jeudi, septembre 10, 2026
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Impact et héritage des JOJ Dakar 2026: Non monsieur l’ex-Maire vous avez manqué l’unique occasion de vous mettre en évidence!

En suivant les récentes sorties médiatiques l’ex maire de la Ville de Dakar, Barthélémy Toyes Dias, sur l’héritage de Paris 2024, le comparant aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, je me suis rendu compte que l’ex édile de Dakar n’a rien compris de ce que doit être l’impact et l’héritage des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Il a fallu qu’il soit déchu de ses casquettes de député à l’Assemblée nationale d’abord et ensuite de Maire de Dakar pour s’égosiller à travers les médias sans arguments irréfutables.

Monsieur l’ex-Maire, vous devez savoir que comparaison n’est pas raison et que l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse obéit à des critères et avec une vision très claire et bien définie par le CIO. La vision des Jeux Olympiques de la Jeunesse est d’abord d’inciter les jeunes à la pratique sportive, de les encourager à adopter les valeurs olympiques et de devenir des ambassadeurs de l’olympisme. Sans compter que les JOJ ont pour mission de former et d’influencer les jeunes à jouer un rôle actif dans leur communauté.

En substance, la principale mission des Jeux Olympiques de la Jeunesse est de permettre aux jeunes d’acquérir aussi bien sur l’aire de compétition qu’en dehors, des compétences qui leur seront utiles durant leur carrière sportive et après. Les JOJ ont été créés pour inspirer et responsabiliser les jeunes. Ils sont un catalyseur d’initiatives sportives, culturelles et éducatives pour les jeunes. En outre, les JOJ se veulent être le maillon principal d’un réseau de portage pour les jeunes. C’est cela qu’on attend comme impact au sein des JOJ Dakar 2026.

Pour ce qui est de l’héritage dont vous criez à hue et à dia il faut aussi comprendre qu’aucune nouvelle installation ne devra être construite et l’utilisation d’installations existantes devra répondre aux besoins de cette organisation et il conviendra  d’utiliser en priorité les installations de capacité faible en moyenne. C’est pourquoi le COJOJ a très tôt compris la nécessité de réhabiliter les infrastructures sportives déjà  existantes comme le stade Iba Mar Diop, la Piscine Olympique le circuit des Sports Équestres de la Caserne Samba Diéry Diallo de la Gendarmerie Nationale.

L’héritage il est aussi sportif mais par comme vous l’avez crié sur tous les toits. C’est un héritage qui doit être pris en compte tout au long de la phase de planification et de la réalisation. Les JOJ offrent aux athlètes une plateforme pour concourir, apprendre et partager. Ils offrent aussi des avantages à long terme dans les domaines du sport, de la santé, de la gestion des connaissances avec le développement des compétences chez les jeunes etc…

Monsieur l’ex-maire, vous venez de rater un tournoi important sous votre magistère car les JOJ Dakar 2026 devaient être pour vous une occasion d’avoir une vision et stratégie pour la ville pour son développement durable et pour sa jeunesse. Mais malheureusement vous passiez plus de temps à l’étranger, avec plus d’un demi-milliard de frais de mission en une année, que dans votre bureau de l’hôtel de Ville. Cette organisation devait vous permettre de jouer un rôle primordial en lançant un grand nombre d’initiatives visant à faire découvrir aux jeunes de Dakar les valeurs olympiques et à faire découvrir à ces derniers des programmes d’éducation olympique dans les écoles visant à les responsabiliser à travers le sport. Heureusement que le COJOJ a trés tôt compris votre manque de vision et anticiper avec l’organisation de DAKAR EN JEUX.

Monsieur l’ex-maire, au moment où les territoires deviennent des lieux d’initiatives sportives, avec des dynamiques sportives au service des besoins de la population, la Ville de Dakar se conjuge toujours au passé. Le Sport est devenu un acteur incontournable  dans l’aménagement du territoire et vous ne l’avez pas ainsi compris. Depuis plusieurs années, les territoires sont en profonde mutation sous l’effet du mouvement progressif et continu de l’Acte # de la Décentralisation. Aujourd’hui un bon maire doit comprendre que partout dans les grandes métropoles d’Abidjan à Brazzaville en passant par la côtière on assite à une véritable recomposition territoriale qui se manifeste par le renforcement des politiques territoriales avec des collectivités territoriales qui ont plus de latitude pour concevoir et mettre en oeuvre des politiques sportives de développement local. Le sport est concerné par ces évolutions en tant que compétence optionnelle des intercommunalités, entant qu’activité contribuant à l’attractivité et au développement des territoires, surtout pour une Ville comme Dakar qui dispose de 19 communes.

Le COJOJ, par la voix de sa mission de développement a marqué son positionnement sur les questions de développement territorial en intégrant deux autres collectivités territoriales, Diamniadio et Saly dans les JOJ Dakar 2026. Monsieur l’ex-maire, j vous poserai trois interrogations.

