenir une relation de proximité avec les employés et à mieux comprendre leurs conditions de travail.

Lors de cette visite, le Président a échangé avec divers membres du personnel, notamment les agents administratifs, les responsables techniques, les chauffeurs, les techniciennes de surface et les agents du service de sécurité. Il s’est également rendu au bureau des anciens parlementaires. L’objectif principal était de recueillir leurs avis, d’écouter leurs préoccupations et de discuter des améliorations à apporter, en mettant un accent particulier sur les enjeux liés à la santé, à la sécurité, à la qualité et à l’environnement (QHSE), qui nécessitent une attention renforcée.

Dans son discours, le Président a souligné l’importance de créer un cadre de travail serein et motivant, propice à l’épanouissement des collaborateurs et contribuant à l’efficacité globale de l’Institution. Il a également évoqué des enjeux stratégiques, tels que la transition numérique, l’optimisation des espaces de travail et le renouvellement des équipements. Ces évolutions, selon lui, sont indispensables pour répondre aux exigences contemporaines et garantir un environnement de travail moderne et fonctionnel, à la fois pour les parlementaires et le personnel.

Cette visite s’inscrit dans une démarche proactive et humaine de gestion de l’Assemblée nationale. Le Président a réaffirmé son ambition de garantir un cadre de travail sécurisé, adapté et respectueux du bien-être de toutes les personnes évoluant au sein de l’Institution parlementaire.

Gestion des corridors: Le COSEC pour leur développement durable

Par A. M. Diallo (avec En Relief)

Le ministre des Pêches et des Infrastructures portuaires et maritimes Dr Fatou Diouf a présidé à Pointe Sarène, ce mardi, un atelier sur le développement durable des corridors organisé par le COSEC, Conseil Sénégalais des Chargeurs. Il s’agit de réfléchir sur les voies et moyens de mettre en place un système de corridors articulé et performante pour une connectivité de nos ports.

« Le Sénégal avec sa position géographique stratégique dispose d’un potentiel immense pour devenir un hub maritime en Afrique de l’Ouest. Mais cela ne peut se réaliser sans une gestion intelligente des voies qui le relient au reste du monde », a déclaré le Docteur Fatou Diouf.

A l’en croire, « il est inutile d’avoir les ports les plus modernes sans une excellente connectivité qui renforce leur compétitivité et leur attrait vis à vis des opérateurs économiques ». C’est pourquoi le Ministre des pêches et des infrastructures maritimes et portuaires considère ces corridors qui relient nos ports aux marchés nationaux et internationaux  » une opportunité unique pour renforcer notre position de plaque tournante commerciale en Afrique de l’Ouest » Elle s’est dit convaincue que « le choix d’une rupture systémique qui redéfinit l’ensemble des politiques socio-économiques impose la modernisation des structures politiques et administratives ».

Elle n’a pas manqué d’appeler les séminaristes à « une réflexion inclusive de tous les acteurs intéressés de près ou de loin par l’exploitation des corridors ».

 

«La Tête Levée», un film pour célébrer la diversité et la dignité humaine

CELEBRATION DES 70 ANS DES GMD

Dans le cadre des célébrations de leur 70e anniversaire, les Grands Moulins de Dakar (GMD) ont organisé, ce mercredi, une projection du documentaire « La Tête Levée » à la Maison d’Eiffage. L’événement, qui s’est conclu par un débat riche et passionné, a permis d’aborder des sujets de société importants, notamment la question du racisme et de la discrimination, avec un focus particulier sur la situation des migrants subsahariens en Tunisie.

Réalisé par Me Osni Mahati, avocat au Barreau de Paris et défenseur des droits humains, “La Tête Levée” plonge au cœur de la crise sociale qui a secoué la Tunisie en 2023, lorsque le Président Kaïes Saied a attribué l’arrivée des migrants subsahariens à un complot visant à affaiblir l’identité arabo-islamique du pays. Cette déclaration a rapidement entraîné une vague de violences et de discriminations contre les migrants, les poussant à quitter leur logement et à perdre leurs emplois.

