jeudi, septembre 10, 2026
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Entente interrégionale Fatick et Diourbel- Région Française de la Nouvelle Aquitaine: Une coopération riche d’une expérience inédite

Par Mohamadou Sagne

Fatick: La coopération entre l’Entente inter-régionale Fatick- Diourbel et la Région française de la Nouvelle Aquitaine est, pourrait- on dire, riche d’une expérience inédite et cela depuis la suppression en 2014 des conseils de région au Sénégal suivie de la mise en place de conseils de département.

Ce qui a abouti, selon le vice-président du conseil départemental de Foundiougne, Amadou Debe Deme, « à la création d’une entente inter- départementale de la région de Fatick et qui a été étendue par la suite a celle de Diourbel ».

Mais, il faut souligner que tout est parti de la coopération entre les régions de Fatick et de Poitou-Charentes qui date de 1996 mais qui n’a connu son dynamisme qu’à partir de 2002. Ceci, avec le président de l’ancien Conseil régional de Fatick, Mr Abdoulaye Séne qui avait succédé à feu Pape Abdourahmane Kane, premier président de ce conseil qui, à l’époque avait noué un partenariat très dynamique avec le conseil régional de Poitou-Charentes qui était censée même constituer un exemple à dupliquer partout.

Ainsi, avec l’installation des conseils départementaux souligne, Amadou Debe Deme, « c’est avec ingéniosité que nous sommes allés à Ndangane Sambou en séminaire avec Mr Abdoulaye Sene comme modérateur, pour créer une entente interdépartementale qui regroupe les départements de Foundiougne, de Gossas et de Fatick. Celle-ci a été entérinée par les représentants des départements après délibération et validation du protocole qui devait permettre la création de cette entente ».

Neuf conventions renégociées

Alors que, selon Amadou Debe Deme, « en France, eux ils sont allés vers les grands ensembles en regroupant les régions de Limousin, de Poitou-Charentes et de la Gironde en une seule entité plus vaste que l’Autruche toute entière et qui est dénommée: région Nouvelle Aquitaine ».

C’est par la suite que les élus de l’Entente inter départementale de la région de Fatick se sont rendus en France, particulièrement dans la région Nouvelle Aquitaine pour renégocier les neuf conventions qu’ils avaient signé avec ceux de la région de Poitou-Charentes.

« Et, comme la région voisine de Diourbel était en coopération avec Limoussin et la Gironde, les différentes parties se sont inscrites dans une dynamique d’entente interdépartementale régionale des deux régions. Une sage décision que nous avions prise ensemble faisant qu’aujourd’hui, les projets qu’ont bénéficié les départements de la région de Diourbel, à savoir: Mbacké, Bambey et Diourbel puissent profiter en même temps à ceux de la région de Fatick ».

Ainsi, ces collectivités territoriales partagent quatre projets phares dont: le programme d’amélioration de la filière caprine, un autre pour la redynamisation des productions agricoles avec AGRISUD, le programme de développement des énergies renouvelables (PRODER). Il y a également l’Office départemental pour l’emploi des jeunes (ODEJ) qu’avait lancé le département de Diourbel depuis très longtemps et qui est maintenant dupliqué dans tous les départements des deux régions. Notamment, Fatick, Foundiougne, Gossas, Bambey  Mbacké.

Hier jeudi, les deux délégations étaient en séminaire d’échanges sur les politiques d’appui au développement économique local et à l’aménagement du territoire. L’évaluation des différents projets a donné l’occasion aux différents chefs de projets de communiquer chacun en ce qui le concerne sur le pilotage de son projet avant la plénière avec les présidents suivie de la définition des perspectives d’avenir.

Une visite dans l’après-midi d’un périmètre maraicher dans la commune de Thiaré Dialgui et une rencontre avec Agrisud International sur le Programme de redynamisation de la production agricole (PRPA) à travers des actions associant les collectivités territoriales (CT) proches de Fatick, ont occupé les deux délégations comprenant les présidents de départements des deux régions de Fatick et de Diourbel et de la région de la Nouvelle Aquitaine.

