jeudi, septembre 10, 2026
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Retrait des éléments français au Sénégal: des familles dans le désarroi

Le retrait annoncé des Éléments Français du Sénégal, prévu pour 2025, a suscité une vive inquiétude parmi les employés sénégalais concernés.

Environ 500 travailleurs, dont 177 employés directement par l’État français et 327 par des entreprises sous-traitantes, se retrouvent confrontés à l’incertitude de leur avenir professionnel. Beaucoup d’entre eux ont plus de 20 ans d’expérience et sont préoccupés par la stabilité de leurs familles, notamment en raison de prêts bancaires ou des frais liés à l’éducation de leurs enfants.

Djibril Ndiaye, Secrétaire Général du syndicat des Éléments Français au Sénégal, a exprimé des préoccupations concernant les conditions de licenciement et de reclassement. Il a appelé à l’élaboration d’un plan social plus favorable que celui de 2011, soulignant l’importance de mettre l’humain au cœur des négociations. Les travailleurs attendent également un redéploiement dans les services de l’État ou, à défaut, un plan d’accompagnement pour leur réinsertion.

 Un plan de licenciements s’impose

Le général de brigade Yves Aunis, commandant des Éléments Français, a assuré que l’État français est conscient des enjeux humains et des impacts sur les familles sénégalaises. Il a indiqué que les conditions de départ seraient conformes au droit du travail sénégalais et qu’un plan de licenciement serait mis en place, sans « mesquinerie ». Les négociations devraient débuter une fois le calendrier et les conditions du retrait précisés.

Cette situation met en lumière les défis sociaux liés aux changements dans les relations de coopération entre le Sénégal et la France, nécessitant des mesures concrètes pour protéger les emplois et assurer une transition professionnelle harmonieuse pour les travailleurs concernés.

C’est une autre bombe sociale si l’on sait que chaque salarié sénégalais nourrit, au moins, 10 personnes.

Babou Biram Faye

Souleymane Sagne, Coordonnateur de Awale Malika: «Nous allons vers la conquête de la commune»

Le paysage politique de la commune de Malika s’apprête à accueillir un nouvel acteur avec l’implantation d’AWALE, le parti créé par le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourrahmane Diouf.  

À la tête de cette initiative locale, Souleymane Sagne, coordonnateur communal, affiche ses ambitions: «Nous avons travaillé depuis plus d’un an pour l’installation officielle du parti. Aujourd’hui notre objectif est clair aller à la conquête de la commune de Malika».

Pour Souleymane Sagne et son équipe, le combat politique est motivé par une volonté de rupture avec la gestion actuelle. Il pointe du doigt l’immobilisme qui, selon lui, freine le développement de Malika. « Depuis des années, le maire Talla Gadiaga est en place, mais les défis restent nombreux et non relevés. Il n’y a pas d’évolution notable, notamment sur le plan des infrastructures », a-t-il relevé en faisant savoir que Malika est une commune périurbaine qui souffre encore de problèmes de désenclavement.

« Le secteur de l’éducation est également en difficulté, alors que notre commune devrait être un modèle en raison de son héritage religieux », a souligné M. Sagne. Face à cette situation, il estime qu’il est temps d’apporter un souffle nouveau et de redéfinir les priorités pour faire de Malika une commune à la hauteur de son histoire et de son potentiel.

La première étape du plan d’action d’AWALE repose sur une implantation solide dans la commune. Souleymane Sagne détaille son approche: « Notre objectif premier est l’installation de la section communale. Ensuite, nous allons créer des cellules dans chaque quartier. Ces cellules seront les relais de notre action et nous permettront d’organiser des réunions régulières avec les habitants. Cela nous aidera à couvrir tout le territoire et à mieux comprendre les attentes de la population ».

En misant sur cette proximité avec les Malikois, AWALE espère renforcer son ancrage et mobiliser autour de son projet politique. « Pour l’instant, notre priorité est d’installer solidement AWALE à Malika et de travailler avec la population pour relever les défis locaux. Une alliance avec Pastef pourrait être envisagée à l’avenir, mais cela dépendra du contexte », ajoute- t-il.