À travers ce court-métrage, le réalisateur donne une voix à ceux qu’on entend rarement : les migrants, les militants, les universitaires et les politiques, qui témoignent des effets dévastateurs de ces discours sur la société tunisienne. “La Tête Levée” ne se contente pas de dénoncer l’injustice et l’exploitation, il met aussi en lumière l’espoir et la résilience de ces hommes et femmes, souvent réduits au silence par la brutalité du racisme.

L’événement a été marqué par les interventions de plusieurs personnalités, dont Monsieur Pape Abdoulaye Djigal, directeur des ressources humaines et de la communication des Grands Moulins de Dakar. Dans son discours, M. Djigal a réaffirmé l’engagement de l’entreprise en faveur de la diversité et de l’inclusion. Selon lui, cet engagement est essentiel non seulement pour le bien-être des employés, mais aussi pour renforcer les liens sociaux et culturels. « La diversité, c’est ce qui fait notre richesse. C’est cette diversité qui nous permet de travailler ensemble, de respecter nos différences et de bâtir un avenir commun. »

  1. Djigal a également souligné que la projection du film était un moyen de montrer aux migrants qu’ils étaient “aimés et respectés”, tant en Tunisie qu’à Dakar. Pour lui, le message est clair : “Il est important de croire en soi, de respecter les autres et de ne jamais céder à la haine ou aux idées racistes.”

Le réalisateur Me Osni Mahati a pris la parole pour expliquer l’origine du film, qui découle de son travail sur des questions de discrimination et de racisme. Il a raconté que la situation en Tunisie, en 2023, l’a profondément marqué, notamment en raison de ses liens personnels avec le pays. « Ce film est une manière pour moi de partager l’histoire de ceux qui ont été marginalisés et invisibilisés. Je voulais donner une voix à des personnes que l’on oublie trop souvent, celles qui n’ont ni nom, ni histoire dans les médias. »

Le titre du film, « La Tête Levée » vient d’une rencontre entre son fils et le footballeur Lilian Thuram, qui lui a conseillé de toujours regarder la vie “la tête levée”, malgré les obstacles. « C’est un message de fierté et de dignité, un appel à rester debout et à lutter contre les injustices », a déclaré Me Mahati.

Depuis sa première diffusion, le film a été projeté dans plusieurs pays, dont la France, les États-Unis et la Tunisie, où il a suscité une forte émotion. « Les retours ont été très positifs. Beaucoup de personnes m’ont remercié de leur avoir montré des réalités qu’elles ne connaissaient pas ou qu’elles ne voulaient pas voir », a confié Me Mahati. Le film a également reçu des distinctions, notamment la mention spéciale du jury au Festival international « Mon Premier Film » à Paris, un prix attribué par des personnalités du cinéma arabe et tunisien.

Après la projection, un débat a eu lieu avec les spectateurs, qui ont échangé sur les thèmes abordés dans le film, notamment le racisme structurel, les inégalités sociales et la manière dont les sociétés peuvent évoluer pour mieux intégrer la diversité. L’événement a permis de rappeler que, même si des progrès ont été réalisés, il reste encore beaucoup à faire pour éradiquer les discriminations.

En fin de soirée, les organisateurs ont insisté sur l’importance de continuer à lutter contre le racisme et de promouvoir l’inclusion dans toutes les sphères de la société. « Ce film est un appel à l’action et un cri de solidarité envers les plus vulnérables », a conclu Me Osni Mahati. La projection de « La Tête Levée »a donc été plus qu’un simple événement culturel ; elle a été une opportunité de sensibiliser le public et de rappeler que chaque individu mérite d’être traité avec dignité et respect, quelles que soient ses origines ou son apparence.

Les Grands Moulins de Dakar, à travers cette initiative, ont une nouvelle fois démontré leur engagement envers une société plus inclusive et plus juste, dans laquelle la diversité est non seulement acceptée, mais célébrée.

A. NDIAYE

Conférence de l’UA sur l’éducation à Nouackchot: Le Président Diomaye insiste sur la nécessité d’une éducation inclusive et de qualité

A. L. NDIAYE (avec En Relief)  

La Conférence de l’Union africaine sur l’Éducation, la Jeunesse et l’Employabilité s’est ouverte ce mardi 10 décembre 2024 à Nouakchott.