Le programme se poursuit ce vendredi et samedi notamment avec l’ONG Initiative Développement autour des enjeux de l’adaptation au changement climatique dans la zone de Fatick-Diourbel à travers des actions associant les collectivités territoriales et une rencontre avec les éleveurs caprins de l’ARECAP et une visite d’un champ fourrager familial au CIMEL en plus de la Fromagerie Niakhar sont prévus.

La délégation de la région Nouvelle Aquitaine est composée de Pascal DUFORESTEL, Conseiller régional chargé de la coopération internationale, Colette LANGLADE, conseillère régionale, élue de territoire Périgord Vert, Eva CORRAL, cheffe de service Ingénierie et Territoires à la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’attractivité du territoire (Datar), entre autres.

 

2ème édition de la CAN de Dodgeball: Le Sénégal prépare sa participation à Abidjan

Par Ch. Seck NDONG

Du 20 au 30 Août 2025, le Sénégal participera à la 2ème édition de la coupe d’Afrique des nations de Dodgeball prévue à Abidjan.

Cette coupe d’Afrique va regrouper trente-cinq (35) pays africains qui, pour une deuxième fois, vont se retrouver à Abidjan. Le président de la Fédération sénégalaise de Dodgeball, Mamadou Djité, a rappelé que la première édition a eu lieu l’année dernière à Meknès, au Maroc. «L’année dernière le Sénégal n’avait pas du tout participé mais pour cette année-ci nous comptons participer à la deuxième édition de la coupe d’Afrique des nations de Dodgeball», a-t-il souligné.

M. Djité a fait savoir que le tirage des pools aura lieu au mois de Juin, à partir du huit. Selon lui, ces moments d’échange et de tirages seront une occasion pour la confédération Africaine de Dodgeball de mettre à niveau les arbitres africains, de discuter sur les dernières modifications liées au règlement du Dodgeball.

Ainsi, la Fédération sénégalaise de Dodgeball (FSD) appelle tous les sponsors à soutenir l’équipe nationale de Dodgeball qui compte faire le déplacement à partir du mois d’août.

«Nous avons aussi prévu d’organiser deux camps de regroupement, un camp à partir du mois d’avril à Ziguinchor pour nous permettre de faire un peu de détection. Ce camp regroupera le camp de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. Au mois de Juin, nous allons nous retrouver à Saint-Louis où les camarades de Matam, de Saint-Louis, de Louga vont se retrouver pendant une semaine pour des séminaires de formation mais également des séances de détection», préconise le président Djité.

La FSD estime que l’entraineur national va publier sa liste définitive au plus tard en juillet après avoir les deux séances de détections notamment la séance de Ziguinchor et celle de Saint-Louis.

 

Journées d’animation du Réseau, des écoles associées de l’Unesco: L’orientation des élèves de Saint-Louis, vers les études scientifiques au menu

Par B. Diaw (avec En Relief)

Les journées d’animation pour la promotion des études scientifiques dans les écoles du réseau des écoles associées de l’UNESCO se sont tenues les 18 et 19 février 2025 au lycée technique André Peytavin de Saint-Louis.

Organisées par la Commission nationale du réseau des écoles associées de l’UNESCO, ces journées ont porté sur le thème: «Apprendre les mathématiques et les sciences pour quel avenir ?». Mme Mbodj, proviseure du lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall (LCOFT), a présidé la cérémonie d’ouverture de cet événement visant à accroître le nombre d’élèves s’orientant vers les études scientifiques au Sénégal.

Encourager les élèves à choisir les sciences

«Le rôle de ces journées est de sensibiliser et d’encourager les élèves à poursuivre les séries scientifiques en leur montrant les nombreuses opportunités qui s’offrent à eux », a déclaré Mme Mbodj. Selon elle, les filières scientifiques sont souvent négligées, comme en témoigne le faible nombre d’élèves qui les choisissent et la difficulté qu’ils rencontrent à s’y maintenir. «Ces journées d’animation arrivent à point nommé pour sensibiliser les élèves sur leur avenir dans les filières scientifiques», a-t-elle ajouté, avant d’évoquer le référentiel 2050 et les opportunités liées à l’exploitation des ressources minières et extractives, qui nécessitent des jeunes scientifiques qualifiés.