1- Est-ce que pendant les trois ans de votre magiste1re, vous avez développé des projets sportifs de territoires ?

2- Est-ce que vous avez mis en place les collaborations  sportives effectives avec les 19 communes?

3- Est-ce que vous avez promu de nouvelles formes de favorisant la transversalité entres les acteurs du sport dakarois?

4- Quelles sont les pratiques et les réalisations sportives à Dakar ?

5- Quelles sont leurs attentes vis-à-vis du mouvement sportifs dakarois ?

Autant de questions qui méritent des réponses pour les populations dakaroises.

Monsieur l’ex-maire, après Singapour en 2010,  Nanjing en 2018 Buenos Aires (Argentine) 2018, ce sera au tour de Dakar, capitale mondiale de l’olympisme de dérouler en 2026. Et le grand mérite du Président Mamadou Diagna Ndiaye, c’est d’avoir décroché ces Jeux Olympiques de la Jeunesse pour notre cher Sénégal au moment où des pays plus côtés que le Sénégal en termes d’infrastructures avaient présenté leur candidature. Rien que cela nous devons lui rendre un très hommage mais gratitude et reconnaissance.

Monsieur l’ex-Maire de Dakar vous avez manqué l’unique occasion de vous mettre en évidence de montrer ce dont vous êtes capable. Mais au-delà de votre seule casquette de politicien sans qualification ni métier que vous êtes depuis plus quinze bonnes années, votre second métier n’est que parjure, insanités et insulte à la bouche.

Abdoulaye DIOP, Yoff

sportsetoiles@yahoo.fr

SIMA 2025: Le DG Sambou Biagui reçoit le Président de la HAMA du Tchad, pays invité d’honneur

Le Directeur Général de la Maison de la Presse Babacar Touré, M. Sambou BIAGUI a reçu en audience le Président de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel du Tchad accompagné de son directeur de cabinet.

La rencontre a été l’occasion pour M. Biagui, de revenir sur les missions de la MPBT et d’aborder quelques projets visant à accompagner les professionnels des médias, le Salon International des Médias d’Afrique (SIMA) prévue en Mai 2025 au Sénégal.

En effet, le DG souhaite une belle mobilisation des médias Tchadiens à Dakar lors de ce grand rendez-vous des acteurs de la presse et de la communication. M. Biagui veut faire d’ailleurs du Tchad le pays invité d’honneur de cette première édition
Le Président de la HAMA maitre d’oeuvre de la construction du siège de la Maison des médias du Tchad ,a salué l’accueil qui lui a été réservé avant de présenter l’Institution qu’il dirige.

Il trouve que la Maison de la Presse du Sénégal est un modèle à reproduire en Afrique et c’est la raison de sa visite à la MPBT.
La maison des médias du Tchad et la maison de la Presse du Sénégal vont signer un accord pour mutualiser leur force. Une délégation du Sénégal est attendue dans les prochains jours à N’Djamena pour finaliser ce partenariat.

Ziara Du Kaju Rajab De Sirmang: Le Khalife Cheikh Tidiane Niang appelle à une tolérance mutuelle et une solidarité collective

Par  Mohamadou Sagne

La Ziara annuelle de Sirmang a vécu lundi dernier, jour du «Kazu Rajab» célébré tous les ans dans cette cité religieuse qui a été fondée par le défunt guide religieux Serigne Mama Ansou Niang. Il a appelé à une tolérance mutuelle et une solidarité collective.

La localité est située à la frontière avec la Gambie plus précisément dans la commune de Keur Samba Gueye. De nombreux fidèles musulmans organisés en dahiras, y ont convergé pour effectuer le pèlerinage comme d’habitude et y solliciter des prières. Le nouveau Khalife Sérigne Cheikh Tidiane Niang, entouré de ses frères dont: Serigne Moustapha et Serigne Abdoul Aziz Niang, le porte-parole, pour ne citer que ceux-là, a, après avoir salué et souhaiter la bienvenue aux fidèles et à la délégation régionale conduite par l’Adjoint au Gouverneur de Fatick chargé du développement, venue représenter le Gouvernement, a tenu à remercier l’Etat à travers ses démembrements au niveau local.

Serigne Cheikh Tidiane Niang, est revenu sur l’importance de la « Ziyaar » en l’articulant à la sourate « Al Faatiha » à travers un commentaire résumé. Le Khalife s’est ensuite fondé sur les propos des officiels notamment de l’Adjoint au Gouverneur. Mais, pour la plupart, ils ont mis l’accent sur l’éducation des jeunes et pour ce faire, le Khalife de Sirmang a fait savoir selon lui, « pour réussir cette éducation, il faut impérativement effectuer un retour à l’enseignement religieux à travers les Daara et les foyers religieux. Mais, également et surtout un retour à la formation des ancêtres et non aux formes qui nous ont été imposées par l’occident à travers les droits de l’enfant ».

