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Rapport définitif d’audit sur la situation des finances publiques 2019- 2024: Les constatations troublantes de la cour des comptes (partie 1)

Longtemps attendu par la plèbe sénégalaise ainsi que les partenaires financiers et techniques de l’Etat du Sénégal, le rapport définitif d’audit sur la situation des finances publiques pour l’exercice 2013-2024, vient d’être publié.

Comme pressenti et annoncé par l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko qui avait sonné le tocsin en septembre 2024 pour fulminer les chiffres des finances publiques déclarés par le régime sortant, le rapport de la cour des comptes rendu public ce mercredi 12 février 2025, a décelé un certain nombre de constatations troublantes que nous vous détaillerons à travers une salve d’articles.

Ce rapport publié par la cour des comptes s’inscrit dans la conformité des dispositions de la loi n°2012-22 du 27 décembre 2012 portant Code de Transparence dans la Gestion des Finances publiques en son point 1.7 qui stipule que “ dans les trois mois suivant chaque nouveau mandat présidentiel, la situation globale des finances publiques et en particulier la situation du budget de l’Etat et de son endettement fait l’objet d’un rapport préparé par le gouvernement”.

C’est dans cet exercice de transparence que la cour des comptes a épluché à travers deux chapitres toutes les données en lien avec les opérations du budget général et des comptes spéciaux ainsi que la gestion de la trésorerie et la situation de l’endettement du Sénégal. Une volonté de vérité qui a permis à cet organe habilité à constater des manquements troublants notamment sur des transferts importants au profit des services non personnalisés de l’Etat (SNPE) et des dépenses sur ressources extérieures non retracées dans les Loi de règlement (LR) et Projet de loi de règlement (PLR).

Selon la cour, des transferts au profit des services non personnalisés de l’Etat, exécutés à travers des comptes de dépôt ouverts au trésor et confiés à des gestionnaires nommés par le Ministre chargé des finances, ont mobilisé d’importantes sommes dont la gestion comporte plusieurs manquements.

A titre illustratif, la Cour a examiné la situation d’exécution des comptes “CAP/Gouvernement” et “Programme de Défense des Intérêts économiques et sécuritaires du Sénégal (PDIES)”. Le compte de dépôt «CAP/Gouvernement » est créé le 25 juin 2012 au profit de la Cellule d’appui à la mise en œuvre des Projets et Programmes (CAP) pour suppléer au financement des activités de cette structure par le PNUD. L’objectif général est de contribuer à l’amélioration du niveau de la qualité d’exécution des projets et programmes.

Le compte de dépôt ouvert dans les livres de la trésorerie générale est mouvementé par le Directeur de l’ordonnancement des dépenses publiques (DODP). Sur la période sous revue, d’importantes ressources d’un montant de plus d’un milliard 1, 3 milliards F CFA sont décaissées à travers ce compte. Par ailleurs, pour la cour des comptes, le compte de dépôt enregistre, en 2023, le remboursement d’une dette bancaire d’un montant d’un plus de 305 milliards F CFA sans lien établi avec l’objet pour lequel il a été créé.

Outre les problèmes relevés sur l’exécution des comptes de dépôt sus indiqués, la cour souligne avoir constaté une utilisation irrégulière des soldes créditeurs des comptes de dépôt. Ainsi, “en fin d’année 2023, des prélèvements d’un montant d’environ 407 milliards F CFA sont opérés sur des soldes créditeurs des comptes de dépôt pour être affectés à d’autres comptes sur autorisation du Ministre chargé des Finances. Ces prélèvements et affectations contreviennent aux dispositions de l’arrêté n°21136 du 21 novembre 2017, modifié, qui prévoient, pour les soldes créditeurs de ces comptes de dépôt, le report ou la comptabilisation en recettes exceptionnelles.

Interpellé sur cette situation par la cour, le Ministre des Finances et du Budget d’alors affirme que les opérations de prélèvement et d’affectation sur comptes de dépôt « sont effectuées, conformément aux attributions du Ministre chargé des Finances relativement aux opérations de trésorerie de l’Etat. Cependant pour la Cour, les affectations de trésorerie relèvent du domaine de la loi de finances. Au regard de ces dispositions, le Ministre chargé des finances ne doit pas affecter le produit des emprunts à des comptes de dépôt pour y exécuter des opérations non autorisées par la loi de finances.