 

Bientôt une station de traitement d’eau potable Richard Toll: Le gouvernement renforce l’accès, à l’eau potable dans le Nord du pays

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a présidé, ce jeudi 6 février 2025, la cérémonie de lancement des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques dans la région de Saint-Louis.

Placée sous le thème « 48 heures de l’eau potable dans le Nord », cette initiative marque un tournant décisif dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans plusieurs localités. Le ministre a procédé au lancement des travaux du nouveau château d’eau de Mpal, d’une capacité de 2 000 m3. Cet ouvrage vise à renforcer la desserte en eau potable de Ndiock Sall, des cités religieuses de Mpal et Fass Ngom, ainsi que de Gandon et du Gandiolé.

D’un coût estimé à près de 2 milliards de FCFA, cette infrastructure permettra de résoudre de manière durable les problèmes d’accès à l’eau potable dans la zone. « Nous sommes réunis ici à Mpal pour procéder au lancement des travaux d’un ouvrage hydraulique d’importance majeure, qui nous permettra de passer d’une capacité de 800 m3 à 2 800 m3 pour cette zone», a déclaré Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Le ministre a souligné que les besoins en eau potable sont estimés à plus de 15 000 m3 par jour à l’horizon 2040, d’où la nécessité d’anticiper et d’investir massivement dans les infrastructures hydrauliques. « Notre crédo est de desservir un grand nombre de localités et de personnes dans cette zone, mais également partout dans le pays », a-t-il rappelé.

Des investissements majeurs pour Saint-Louis

Accueilli par le maire de la commune, Mansour Faye, Dr Cheikh Tidiane Dièye a posé, dans l’après-midi, la première pierre des travaux de reconstruction des deux châteaux d’eau de l’île de Saint-Louis.

Ces infrastructures, d’une capacité de 1 000 m3 chacune, permettront de renforcer l’approvisionnement en eau de l’île et de la Langue de Barbarie, des zones confrontées à des dysfonctionnements chroniques dans l’alimentation en eau potable. Leur réalisation, financée à hauteur de 2,9 milliards de FCFA sur fonds propres de la SONES, devra respecter les exigences de conservation du patrimoine classé à l’UNESCO. «J’ai demandé à la SONES de veiller scrupuleusement aux délais et aux normes de conservation du patrimoine», a assuré le ministre.

En lien avec le directeur général de la SONES, il s’est engagé à garantir l’approvisionnement en eau potable de Saint-Louis, une ville en pleine croissance dont la population a augmenté de 30 % ces dix dernières années. Pour répondre à cette demande croissante, le gouvernement a préconisé la construction d’une nouvelle usine à Khor, d’une capacité de 15 000 m3 par jour, et d’un château d’eau à Sanar, d’une capacité de 3 200 m3/jour. L’ensemble de ces travaux, estimés à 20 milliards de FCFA, vise à améliorer durablement la situation.

Le ministre a reconnu les retards dans l’exécution des travaux, qui ont entraîné des pénuries d’eau dans plusieurs quartiers de Saint-Louis. Une phase d’urgence a donc été mise en place pour assurer un transfert d’eau douce depuis Ndiock Sall, sur une distance de 50 km, mobilisant un budget supplémentaire de 7 milliards de FCFA.

Un projet structurant pour Richard Toll

Le vendredi 7 février 2025, le ministre s’est rendu à Richard Toll pour lancer les travaux de construction d’une station de traitement d’eau potable. Cette infrastructure permettra de fournir 14 000 m3/jour supplémentaires, qui s’ajouteront aux 4 000 m3/jour déjà disponibles, afin de répondre aux besoins croissants de la population. « Avec cette nouvelle station, nous résolvons définitivement un problème ancien », a affirmé Dr Cheikh Tidiane Dièye, soulignant l’importance de cette infrastructure face à la croissance rapide de la population locale.

Dans cette optique, 91 km de réseaux supplémentaires seront installés pour permettre aux localités voisines d’accéder à l’eau potable. «L’objectif est que l’eau coule partout, en quantité et en qualité, à des coûts abordables, tout au long du fleuve Sénégal, et dans les plus brefs délais », a conclu le ministre, réaffirmant la volonté du gouvernement de garantir un accès équitable à l’eau potable pour tous les Sénégalais.

