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Réserve communautaire du Boundou: Plus d’1,7 milliards de F CFA pour renforcer la résilience des communautés face aux changements globaux

Tambacounda: Plus d’1,7 milliards de FCFA, c’est le montant arrêté pour renforcer la résilience des communautés dans le cadre de la gestion de la Réserve communautaire du Boundou.

Le plan de gestion pour la période 2024-2033 vient d’être validé ce qui marque d’ailleurs un tournant face aux changements climatiques. Et pour ce faire, les coûts prévisionnels de la gestion de la réserve sont estimés exactement à 1 764 922 400 FCFA pour renforcer la résilience des communautés face aux changements globaux. Avec un cap sur les enjeux écologiques, transversaux et socio-économiques entre autres. Il s’y ajoute également l’implantation de 12.000ha pour la séquestration du carbone. Car, il faut souligner que le Boundou et sa réserve sont fortement impactés par le déficit d’accès aux services essentiels de base et par une faible capacité des populations à faire face aux changements climatiques.

Née de la reconversion de son ancienne zone de chasse, la Réserve naturelle communautaire (R.N.C) du Boundou est vaste de 120.000 kilomètres et s’enfonce dans la partie Sud/Est des deux départements de Bakel et de Goudiry. Elle couvre les communautés rurales devenues communes de Sinthiou-Fissa, Toumboura, Dougué et Koussan qui couvrent une vingtaine de villages, pour une population de plus de 6.000 habitants.

L’initiative, la première du genre, remet sur la table un deuxième plan décennal de gestion pour une implication effective de l’ensemble de ces collectivités territoriales. Pour Baba Sada Sow, un amodiataire et fils du terroir établi en France, a renoncé à faire venir des chasseurs qui selon lui, « exterminent nos animaux jusque-là où vivent les derniers spécimens. Alors que la réserve naturelle du Boundou est un site naturel important et représentatif de la diversité des milieux naturels sahéliens. Elle constitue un corridor entre le sahel et le Parc National de Niokolo Koba (PNNK) ».

Donc, une réserve qui accueille une biodiversité riche mais menacée dont les communautés ont la responsabilité de sauvegarder. Selon le maire de la commune de Dougué, Baba Ndiaye, par ailleurs président du collectif des maires du CORONA, « l’importance de cette initiative unique en son genre est à saluer en ce sens que la réserve est implantée au cœur du Boundou ».

L’Edile de Dougué de rappeler, « qu’un plan de gestion pastoral a été rédigé en 2017 afin de proposer des mesures pour assurer une utilisation durable des ressources pastorales. Cela avait permis la définition de parcours de pâturage, l’installation de clôtures ou encore l’encadrement de la cueillette de fruits sauvages (baobab et jujubiers) ».

Ainsi, ce nouveau document, a-t-il ajouté, « aura pour objectif de proposer des solutions pour gérer les conflits récurrents entre usagers (transhumants, éleveurs locaux, agropasteurs…). C’est pourquoi, nous nous félicitons du fait que l’aptitude du territoire de la réserve va améliorer la qualité de vie de sa population et créer de nouvelles opportunités économiques durables tout en réduisant la pauvreté ».

Mais, tout ceci va dépendre de l’amélioration du niveau de satisfaction des services essentiels de base et de la capacité de résilience à agir stratégiquement face aux changements climatiques.

Pour le Cdt Abdou Diouf, gestionnaire de la réserve du Boundou, la  validation de ce second plan pour la période 2024-2033, « va permettre de garantir la santé des écosystèmes à travers des actions communautaires de surveillance contre les coupes abusive tout en favorisant un développement local avec la mise en place d’infrastructures, d’équipements et de renforcement de compétence et d’actions citoyennes sur les services sociaux de base. L’éducation, la santé, l’agriculture ne seront pas en reste dans cette gestion communautaire de la réserve communautaire a fait savoir, le conservateur, Cdt Abdou Diouf. Il compte s’appuyer sur les stratégies des résiliences des communautés face aux changements globaux et l’accès aux services sociaux essentiels pour asseoir un développement territorial de ces populations locales. Un développement qui va leur permettre d’être moins dépendant avec en bonne place, l’exploitation durable des ressources comme les fruits forestiers.