Ablaye Modou Ndiaye, correspondant à Paris

Programmes publics sur le changement climatique: Le CONGAD et SIGHTSAVERS renforcent les capacités des organisations de personnes handicapées  

L’ONG Sightsavers, en collaboration avec la Fédération Sénégalaise des Associations de Personnes Handicapées (FSAPH) et le CONGAD, a organisé ce mardi, un atelier de partage et d’échanges sur le changement climatique pour une appropriation des politiques et programmes par les organisations de personnes handicapées et autres acteurs de la société civile. Mieux outillées et structurées, ces organisations s’attèlent à jouer leurs rôles dans la gouvernance de l’action publique sur le climat.

Par Aida Badiane

Vidéo et images : Ndeye Waly Gning

Les ONGs ont fait ce plaidoyer à l’ouverture d’un atelier de partage et d’échanges de deux jours, organisé par le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD), en partenariat avec l’ONG Sightsavers, de concert avec la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (FSAPH).  « Les personnes handicapées sont la couche la plus vulnérable en matière de changement climatique. Celles qui ont des déficiences motrices sont ainsi grandement affectées lors des inondations.

Le réchauffement climatique également cause beaucoup de problèmes aux personnes albinos qui, sans moyens, ne peuvent se payer des crèmes solaires », a alerté Fama Ka, vice-présidente de la FSAPH. Le président du CONGAD, Ibrahima Yade, a rappelé l’importance de la rencontre, qui entre dans le cadre des activités de « suivi des politiques et programmes publics sur le changement climatique prenant en compte les besoins et les droits des personnes handicapées et autres groupes vulnérables ».

L’ONG Sightsavers à travers le programme «A Better World – ABW » appuie le renforcement des capacités de dialogue et de suivi des organisations de la société civile particulièrement les personnes handicapées pour la prise en compte de leurs besoins dans la gouvernance de l’action climatique.

Cheikh Ibrahima Seck, directeur- Pays de Sightsavers, une ONG britannique active dans la protection des plus démunis contre la cécité et dans la défense des droits des personnes atteintes de déficiences visuelles, a appelé les pouvoirs publics à la mise en place de mécanismes permettant aux personnes handicapées de participer à l’élaboration des politiques environnementales. *

«Les propositions qui seront issues de cet atelier ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd, puisque l’État du Sénégal, dans le cadre de l’Agenda Sénégal 2050 pour un Sénégal juste, prospère et inclusif, s’est engagé à renforcer la résilience des personnes vulnérables », a promis Gabriel Ndiaye de la direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts au niveau du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.

L’atelier de renforcement de capacités des personnes vivant avec un handicap s’inscrit dans un processus entamé en 2024 par la FSAPH, dans le cadre de son plan d’actions de gestion des risques et catastrophes. Selon son président, Moussa Thiaré, il faut faire en sorte que les messages d’alerte puissent prendre en compte la dimension handicap.

Prenant le cas des personnes à déficience auditive, il préconise l’adaptation des messages de sensibilisation pour les rendre accessibles et simples, afin qu’ils prennent en compte la diversité et les besoins spécifiques des personnes handicapées. «Le développement durable ne peut être atteint sans une inclusion véritable de ces dernières», a insisté Moussa Thiaré.

Les changements climatiques constituent un enjeu mondial majeur qui nécessite l’implication de tous les segments de la société, notamment les femmes, les jeunes et les personnes handicapées. En effet, ces dernières peuvent apporter des perspectives uniques aux initiatives de lutte contre l’action climatique qui les éprouvent réellement.

 

2ème concours de gastronomie panafricain à Dakar: M. Okito Roland Lumumba évoque la question de la souveraineté alimentaire en Afrique

Le motif du déplacement de Mr Okito Roland Lumumba à Dakar, c’est l’organisation du deuxième concours de gastronomie Panafricain au Sénégal. L’Architect, avocat, et président de la Fondation Patrice Emeri Lumumba a rappelé que la première édition s’est tenue à Bruxelles et a eu beaucoup de succès. «Certains ambassadeurs Africains l’ont sollicité et le concours est organisé chez eux. Après concertations, on a choisi le Sénégal et on est venu pour la deuxième édition. On a opté de le faire par sous-régions », a-t-il souligné. La prochaine fois ça se sera soit en l’Afrique Centrale, en l’Afrique australe ou celle du nord.