Bolo Diaw (Saint-Louis)

Modernisation des marchés: Le Promogem et la mairie de Tamba signe une convention

Tambacounda: Entre la mairie et le programme de modernisation et de modernisation des marchés du Sénégal (PROMOGEM), une convention vient d’être signée pour l’amélioration et la modernisation des infrastructures marchandes.

Ainsi, le Maire de Tambacounda, Papa Banda Dièye et Mme Rougui Aladji Sow, la Coordonnatrice nationale du Programme de modernisation et de gestion des marchés (PROMOGEM), ont paraphé avant-hier jeudi 6 février 2025, dernier cette convention qui constitue un pas de géant pour la modernisation des marchés de la capitale orientale.

Mais, à travers cette convention, il s’agira selon le maire Papa Banda Dièye, « de procéder à  l’achèvement du grand marché sous régional de plus d’un milliard et demi de FCFA dont la première phase est d’ailleurs déjà réalisée mais aussi, un autre grand marché moderne de plus d’un milliard sera construit. Pour dire que notre commune s’est résolument engagée pour l’amélioration et la modernisation de ce secteur ».

Par ailleurs, il faut souligner selon l’Edile de Tamba, « que cette convention qui vient d’être signée marque le début d’une collaboration visant à optimiser la gestion des marchés de la commune. Une aubaine pour la capitale régionale qui promet d’engendrer des changements positifs et durables pour les populations de Tambacounda, tout en renforçant le dynamisme de l’économie locale ».

Le maire Pape Banda Diéye de manifester une satisfaction totale pour cet accompagnement  du ministère de l’Industrie et du Commerce à travers le Promogem que dirige Mme Rougui Aladji Sow. Il est revenu sur le marché d’intérêt sous régional de Tambacounda dont la gestion va revenir à la mairie de Tambacounda et devrait devenir   la vitrine d’une ville en marche.

En ce sens, a indiqué le maire Pape Banda Dieye, « qu’il sera un centre d’échange commercial entre les femmes des régions de Tambacounda, de Kédougou et celles de la sous-région dont le Mali, le Burkina Faso, entre autres, à l’image des femmes de développement de la zone Est.

Celles-ci disposeraient ainsi un excellent cadre d’échanges de développement et de promotion et sociale. En ce qu’il comportera des infrastructures d’envergure dont un centre d’échange commercial, un centre des services, un bloc d’accueil et d’hébergement, entre autres ».

La gestion de cet équipement marchand, selon le maire, « va être au choix d’une concession en régie ou transférée sous la houlette de la commune. Donc, il faut que les femmes puissent être au-devant de la chaine en mettant en valeur leur renommée dans la gestion,  l’entretien et la pérennisation. Car, à coup sûr, il y’ aura de la valeur ajoutée marchande, le transport ou une bonne organisation ».

Un autre défi lié à la réalisation de ce marché, il permettra de décongestionner le marché « Loula » de Diaobe, dans la région de Kolda, longtemps souhaité par les femmes des groupements de promotion féminine de Tambacounda.

Pour la première phase, un montant de 240 millions a été injecté sur financement du gouvernement du Sénégal à travers le ministère de la gouvernance locale et de l’aménagement du territoire.

Un centre d’échange commercial qui sera doté d’un centre des services, un grand bloc R plus 1 qui sera composé une grande salle de conférence auditorium une salle de restauration, entre autres infrastructures marchandes.

Pour ce qui est du grand marché communal, il sera bâti sur une surface de 4000 mètres carrés et comprendra un espace d’une  centaine cantines et de magasins, un espace grossiste, magasin avec cantine sur une centaine de mètre carré, un espace fruits et légumes, des étals et autre espace boucherie. Il est aussi prevu un bloc administratif et des parkings extérieurs.