Les études scientifiques, un enjeu majeur pour le pays

Mme Abibatou Sylla Sow, coordonnatrice nationale du réseau des écoles associées de l’UNESCO au Sénégal, a insisté sur l’importance de la thématique. «Ce thème nous permet de montrer aux élèves l’importance des études scientifiques dans le système éducatif, mais aussi de leur faire découvrir les perspectives d’avenir, notamment à Saint-Louis avec ses ressources gazières », a-t-elle expliqué.

L’objectif est de donner aux élèves le goût des sciences afin qu’ils poursuivent leurs études dans ces filières et deviennent des acteurs clés dans les domaines des mines, des énergies et plus largement des sciences.

Avec la participation d’enseignants-chercheurs, d’experts des centres de formation professionnelle et du personnel éducatif, une immersion à l’université Gaston Berger de Saint-Louis a été organisée. Cette visite vise à montrer aux élèves scientifiques les débouchés possibles et les métiers auxquels ils peuvent prétendre.

Préparer les jeunes aux métiers scientifiques

«Ces deux jours de rencontre vont permettre aux élèves de mieux préparer leur avenir dans les métiers scientifiques. Faire des sciences ne signifie pas forcément devenir professeur ou ingénieur, il existe de nombreuses autres possibilités », a conclu la coordonnatrice du réseau des écoles associées de l’UNESCO au Sénégal.

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités, dont le secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO, des responsables de la Commission nationale ainsi que des chefs d’établissement.

 

Coopération régions de Fatick-Nouvelle-Aquitaine: Une mission d’échanges à Fatick

Fatick: Une mission d’échanges de la région de Nouvelle-Aquitaine est attendue ce mercredi 18 février 2025, à Fatick où elle séjournera  jusqu’au 24 courant.

Cette visite rentre dans le cadre du projet ADECOOP et sera mise à profit par les deux délégations pour une série de rencontres avec différentes organisations en activités dans les différents départements de la région de Fatick.

Après une première rencontre avec le Gouverneur de la région de Fatick pour des échanges sur les objectifs de la mission, les membres de la délégation de la Nouvelle-Aquitaine, accompagnés des élus sénégalais vont rencontrer l’agence régionale de développement de

Fatick (ARD) sur ses missions et relations avec les collectivités territoriales de la région de Fatick. Il est prévu également une rencontre avec l’Université du Sine Saloum pour des échanges sur la coopération USSEIN-Université de la Rochelle, les services à la communauté, l’entreprenariat, les études, entre autres.

Ce jeudi, les deux délégations seront en séminaire d’échanges sur les politiques d’appui au développement économique local et à l’aménagement du territoire et suivra dans l’après-midi une rencontre avec Agrisud International sur le Programme de redynamisation de la production agricole (PRPA), des actions associant les collectivités territoriales (CT) proches de Fatick.

Le vendredi 21 février 2025 aura lieu, une rencontre avec l’ONG Initiative Développement autour des enjeux de l’adaptation au changement climatique dans la zone de Fatick-Diourbel

Actions associant les collectivités territoriales et une rencontre avec les éleveurs caprins de l’ARECAP et une visite de champs fourrager familial au CIMEL en plus de la Fromagerie Niakhar.

La journée du Samedi sera marquée par la réunion avec les Présidents des départements de l’Entente sur l’avenir de la coopération décentralisée, bilan du séminaire d’échanges et un travail sur les attentes de la mission d’accueil en Nouvelle-Aquitaine. Entre autres activités de ce séjour de la Délégation de la région de la Nouvelle-Aquitaine à Fatick, des visites de projets inter-collectivités hors coopération et de développement local associant des acteurs locaux publics ou publics/privés hors coopération RNA/EIFD.

Mohamadou Sagne

Association des délégués de quartier de Wakhinane- Nimzat: Hamidou Diallo cède la place à Omar Ba

L’Association des délégués de quartier de la commune de Wakhinane-Nimzatt a un nouveau Président en la personne de Omar Ba. Le délégué de quartier de Darourahmane 4 a bénéficié de 25 voix sur les 38 votants.