Dans ce cadre, a souligné le Cdt Diouf, « les femmes ont dans ce cadre, été dotées d’unités de transformation et un appui dans la commercialisation. Et, les projets le plus en vue figure le reboisement pour un objectif de 50 mille arbres qui intègre le projet: un habitants un arbre lancé par le département de l’Isère en France. Des partenaires dont la délégation conduite la vice-présidente, Sandrine Martin en charge de l’équité territoriale, a été accueillie à Tambacounda dans la réserve. Ce qui leur a permis pendant 4 jours de toucher du doigt, les projets d’accès à l’eau et l’assainissement, la foresterie, entre autres secteur comme l’éducation ou les élèves ont tenu avec brio des olympiades ».

Il faut noter que le financement de ce nouveau plan de gestion de  la réserve pour la periode 2024-2033 sera assuré par le gouvernement du Sénégal à travers la direction des parcs nationaux, le département de l’Isère, la Fondation privée Collège Information Management System (Cims), les Fonds BIOPAMA, le PPI et l’Association Tetraktys. Soit plus de 100 millions par année à rechercher.

Pape Demba SIDIBE

Sandrine Martin vante la réserve du Boundou: « Un cas d’école au congrès mondial de la nature de Paris en France»

Pour Sandrine Martin, vice-présidente en charge de l’équité territoriale au département de l’Isère en France, « la réserve communautaire du Boundou constitue un cas d’école qui a été cité au congrès mondial de la nature de Paris en France.

Cette réserve a été en bonne place dans les discussions après que le projet a été présenté par le département de Isère. Un projet salué unanimement. Car innovant très nouveau pour le Sénégal et aussi pour la France. Suffisant pour être l’attrait du congrès mondial par le nombre de question et de demande.  Ce qui est nouveau c’est l’harmonisation entre la préservation de la nature et le développement locale souligne la vice-présidente Sandrine.

Elle a manifesté toute sa satisfaction et s’est dite rassurée quant à l’avenir de la réserve. A juste titre, puisque le département de l’Isère a déployé depuis le démarrage des spécialistes pour la réussite de cette initiatives unique en son genre.

« Il s’agit en fait de la transformation d’une zone de chasse en réserve communautaire. Et avec le choix de labelliser cette réserve en espace naturelle sensible, notre partenariat qui a débuté en 2009 a été renforcé et même doublé avec la création de la réserve comme ce fut le cas chez nous en Lisière avec des espaces naturels qui sont protégés. Mais avec comme seule différence ici c’est l’aspect communautaire de la gestion de l’espace qui concerne tous les villages des communes polarisées par réserve ce qui n’est pas le cas chez nous en France ».

Pour la vice-présidente du département de l’Isère, « cette réserve est admirée et nous la portons avec les maires. C’est un ensemble d’engagement et des projets dans la cadre du développement local avec les populations locales.  Au cours du congré mondiale de la nature en France à Paris le cas d’espèces était un cas d’école et la RMC a été en bonne place explication et discussion du congrès. Le projet a été présenté par le département de l’Isère et salué unanimement. Car innovant très nouveau pour le Sénégal et aussi pour la France. Suffisant pour être l’attrait du congrès mondial par le nombre de questions et de demandes.  Ce qui est nouveau c’est l’harmonisation entre la préservation de la nature et le développement local ».

C’est pourquoi pour ce plan d’action Il a été question de doubler la participation et aussi de financer l’action d’élargir un projet exécuté dans le département de Isère qui est: «un arbre un habitant ».

Sandrine MARTIN était accompagnée aussi de Cyril MANDRINER vice-président en charge de l’agriculture, de la foresterie et de la ruralité. rès satisfaite et rassurée quant à l’avenir de la réserve.

« Nous nous sommes engagés pour notre mandat de planter autant d’arbres que d’habitants dans le département qui compte 1200 000 habitants. Ce projet porté  par Cyril MANDRINER permettra de planter plusieurs espèces dans la réserve communautaire du Boundou. L’objectif reste de guider et d’accompagner les communautés locales dans l’acquisition de bonnes pratiques qui vont permettre aux populations d’utiliser ces ressources de manière durable pour générer des revenus et ainsi améliorer leurs conditions de vie tout en préservant les écosystèmes ».