Pour les femme des groupements de promotion féminine et de l’association des femmes de la Safra semaine de l’amitié et de la fraternité regroupant les villes frontalières de Bassé de la Gambie, Kayes au Mali, Sélibabi de la Mauritanie, Gabou en Guinée, la présidente, et ancienne député Yaye Awa Diagne, « ces infrastructures marchandes constituent un acquis de taille pour la manifestation sous régionale dénommée: semaine de l’amitié et de la fraternité qui regroupe ces communautés jeunes et femmes qui depuis trente ans sont dans une fraternisation pour l’intégration des peuples ».

Pape Demba SIDIBE

Agression violente d’un agent des pêches à Joal: Le MPIMP condamne et encourage la traque du principal suspect

Le ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires (Mpimp) exprime sa profonde indignation face aux événements survenus dans la nuit du 04 au 05 février 2025 à Joal, lors d’une opération de lutte contre la pêche illicite des juvéniles.

«Nous tenons à exprimer notre pleine solidarité et soutien à l’agent Amadou Kane, victime d’une agression violente alors qu’il exerçait ses fonctions dans le strict respect de la réglementation en vigueur. Le ministère condamne fermement cette attaque injustifiée contre un agent de l’Etat engagé dans la préservation de nos ressources halieutiques», a souligné le ministre Dr Fatou Diouf. Selon elle, le Gouvernement ne tolérera aucune entrave aux efforts de lutte contre la pêche illicite.

Ainsi, des mesures strictes seront prises contre tous les auteurs et complices de ces actes répréhensibles. Le ministère salue la prompte réaction des forces de défense et de sécurité en général et de la Gendarmerie en particulier, dans la traque du principal suspect, ainsi que dans l’identification des autres responsables impliqués dans cette infraction grave.

Par ailleurs, le ministre rappelle que la protection des ressources halieutiques est une priorité nationale. «Toute personne impliquée dans la capture, le transport, la détention, la transformation ou la commercialisation des juvéniles s’expose à des sanctions sévères conformément aux lois et règlements en vigueur », a précisé Dr Fatou Diouf.

Le ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires demeure engagé à renforcer les dispositifs de contrôle et de répression pour mettre un terme à ces infractions destructrices de notre écosystème maritime. Ainsi, tous les acteurs du secteur sont appelés à respecter scrupuleusement les règles établies pour assurer une exploitation durable de nos ressources halieutiques.

Ch. Seck NDONG

Les chroniques de la participation citoyenne (69): le grand prix du chef de l’état pour l’enseignant

Une Célébration du Mérite Pédagogique et un Plaidoyer pour l’Enseignement Supérieur et la Formation Professionnelle

L’édition 2023 du Grand Prix du Chef de l’État pour l’enseignant a mis en lumière le talent et l’engagement exceptionnel de Bara Mbengue, professeur de Lettres et d’Histoire-Géographie au CEM Louga commune. Avec un score remarquable de 90,28 points sur 100, il a été distingué parmi les meilleurs éducateurs du pays, recevant l’Ordre national du Lion ainsi qu’une enveloppe de 20 millions de FCFA.

Ce prix, qui récompense les enseignants du préscolaire au secondaire, ainsi que ceux de la formation professionnelle, illustre l’importance accordée à l’éducation dans notre pays. Mais au-delà de cette reconnaissance méritée, il est impératif d’élargir la réflexion sur la valorisation de l’ensemble du corps enseignant, notamment dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle.

Bara Mbengue : Une Icône de l’Excellence Pédagogique

La victoire de Bara Mbengue est le reflet d’un dévouement sans faille à l’éducation. Son parcours témoigne d’une quête constante de l’excellence, d’un sens des responsabilités exemplaire et d’une capacité à inspirer ses élèves. Dans un contexte où l’école est souvent confrontée à des défis structurels et sociaux, des enseignants comme lui incarnent l’espoir et le renouveau de notre système éducatif.

Aux côtés de Momar Kébé et Amadou Lamine Mané, respectivement premier et deuxième attributaires du prix d’encouragement, Bara Mbengue symbolise l’excellence enseignante et la capacité de notre pays à former des pédagogues d’exception.

Un Prix Prestigieux, mais une Portée Limitée ?