A L’issue de l’élection qui s’est tenue au lendemain du sacre du maire Racine Talla comme meilleur maire de Dakar, Omar Ba a donné un avant-goût de ce que sera son magistère pour les 3 prochaines années :  » Je ne considère pas mes nouvelles charges comme une fin mais bien comme un moyen de mieux servir les populations qui constituent notre raison d’être. J’entends impulser un esprit consensuel et une démarche participative pour l’intérêt supérieur et exclusif des populations »

Au nom du maire de la commune Racine Talla, Ahma Amar, le Président de la commission des affaires religieuses et des relations avec les délégués de quartier a exprimé sa satisfaction sur le choix de O. Ba:  » l’élection de Omar Ba est le couronnement logique de son engagement, de son désintéressement et de sa détermination à promouvoir l’essor des quartiers. Le soutien de la mairie ne lui fera jamais défaut pour qu’il réussisse sa noble mission ». Bien que défait, le délégué de quartier sortant, Hamidou Diallo a fait le serment de ne ménager aucun effort pour apporter son expérience au nouveau président.

Y. ND

 

 

Découvertes des terroirs: Dioffior, une agglomération toujours attachée aux valeurs de civilisation

A Dioffior, l’agglomération est toujours attachée au terroir et aux valeurs de civilisation et qui, au plan historique, a été fondé selon les témoignages des anciens de la localité, au XIIIème siècle par Ndongo NIANE de la lignée des « Kare Kare ».

A l’époque, les populations étaient originaires du village sérère de Faoye à la recherche de terres cultivables pour pouvoir s’adonner aux activités agricoles. Et, c’est à la suite d’une redoutable épidémie de peste que le village fut refondé au XIXème siècle par Diombo Thiang et en 1925 toutes les concessions furent regroupées sur le site actuel pour constituer le village de Dioffior qui signifie entente et amitié comme nous l’avez expliqué le maire de la ville, Youssou Diome.

Dans cette foulée, l’historien Sobel Dione, nous rappelle aussi que  « Ndongo NIANE faisait à l’époque partie des compagnons de Maysa Wali Dione, lorsque celui-ci a quitté le Gabou. Et, qui un jour lui lança: Maysa Wali  puisque je t’ai suivi depuis le Gabou, je voudrais que tu me permettes d’aller chercher un endroit où je pourrai cultiver. Une demande dont le roi accepta sans problème mais tout en lui posant une condition de ne pas trop s’éloigner de lui ».

Ainsi, a rappelé Sobel Dione, « le  fondateur passa un hivernage là où est créé Kobongoye mais les singes qui rodent régulièrement dans les parages gâtérent ses récoltes. C’est alors qu’il revint se plaindre auprès du roi qui lui recommanda alors de chercher un autre endroit ».

Et c’est ainsi, ajoute Sobel Dione, « que Ndongo NIANE finit par trouver l’endroit ideal qu’est l’emplacement actuel du village de Diofior qu’il définit devant le roi comme le site en rêve. A cette époque, les lamanes dirigeaient le Sine qui était commandé par le Maa Sinig ».

L’historien Sobel Dione d’ajouter que, « quelques années après la création, Ndongo repartit et le village devint un pethie. Il passa par Djilas avant de se rendre à Khaoul Godaguene dans le pays du Mbadane où il mourut. Et, à la suite de cet épisode, le nommé Diombo Thiang, de la même lignée maternelle Tim Kare Kare et petit-fils maternel de Ndongo Niane, est venu refonder le village après avoir quitté Faoye sous le règne de Mbake Maak Ndiaye à Diakhao ».

Ainsi, à la fondation nouvelle, Diombo aimait dire Jofoor, c’est-à-dire être d’accord. La province s’appelait Hireena et était commandée par un Cilaas appartenant à plusieurs familles paternelles et résidant à Djilass dixit, Sobel Dione. Et ses limites étaient: Joal à l’ouest, Palmarin au sud-ouest, Sakhor à l’est, Diouroup et Fayil au nord et il faut dire qu’autrefois les îles du Saloum faisaient aussi partie integrante du Hireena ».

Les chefs successifs, de la lignée des « Kare Kare », furent selon Sobel Dione, « Ndongo Niane, Diombo Thiang, Diombo Ndeb Thiang, frère de Diombo (2) de même père et de mère, Hamad Siga Thiang, frère de Diombo de mêmes père et mère; Faap Diogo Diome, entre autres sont tous de la même lignée Kare Kare ».