Interview…

Par Ch. Seck NDONG

Vidéo: Aïda BADIANE

Dakar est choisie pour abriter la seconde édition en Afrique de l’ouest. Quelles sont les attentes ?

On attend que cette culture culinaire qui est importante pour nous Africains, le côté culinaire, le deuil se termine par un repas; presque tous les grands événements en Afrique, quelque soit nos différentes ethnies, ça se termine par un repas.

Donc, de faire connaître ce côté important de la vie en Afrique et aussi de ne pas être seulement attentiste, par rapport, on consomme tout ce qui est de l’occident, spaghetti, sauce bolognaise, ainsi de suite. Nous aussi, nous avons nos Pizza, nos hamburgers africains qui doivent commencer à envahir le village planétaire. Je compte sur vous afin de faire cette promotion, cet art culinaire, parce que c’est un art qu’on cherche à faire la promotion.

On encourage le consommer local à tous les niveaux ; qu’on commence à avoir des fast-food Sénégalais, Gambien, Congolais (surtout). Donc, il ne faut pas qu’on soit uniquement consommateur.

Sachant que la gastronomie est un élément important… Quel est le message que vous allez porter dans cadre de cette initiative en rapport avec la souveraineté alimentaire ?   

Cette souveraineté alimentaire ça doit nous interpeller. Ce n’est normal qu’on importe certains produits ; ce n’est pas normal qu’on amène le riz du Vietnam pendant que ça peut pousser au Burkina. Il importe de continuer à faire des essaies pour voir dans quelles mesures ça peut pousser au Sénégal. C’est aussi une interpellation Générale du côté culinaire de différents points de vue de l’autosuffisance, de la promotion. Les jeunes n’ont pas le temps d’attendre trois heures pour qu’un repas soit prêt. Chacun d’après son point de vue sur l’art culinaire qui est immense, voir comment on peut promouvoir ça.

Que dites-vous de l’aliment Bio pour l’’aspect santé ?

L’élément Bio, je me rappelle il y’a quelques années j’étais à Kinshasa, j’ai vécu assez longtemps à l’étranger. Et, un moment les gens parler, le Bio mais tout le monde à Kinsasha ne comprenait pas ce langage. Un jeune qui m’a demandé, s’il vous plait Mr Roland c’est quoi les aliments Bio. Je lui ai dit, «je sais que ton grand père cultive ; quand tu n’as pas de quoi acheter de l’engrais chimique, ce que nous mangeons chez nous au village son des bio. Aux endroits que, peut-être pour c’est un grand-père, la même superficie les blancs cultivent cinq fois plus par ce qu’ils mettent beaucoup de trucs chimiques.

Nous, jusqu’à maintenant une grande partie de notre consommation elle est Bio. Il faut chercher les moyens, les maintenir, faire passer le message qu’en consommant Bio, c’est meilleur et en parler ; chacun dans son domaine, les scientifiques ainsi de suite. Il s’agit de chercher comment donner des exemples, comment on peut multiplier les quantités cultivées sans aller cultiver vers les engrais chimiques.

Quel est lien entre la Fondation Patrice E. Lumumba et le concours culinaire ?

Le lien c’est que Lumumba a combattu pour le bien être de la population africaine. Et, ce bien être n’est pas uniquement dans le Combat. A son époque c’était la décolonisation. Mais il a combattu pour une meilleure économie, un cadre de vie sain. Donc, on continue le combat de Lumumba sous les formes actuelles du vingtième siècle. C’est vrai, si on regarde le politique ne nous laisse pas tranquille. Il y’a des gens qui ne sont pas contents, ils veulent ramener une nouvelle colonisation pour s’accaparer de ces biens à vil prix… Le combat de Lumumba reste actuel, le combat de bien-être de l’Afrique dans toute sa dimension.

Cette activité se tient au moment il y a des problèmes au Congo. Quelle est la position de la Fondation sur cette question ?

Sur cette question nous disons pour régler nos problèmes on n’a pas à nous entretuer, entre congolais, entre africains. On doit trouver une solution. C’est ça la position de la Fondation. Il faut à un moment donné qu’on arrête ou certains parmi nous d’arrêter d’être des paillassons d’autres civilisations et d’autres peuples.

Pensez-vous que l’autosuffisance alimentaire en Afrique est possible maintenant ?