Organisé sous la présidence de S.E. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie et Président en exercice de l’UA, cet événement a réuni des chefs d’État, dont le Président Bassirou Diomaye Faye, des ministres de l’Éducation et des Finances, des experts et des acteurs de la société civile autour du thème : «Éduquer et qualifier l’Afrique pour le 21e siècle».

Au cours de cette cérémonie, le Président Faye a rappelé l’engagement commun de l’UA à façonner une Afrique résiliente et dynamique, soulignant que les jeunes Africains, représentant plus de 60 % de la population, sont non seulement l’avenir mais aussi le présent du continent. Il a également insisté sur la nécessité d’une éducation inclusive et de qualité, en particulier pour les jeunes filles et les communautés rurales, afin de briser les cycles de pauvreté.

Le Président Faye a par ailleurs invité les chefs d’État africains à unir leurs forces pour bâtir une économie capable de retenir nos talents et répondre aux aspirations de notre jeunesse.

 

La géopolitique régionale du Sénégal: politique d’équilibre entre la CEDEAO et l’AES- (Par Dr. Paul KANANURA)

Avec une position géostratégique entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques, le Sénégal est une porte d’entrée en Afrique de l’Ouest, ce qui lui confère une responsabilité géopolitique régionale particulière. C’est aussi un pays émergent de l’Afrique avec une vision politique de rupture systémique, une ambition géopolitique continentale et une volonté d’influence internationale.

La géopolitique du Sénégal est très délicate entre l’idéologie du panafricanisme et la doctrine de rupture du couple exécutif (Président et Premier ministre), l’intérêt national, le respect des engagements régionaux et internationaux souscrits par le pays. La création du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères annonce l’orientation géostratégique du pays qui prône la politique d’équilibre entre les intérêts vitaux du Sénégal et ses engagements internationaux.

Pour mieux cerner la géopolitique régionale du Sénégal, nous allons explorer la vision panafricaine du parti au pouvoir et la politique de rupture systémique qui orientent le positionnement stratégique du pays en fonction des intérêts et des engagements internationaux.

PASTEF : laboratoire du panafricanisme et de rupture, promu au rang de gouvernance nationale par le peuple sénégalais.

Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) est un parti politique sénégalais fondé en 2014 par des jeunes cadres de l’administration sénégalaise, du secteur privé, des professions libérales, des milieux enseignants et des hommes d’affaires dont la majorité était novice en politique, mais ayant déjà partagé des combats de jeunesse avec des batailles gagnantes à l’école et dans la haute administration. D’où la rupture systémique dans la philosophie politique nationale et la vision du monde, basée essentiellement sur une forte dépendance-soumission extérieure nuisible aux intérêts du peuple. Cette dynamique s’est transformée en parti politique avec une devise révélatrice du courage politique : « le don de soi pour la Patrie », et M. Ousmane Sonko deviendra le président charismatique et  M. Bassirou Diomaye Faye en sera le Secrétaire général et gardien du temple.

En 10 ans seulement, le peuple sénégalais a confié les clés de son avec aux PASTEF, une start-up politique à success-story qui vend le patriotisme, le panafricanisme et la rupture systémique.

Le parti du patriotisme et du panafricanisme assumés

Le PASTEF assume ses positions de rupture :

– Le patriotisme économique et social, et le panafricanisme des outils juridiques et institutionnels sont guidés par l’éthique et la transparence au service de la communauté,

– Le « Projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère » repose sur une vision du patriotisme et un nouveau référentiel politique de gouvernance transparence et transformation systémique,

– La promotion de la justice redistributive dans la production des normes de dignité humaine et de sécurité humaine,

– Le renforcement des institutions panafricaines pour pallier à la gouvernance défaillante des Etats et des organisations régionales afin d’augmenter une résilience collective pour affronter les défis asymétriques,

– Le plaidoyer pour une coordination renforcée entre les acteurs africains et internationaux pour des partenariats gagnant-gagnant,

– La véritable indépendance passe par une rupture complète avec toute forme d’influence militaire étrangère. La quête de souveraineté et la question des bases militaires étrangères sont des sujets clés et préoccupants pour la jeunesse africaine,

– L’affirmation de l’autonomie stratégique de l’Afrique dans les affaires mondiales.