Mais, Sobel Dione d’ajouter, « qu’il n’existe à Diofior que des droits de häche patrilinéaires (pour les BASS, SARR, DIOME, DIAME, FAYE, SENGHOR, DIOUF, NDONG, DIANGAR, NDAYE, THIANG et LABOU) et matrilinéaires (Kare Kare, Wale Wale, Taboor, Coofaan, Yiil, Patik, Tik, Simala, Saasan, Mengeen, Bagadu, Peeyoor).

Dans son évolution historique, ce terroir de près d’une trentaine de mille habitants, a connu divers statuts. D’abord, selon le Maire Youssou Diome, « de chef-lieu de communauté rurale du même nom de 1973 à 1990, un décret de 1990 l’érige en commune de plein exercice relevant administrativement du département de Fatick et de la région du même nom avec la particularité d’être une agglomération dont l’attachement au terroir et aux valeurs de civilisations ainsi que l’ouverture à la modernité sont à l’origine de son développement fulgurant ».

L’accès à Dioffior est facile par la route départementale D612, à 36 km du village carrefour de Ndiosmone situé sur la route nationale N°1. La commune est distante de 78 km de Fatick, capitale départementale et de 150 km de Dakar. Une ville qui a connu un développement fulgurant lié à l’attachement des populations au terroir et aux valeurs de civilisation ainsi qu’à l’ouverture à la modernité.

Les limites de la commune ont été etendues ces dernières années. Les différents quartiers sont : Diofior, fondé par Diogoye DIANGAR de tim Coofaan, venu de Faoye, Sindianka, fondé par Ndongo Niane, de tim Kare Kare, fondateur du village; Ndiongfekh, fondé par Ngalo, de tim Peejoor, venu de Faoye, les DIAM, autrement dit THIAM, étaient des Farba ou Sagnites: ils furent aussi Serigne du Bour. Les FAYE étaient des toole.Thiene est un pec soose où il y a des podoom. Le lieu de culte de Diofior se nomme: Ndongo Niane, tombe du fondateur du village, où les Kare Kare font les offrandes avant de manger le mil, ou quand les pluies manquent en hivernage ».

C’est pour dire, qu’ici, le réseau de parenté inextricable des dioffiorois est une source d’émulation et de solidarité familiale et intergénérationnelle très porteuse d’égalitarisme économique et social », nous fait savoir le maire de Dioffior.

Une localité centenaire mais riche de ses potentialités

Aujourd’hui, le village de Dioffior aurait 100 ans et riche de beaucoup de potentialités pour son développement. Ce qui motive ses habitants réputés de grands cultivateurs. A travers l’agriculture pluviale constitue l’activité économique dominante qui occupe la quasi-totalité de la population active. « D’où le dynamisme des Dioffiorois à travers les principales cultures que sont le mil et de l’arachide.  Il faut aussi noter que les terres où l’activité agricole est pratiquée sont pour l’essentiel situées dans les communes de Djilass principalement et de Fimela qui constituent l’hinterland communautaire », a indiqué Youssou Diome.

Quant à la riziculture, ajoute l’Edile de Dioffior, « elle est surtout réservée aux femmes qui sont en première dans cette activité pratiquée dans les bas-fonds et au niveau des vallées de Baboulaye à l’Est et de Ndiob Nokh à l’ouest mais fortement attaquées par la salinisation des terres. Des aménagements et des digues ont été ainsi édifiés pour récupérer une bonne partie de ces terres salées à travers l’Union pour le reboisement des tannes de Dioffior (URTD) en 1994, puis la Fédération Inter-villageoise des Organisations pour un Développement Durable (FIOD) qui signifie en sérère : faire soi-même ».

Youssou Diome, lui-même ayant été un des précurseurs de ces initiatives de récupération des terres salées de Dioffior, a fait savoir que, « ces entités ont mis en place les premières diguettes et les trois (3) digues de Baboulaye, Rho et Sagnanème avant que l’organisation paysanne Sakh Diam créée en 2011 par des jeunes et des femmes ne prenne le relais avec des partenaires au développement pour la réfection des digue de Baboulaye et de Niowy Senghor à l’est et des digues de la vallée de  Mbissel à l’ouest, Ndob Nokh, Ndawando, entre autre. Il s’en est suivi en 2014 la construction de la digue Baboulaye 2, l’aménagement de la vallée sous l’encadrement des sociétés techniques et la réfection des digues. Ce qui nous avait valu la visite à Dioffior d’une délégation du Fonds africain de développement (FAD) ».