Au point de vue théorique, oui effectivement nous pouvons nourrir toute l’Afrique. Mais maintenant, il faut y travailler. Comme je disais, il faut consommer local et le local ce n’est pas ce qui pousse au Burkina ou ce qui pousse au Sénégal. Il faut raisonner dans le sens que notre pays c’est l’Afrique. Là, ça va nous faciliter et la solidarité va devenir indispensable.

Ce n’est pas uniquement politique. Comme je disais, tu n’as pas à être un grand scientifique pour savoir que la Côte d’Ivoire ou le Congo est beaucoup plus proche que le Viêtnam et Taïwan pour amener du riz. Donc, ça coûtera moins cher, normalement si ça se produit comme ça doit se faire.

Propos recueillis par Ch. Seck NDONG

Cheikh Massyla Diop et le Mouvement « Sigui »: Un engagement au service du développement et de la solidarité

Depuis sa création il y a deux ans, le Mouvement SIGUI fondé par Cheikh Massyla Diop, s’est imposé comme un acteur clé du développement social dans le département de Keur Massar. Composé de cadres, dont des médecins, ce mouvement s’est donné pour mission de servir la population sans ambition politique, mais avec une volonté affirmée d’apporter des solutions concrètes aux défis sociaux et économiques.

Chaque année, le Mouvement SIGUI accompagne entre 600 et 700 élèves en leur fournissant des kits scolaires, facilitant ainsi leur accès à une éducation de qualité. Dans le domaine de la santé, une mutuelle a été mise en place pour permettre aux acteurs du mouvement de bénéficier de soins gratuits, témoignant de l’engagement du groupe envers l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Au delà de ces actions le mouvement s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement des jeunes entrepreneurs et des travailleurs issus de divers secteurs. « Nous étions déjà des acteurs de développement avant la création du mouvement. Aujourd’hui, SIGUI est une plateforme qui permet d’amplifier nos actions », explique Cheikh Massyla Diop.

À l’approche du mois sacré du Ramadan, le mouvement perpétue son engagement en organisant des dons de Ndogou pour les plus démunis. Cette année encore, des distributions seront effectuées dans les lieux de culte dans un esprit de partage et de solidarité. Fidèle à sa philosophie, Cheikh Massyla Diop lance un appel à tous les Sénégalais : «Vivons en parfaite harmonie et aidons-nous mutuellement, car le Sénégal, c’est notre bien commun.»

Ibrahima Fall

Youssou Ndour en deuil: Jimmy Mbaye un virtuose de la guitare s’en est allé !

Ce Mercredi 11 Février 2025, le Sénégal s’est réveillé avec le cœur meurtri à l’annonce du décès de Mamadou Mbaye dit Jimmy Mbaye du Super Étoile de Dakar.

Avec la disparition de Jimmy Mbaye, deux grosses cordes rythmiques du Super Étoile se lâchent prématurément. Jimmy n’était pas aveuglé par sa célébrité et savait que la vie est une brève jouissance ce qui le dopait chaque jour à craindre et à adorer Allah Swt.

Un talent a bercé les cœurs par la magie de sa belle touche rythmique qui entonnait des vibrations mélodiques. Un grand Homme au cœur rayonnant de bonté et de générosité s’en est allé sans faire de bruit.

À la suite du dexter Habib Faye, une seconde corde magique s’est cassée rendant orphelins les mélomanes des belles notes de guitare.

Dors en Paix Talibé Cheikh au Paradis auprès de vos vénérés guides spirituels.

Que la Terre de Yoff te soit légère Amen!

(Avec En Relief)

Transformation structurelle du continent africain: Le Président Diomaye Faye réaffirme l’engagement du Sénégal 

42ème SESSION DU COMITE D’ORIENTATION DES CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT DE L’AUDA-NEPAD

Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye a pris part, ce 10 février 2025, à la 42e session du Comité d’Orientation des Chefs d’État et de Gouvernement de l’AUDA-NEPAD, tenue en format virtuel.

Dans son intervention, le Président a réaffirmé l’engagement du Sénégal en faveur d’une transformation structurelle du continent africain, en insistant sur: -la mobilisation des ressources internes africaines à travers l’initiative «Team Africa» pour financer nos projets sans dépendre exclusivement de l’extérieur ; -l’accélération de la mise en œuvre de la ZLECAF pour booster les échanges intra-africains et renforcer notre indépendance économique ; -le développement des infrastructures énergétiques pour garantir l’accès à l’électricité et soutenir l’industrialisation du continent; -une formation technique et professionnelle adaptée aux réalités actuelles, notamment la digitalisation et l’intelligence artificielle, afin d’outiller la jeunesse africaine face aux défis de demain.