Le couple exécutif : architecte de la rupture qui séduit les Sénégalais

La vision politique du PASTEF est plébiscitée par le Peuple sénégalais :

–         Le Peuple sénégalais a choisi l’alternance et la souveraineté pour consolider le modèle de stabilité politique, démocratique et géopolitique de la nation,

–         La rupture systémique devient une nouvelle philosophie de la gouvernance sénégalaise, régionale, continentale et internationale,

– La responsabilité panafricaine à travers le discours cohérent du couple de l’exécutif séduit les Sénégalais, les Africains et certains partenaires, adeptes du respect de la parole donnée,

– La politique sénégalaise donne au peuple et aux partenaires la caution de la maîtrise et l’effectivité de l’art de la gouvernance avec un pacte national prospectif, une croissance économique raisonnable et une compétitivité basée sur la transformation des produits locaux,

–  La nouvelle génération des politiques née après des indépendances avec des idées innovantes et qualitatives d’une rupture profonde avec le passé pour prôner la diversification des partenariats sur la base d’intérêt commun et de réciprocité.

Le monde subit une mutation géopolitique majeure et le Sénégal vit une nouvelle ère politique. La vision idéologique du PASTEF s’inscrit dans une volonté de construire une gouvernance de rupture, plus efficace et plus proche des attentes des citoyens. Au lieu de subir des contraintes géopolitiques qui limitent la sphère de la souveraineté, la théorie de rupture systémique vise à façonner des règles nationales, régionales, continentales et mondiales pour devenir des acteurs du jeu géostratégique.

La géopolitique régionale dictée par l’intérêt et les engagements du Sénégal

Avec la création de l’AES, les conséquences et les incertitudes politiques, diplomatiques, économiques et sécuritaires qui secouent la région ouest-africaine obligent le Sénégal à déterminer sa politique régionale en fonction des intérêts nationaux et des engagements internationaux. La divergence d’intégration politique et de souveraineté économique entre les Etats du Sahel et les pays ouest-africains entraîne le Sénégal vers une géopolitique d’équilibre, car le désaccord sur les questions de l’indépendance régionale et de la politique monétaire est au centre de la politique de rupture systémique.

L’intérêt régional avec la CEDEAO

La géopolitique internationale favorise le positionnement du Sénégal dans la CEDEAO :

–         Le Sénégal est un pays fondateur de la CEDEAO dont l’intégration régionale est fragilisée par le revirement géostratégique et le retrait de trois pays de l’AES,

–         Le Sénégal est un des pays influents de la CEDEAO dont la présence est indispensable pour les partenaires,

– La politique active du Sénégal dans les organisations régionales et internationales,

– L’influence diplomatique du Sénégal au niveau africain et international, oblige le pays à rester actif dans la CEDEAO avec une volonté d’impulser une dynamique de coopération avec l’AES.

L’intérêt géoéconomique et sécuritaire avec l’AES

Les intérêts vitaux obligent le Sénégal à coopérer avec l’AES :

–         L’AES : arrière-pays du port de Dakar (zone d’influence et d’attraction économique du Mali) : le Sénégal a été impacté par les sanctions de la CEDEAO (au profit des ports du Togo et de Guinée),

–         Le défi de prévention du terrorisme et de lutte contre le djihadisme (pour harmoniser des défenses nationales avec les exigences d’une coopération régionale efficace pour anticiper la métastase de l’extrémisme violent et du terrorisme),

– Sénégal, un îlot de stabilité sur l’axe horizontal de fragilité (Sahel) et l’axe vertical de pauvreté (sources d’insécurité, d’extrémisme violent et du terrorisme) avec une stratégie de défense des frontières face aux vulnérabilités géopolitiques,

–         Le Sahel, avec plusieurs groupes armés non étatiques et terroristes, dont certains terroristes d’origine sénégalaise, oblige le Sénégal à développer des coopérations sécuritaires avec l’AES pour endiguer la menace et les violences terroristes.