Si cette distinction est louable, elle révèle une asymétrie dans la reconnaissance du travail des enseignants. Le système éducatif repose sur plusieurs piliers, et l’enseignement supérieur ainsi que la formation professionnelle en font partie intégrante. Pourtant, ces secteurs semblent exclus de cette reconnaissance nationale, alors qu’ils sont cruciaux pour le développement du capital humain et l’innovation.

Les enseignants des universités et des centres de formation professionnelle jouent un rôle fondamental dans l’insertion socio-économique des jeunes et dans le développement des compétences adaptées aux réalités du marché du travail. Malgré cela, leur contribution reste souvent peu valorisée, tant en termes de reconnaissance que de conditions de travail.

Plaidoyer pour une Équité dans la Valorisation des Enseignants

L’éducation est un continuum qui va de la petite enfance jusqu’à l’université et à la formation continue. Il est donc nécessaire d’élargir les critères d’évaluation et de distinction aux enseignants du supérieur et de la formation professionnelle.

  1. Créer un Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant-chercheur et le Formateur :

Comme pour le secondaire, un prix dédié aux enseignants-chercheurs et formateurs permettrait de reconnaître leur contribution à l’avancement des connaissances et à la transmission des compétences techniques.

  1. Renforcer les moyens et conditions de travail :

Les enseignants des universités et des centres de formation font face à des défis majeurs : surcharge des effectifs, manque de ressources, précarité de certains statuts… Une meilleure dotation budgétaire est essentielle pour garantir une éducation de qualité à tous les niveaux.

  1. Promouvoir l’excellence et la recherche appliquée :

L’innovation pédagogique et la recherche doivent être encouragées par des primes, des bourses et des opportunités de collaboration internationale, afin de stimuler la production de savoirs en phase avec les enjeux contemporains.

  1. Aligner les salaires et les avantages sociaux :

Il est incohérent qu’un formateur en formation professionnelle, qui prépare directement les jeunes à l’emploi, perçoive un revenu bien inférieur à d’autres acteurs du système éducatif. Une harmonisation des grilles salariales favoriserait l’équité et la motivation des enseignants.

Un Avenir où Tous les Enseignants sont Honorés

Le sacre de Bara Mbengue est une victoire pour l’éducation sénégalaise, mais il doit aussi être une opportunité pour repenser la reconnaissance du mérite à tous les niveaux de l’enseignement. Les défis éducatifs auxquels nous faisons face nécessitent une approche globale où chaque enseignant, qu’il forme un enfant du préscolaire ou un doctorant, soit honoré et soutenu à la hauteur de son engagement.

L’excellence pédagogique ne s’arrête pas au secondaire : elle s’étend jusqu’à l’université et aux centres de formation. Il est temps d’accorder aux enseignants du supérieur et aux formateurs professionnels la reconnaissance qu’ils méritent, car ils sont les architectes des compétences et des savoirs de demain.

Alioune Ndiaye Expert en développement international Écrivain Militant de la Transformation Nationale

Finale zone B à Dahra Djoloff: l’Asc Diambar sacrée championne

La finale de la zone B du championnat populaire communément appelé navetanes s’est jouée au stade municipal de Dahra Djoloff. En effet, en catégorie senior, c’est l’Asc Diambar qui s’adjuge le trophée au dépend de l’Asc Sara suite aux tirs aux buts (4 contre 2).

En catégorie cadette, c’est Qatar qui gagne un but à zéro contre Penc. Le parrain des finales, l’inspecteur des impôts et domaines par ailleurs président du mouvement ‘’Je participe’’ Mamadou Ndao n’a pas lésiné sur les moyens pour gâter la jeunesse de la Zone B de Dahra. Ainsi, l’équipe vainqueur en catégorie senior (Diambar) a reçu une enveloppe financière de 400 mille francs CFA, un trophée, un jeu de maillots et un ballon l’Asc Sara perdante reçoit 250 mille frs, un jeu de maillots et un ballon.

S’agissant des cadets, l’équipe gagnante (Quatar) a droit à la somme de 150 mille F CFA un ballon et un trophée, l’Asc Penc vaincue reçoit 100 mille F CFA, un jeu de maillots et un ballon.