Par ailleurs, fait savoir Mme Sandrine MARTIN, « ce plan d’action englobe également et en bonne place les secteurs de l’éducation, de la santé, l’hydraulique, l’hygiène et l’assainissement, l’accessibilité géographique, l’agriculture, l’élevage, la foresterie, la transformation, la boulangerie, la pêche, le transport, la jeunesse et le leadership féminin ».

P. D. SIDIBE

Lewlewal: l’Art au service de l’infini et de la transmission

Par Cécile Khadiome Diouf

Amadou Moussa Diallo, alias LEWLEWAL, est un artiste sénégalais dont le travail s’inspire de la mer, de l’immensité et de l’infini. Son art, influencé par des artistes sénégalais et occidentaux ainsi que par des courants comme l’abstraction, le surréalisme et l’art contemporain africain, explore à la fois le calme et l’énergie du monde qui l’entoure.

Distingué à l’international et notamment lors de la Biennale de Dakar, ses œuvres ont été exposées en Allemagne, en France, au Maroc, aux États-Unis et au Sénégal. Elles sont aujourd’hui présentes dans des collections privées et des musées renommés. LEWLEWAL a également participé à des résidences artistiques et collaboré avec d’autres créateurs, enrichissant ainsi son approche et son univers artistique.

Pour lui, l’art est une lumière, un moyen d’éclairer les esprits et d’ouvrir des horizons. Son choix du nom LEWLEWAL, signifiant « lumière », traduit cette philosophie. Encouragé dès l’enfance par son père, il développe une passion pour la peinture et travaille principalement avec des couleurs primaires, explorant la dualité et les contrastes symboliques.

Ses œuvres s’articulent autour de trois grands thèmes : L’infini et l’espace, reflet de l’harmonie universellex ; la mythologie africaine, ancrée dans une forte identité culturelle; les réalités contemporaines, abordant des sujets comme l’intelligence artificielle, la danse et l’immigration clandestine.

Grâce à son engagement et à son talent, LEWLEWAL continue de marquer la scène artistique internationale, reliant culture, patrimoine et pédagogie pour un avenir plus lumineux.

Son processus de création est unique : il s’inspire de la danse pour insuffler un mouvement à ses peintures. Avant d’appliquer ses couleurs, il réalise des esquisses, capturant ainsi une énergie vibrante qu’il traduit sur toile. Il utilise des œuvres sur châssis, prêtes à être accrochées, et mélange différentes techniques telles que la peinture à l’huile, l’acrylique et les techniques mixtes. L’expressionnisme abstrait se mêle à la sérénité des couleurs primaires, offrant une profondeur émotionnelle à ses toiles.

Ses thématiques sont variées et inspirées de ses voyages, de ses rencontres et de ses expériences personnelles. Toujours en quête d’innovation, LEWLEWAL envisage d’explorer de nouveaux thèmes et techniques pour ses prochaines créations. Par ailleurs, animé par son désir de transmission, il ambitionne d’ouvrir une école d’art au Sénégal afin de former et inspirer la jeune génération d’artistes.

À travers son travail, LEWLEWAL transforme la peinture en un langage universel, unissant mouvement, lumière et profondeur pour toucher l’âme du spectateur.

 

Chant- Poème pour Al Makhtoum

J’ai demandé à Dieu et à genoux de me laisser placer sur terre et demain au ciel

ma mère et mon père à ma droite

puis le prophète bien-aimé du côté où bat tout cœur, toute vie, toute foi Dieu LUI n’a Sa Place ni à droite ni à gauche

Il est Maître de toutes les places Créateur de toutes les places Lui qui précède toutes choses

Je ne suis rien d’autre qu’un tas de peau éphémère de chair et d’os rien d’autre que de la poudre sans géométrie

rien d’autre qu’un petit serviteur parmi des serviteurs plus grands plus beaux Dieu sait les reconnaitre