La politique d’équilibre entre la CEDEAO et l’AES

La politique d’équilibre régional du Sénégal bénéficie des éléments favorables :

–         Le Sénégal est le seul membre fondateur de la CEDEAO qui peut gérer efficacement les prémices de la fragmentation régionale,

–         La vision d’indépendance partagée avec l’AES pour repenser la sécurité sous le prisme de la souveraineté,

–      L’AES perçoit la CEDEAO comme un instrument aux mains des puissances occidentales, une menace pour leur souveraineté et une entité qui a dévié de son idéal panafricaniste d’origine, préférant défendre des chefs d’État et des occidentaux plutôt que les aspirations de leurs populations. Le retour semble difficile, voire impossible. Mais cela ne veut pas dire que ces deux entités ne puissent pas cohabiter et travailler pour le bien-être de leurs populations respectives. Cela positionne le Sénégal dans une perspective de jouer le rôle de médiateur,

– Sur le plan des relations commerciales, le soutien du Togo et de la Guinée Conakry à l’AES dans sa confrontation avec la CEDEAO et ses alliés occidentaux pourrait conduire à des accords bilatéraux dont le Sénégal serait le grand bénéficiaire,

– Légitimité des hautes autorités sénégalaises pour mettre en place des mécanismes de « diplomatie alternative » de gestion de différente vision communautaire pour construire une attente de coopération régionale entre les deux entités.

La réaffirmation de la souveraineté orientée le Sénégal vers le Sahel

Quelques évidences qui plaident pour le rapprochement géostratégique entre le Sénégal et la Confédération des Etats du Sahel :

–         Le défi de souveraineté avec la reprise en main du destin sécuritaire, politique et économique en rupture avec la dépendance extérieure,

–         La posture politique de rupture systémique qui rejoint les aspirations souverainistes des peuples du Sahel avec le refus des modèles inadaptés aux réalités africaines pour promouvoir des politiques publiques répondant aux besoins réels des populations,

–      Le débat sur la fin du franc CFA avec l’épineuse question de l’articulation entre la souveraineté monétaire « partagée » (UMOA) et la capacité de pilotage économique national (fédéralisme monétaire et balkanisation économique des Etats-nations),

–       La décision du gouvernement sénégalais de renégocier les contrats pétroliers et gaziers rejoint les motivations économiques, industrielles et géopolitiques de l’AES de déterminer la richesse des ressources naturelles et la politique de transformation des matières premières pour créer de la valeur et des emplois,

–         La vision panafricaniste de l’indépendance, de responsabilité collective et des libertés avec la question de souveraineté monétaire en filigrane de cohérence stratégique de transformation économique,

–         Du Sénégal au Tchad : un continuum des souverainetés du Sahel, conforté par la simultanéité de l’annonce sénégalaise et tchadienne de rupture des accords militaires avec la France. Cela augure des perspectives d’une nouvelle doctrine de coopération militaire avec un reformatage stratégique qui intègre de nouveaux partenaires sécuritaires sans une approche de changement de maître.

L’AES se positionne comme une réponse audacieuse à la complexité, aux incertitudes et aux vulnérabilités auxquelles l’Afrique doit faire face collectivement pour répondre aux nouveaux défis mondiaux.

Elle dépasse le cadre théorique d’intégration régionale, basé sur l’insertion des États dans l’économie mondiale, pour épouser l’idée d’une coordination des systèmes étatiques pour former une nouvelle entité viable politiquement, sécuritairement, économiquement, socialement et géopolitiquement. Cette dynamique confédérative dépasse largement le cadre stratégique du développement des échanges pour imposer une rupture des paradigmes économiques et des relations internationales, reposée sur des intérêts vitaux, des éléments de rapport de puissance et de partenariat gagnant-gagnant. Les autorités sénégalaises partagent largement cette vision à travers la philosophie de rupture systémique, qui permet de repenser l’intégration africaine en dehors des logiques héritées des frontières coloniales pour épouser des réalités culturelles et historiques, tout en tenant compte des spécificités régionales.

Conclusion

Les Etats africains ont le droit et la responsabilité de prendre des décisions autonomes pour garantir la sécurité, le développement et le bien-être de leurs populations. Cela peut impliquer la recherche des coopérations et partenariats bilatéraux, régionaux ou internationaux respectueux des souverainetés.

Le Sénégal dispose des atouts géopolitiques et géostratégiques, confortés par la découverte et l’exploitation d’énormes gisements de gaz et de pétrole, pour séduire des partenaires diversifiés et pour jouer efficacement un rôle régional de locomotive.