Le Khalife de Sirmang Cheikh Tidiane Niang, est revenu aussi sur la conjoncture difficile que les populations sont en train de vivre. Mais en citant le coran, le marabout dira que, « tout peuple n’a droit qu’à un dirigent de son image. C’est bien pourquoi, j’invite les personnes à une tolérance mutuelle, à une solidarité collective et à éviter des accusations et des poursuites non fondées mais surtout à avoir un comportement conforme aux enseignements du Coran qui sont portés par le Prophète Mouhamed SAW ».

Le Khalife a ensuite remercié les tous les frères, les parents et condisciples, en sommes tous ceux qui ont de près ou de loin, contribué à la réussite de l’événement qui a été clos par une grande soirée religieuse avec une forte présence des fidèles. Ainsi, la Ziara 2025 a vécu à Sirmang en attendant le prochain Maouloud dans le courant de l’année.

 

Audiences accordées à plusieurs ambassadeurs: Le Président El Malick Ndiaye intensifie la coopération parlementaire

Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a reçu en audience, ce mardi 28 janvier, plusieurs ambassadeurs, dans le cadre du renforcement des relations parlementaires entre le Sénégal et divers pays partenaires.

Il a d’abord accueilli l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite, Monsieur Saad Abdullah Alnofai, qui a salué la coopération parlementaire bilatérale et mis en exergue l’importance du groupe d’amitié parlementaire entre les deux nations. Le Président Ndiaye a souligné la nécessité de consolider ces liens par des projets communs et des investissements saoudiens au Sénégal.

Ensuite, l’Ambassadeur de Tunisie, Monsieur Rachid Saidani, a félicité le Sénégal pour sa stabilité politique et a proposé la création d’un groupe d’amitié parlementaire tuniso-sénégalais. Le Président Ndiaye a rappelé l’histoire des relations entre les deux pays, insistant sur l’importance de développer de nouveaux axes de coopération.

Puis, l’Ambassadeur du Maroc, Monsieur Hassan Naciri, a évoqué les relations “sacrées” qui unissent le Sénégal et le Maroc, tout en insistant sur le rôle de la diplomatie parlementaire dans leur consolidation. Le Président Ndiaye a, pour sa part, mis en avant les dimensions spirituelle et culturelle de cette coopération.

Enfin, l’Ambassadeur d’Allemagne, Monsieur Sönke Siemon, a exprimé sa volonté de renforcer les liens bilatéraux à travers une coopération parlementaire accrue, tout en soulignant le soutien de l’Allemagne aux initiatives politiques et économiques du Sénégal. Le Président Ndiaye a évoqué les réformes en cours au sein du Parlement sénégalais et a insisté sur des priorités telles que la bonne gouvernance et la participation citoyenne.

Toutes les parties se sont engagées à intensifier la coopération parlementaire, favorisant ainsi une meilleure entente et des actions communes au bénéfice de leurs nations respectives.

8e Conférence du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias: Le ministre Alioune Sall présente la feuille de route du Sénégal

A. L. Ndiaye (avec En Relief) 

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), M. Alioune Sall, a procédé, sur invitation du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), à la clôture de la 8e conférence du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM), qui s’est tenue du 27 au 28 janvier à Dakar.

Lors de son allocution de clôture, M. Sall a présenté la feuille de route du Sénégal en déclarant : « Le gouvernement du Sénégal, à l’ère du New Deal Technologique, adossé à la Stratégie Nationale de Développement (SND 2025) et arrimé à l’Agenda de Transformation Vision 2050, s’est résolument engagé à apporter des innovations dans la régulation des médias. » Il a également remercié les présidents et chefs de délégation ayant par- ticipé à une session de travail organisée par le MCTN en marge de la conférence, destinée à explorer des modèles comparés de régulation à l’ère du numérique.

Placée sous le thème: «Poursuivre le dialogue entre les régulateurs et les plateformes numériques», cette 8e conférence a permis au MCTN et au CNRA de rassembler les présidents des autorités de régulation et les acteurs des médias sénégalais pour réfléchir aux meilleures pratiques en matière de régulation face aux plateformes digitales. Selon M. Mamadou Oumar Ndiaye, président du CNRA :

« Le Sénégal entend aujourd’hui accélérer les réformes pour élargir les compétences de la future instance de régulation aux plateformes numériques, mais aussi à la presse écrite et en ligne, en ren- forçant les ressources et les moyens dont elle disposera. »

Lors de cette session, Mme Latifa Akharbach, présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc, a présenté le modèle marocain, soulignant une régulation inclusive et respectueuse des principes de liberté d’expression et de presse. De son côté, M. Bourgoin René, président de la HACA de Côte d’Ivoire, a insisté sur l’importance d’une régulation adaptée, non con- traignante, mais conforme aux normes de la communication et à la diversité culturelle et média- tique. M. Roch-Olivier Maistre, président de l’ARCOM en France, a évoqué l’expérience française, où des outils technologiques permettent de surveiller et d’encadrer les contenus en ligne et sur les réseaux sociaux.