Le Président a également salué les efforts de leadership du Président Al Sissi et soutenu la prolongation de son mandat à la tête du Comité d’orientation de l’AUDA-NEPAD.

Par Ch. S. NDONG

Visite à Fatick du Dg de l’Anam: Bécaye Diop exhorte les étudiants de l’Ussen à explorer les filières maritimes

Fatick : En visite dans la cité de Mame Mindiss, jeudi dernier, le Directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Bécaye Diop, a exhorté les étudiants de l’Université du Sine Saloum El hadji Ibrahima Niasse (USSEIN), à explorer les filières maritimes. Il a ainsi saisi l’occasion pour partager avec les acteurs sur les grandes orientations de son agence.

D’ailleurs, Bécaye DIOP a ainsi fait savoir, selon lui, « avoir trouvé des étudiants très enthousiastes à l’idée d’embrasser le métier maritime. Il y a eu des questions pertinentes qui ont été posées et auxquelles nous avons apporté des réponses. Nous avons estimé que l’avenir maritime du Sénégal repose sur les épaules des étudiants. En tant que Directeur général de l’ANAM, je me devais de les écouter et de recueillir leurs préoccupations et de réfléchir sur les voies et moyens d’y apporter les réponses appropriées. En tenant compte des recommandations et autres questions que ces étudiants ont eu à poser ».

Ainsi, le Dg de l’ANAM, Bécaye Diop dit, « avoir bien retenu que les étudiants aimeraient bien obtenir des stages, mais savoir plus sur les pistes d’ouverture au niveau de l’employabilité ». Dans un premier temps, le DG de l’ANAM a promis aux étudiants de l’USSEIN, des stages bien entendu, chaque année pas pour tout le monde, bien entendu puisque qu’il va de soi qu’on ne peut pas prendre tout le monde en stage mais, on fera le maximum possible pour leur faciliter leur premier pas dans le monde de l’emploi, dans le monde maritime où l’on note énormément de débouchés mais très peu connus je dirais même dans le monde actuel et particulièrement au Sénégal ».

Bécaye Diop de faire savoir, « qu’en dépit de ce que pense le plus souvent les gens, parlant de la pêche particulièrement, il faut faire savoir qu’il y a entre autres le secteur de l’administration maritime où on note énormément de débouchés. Dont des inspecteurs à la navigation et à la sureté qu’on n’arrive toujours pas à en trouver. Ce sont c’est des métiers qui payent qui ont l’air confortable, mais qu’on n’arrive pas à en trouver. Ce qui est inadmissible pout pour le secteur maritime sénégalais ».

Construction de nouveaux ports annoncée

Dans la foulée, le Le Dg de l’ANAM après avoir remercié le chef du département, le Dr Bacar Dia, d’avoir permis avec largesse, générosité et beaucoup d’ouverture, la rencontre avec les étudiants de Fatick de l’USSEIN, a annoncé l’ambition de l’Etat, de construire selon lui, « de nouveaux ports, que ce soit au niveau en Casamance qu’au Sine Saloum. Donc, quand on envisage de construire des ports, il vous faut des personnels comme des inspecteurs à la navigation et à la sûreté qu’on n’en trouve pas au Sénégal. Et, ainsi on est obligé d’en chercher à l’étranger ce qui serait dommage. Donc de ce point de vue, il serait souhaitable que les étudiants s’orientent dans des métiers à forte valeur ajoutée. C’est pourquoi, nous exhortons les étudiants à s’inscrire dans ces filières-là qu’ils ne connaissent certainement pas de manière générale ».

Par ailleurs, Bécaye DIOP a visité quelques infrastructures dont le port de Ndakhonga qui peine toujours à être mis en service après près de dix ans de son inauguration. Il fait savoir, « qu’effectivement le port de Ndakhonga, il est vrai a été construit depuis 2015-2016. C’est un port flambant neuf, de dernière génération mais non encore fonctionnel. Mais, nous sommes en train de faire le maximum possible pour qu’il puisse fonctionner.