Dans sa communication, le parrain Mamadou Ndao, très satisfait des rencontres sportives, de souligner le fair play et la non-violence qui ont marqué la manifestation sportive. Poursuivant, l’inspecteur Ndao de noter l’engagement de Diambar et de Sara ce qui a fait une très belle finale. Toutefois, le parrain Mamadou Ndao a souligné que seulement Diambar était plus chanceuse alors que Sara a gagné le Pari de l’engagement et le fair-play.

Parlant de l’initiative du Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye de réformer les navetanes, le parrain du jour dit être en phase avec le Président Diomaye car réformer le monde navetanes au Sénégal tout en incluant le volet culturel est venu à son heure.

Le parrain a aussi remercié la Zone B présidée par Mansour Cobar du fait d’être choisi comme parrain. Quant au président de la Zone B Mansour Cobar, il a adressé tous les honneurs au parrain Ndao qui a mis la main dans la poche pour accompagner la jeunesse de Dahra.

Une doléance qui hante le monde sportif à Dahra (une pelouse au stade), le parrain Ndao garde espoir avec l’appui des autorités un jour cela deviendra un vieux souvenir.

Bathie Ndiaye (Linguère)

Rapport PWC sur l’apport des ICS dans l’économie sénégalaise: La valeur ajoutée dans le PIB a quadruplé de 2014 à 2023

Les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) ont présenté hier un rapport couvrant la période de 2014 à 2023 et mettant en lumière contribution à l’économie nationale. Ce rapport, réalisé par le cabinet international Price waterhouse Coopers (PwC), couvre la période de 2014 à 2023 et met en lumière la performance des ICS, leur contribution à l’économie nationale ainsi que les engagements pris et honorés depuis l’entrée du groupe industriel Indonésien Indorama au capital en 2014.

La cérémonie de restitution du rapport a permis aux participants d’échanger sur les actions menées et les défis à venir pour les ICS et par-dessus tout, sur l’apport des ICS dans l’économie sénégalaise. « Véritable patrimoine national et pilier de l’Économie sénégalaise, les ICS s’inscrivent dans l’histoire du pays tout en se projetant vers l’avenir », a rappelé Mama Sougoufara, Directeur Général des Industries Chimiques du Sénégal (ICS).

Cette étude se focalise essentiellement sur les aspects économiques, financiers, et sociaux.  De manière globale, les résultats mettent en évidence, une contribution positive et soutenue des ICS, dans l’économie sénégalaise. « L’étude démontre un apport significatif des ICS, dans le PIB du Sénégal, avec une valeur ajoutée qui a quadruplé de 2014 à 2023. Ainsi, la contribution relative des ICS dans la valeur ajoutée du secteur extractif est passée de -8% en 2014 à +13,87% en 2023 avec +120 milliards FCFA », souligne Monsieur Mama Sougoufara.

Un contenu local très dynamique (les entreprises locales qui travaillent avec les ICS sont passées de 269 en 2014 à 623 en 2023)

L’étude souligne que les ICS collaborent avec plus de 627 fournisseurs-partenaires locaux.  A cet effet, les ICS ont injecté près de 54 milliards de FCFA dans le tissu des fournisseurs locaux en 2022. Les entreprises locales qui travaillent avec les ICS sont passées aussi de 269 en 2014, à 623 en 2023.

Le volume des transactions effectuées par le secteur minier a été estimé à un peu plus de 378 milliards de FCFA en 2022. La part des ICS (54 milliards de FCFA) représente 14 % du volume des transactions réalisées, dans le secteur minier en 2022.

« Grâce aux investissements de plus de 430 milliards fait par le groupe Indoroma dans les actifs industriels et miniers des ICS, la production en roche de phosphate est revenue quasiment au nominal puisque les ICS produisent 1, 8 million de tonnes par an sur une capacité de 2 millions de tonnes, la production d’acide phosphorique d’une capacité de 600 milles tonnes, les ICS produisent 550 milles tonnes par an. La production d’engrais a également augmenté et nous prévoyons dans les phases qui viennent de renforcer la contribution des ICS aussi bien dans l’accompagnement des populations dans le cadre des activités RSE où nous impactons 150 milles personnes avec 150 projets et plus d’un milliard dégagé », souligne le Directeur général des ICS, Monsieur Mama Sougoufara.