Présent à la rencontre, M. Bamba Kassé, président du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS), a salué cet engagement du gouvernement en déclar- ant : « Depuis cinq ans, nous nous battons pour un respect effectif des lois concernant les médias. Nous sommes heureux de constater aujourd’hui que l’État du Sénégal prend les mesures néces- saires pour assainir et réguler le secteur. »

La session de travail organisée par le MCTN et le CNRA constitue une étape essentielle dans la mise en œuvre d’une régulation inclusive, concertée et adaptée aux réalités numériques. En collaboration avec des acteurs comme le CAP (APPEL, CDEPS, CJRS, CORED, SYNPICS, UNPJS, URAC), les organes de gouvernance (CORED, CCNP), le CESTI, et la Commission Scientifique des Assises des Médias, le gou- vernement entend garantir un environnement médiatique pluriel et responsable.

En conclusion, M. Alioune Sall a exprimé sa volonté d’adopter une approche régionale pour répondre aux défis des plateformes digitales : « Nous avons l’obligation de faire face aux dérives en ligne et de nous doter d’outils sophistiqués pour protéger nos populations. Il s’agit de porter une réflexion sous-régionale pour relever les défis liés à la régulation des médias face au phénomène de la désin- formation en ligne. »

Le Sénégal assure désormais la présidence du REFRAM à travers M. Mamadou Oumar Ndiaye et am- bitionne de consolider son leadership en matière de régulation des médias dans l’espace franco- phone. Cette conférence offre une plateforme d’échange unique pour améliorer les mécanismes de régulation à l’ère numérique et promouvoir des réformes adaptées aux évolutions technologiques.

 

Politique de jeunesse et d’émigration: La fuite en avant du régime de PASTEF? (Par Babou Biram FAYE)

Le récent communiqué du Secrétariat d’État aux Sénégalais de l’Extérieur, rattaché au Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères, met en lumière une réalité préoccupante: la mise en place d’une plateforme numérique pour organiser la migration circulaire des ouvriers agricoles sénégalais vers l’Espagne. Si cette mesure vise officiellement à encadrer et sécuriser l’émigration temporaire, elle soulève néanmoins des questions fondamentales sur la politique de jeunesse du gouvernement de PASTEF.

L’émigration saisonnière : une solution ou un aveu d’échec ?

Face au chômage de masse et à l’émigration irrégulière, l’exécutif semble privilégier une solution à court terme : envoyer les jeunes Sénégalais travailler dans la cueillette des fruits et légumes en Espagne pour une durée de six mois. Mais,  est-ce vraiment, une réponse durable au manque d’emplois ?

Le Sénégal dispose d’énormes potentialités agricoles : des terres fertiles, une abondance de ressources en eau et un climat favorable à l’agriculture. Pourtant, au lieu de créer des emplois agricoles nationaux, le gouvernement semble cautionner un exode temporaire de la jeunesse vers l’étranger. Pourquoi ces jeunes, prêts à aller vendre leur force de travail en Espagne, ne seraient- ils pas capables de produire, eux-mêmes, au Sénégal si l’État leur offrait les moyens nécessaires ?

Des projets de jeunesse constamment relégués aux oubliettes

L’histoire du Sénégal est jalonnée de programmes d’emploi des jeunes qui, malgré de belles promesses, se sont souvent soldés par des échecs :Opération Maitrisards sous Senghor, FNPJ (Fonds National pour la Promotion de la Jeunesse) sous Abdou Diouf, ANPEJ (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes) sous Wade et Macky Sall.

Toutes ces initiatives, bien que pertinentes sur le papier, ont souffert d’un manque de suivi, de mauvaise gouvernance et parfois, de détournements de fonds. Aujourd’hui, le régime de PASTEF semble lui aussi reprendre des conventions et accords déjà existants, sans véritable innovation, ni vision stratégique adaptée aux défis actuels.

Un pays qui repousse sa jeunesse : un danger pour la souveraineté

L’image d’un Sénégal où la jeunesse se bat pour quitter le pays est désastreuse. Ce phénomène témoigne d’un malaise profond et d’une perte de confiance dans la capacité de l’État à offrir des perspectives d’avenir.

Un gouvernement qui se veut souverainiste ne peut se réjouir de voir ses jeunes préférer l’exil à l’engagement national.

La montée du désespoir parmi la jeunesse pousse certains à des comportements suicidaires en tentant la traversée périlleuse de l’Atlantique. D’autres, moins téméraires, attendent des opportunités d’émigration légale. Ce constat alarmant devrait inciter les autorités à revoir en profondeur leur approche en matière de politiques publiques.

Autre constat : il y a un paradoxe, du reste, frappant : le taux de chômage est,  actuellement, encore beaucoup plus élevé en Europe qu’au Sénégal et en Afrique.