Mais, il faut dire en fait, que les ports secondaires sont sous l’autorité du port autonome de Dakar. Nous, on ne fait qu’accompagner nos amis portuaires afin qu’ils arrivent à accomplir leur mission. Mais, ce dont je suis sûr, c’est que dans les mois, les semaines à venir le port Ndakhonga ouvrira ses portes parce qu’on en a besoin, la région de Fatick en a besoin. C’est un port qui peut faire des jaloux de l’autre côté de l’Atlantique. Il n’y a pas vraiment de critères, mais l’essentiel, c’est qu’il y ait une parité hommes-femmes ».

Mohamadou Sagne

 

Assainir le débat public au Sénégal: Un impératif pour une démocratie apaisée et constructive

Les chroniques de la participation citoyenne (73 )

Le débat public est le baromètre d’une démocratie en bonne santé. Il permet aux citoyens d’échanger, de confronter leurs idées et de participer activement aux choix qui façonnent leur avenir. Au Sénégal, cet espace essentiel est cependant de plus en plus marqué par la polarisation, les invectives et la désinformation, sapant ainsi la qualité du dialogue démocratique. Assainir le débat public devient donc une urgence pour garantir une démocratie apaisée et efficace.

Les maux qui gangrènent le débat public sénégalais

  1. La prévalence des attaques personnelles sur les idées

Le débat public est souvent réduit à un champ de bataille où les individus sont attaqués plus que leurs idées. L’argumentation rationnelle cède trop souvent la place aux invectives, aux insultes et à la stigmatisation. Cette dérive est amplifiée par les réseaux sociaux, où l’émotion prend le pas sur la réflexion.

  1. La prolifération de la désinformation et des discours populistes

Les fake news se répandent à une vitesse alarmante, alimentant les tensions et brouillant la compréhension des enjeux réels. Certains leaders d’opinion et médias en quête d’audience privilégient le sensationnalisme au détriment de la vérité, contribuant à un climat de confusion et de méfiance.

  1. Le déficit de culture du débat structuré

Les débats médiatiques et politiques manquent souvent de profondeur. Peu d’espaces favorisent des échanges rigoureux basés sur des faits vérifiés et des analyses argumentées. Le manque de formation au débat critique et à l’éthique du dialogue affaiblit la qualité des discussions publiques.

  1. La radicalisation des positions et l’intoléranc

La tendance au rejet systématique des opinions opposées empêche tout consensus et toute évolution constructive. L’intolérance idéologique, qu’elle soit politique, sociale ou religieuse, alimente les divisions et bloque tout progrès collectif.

Vers un débat public plus sain et plus constructif

  1. Promouvoir une éducation citoyenne et médiatique

Dès le plus jeune âge, il est crucial d’enseigner aux citoyens les principes du débat critique, l’analyse des sources et la tolérance face à la diversité des opinions. L’introduction de modules d’éducation aux médias et à la citoyenneté dans les cursus scolaires et universitaires permettrait de renforcer cette compétence essentielle.

  1. Responsabiliser les acteurs politiques, médiatiques et citoyen

Les hommes politiques, journalistes, influenceurs et citoyens doivent adopter une éthique du débat reposant sur l’objectivité, la vérification des faits et le respect mutuel. Une charte déontologique pour les médias et les réseaux sociaux pourrait encadrer ces principes.

  1. Encourager des espaces de dialogue inclusifs et respectueux

Les médias et la société civile doivent favoriser des plateformes de discussion où la rigueur intellectuelle prime sur la polémique. Les débats télévisés et radiophoniques, par exemple, doivent être mieux modérés pour garantir des échanges productifs et équilibrés.

  1. Renforcer la lutte contre la désinformation et la manipulation

Les plateformes numériques doivent collaborer avec les autorités et les acteurs de la société civile pour identifier et limiter la propagation des fake news. La création d’instances indépendantes de fact-checking permettrait d’améliorer la qualité de l’information publique.

  1. Valoriser la culture du compromis et du consensus

La démocratie ne se limite pas à une confrontation d’idées, elle repose aussi sur la capacité à construire des compromis. Il est essentiel d’instaurer une culture du dialogue où les désaccords sont perçus comme des opportunités d’enrichissement plutôt que comme des menaces.

Le Sénégal, en tant que nation démocratique, doit retrouver un débat public fondé sur la réflexion, la tolérance et le respect des divergences. L’assainissement du dialogue démocratique passe par une prise de conscience collective et des actions concrètes impliquant tous les acteurs : citoyens, médias, politiques et institutions. Il est temps de transformer le débat public en un véritable moteur de progrès et de consolidation démocratique.