Et à mon Seigneur ensuite

j’ai demandé de placer LUI-MÊME Al Makhtoum celui que je veux ici chanter

Il est un cratère de l’esprit une irruption irradiante

la beauté bouleversante des sommets de montagne

cet homme de Dieu est bien une montagne que la montagne connait cet homme que Dieu a fait naître dans le pays où je suis né

cet homme dont le verbe éventre tous les mystères comme si Allah avait mis dans sa langue toutes les clefs des hautes cimes

sur son front tous les codes des hauts signes des sinueux labyrinthes sous ses pieds toutes les échelles des hautes collines de l’âme

Je te chante Serigne Cheikh je te chante Tidiane

je te chante Sy

je te chante Al Makhtoum

je te chante Ô Khalife et bénis soit ta lignée je chante ton père et le père de tes pères

je chante ta confrérie celle de Dembel mon père nourri de son lait et de ses éclats je chante ta confrérie fraternelle et sœur de toute paix

de toute foi de toute générosité je te chante

je chante ton esprit éolien mer et océan

tes mots virginaux au long cours

Cheikh toi l’insulaire tu ouvres toutes serrures l’esprit est ta plume l’esprit est ton épée

l’esprit est ton salut

l’esprit a nourrit ton âme et hissé haut ton bâton du berger le silence de la métaphore est le moteur de ton message car tu as appris de la lumière les enseignements de l’ombre

tu sais que toute parole gémellaire est sœur d’un long séjour en Dieu que tout chemin avec LUI est complice d’une intime humilité

Du Coran tu as fait ton miel

du matin ton repas ton breuvage ton lit ton oreiller ta musique le plus bel anneau à tes doigts

ton chant du sommeil

ta pendule pour le réveil de tous les Livres tu as fait tes haltes sur le chemin des saints

posé ton front brûlant sur les pages des livres de la foi et ta pensée plus profonde que le puits foré depuis la montagne a dompté les énigmes sur le fil des âges le long des longues retraites entre ciel et terre

forgé ta voix claire-rauque

ta voix sans hâte comme la corde qui va chercher l’eau et que commande un bras sans sueur patient et sûr

Gloire à toi le petit fils de Maïdo Malick

toi de la lignée de Dabakh le guide aux mains de mille tisserands à la parole de tison les jours de grand froid

au message de gratitude sans fin pour le Prophète merci Cheikh

merci de garder la route droite pour Tivaouane

de fleurir de hautes prières les mausolées des pères de tes pères merci

merci pour les prêches et l’étoile de Maodo sur les fronts merci

merci les semences

merci pour l’eau pour les bœufs pour les sillons profonds

merci pour les bourgeons le soleil le premier cri des fruits les premiers parfums merci des leçons de vie des leçons de mort

merci de nous préparer à la Table de Dieu

à Son miel d’une seule abeille mais aussi à Son eau douce sucrée merci

merci Cheikh

tu nous manques

mais tu nous habites de ta voix de sucre et de guitare basse

tu nous habites de ta lumière de tes mots brûlants lents pénétrants obsédants ton esprit nous habite nous donne le pain quand le pain manque

quand la paix manque le courage la patience quand l’espoir se dérobe

Nous avons appris que des talibés au front modeste aux habits humbles aux voix et aux mains douces ont demandé de te porter sous terre

et ta haute lignée a béni leur vœu Comment ne pas penser à ceux qui ont

eu le courage de porter Mohamed sous terre

qui a donc eu la force et le courage de porter Mohamed sous terre lui qui est à la fois la terre et le ciel tel que Dieu l’a voulu Comment croire qu’un tel corps une telle âme a pu être enseveli

Gloire à Dieu qui laisse enterrer Son prophète qui laisse la terre se refermer sur Son Joyau pour nous apprendre à mourir sans bruit

Ô Cheikh nous avons imaginé ton front et tes mots face à l’ange de la mort et puis devant Allah Ton Créateur

que donc as-tu dit à Allah Lui qui t’attendait et toi si pressé de Le voir Dis-nous ce que tu Lui as dit et pourquoi Il souriait

Nous avons vu ce jour-là le soleil passer ses bras autour de la lune il était cinq heures à Dakar et minuit à Tivaoune…