En 2024, le taux de chômage en Espagne a atteint 10,6 %, le plus bas depuis 2008, mais, reste l’un des plus élevés de l’Union européenne, où la moyenne est de 5,9 %.  Au Sénégal, le taux de chômage est estimé à 20,3 % au troisième trimestre 2024, en légère hausse par rapport aux 19,5 % du trimestre précédent.

Par ailleurs, le Sénégal dispose de 3,8 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 65 % sont cultivés, et les terres irrigables ne sont utilisées qu’à 30 %.  En comparaison, l’Espagne, avec une superficie totale de 505 990 km², consacre environ 36,6 % de ses terres à l’agriculture.

Pourquoi l’État ne met-il pas en place un véritable plan d’aménagement du territoire et de développement agricole, qui permettrait aux jeunes de travailler sur place, plutôt que de les pousser vers l’exil temporaire ou définitif ?

Vers une refonte des politiques de jeunesse : quelles solutions ?

Plutôt que de miser sur l’émigration comme soupape de décompression, le gouvernement doit initier des réformes structurelles axées sur l’éducation et la formation professionnelle, en lien avec les besoins du marché local, l’entrepreneuriat des jeunes, avec des financements et un accompagnement adaptés et une révolution agricole, permettant aux jeunes de travailler et d’investir dans leur propre pays, l’exploitation rationnelle de nos ressources naturelles, pour créer des emplois industriels et agricoles à forte valeur ajoutée.

Le Sénégal doit devenir un hub de développement endogène, où la jeunesse trouve sa place et son avenir.

Sans cette entreprise de refonte profonde de la politique de jeunesse, toute stratégie ne sera qu’un rafistolage voué à l’échec, un pansement sur une plaie béante.

Il est, donc, temps que les dirigeants cessent de chercher des solutions à l’extérieur et investissent enfin dans le potentiel du Sénégal et de son peuple.

En vérité, ce qui s’est passé devant les locaux des centres d’inscription pour un voyage d’illusion en Espagne est une honte pour tous les gouvernants qui se sont succédé à la tête du Sénégal.

De l’indépendance à nos jours.

BBF

 

 

DPG de Monsieur Le Premier Ministre: La Santé Communautaire; la grande oubliée.

Le vendredi 27 décembre 2024, le Premier Ministre, a fait sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l’Assemblée Nationale pour décliner les orientations, indications et priorités des actions appelées à être mises en œuvre pour le développement socio-économique du pays entre 2025 et 2029.

La DPG a évoqué plusieurs domaines importants de la vie socio-économique.

Concernant la Santé, hissée au rang de droit fondamental par notre Constitution, considérée par ailleurs comme une condition essentielle de la croissance nécessaire au développement et un facteur d’équilibre social, la DPG, bien qu’abordant des aspects importants du secteur, a occulté un pan stratégique pour faire face aux inégalités du système de santé, à la prévention et promotion, mais surtout améliorer la gouvernance, la qualité et la disponibilité de l’offre de services sans discrimination et à des coûts accessibles : la Santé Communautaire.

La santé communautaire est, par essence, une dimension essentielle de la santé publique. Elle consiste en une responsabilisation judicieuse des communautés, en tant qu’actrices bénéficiaires, dans un esprit d’indépendance et d’autodétermination, pour satisfaire leurs propres besoins de santé.

Dans le contexte sénégalais, la santé communautaire est une approche de résolution des problèmes de santé, fondée sur l’engagement et la participation active des communautés. Elle intègre des services de santé préventifs, promotionnels, curatifs et ré adaptatifs destinés aux communautés et délivrés en étroite collaboration avec les communautés elles-mêmes sous la supervision du personnel de santé publique.Elle vise à étendre les prestations sanitaires à la périphérie géographique et sociale du pays, structure et renforce la gouvernance sanitaire et le partenariat entre les communautés et les structures de santé. C’est donc dire que nos communautés sont à la fois bénéficiaires et acteurs de la promotion de leur propre santé.

La Conférence internationale sur les Soins de Santé primaires et les Systèmes de Santé en Afrique, tenue à Ouagadougou (Burkina Faso) en avril 2008, avait réaffirmé les principes de la Déclaration d’Alma-Ata de septembre 1978, en particulier pour ce qui est de la santé en tant que droit humain fondamental et de la responsabilité incombant aux gouvernements de veiller à la santé de leurs populations, confirmé après par celle d’Astana (Kazakhstan) d’octobre 2018.

La Conférence avait souligné la nécessité de s’attaquer aux déterminants sociaux en Afrique, en particulier dans les milieux pauvres en ressources où les inégalités en matière de santé et les problèmes d’accès aux soins de santé sont plus graves en vue de maintenir un équilibre approprié entre soins promotionnels, préventifs, curatifs et réadaptatifs . C’est pourquoi, la santé communautaire, devra s’appliquer selon ces dispositions, sur les principes fondamentaux des soins de santé primaires. La santé communautaire fait partie intégrante de la santé publique, et constitue en son sein un pilier non négligeable et une approche efficace pour promouvoir la santé individuelle et collective. Et de ce fait, elle devient un soutien fort de l’axe stratégique 3 de l’Agenda National de Transformation du Sénégal 2050 : Un capital humain de qualité et une forte équité sociale.