La géopolitique de l’hinterland, la politique géoéconomique, la fragmentation régionale, l’incertitude qui plane sur la CEDEAO et le panafricanisme orientent le Sénégal vers la dynamique des souverainetés du Sahel. Sa capacité de gouvernance et de développement pour assurer la stabilité nationale permettra d’assumer de nouvelles responsabilités régionales dans une grande vision panafricaine.

Dr. Paul KANANURA, Président de l’Institut AFRIKA

 

« Renforcer la culture qualité au Sénégal: Le rôle clé des associations de consommateurs »

Par Cheikh Seck NDONG

« Le Sénégal, à l’instar des autres pays de la CEDEAO, a adopté une Politique Nationale de la Qualité. Celle-ci traduit l’engagement du pays à renforcer les règlements techniques nécessaires pour préserver notre économie, protéger notre environnement, garantir la santé et la sécurité des consommateurs. »- Entretien avec Ibrahima Dramé, président de l’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal sur le renforcement de la culture qualité au Sénégal. 

Vidéo et Image: Mouhamed FICOU

Quel rôle principal joue votre association dans la promotion de la culture qualité au Sénégal, notamment dans la mise en œuvre de la PNQ ?

« Le rôle des consommateurs dans cette politique consiste avant tout à renforcer les associations de consommateurs et à promouvoir les normes de qualité. Ces associations collaborent étroitement avec l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) pour diffuser la culture qualité au Sénégal. »

Quelles sont les principales difficultés rencontrées dans la sensibilisation et la promotion des normes de qualité ?

« La première difficulté réside dans le renforcement des capacités. Les associations de consommateurs doivent bénéficier d’une formation solide, en particulier sur les normes de qualité. La deuxième difficulté est d’ordre financier. Pour mettre en œuvre efficacement cette politique, les associations ont besoin d’un accompagnement financier pour sensibiliser les acteurs et porter cette politique à leur attention. »

Comment collaborez-vous avec les autorités publiques et les entreprises pour garantir la sécurité sanitaire des aliments et la qualité des services publics ?

« Nous travaillons en étroite collaboration avec les structures de l’État. Lorsqu’un consommateur formule une réclamation, nous transmettons rapidement les informations à la division de la consommation ou au service d’hygiène, entre autres. Nous collaborons également avec les services de l’élevage pour les produits comme la viande. Ces interactions régulières nous permettent de résoudre des problématiques concrètes liées à la qualité des produits alimentaires. »

Quelles actions concrètes espérez-vous voir mises en œuvre à l’issue de cet atelier ?

« Le deuxième jour de cet atelier sera consacré à l’élaboration d’un plan d’action axé sur l’IEC (Information, Éducation et Communication). Ce plan devra couvrir l’ensemble du territoire, en intégrant les acteurs de la distribution, de l’artisanat et des services. L’objectif est de pallier le déficit de culture qualité dans notre pays, où la qualité des produits sur les marchés laisse parfois à désirer. »

Quel est l’apport de l’ASN dans l’accompagnement des associations de consommateurs ?

« L’ASN joue un rôle central en élaborant les normes et en coordonnant les activités dans le cadre de la PNQ. Elle est un partenaire incontournable des associations de consommateurs. Je tiens à saluer son implication continue et les nombreuses initiatives qu’elle a menées en partenariat avec nous. Ce travail commun, qui dure depuis des années, a permis de renforcer la culture qualité au Sénégal. »

 

La famille de Birame Diakhère Faye du Sine: Héritage et responsabilités- (Par Babou Biram Faye)

COIN D’HISTOIRE

Les rois du Sine portant le patronyme Faye trouvent leur origine dans la prestigieuse lignée de Birame Diakhere Faye, un grand lutteur du village de Djilakh dans le Jeguem (actuel Ndiaganiao et environs), Bougar Birame Faye, communément appelé Biram Diakhere (jaaxeer ou jaxaar pour les sérères du Jeguem, jaaxdeer, signifie, qui ne s’inquiète nullement pas).

C’est pourquoi, d’ailleurs, les Faye de Mbine Biram Diakhère ont pour bakk « Biram damu koor, a damin’o ndet, a badiali’ne ». Traduit littéralement en français, ça donne « Biram (lutteur), a pris un homme, l’a ceinturé et l’a terrassé ».