Que c’était-il donc passé là-haut Ô Cheikh qu’as-tu donc dit et Lui qu’a-t-IL donc répondu

Pourquoi donc personne ne revient pour nous conter Son Visage

Il paraitrait qu’il y fait si beau à Ses côtés dans Son Royaume que le souvenir de la terre s’oublie s’efface comme si rien n’avait jamais existé avant

Ô Cheikh c’est ainsi que je soigne ma douleur ici sur terre

moi qui souffre tant de l’ absence du silence de papa et de Binta peule ma mère pas un mot pas une voix depuis leur voyage près de Dieu sauf une visite une seule en rêve quand papa m’est apparu en terre d’Éthiopie… Que faisait-il donc en terre d’Éthiopie

Ô Cheikh puisse un jour que tu viennes dans mes nuits

mes nuits de longue lecture de songe de doute d’angoisse de mort habiter mes rêves et me conter ta première apparition devant LUI

Je rendrais alors aux hommes de la terre par ma plume qu’IL tient toujours ce que tu m’auras confié

 

ce n’est qu’une prière Ô Al Makhtoum rien qu’une prière

la prière d’un poète fatigué et las de la terre qui nous ment…

Quant aux hommes ils ne mentent plus car il y a longtemps qu’ils sont morts et

pas même un lambeau de peau où abriter un os …

Par Amadou Lamine Sall

 

 

Stratégies de structuration, de massification et d’animation: Le parti Pacte Siggil Sa Rew décline sa feuille de route

Par A. L. Ndiaye (avec En Relief)

Le parti Pacte Siggil Sa Rew a tenu un séminaire du 31 janvier au 2 février 2025 à Saly, réunissant les membres du Bureau exécutif national et les coordonnateurs Départementaux.

Le séminaire a permis de définir des stratégies de structuration, de massification et d’animation du Parti et a permis d’établir la feuille de route de 2025.

Les actions prioritaires des principaux mouvements internes ont été déclinées, notamment:  *Les Cadres*:   appuyer les politiques publiques et promouvoir des projets concrets; *Les Femmes*: renforcer le Réseau d’entrepreneuriat; *Les Jeunes*: consolider l’Université populaire pour assister les jeunes; *Les Enseignants*: faire les meilleures propositions à travers notre Observatoire de l’Éducation.

L’organigramme du Parti et la charte organisationnelle ont été validés. La feuille de route de 2025 adoptée sera évaluée chaque trimestre par le Comité mis en place à cet effet. Les travaux ont permis au Parti de confirmer son engagement à être à l’écoute des citoyens, à encourager l’implication active des jeunes et des femmes, véritables moteurs du changement, et à utiliser le numérique pour amplifier son message et toucher un public plus large.

«Nous n’avons pas un problème de système mais plutôt de mentalité»- (Par Mohamed Moustapha Diagne)

Certains pensent que pour extirper notre pays des liens du sous- développement, il faut nécessairement changer notre système de gouvernance; je dis non, le sous-développement est une problématique liée à la mentalité et pas au système. Le fonctionnement de tout système dépend strictement de la mentalité des hommes et des femmes qui l’animent. Le meilleur système au monde géré principalement par des dirigeants sans éthique ni vertu, finirait certainement par s’effondrer.

Le système de gouvernance du Sénégal permet au fils du paysan, du fonctionnaire, de la ménagère, de l’éleveur, du pêcheur, du riche, du pauvre, du musulman, du chrétien d’accéder à l’école, de bénéficier d’une bourse, de faire de hautes études et d’occuper les plus hautes fonctions. Pour preuve aucun des présidents du Sénégal n’est originaire de la capitale et ne vient de familles connues très aisées, hormis le Président Senghor. Le système construit des hôpitaux pour soigner les populations, des mosquées et des églises pour prier, des écoles et des daaras pour éduquer les masses, des infrastructures pour faire émerger le pays, achète des équipements et des intrants pour moderniser le secteur primaire, exploite des ressources minières, énergétiques au profit du secteur secondaire et fait des efforts pour booster le secteur tertiaire. En conséquence nul besoin de le changer pour inventer un monde incertain. Par contre il est gangrené par la corruption malgré tous les dispositifs d’endiguement mis en place, l’incompétence constatée à certains niveaux, les lenteurs administratives, le laxisme, la politisation dans l’administration, les tentatives de saborder l’administration pour une promotion en politique, l’incivisme et tant d’autres fléaux. Le SYSTÈME doit être amélioré et assaini pour plus de justice, d’équité, de transparence et de performances. Il faut chercher le mal à tous les niveaux pour l’enrayer.