Le discours du Premier Ministre, dans son volet « Santé », expose les ambitions et les priorités des nouvelles autorités, mettant en lumière le besoin de continuité et de changement. A l’analyse, les constats suivants sont relevés :

  • Une forte tendance à une médicalisation du secteur. Or, la santé ne se limite pas uniquement à une prise en charge de la maladie.
  • Une politique de santé administrée de façon verticale, occultant les domaines de la

prévention et de la promotion.

  • Une absence de définition claire d’actions pour agir sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux comme moyens de réduction des inégalités en santé.
  • La non définition de la place du niveau communautaire, alors qu’elle favorise la prise de conscience des besoins territoriaux.
  • Le glissement sémantique noté entre « pharmacopée et médecine traditionnelles » à la place de « médecine et pharmacopée traditionnelles ». Ce glissement est important à relever, car elle affiche une volonté de vouloir confiner la médecine et pharmacopée traditionnelles dans des sphères académiques. Même s’il faut reconnaitre la phytothérapie comme un aspect positif de la médecine traditionnelle, force est d’admettre qu’elle n’est pas cette dernière. L’enjeu ici, ce n’est pas de régulariser mais de mettre en place un cadre juridique et législatif pour réglementer le sous-secteur, à l’instar de la majorité des pays
  • La non systématisation de la multisectorialité, conformément aux soins de santé primaire qui sont le fondement de la politique de santé.

Le Sénégal ayant opté pour une politique de santé de masse, l’approche dans la résolution des problèmes du secteur, devra se situer dans une dynamique communautaire avec comme viatique la promotion de la santé, en préconisant une approche globale en lieu et place de la lutte contre la maladie. Enfin, il a été démontré que les infrastructures, même avec un fonctionnement optimal, n’impactent pas la santé à plus de 20%.

M. Alioune AW

Ancien Coordinateur de la Cellule de Médecine Traditionnelle/MSAS. Email : badou60@gmail.com

Jugés en flagrants délits: Oumar Sow et Abou Diallo retrouvent la liberté

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire des prévenus Oumar Sow et Abou Diallo. Tous deux ont été relaxés des charges d’incitation à la division ethnique, mais reconnus coupables de diffusion de fausses nouvelles.

Oumar Sow a été condamné à une peine de quatre mois avec sursis, assortie d’une amende de 200 000 FCFA. Abou Diallo, quant à lui, a écopé d’une peine de trois mois avec sursis. Ces deux hommes publics vont ainsi retrouver leurs familles.

Pour rappel, les deux prévenus ont présenté des excuses publiques au tribunal, exprimant leurs regrets pour les propos qui leur ont valu d’être poursuivis en justice.

Réunion ministérielle interrégionale africaine du Bureau de la COP9 à Banjul: L’invite de Matar Bâ pour un sport propre

Matar Bâ reconduit pour un nouveau mandat L’ancien ministre des sports du Sénégal, Matar Bâ, a été reconduit pour un second mandat de deux ans (2025-2027) à la tête de la COP9 ; c’était mardi dernier à Banjul à l’occasion de la réunion ministérielle interrégionale africaine du bureau de la COP9, pour la lutte contre le dopage. Une rencontre présidée par le Vice-Président de la République de Gambie et à laquelle ont pris part les ministres des sports du continent africain et d’ailleurs.

Le travail remarquable abattu durant son premier mandat a convaincu ses pairs qui n’ont pas hésité à lui renouveler leur confiance pour conduire les destinées de cette Convention. A Banjul, l’objectif principal de cette réunion était d’accroître le sport en Afrique, promouvoir la coopération entre les différentes régions et favoriser une convergence pour les valeurs, l’éthique et l’intégrité du sport.