L’étude met aussi en exergue, l’apport des ICS au développement des territoires, à travers sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des communautés. Aussi, les ICS travaillent, à continuellement réduire les impacts environnementaux. Un plan d’accélération de la conformité des installations, qui datent d’avant les codes de l’environnement, ainsi que la mise en place d’une plateforme Entreprise –Territoire ont récemment été annoncés par la Direction générale des ICS lors de la visite de Monsieur Daouda Ngom, Ministre de l’Environnement de l’Environnement et de la Transition écologique dans le cadre de la mise en œuvre des politiques environnementales.

Contribution à l’amélioration des conditions de vie des communautés

La politique de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) des ICS est créditée d’un fort impact auprès des communautés. En effet, les ICS approvisionnent gratuitement plus de 75 000 personnes en eau.

Reconnaissant que l’eau est une nécessité cruciale pour les communautés et un enjeu multiforme englobant les dimensions sociales, politiques, économiques et environnementales, les ICS approvisionnent depuis de nombreuses années les populations en eau potable dans les régions dépourvues de forages et de systèmes de distribution d’eau, affirme le Dg des ICS.

Près de 75 000 personnes par jour sont approvisionnées en eau gratuitement, grâce à des infrastructures hydrauliques, tels que des forages et plusieurs kilomètres de conduites d’eau, construits et en entretenus par les ICS. Environ, 3 000 agriculteurs qui exploitent des terres situées dans la zone minière utilisent aussi de l’eau provenant des ICS.

Avec Abdou Latif Ndiaye

Naissance et croissance de Dakar: Des cadres de la capitale Sénégalaise revisitent le patrimoine

La causerie sur l’évolution de Dakar, animée par Xavier Ricou, a exploré son urbanisation, son patrimoine et ses défis. Les débats ont souligné la nécessité de préserver l’héritage culturel. Des initiatives comme les “Balades du Patrimoine” et un renforcement des partenariats ont été envisagées pour mieux valoriser l’histoire de la ville.

La rencontre initiée par M. Abdou Khadre Gaye, président de l’ONG EMAD et écrivain, s’est tenue le 29 janvier 2025, à la Direction du Patrimoine culturel, Dakar. L’événement s’inscrit dans la continuité des Universités de l’EMAD, un cadre de réflexion et de sensibilisation créé après le naufrage du Joola, traitant des enjeux sociopolitiques, culturels et historiques du Sénégal.  L’intervenant était M. Xavier Ricou, architecte et co-auteur de Dakar, métamorphoses d’une capitale et Pr. Ibrahima Wane, professeur titulaire de littérature et civilisations africaines, était le modérateur des débats.

L’objectif principal de cette causerie était d’explorer l’histoire et l’évolution urbaine de Dakar, en mettant en perspective son développement à travers les siècles et les dynamiques de transformation urbaine. La conférence s’est tenue en deux temps : 45 minutes de présentation par M. Xavier Ricou, illustrée par des images projetées ; 45 minutes de débat et d’échanges avec le public, modérés par le Pr Ibrahima Wane.

 La séance a enregistré la présence de plusieurs personnalités qui ont émis des réflexions sur principaux points abordés. Il faut préciser que l’activité a vu la présence des architectes Annie Jouga, Mamadou Berthe et Carole Diop, de l’historien Adama Baytir Diop, du cinéaste Cheikh Mohamed Djimbira, etc.    Sur la question du patrimoine le défaut de mise en cohérence des échelles de gouvernance (Etat, collectivités territoriales) a été noté. Ainsi, il a été déploré le maire de Dakar Plateau ait rasé le bâtiment du marché Sandaga sans le reprendre à l’identique contrairement à ce qui a été fait par le maire Mamadou Diop après l’incendie en 1993 du Marché Kermel… Plus grave, un édifice emblématique du patrimoine tel que la Maternité de l’hôpital Aristide Le Dantec a été rasé…