Nous avons besoin de changer en changeant de mentalité. Il nous faut changer notre rapport à la religion, à l’Etat, au bien public, au possible, à l’impossible, à la Terre, à l’histoire, à la réalité et à la vérité, à l’effort, au mérite, à la responsabilité, à l’imputabilité.

Nous devons croire à l’effort soutenu par l’Education, la discipline, l’intelligence pour faire émerger le pays. L’Etat doit accentuer ses efforts et faire des sacrifices pour la formation et l’employabilité des jeunes mais aucun État n’a la possibilité de tout faire. Si nous faisons en sorte que notre jeunesse finisse par percevoir que l’Etat ne l’a pas abandonnée, elle cessera de se suicider en tentant de rallier l’Europe par la mer. Regardons la vérité en face pour avancer.

Mohamed Moustapha Diagne

Citoyen Président

Coordonnateur national de la Coalition DJONE

Taiba: Des séances de récitals de Coran en la mémoire de feu El Hadji Ousmane Niang

Créé en 1957 par le marabout feu El Hadji Ousmane Niang, le village de Taiba de la commune de Thiamène Pass (département de Linguère) a vibré samedi dernier par des séances de récital de Coran. Selon le marabout El Hadji Ousmane Niang, le récital de Coran (36ème édition) est organisé en la mémoire de son père Feu El Hadji Ousmane Niang décédé un mercredi 01 février 1989 à Taiba.

Le marabout a également précisé que le récital de Coran se fait pour un Sénégal de paix, de développement et de cohésion sociale.

Parlant de son père, El Hadji Ousmane Niang a indiqué que feu son père parlait comme s’il savait le jour où il va quitter ce bas monde car, c’est un mardi jour du mois de janvier de l’année 1989 où il a réuni tous les membres de sa famille pour leur annoncer qu’il va partir à jamais. Ainsi le lendemain mercredi 01 février 1989, il est rappelé à Dieu. Depuis lors chaque année des récitals de Coran se font à Taiba en sa mémoire et celle de toute la Oumah islamique (des vivants et disparus).

Étant très proche de son père qui porte le même nom, El Hadji Ousmane Niang a souligné que Feu El Hadji Ousmane Niang avait comme métier, étudier, enseigner le Coran et cultiver. Ousmane Niang a confirmé que c’est Feu Abdou Aziz Sy Dabakh et Abdou Khadre Mbacke qui ont dirigé la prière mortuaire de son père ( Feu El Hadji Ousmane Niang) qui fut un Homme de Dieu.

Conduisant la 36 ème édition du récital de Coran à Taiba, le Marabout El Hadji Bara Niang petit fils de feu El Hadji Ousmane Niang dira que c’est aussi en la mémoire de tous les guides religieux du pays, et pour la stabilité du Sénégal, l’entre aide, la solidarité et le développement

Des prières ont été formulées à l’endroit de Son Excellence le Président de la République Bassirou Diomaye Faye, son premier ministre Ousmane Sonko et à l’ensemble de leurs collaborateurs (les ministres, les directeurs généraux, le commandement territorial).

Dans sa déclaration finale, le Marabout El Ousmane Niang a sollicité à l’endroit des dirigeants du pays, de faciliter l’accès à l’eau, à la terre, aux soins de santé et l’emploi pour les jeunes.

Le marabout a insisté sur le secteur de l’agriculture pour une facilitation de la commercialisation des produits. Des doléances (l’achèvement des travaux de la construction du poste de santé et du Daara de Taiba) ont été aussi exprimées.

Le Marabout El Ousmane Niang a adressé ses vifs remerciements à l’endroit des talibés qui n’ont ménagé aucun effort pour apporter leur soutien au rayonnement de la cité religieuse de Taiba.