L’Afrique qui dirige pour la première fois la COP9 (204 pays), entend ainsi relever le défi car cette responsabilité constitue tout un symbole pour tous les Africains. Et Matar Bâ a été élu président de la Conférence des Parties (COP) à la Convention internationale contre le dopage en octobre 2023, à Paris, au siège de l’UNESCO. Auparavant, il a été élu vice-président de la Cop 7 et représentant du continent de 2019 à 2021.En tant que Président du Bureau de la neuvième session de la Conférence des Parties à la Convention internationale contre le dopage dans le sport, Matar Bâ, a exprimé sa gratitude au gouvernement de la Gambie, en particulier à Son Excellence, le Président Adama Barrow, pour l’organisation de la réunion essentielle et à l’UNESCO pour son engagement indéfectible en faveur de la gouvernance mondiale du sport. Il s’agit pour les parties prenantes de favoriser la coopération interrégionale et la convergence pour les valeurs, l’éthique et l’intégrité du sport. L’ouverture de la Réunion ministérielle interrégionale s’est tenue en présence du Vice Président de la Gambie, Muhammad B.S. Jallo, du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Bakary Badjie, de la Commissaire de l’Union africaine, de la Sous-Directrice générale pour les Sciences sociales et humaines, Mme Gabriela, des ministres représentants différents pays africains. Une belle opportunité pour le président de la COP qui a réaffirmé que le sport possède un potentiel incomparable pour unifier, inspirer et responsabiliser. Il constitue un pilier du développement socio- économique, un catalyseur de paix et un phare de valeurs éthiques. «Aujourd’hui, alors que nous nous réunissons sur le thème de l’amélioration de la gouvernance du sport en Afrique, nous entreprenons une mission collective pour renforcer l’intégrité et les valeurs du sport sur notre continent et au-delà », a-t-il souligné. La contribution de l’Afrique à l’écosystème sportif mondial est immense, a-t-il poursuivi. «Notre jeunesse est une force et un moteur clé de cet écosystème. Cependant, pour réaliser pleinement le potentiel de nos jeunes, nous devons nous assurer que le sport est géré avec intégrité, équité et inclusivité. Je crois que cette réunion représente une étape essentielle vers des changements importants et nécessaires pour encadrer et guider le développement du sport en Afrique. Ainsi, nous pouvons agir selon la fameuse description de Julius Nyerere de la démocratie dans les villages africains, où les sages se réunissent sous un grand arbre jusqu’à parvenir à un accord », selon Matar Bâ.

Par le biais de la Convention antidopage de l’UNESCO, le Président de la COP a fait savoir que presque toutes les nations du monde ont reconnu la nécessité de sauvegarder l’intégrité du sport. Et, pour l’Afrique, ce n’est pas seulement une question technique ou de conformité ; c’est un impératif développemental. Et l’ancien ministre des Sports du Sénégal a exprimé toute sa fierté de constater que notre région se positionne à l’avant- garde des discussions et des initiatives mondiales visant à promouvoir ces principes. Il a informé que le Bureau de la Conférence des Parties travaille actuellement sur plusieurs initiatives parallèles pour harmoniser l’écosystème mondial de l’intégrité du sport, offrant ainsi aux gouvernements, aux organisations sportives et aux parties prenantes les outils pour agir de manière décisive et cohérente. «Lors de notre récente réunion à Tallinn, en Estonie, en décembre dernier, nous avons pris des mesures pour optimiser et renforcer le mécanisme financier de la Convention. Son Fonds est une ressource essentielle qui a soutenu plus de 250 projets dans le monde, dont plus de 70 projets réalisés ou en cours en Afrique. Le Fonds a constamment prouvé son importance comme moteur d’amélioration de l’éducation antidopage, de renforcement des capacités, d’élaboration des politiques et de consolidation des cadres de gouvernance », a soutenu M. Bâ. Ainsi, il invite tous les Gouvernements à continuer à investir dans ce Fonds essentiel, en veillant à ce qu’aucun Etat ne soit laissé pour compte. Un écosystème fort a besoin que tous ses acteurs soient forts.Le Président de la COP a poursuivi pour dire que l’Afrique a illustré son leadership en utilisant le sport pour le développement. La conférence ministérielle tenue au siège de l’UNESCO à Paris à la veille des Jo 2024 et dont le thème était «Le Sport change la donne », a mis en évidence l’engagement de la région à utiliser le sport comme outil de diplomatie. Les propositions issues de ce dialogue – comme les centres régionaux d’excellence sportive et les modèles d’investissement adaptés aux contextes africains – mettent en évidence les besoins des gouvernements africains et les capacités de l’UNESCO d’accompagnement pour l’innovation et la collaboration. Pourtant, comme l’a souligné le système de suivi de la Convention antidopage, des défis subsistent.

Les rapports nationaux soumis à la Conférence des Parties présentent une situation complexe en Afrique : des lacunes dans les législations et politiques à l’échelle nationale, et des incohérences entre les cadres existants à l’échelle régionale. Des incohérences qui compromettent un développement efficace et harmonieux.«Pour y remédier, nous devons renforcer la coopération interrégionale, en tirant parti des expériences et des compétences partagées. Nous devons développer et adopter des approches communes en matière de gouvernance publique du sport, témoignant de notre détermination collective à cet égard. Nous devons analyser nos besoins pour réformer nos cadres de gouvernance du sport- au niveau domestique mais aussi au niveau mondial», a soutenu le Président de la COP9 .