Le lutteur, Bougar Birame Faye, champion du Jeguem s’unit, alors, à Tening Diome, nièce   de Meissa Waly Mané, premier roi du Sine, connu également sous le nom de Melissa Waly Dione. De cette union sont issus Tassé Faye et Wagane Faye, deux figures emblématiques de l’histoire du Sine.

Tassé Faye, petit-fils de Meissa Waly Dione, fut le premier roi sérère du Sine et transféra la capitale a Ndiole Mangane, actuellement, dans la commune de Ngueniene. Son règne, bien que bref, marqua l’histoire avant qu’il ne soit tragiquement emporté par la morsure d’un serpent, un jour de Tabaski. Son frère, Wagane Faye (WaganeTening Diome), reprit le flambeau et marqua l’histoire en retournant la capitale à Mbissel, avant de la retransférer de Mbissel à Ndiongolor, guidé par le fangol (esprit) Kangher.

De Tassé Faye à Birame Codou, dit Sanemone Faye, tous les rois portant le patronyme Faye étaient des descendants de Birame Diakhere. Ces souverains étaient reconnus pour leur bravoure, leur courage, leur honnêteté et leur sens aigu de la justice. Ces qualités faisaient d’eux des piliers de la société sérère et des modèles d’intégrité.

 La responsabilité des descendants

Être descendant de Birame Diakhere et des rois Faye n’est pas une simple question de filiation biologique, mais avant tout un devoir d’esprit et de conscience. L’héritage n’est pas seulement une affaire de sang, mais de perpétuation des valeurs transmises par ces illustres aïeux.

Nous, les descendants, avons la responsabilité de nous hisser à la hauteur de cet héritage, voire de le surpasser. La bravoure, la justice et l’intégrité, qui furent les marques de fabrique des rois Faye, doivent continuer d’être des piliers pour nous, leurs successeurs.

Le plus grand hommage que nous, les héritiers de Birame Diakhere et des rois Faye, pouvons offrir à nos ancêtres, est de préserver ces valeurs, de les incarner et de les transmettre aux générations futures. Ainsi, nous perpétuerons l’esprit de ces figures légendaires tout en écrivant de nouvelles pages glorieuses de l’histoire de la famille Faye et du Sine.

Qu’Allah veille sur notre famille.

Excellente journée à tous.

Fraternellement votre.

 Babou Biram Faye

Festival Kom Kom de Ziguinchor: La 17e édition du 20 au 22 décembre 2024

Par Mohamadou SAGNE

Ziguinchor: La capitale du sud va abriter du 20 au 22 décembre 2024, la 17e édition du festival « Kom-Kom ».  L’initiative est de l’association: « Goorgoorlou Kom Kom » qui s’est inspirée depuis 2008 sous la supervision technique du bureau d’études: «Bs- Développement», de la charte fondamentale de la  constitution du Sénégal et des différentes politiques publiques mises en œuvre successivement par les différents présidents de l’indépendance à nos jours.

Et, pour le promoteur principal, Mr Khalifa Drame et son association Gorgorlou, « la décision de mettre en place un événement structurant et impactant, répond aux préoccupations de création d’entreprises viables, de valeurs ajoutées, de richesses, d’emplois décents, la préservation et la valorisation de notre patrimoine culturel à travers l’opérationnalisation de l’approche Grappe qui permet l’articulation des secteurs prioritaires que sont : le tourisme, les industries créatives et culturelles, l’artisanat et l’environnement ».

Toutefois, il s’agit en vérité de voir et de trouver tous les voies et moyens d’articuler ces secteurs dans une logique de complémentarité et de transversalité au sein d’un cadre de synergie, de mutualisation des moyens de performances économiques, sociales et environnementales. Et pour permettre de faciliter la génération de valeurs ajoutées, de richesses et d’emplois.

Ainsi, selon Mr Drame, « le festival et son projet Koom koom est ce cadre fédérateur car incubant à la fois le contenant et le contenu à travers une large inclusion des acteurs de la Grappe TICAE. Le tourisme culturel en évolution constante est une forme d’activité pour laquelle la motivation essentielle du visiteur est d’apprendre, de découvrir, d’expérimenter et de consommer les attractions et produits culturels, matériels et immatériels d’une destination touristique ».