Bathie Ndiaye (Linguère)

Jaxaay Niacourab: Abdoulahat Diop plaide pour un plan d’urgence d’assainissement

Par Ibrahima Fall

Dans le cadre du programme «Sétal Sunu Gokh» initié par les nouvelles autorités, la commune de Jaxaay Niacourab s’est mobilisée pour améliorer le cadre de vie des habitants. Associations sportives et culturelles, Badianou Gokh, autorités locales, sous-préfet et maire ont pris part à cette initiative visant à rendre la commune plus attrayante et fonctionnelle.

Toutefois, cette mobilisation met en lumière un problème persistant les ruissellements causés par l’érosion et le manque d’infrastructures d’assainissement. Une situation qui, selon Abdoulahat Diop, coordinateur de Pastef à Jaxaay-Niacourab, ne peut être résolue que par la mise en place d’un plan d’urgence d’assainissement. «Il est impératif que les nouvelles autorités prennent en charge ce problème qui perdure. Nos populations sont désemparées face aux inondations et à la dégradation de leur cadre de vie. Seul un plan structuré d’assainissement pourra sortir notre commune de cette situation. »a t’il souligné.

Abdoulahat Diop a également profité de cette occasion pour interpeller les autorités sur l’achèvement de l’hôpital de la commune. Selon lui, une structure bien équipée et dotée d’un personnel qualifié permettrait de mieux répondre aux besoins de la population en matière de santé. Il a par ailleurs salué l’initiative du ministre Abasse Fall, qui œuvre pour l’insertion professionnelle des jeunes en leur offrant des opportunités d’emploi décent. Sur le plan politique, le coordinateur de Pastef a réaffirmé son engagement aux côtés des responsables locaux, notamment le DG Wally Diouf Bodian, M. Diallo et l’honorable députée Marie Angélique, qu’il considère comme un pilier de l’animation du parti dans le département. Alors que le congrès du parti approche, Abdoulahat Diop estime que cette échéance sera une opportunité pour Pastef de renforcer sa présence sur le terrain en vue des futurs défis politiques.

Le monde des Arts en deuil: l’Artiste-Peintre Sea DIALLO vient de nous quitter

Nous avons la profonde douleur de vous annoncer le décès de M. Sea DIALLO Artiste- Peintre.

Décès survenu le dimanche 02 février 2025.

La levée du corps a eu lieu à la mosquée de la Cité Diamalaye 02 suivie de son inhumation au cimetière de Yoff, le Lundi 03 février 2025 à partir de 11 heures.

Visite de travail du MPIMP à Djiffer: Dr Fatou Diouf reçoit des doléances consignées dans une enveloppe

Dans le cadre de ses visites de travail, le ministre des Pêches et Infrastructures Maritimes et Portuaires (MPIMP), Dr Fatou Diouf s’est rendue à Fatick dans la commune de Djiffer.

«Nous sommes là au niveau du site de transformation de Djiffer à la rencontre de ces braves dames qui travaillent dans la transformation des produits artisanales. Et, effectivement elles ont beaucoup de doléances liées à l’environnement, à la sécurité, à l’éclairage », a déclaré le ministre des Pêches et Infrastructures maritimes et portuaires.

Dr Fatou Diouf a souligné que toutes ces doléances sont consignées dans une enveloppe qui lui a été remise. «Une exploitation diligente va en être faite. Et, l’État va prendre les mesures qui sont à sa portée pour essayer de trouver des solutions dans la limite du possible », a-t-elle rassuré.

Le ministre a aussi encouragé ces femmes, d’abord par leurs soucis d’autonomisation; «c’est très important, il faut que les femmes soient autonomes, qu’elles aient leurs propres activités économiques, qu’elles impactent dans la société, mais surtout le fait que ces produits- là soient transformés ici au Sénégal».

Cela, a expliqué Dr Fatou Diouf, entre dans la politique du gouvernement actuel, dans leur référentiel. «Nous pensons que les produits là soient transformés, qu’il y ait de la plus-value, que ça crée des emplois avant qu’ils ne puissent être exportés», préconise-t-elle en rassurant que ces femmes peuvent compter sur le département de la Pêche pour leur accompagnement.

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