Chronologie de l’évolution de Dakar 

1444 : Premières installations européennes sur l’île de Gorée, alors fortifiée ; 1848 : Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, poussant de nombreux affranchis à migrer vers Dakar et Saint-Louis ; 1857 : Début de l’implantation européenne sur Dakar sous l’initiative de Protêt. À cette époque, Dakar était constitué de villages traditionnels (cases) ; 1864 : Pinet-Laprade amorce le tracé urbain de Dakar en intégrant les 12 Penc (villages traditionnels Lebou) dans une structure urbanisée ; Développement du port : L’essor de la navigation maritime et l’arrivée des navires à vapeur renforcent l’importance stratégique de Dakar. Cela entraîne la construction d’un wharf et les premiers dragages du port ; etc.

Il y a eu des débats et réactions du public sur la préservation du patrimoine : l’évolution rapide de Dakar soulève la question de la conservation du patrimoine historique et culturel ; Exemples cités : la maison du Gornarou Guye et Abdou Karim Gueye, tous deux Ndeyi Diambour,  (Dakar Plateau) et la nécessité de sauvegarder les héritages des anciens dignitaires Lebou.

Les relations entre Européens et Lebou

L’évolution urbaine de Dakar a été façonnée par des accords, régulations et négociations entre les colons et les autochtones Lébou.  Le code civil français a introduit des tensions autour des droits fonciers, notamment en ce qui concerne l’appropriation des terres traditionnelles.

Mémoire urbaine et reconnaissance des femmes

Il a été souligné que les noms des rues de Dakar sont largement dominés par des figures masculines et occidentales. Une réflexion est nécessaire pour une meilleure représentation des femmes et des figures africaines dans la toponymie de la ville.

Établissements humains et urbanisme traditionnel

Les anciens Lebou tenaient compte des contraintes naturelles pour choisir les zones habitables. Aujourd’hui, des   zones inondables comme Fass posent des défis d’aménagement. L’écrivain Cheikh Oumar Sy a insisté sur l’urgence de repenser l’urbanisation à Dakar.

Perspectives et actions à venir

La rencontre a permis non seulement d’échanger sur l’histoire de Dakar mais aussi de jeter les bases de nouvelles initiatives pour la valorisation du patrimoine : création d’un groupe de réflexion sur le patrimoine ; renforcement du partenariat entre l’ONG EMAD et la Direction du Patrimoine.

Lancement des “Balades du Patrimoine” :  Visites guidées des sites historiques et culturels de Dakar. Rencontres avec les détenteurs du patrimoine immatériel Lebou ; relance du magazine “Info Penc” pour documenter les activités sur le patrimoine ; exploration d’un partenariat avec une télévision pour diffuser au grand public les événements liés au patrimoine.

La rencontre a été marquée par des échanges enrichissants et a permis d’identifier des axes de travail concrets pour la préservation et la promotion du patrimoine dakarois. L’implication des institutions, des chercheurs et du public est essentielle pour inscrire ces initiatives dans la durée et assurer une meilleure transmission du patrimoine aux générations futures.

Synthèse: Ch. Seck NDONG

 

CNOSS: Cd élargi aux présidents de fédération et groupements Sportifs

Le Comité National Olympique Sportif Sénégalais (CNOSS) organise le samedi 08 février 2025, à l’hôtel Pullman, une réunion de comité directeur élargi à tous les présidents de fédération et groupements sportifs.

Au cours de cette rencontre élargie à tous les délégataires de pouvoir , le Président du Cnoss, Monsieur Mamadou Diagna Ndiaye, Président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 et le Coordonnateur des JOJ DAKAR 2026, Monsieur Ibrahima Wade passeront en revue les différentes étapes de la préparation des JOJ DAKAR 2026. Une rencontre qui permettra aux instances sportives d’être au parfum de l’évolution des préparatifs des JOJ DAKAR 2026.

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Les créanciers ont leurs conditionnalités ; les citoyens commencent à formuler les leurs. Entre la discipline des comptes et l’urgence des foyers, la question...

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