L’écotourisme, thème principal de l’édition 2024

Pour cette édition 2024, le thème principal du festival est: « l’écotourisme » et dont la conférence inaugurale va porter sur: « l’écotourisme et ses impacts dans le développement du tourisme et de l’économie ».

Un sujet qui englobe toutes les formes de culture y compris les expressions culturelles contemporaines, les formes de patrimoine culturel, et naturel que la presse, les médias sociaux et professionnels TICAE, les universitaires du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau et d’Europe auront l’occasion de découvrir pendant l’éduc-tours ou voyage organisé à  cet effet durant toute la durée du festival.

Il est aussi prévu un forum scientifique comprenant, entre autres activités, des ateliers et rencontre à l’endroit des autorités, des professionnels, des opérateurs et autres partenaires en vue d’améliorer les échanges et renforcer les partenariats au niveau local, national et international. A côté, il est prévu un concours de gastronomie pour la promotion de la gastronomie et l’amélioration de l’offre touristique.

Partenariat avec le Ministère de la famille et des Solidarités

Mais la grande innovation pour cette édition 2024 du festival Kom Kom c’est le forum sur: « Automatisation économique durable des femmes » que compte organiser l’association Gorgorlou en partenariat avec le Ministère de la Famille et des Solidarités. Un forum dont la cérémonie d’ouverture sera présidée par Mme la Ministre de la famille et des solidarités qui sera suivie de la conférence inaugurale et les échanges entre experts, acteurs professionnels et groupements de femmes. Il est également prévu dans ce cadre des ateliers et panels sur des thèmes divers et variés qui ne manqueront pas d’intérêts pour les participants. Notamment: sur les « Mécanismes financiers d’autonomisation, contraintes et recommandations », les « mécanismes de promotion et de commercialisation des produits des femmes », la « Contribution de la Casamance à la promotion de la ZLECAF », la « calebasse et ses différentes facettes : « la femme dans la perpétuation du legs ancestral », les « Solidarités » et le « leadership des femmes / Formulation et management de projets » et les « migrations », entre autres.

Reproduire le modèle dans les six pôles touristiques du Sénégal

Mais, il faut le souligner, l’ambition de l’association Goorgoorlou Koom koom est de reproduire le modèle dans les six pôles touristiques du Sénégal et même de l’exporter dans les pays de la CEDEAO. « C’est pourquoi nous comptons en partenariat avec le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, mobiliser l’Administration régionale du tourisme, les Directeurs de centres culturels, les agences de voyages et du tourisme, les présidents de chambre des métiers, les ministères, agences, directions et organisations de la grappe TICAE, les acteurs publics et privés de la CEDEAO autour du thème du Tourisme durable », à indiqué Khalifa Drame le président de Gorgorlou. Selon lui, « il convient de discuter sur: Comment opérer une jonction des différents agendas touristiques, culturels des pays de la sous-région : Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée, Mali pour promouvoir un territoire touristique plus large et plus attractif en termes de diversification des offres mais également de voir comment une meilleure valorisation des Industries créatives (IC) peut- elle booster le tourisme et le rendre plus inclusif, plus durable et plus profitable aux acteurs et populations ».

Le festival Kom Kom, ce sera aussi l’organisation de plateaux artistiques, véritable  cadre d’expositions culturelles et artistiques, de communication et de promotion de la diversité culturelle au village du festival de la place « Bambaya » de Ziguinchor. Le marché des arts où vont se rencontrer toute la durée du festival, artistes contemporains et traditionnels, promoteurs, producteurs, diffuseurs, techniciens autour d’un plateau traditionnel avec une animation assurée par des groupes traditionnels de plusieurs terroirs, groupes ethnolinguistiques, d’associations culturelles des terroirs.

Le défilé de mode animé par plusieurs créateurs de mode et stylistes, le carnaval des cultures et des diversités qui propose une parade à ciel ouvert regroupant des centaines d’artistes, d’acteurs sociaux culturels, d’associations, de protection de l’environnement, c’est tout cela le festival Kom Kom de Ziguinchor, cadre approprié de communion et de promotion du Vivre ensemble.

 

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