Selon lui, le travail en cours pour renforcer l’impact de la Convention antidopage, en tant que droit international public, est primordial. «Et, la participation active de notre continent dans ce processus est impérative. Nous avons l’opportunité de façonner le futur de la Convention pour un écosystème mondial solide où chacun joue son rôle pleinement. Aussi, l’éducation et la sensibilisation doivent également être des pierres angulaires de notre stratégie en Afrique». Matar Bâ a indiqué que dès leur plus jeune âge, nos jeunes doivent être imprégnés des valeurs de fair-play, de respect et d’intégrité. Selon lui, l’éducation préventive est essentielle pour favoriser une culture de conformité et de comportement éthique.En perspective, la prochaine COP10 marquera le 20ème anniversaire de la Convention. «Cet événement constitue une opportunité pour réfléchir sur nos réalisations et définir une vision audacieuse pour l’avenir», a relevé le Président Bâ qui invite tous les États africains à s’engager activement dans la COP, afin que nos voix façonnent l’agenda mondial.

«Saisissons ce moment pour réaffirmer notre engagement en faveur des valeurs, de l’éthique et de l’intégrité du sport. Travaillons ensemble pour que la jeunesse africaine ait l’opportunité de prospérer dans un environnement qui célèbre l’équité, l’inclusivité et l’excellence. Continuons à renforcer nos partenariats, à la fois au sein du continent et à l’échelle mondiale, pour exploiter pleinement le potentiel du sport au profit de tous », a-t-il invité ses pairs. Une importante résolution a été prise à la fin des travaux autour de 7 recommandations qui doivent constituer des baromètres pour les ministres membres dans leur mission de tous les jours.

Envoyé Spécial : A. L. NDIAYE

Matar Ba, Président de la Cop9: «Adama Barrow va défendre, notre cause auprès de ses pairs»

Par A. L. Ndiaye (avec En Relief)

La réunion ministérielle interrégionale africaine du bureau de la COP9 pour la lutte contre le dopage, a baissé ses rideaux mardi dernier à Banjul sur une note de satisfaction. Notre compatriote Matar Bâ, ancien ministre des sports et président de la COP9, s’est réjoui de l’organisation de cette rencontre et du déroulement des travaux en terre gambienne.

«Nous avons été honorés par le président de la Gambie son Excellence Adama Barrow qui vient de recevoir l’ensemble des ministres qui ont participé à cette réunion ministérielle intergouvernementale. Une réunion qui s’est tenue à Banjul et qui revêt un caractère extrêmement important. Parce qu’aujourd’hui la déclaration qui a été sortie montre que les Africains devraient s’engager davantage pour accompagner la pratique d’un sport propre », le président de la COP9, et ancien ministre des sports du Sénégal Matar Bâ était tout réjoui à la fin des travaux de la Conférence intergouvernemental des ministres des sports de la COP9.

Selon Matar Bâ, cela veut dire que lui et ses camarades ne se sont pas limités seulement au trophée, au Jubilé, mais au-delà de ça. « Si on n’encadre pas le sport vu la configuration de la population africaine qui est une population totalement jeune, on risque de connaître le problème de santé publique. Parce que partout on joue, partout on pratique le sport mais on doit le faire avec intégrité avec éthique et avec fidélité et loyauté. Et vous savez quand il y a un enjeu économique, il faut effectivement prendre les devants afin qu’à bas âge on puisse commencer l’éducation et la formation pour la pratique du sport. C’est ça qui me réjouit aujourd’hui parce que nous sommes ici à Banjul en Gambie qui est le deuxième pays à organiser des réunions pareilles en Afrique », a déclaré Matar Bâ.

A son avis, la Convention existe depuis 20 ans, et il n’y a que le Sénégal qui a eu deux fois à organiser ces types de réunion. « Aujourd’hui avec l’appui, l’ouverture et la maîtrise des enjeux de l’heure du président de la République Adama, il a su donner des instructions au ministre des Sports Bakary Badji qui avec son comité d’organisation ont réuni effectivement l’ensemble des conditions nécessaires pour le séjour d’une vingtaine de ministres et beaucoup de participants et tous ceux qui étaient présents, que ça soit l’Azerbaïdjan, que ça soit les États-Unis. Tout le monde était là et nous avons effectivement passé une excellente journée de réflexion pour passer à l’action. Et maintenant au-delà de l’invitation qu’on vient de faire au président Adama Barrow nous avons tous décidé d’en faire un champion en tant que président de la République pour accompagner la lutte contre le dopage dans le sport», a-t-il dit.

Selon lui les pouvoirs publics doivent prendre en charge cette question-là et accompagner l’ensemble des parties prenantes et éviter effectivement les difficultés qu’il y a au niveau de la compréhension des rôles et responsabilités. « Donc aujourd’hui, le président Adama Barrow est déjà notre champion et il va parler à ses pairs pour mieux les sensibiliser pour que tout le monde sache que le sport est un investissement. Le sport est un vecteur de paix et de stabilité et le sport mérite toute la considération pour effectivement son financement et sa pratique au niveau du continent africain », a conclu Matar Bâ.

 

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