Alioune Ndiaye Expert en développement international Écrivain Militant de la Transformation Nationale

Gel de l’aide américaine: le Sénégal à l’heure du choix !

« Compter sur ses propres forces, voilà notre principe. » – Mao Zedong

Cette affirmation résonne comme un appel à l’émancipation économique. Elle nous rappelle que la véritable souveraineté ne se demande pas, elle se construit. Aujourd’hui, face au gel de l’aide de l’USAID et à l’impact sur des projets structurants du Millennium Challenge Account (MCA), le Sénégal est confronté à un choix crucial : continuer à dépendre de financements extérieurs, ou transformer cette épreuve en une opportunité historique pour affirmer son autonomie.

L’interruption soudaine de ce soutien financier met en évidence une dépendance dangereuse. Des ONG, des programmes gouvernementaux et des infrastructures vitales sont directement touchés. L’énergie, les routes, la modernisation du réseau électrique : autant de chantiers stratégiques qui risquent d’être ralentis, mettant en péril des années d’efforts pour renforcer la compétitivité du pays. Ce gel expose une fragilité structurelle : tant que nous continuerons à bâtir notre avenir sur des financements venus d’ailleurs, nous resterons à la merci de décisions qui ne sont pas prises à Dakar, mais ailleurs, selon des logiques qui nous échappent.

Pourtant, l’histoire nous enseigne que les grandes nations ne se sont pas construites sur l’aide extérieure, mais sur une volonté inébranlable de s’autonomiser. Le Sénégal doit désormais agir. Il n’est plus temps de subir. Cette crise doit être un électrochoc, le point de départ d’un changement de paradigme vers une économie qui repose sur ses propres forces.

Le premier défi est immédiat : il faut assurer la continuité des services et des projets touchés par ce gel. L’État doit cartographier les secteurs les plus vulnérables, identifier les financements alternatifs et, si nécessaire, réallouer des ressources publiques aux infrastructures essentielles. Mais réagir à chaud ne suffit pas, il faut aussi penser l’avenir.

L’un des axes prioritaires doit être de réduire la dépendance du Sénégal aux financements extérieurs en développant des sources de financement endogènes. Pourquoi devrions-nous toujours attendre l’USAID ou d’autres bailleurs pour moderniser nos routes, électrifier nos campagnes ou stimuler notre agriculture ? Il est temps d’adopter des mécanismes de financement innovants : développer les obligations d’infrastructure pour mobiliser l’épargne nationale et régionale au service des grands projets, encourager le secteur privé à jouer un rôle moteur dans le financement du développement, en créant un cadre fiscal attractif et des garanties d’investissement, miser sur les banques locales et régionales pour financer les infrastructures, au lieu de toujours solliciter des institutions financières internationales.

Parallèlement, l’État doit reprendre la main sur ses ressources naturelles. L’exemple du Botswana est inspirant : ce pays a su transformer ses richesses minières en un puissant levier de développement, sans se laisser déposséder par des acteurs extérieurs. Aujourd’hui encore, au Sénégal, les contrats d’exploitation pétrolière, gazière et minière profitent trop souvent aux multinationales, tandis que l’État et les citoyens ne captent qu’une part infime des bénéfices. Pourquoi devrions-nous accepter cela ?

Nous devons instaurer un fonds souverain robuste, alimenté par les revenus de nos ressources naturelles, pour financer notre propre développement. Chaque baril de pétrole, chaque tonne de gaz, chaque gramme d’or doit servir en priorité les intérêts du Sénégal, et non ceux de firmes étrangères ou de partenaires aux agendas cachés.

Toute ambition économique repose sur une gouvernance solide. Il est impératif d’en finir avec le gaspillage, la corruption et la mauvaise gestion. L’argent perdu dans des circuits opaques, c’est autant de moyens en moins pour bâtir nos infrastructures et garantir notre indépendance financière. La transparence budgétaire doit devenir une exigence absolue. Chaque centime dépensé doit être justifié, chaque projet doit être audité, et les responsabilités engagées en cas de détournement. Les institutions de contrôle doivent être renforcées. Un État souverain est un État qui sait où va son argent et s’assure qu’il bénéficie à sa population. Les ressources naturelles ne doivent plus être bradées dans des contrats déséquilibrés. Nous devons exiger des accords justes, avec une participation locale forte et une véritable redistribution des revenus.

L’enjeu ne se limite pas à la gouvernance financière. La souveraineté économique passe aussi par un modèle de production autonome. Il est inconcevable qu’un pays aussi riche en ressources naturelles et en potentiel agricole continue de dépendre massivement des importations pour se nourrir. Le Sénégal doit investir dans une transformation locale de ses matières premières pour garantir sa sécurité alimentaire et renforcer sa balance commerciale. L’industrie agroalimentaire doit devenir un secteur prioritaire, capable de répondre aux besoins du marché intérieur tout en générant des exportations compétitives sur le marché régional et international.

De même, l’industrialisation ne peut plus être un simple slogan politique. Tant que nous continuerons à exporter nos matières premières brutes sans les transformer sur place, nous resterons dans un schéma néocolonial où la richesse réelle est captée par d’autres. Pourquoi exporter du poisson brut alors que nous pourrions développer une industrie de transformation et de conservation ? Pourquoi exporter de l’arachide sans produire massivement de l’huile et des produits dérivés ? L’émergence industrielle est une nécessité absolue pour sortir du piège de la dépendance.

Enfin, la souveraineté économique passe par l’investissement massif dans le capital humain. Une nation forte est une nation qui forme ses jeunes aux métiers d’avenir, investit dans l’innovation et développe des champions industriels et technologiques. Il ne suffit pas d’avoir des richesses naturelles, encore faut-il savoir les exploiter intelligemment.

Cette crise n’est pas une fatalité, c’est un test. Un test pour notre résilience, pour notre capacité à nous réinventer, à oser prendre en main notre destin.

Le Sénégal peut choisir la facilité, c’est-à-dire continuer à chercher désespérément de nouveaux bailleurs pour compenser ce gel, au risque de tomber dans une autre forme de dépendance. Mais il peut aussi choisir la voie du courage, celle qui consiste à profiter de cette rupture pour enclencher une transformation profonde, avec une vision claire et ambitieuse pour l’avenir.

Nous devons changer notre état d’esprit. Arrêtons de voir l’aide extérieure comme un acquis, et considérons-la plutôt comme une option temporaire, qui doit progressivement laisser place à un modèle basé sur nos propres forces. Il est temps d’entrer dans une nouvelle ère, où le Sénégal ne tend plus la main, mais s’impose comme un acteur économique souverain et influent.

Ce gel peut être une menace si nous continuons à dépendre des financements extérieurs. Mais il peut aussi être le déclic dont nous avions besoin pour bâtir un Sénégal plus fort, plus autonome et plus ambitieux. Le choix nous appartient.

HADY TRAORE

Consultant-Gestion Stratégique et Politique Publique-Canada

Présidence de la Commission de U.A.: La cheffe de la diplomatie Malgache chez le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal

A. L. Ndiaye (avec En Relief)

Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a reçu, ce dimanche 9 février, la Ministre des Affaires étrangères de Madagascar, Madame Rafaravavitafika Rasata, dans ses bureaux. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une tournée diplomatique menée par la cheffe de la diplomatie malgache, visant à promouvoir la candidature de son pays à la présidence de la Commission de l’Union africaine.

Accompagnée d’une délégation de haut niveau, comprenant notamment l’ancien Premier ministre malgache, le Général Camille Vital, Madame Rafaravavitafika Rasata a exprimé son “honneur” de rencontrer le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal et sa reconnaissance pour la tenue de cette séance de travail, “surtout un dimanche”. Elle a également sollicité le soutien du Sénégal en faveur de la candidature malgache à la présidence de la Commission de l’Union africaine.

Les échanges ont porté sur plusieurs enjeux majeurs, notamment les défis politiques et économiques du continent, ainsi que les moyens de renforcer la coopération entre les États africains au sein de l’Union africaine. Le Président de3 l’Assemblée nationale a souligné l’importance de dynamiser et moderniser les institutions panafricaines, en particulier la Commission de l’Union africaine et le Parlement panafricain, afin de renforcer la voix de l’Afrique sur la scène internationale. Il a également insisté sur leur rôle essentiel dans la résolution des crises sécuritaires, la promotion du développement économique, la transition vers un modèle de développement durable et l’intégration des nouvelles technologies.

En conclusion, le Président de l’Assemblée nationale a salué la démarche de la délégation malgache tout en rappelant que la décision relève des prérogatives du Chef de l’État. Il leur a ensuite adressé ses vœux de succès pour la suite de leur campagne.

 

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