Le maire de noter également, « que le périmètre maraicher des femmes sur une superficie de 9 ha n’est pas encore rentabilisé. Aussi; l’élevage est également pratiqué à Dioffior. Quant à la pêche, elle connait un déclin avec la disparition des grands pêcheurs. Le secteur du tourisme, il est quasi absent, le commerce intérieur quand à lui, basé sur les denrées alimentaires au départ à connu une nouvelle dynamique avec de nouveaux produits tels: le cosmétique, l’outil informatique et autres produits nouveaux.

Des acquis dans les autres secteurs

Les autres secteurs ne sont pas en reste. Surtout au plan culturel, la commune de Dioffior regorge de beaucoup de talents. L’éducation et la formation aussi ont produit beaucoup de cadres depuis la première école qui a été créée en 1949. La ville compte actuellement plus de sept (7) écoles élémentaires, deux (2) collèges publics, un (1) collège privé franco arabe, et un (1) lycée en plus du centre de formation professionnelle.

Pour autant, l’alimentation en eau potable demeure très difficile malgré les investissements du réseau Notto-Ndiosmone- Palmarin. Au plan sanitaire, Dioffior compte un district sanitaire qui regroupe les cinq (5) communes de l’arrondissement : Loul Sessène, Djilass, Diofior, Fimela  Palmarin pour une population totale de 100 000 habitants », souligne le maire de Dioffior Youssou Diome qui note cependant la réhabilitation par l’Etat qui est en cours des locaux qui étaient tres vétustes. Et, il faut ajouter sur le plan des réalisations le groupe électrogène de 150kva d’une valeur de 16 millions offert par le président du conseil départemental de Fatick, Dr Cheikh Kanté».

C’est tout cela capitalisé qui devrait faire l’objet d’une présentation sur l’évolution de la commune de Dioffior lors des activités commémoratives de son centenaire du 1er au 5 mai 2025 prochain. Le comité scientifique est déjà à pied d’œuvre pour la réussite du centenaire.

Coopération avec Panazol au beau fixe

Au plan de la coopération décentralisée, Dioffior a noué un partenariat avec la Ville de Panazol (France) Des rencontres se tiennent de manière périodique entre délégations. Une coopération fructueuse qui a vu le jour depuis 2010 entre les deux parties. Et que ne cesse de magnifier le maire de Dioffior, Youssou Diome. En ce sens qu’elle est la bienvenue avec l’Acte III de la décentralisation pour contribuer au développement et de donner de ressources additionnelles aux communes, notamment celle de Diofior.

Un partenariat qui ne cesse de s’agrandir en termes de richesses, de culture, de développement et surtout en échange d’expériences entre les deux communes.

Par Mohamadou Sagne

Don de l’association humanitaire ‘’en avant roule’’: L’hôpital régional de Saint- Louis réceptionne un matériel médical de 7 millions F CFA

L’hôpital Régional Lieutenant-colonel Mamadou Diouf de Saint-Louis a reçu ce lundi 16 février 2025, un important lot de matériels sanitaires d’une valeur d’environ sept (7) millions de francs CFA.

C’est dans le cadre d’une collaboration de longue date que l’association humanitaire ‘’En Avant Roule’’ a offert ce conteneur d’équipements médicaux de dernière génération au centre hospitalier régional de Saint-Louis.

Créée en 2006, l’association humanitaire ‘’En Avant Roule’’ aide les personnes à mobilité réduite et malvoyantes de Saint-Louis et de toute la région, à travers un partenariat établi avec l’hôpital et l’association Saint-Louis Handicap. Le matériel est composé entre autres de tables de consultation, de tables d’accouchement, de couveuses, de matériel chirurgical, de cartons de lunettes, de fauteuils roulants adaptés.

Pour Christine Maeder, secrétaire du bureau de l’association ‘’En Avant Roule’’, ce matériel offert à l’hôpital et à la région de Saint-Louis représente deux années de quêtes, de recherches, de manipulations, de stockage, de rangement, de préparation pour le transport.

Tout ça, avec entrain, bonne humeur et bénévolement. «Je suis heureux de savoir le conteneur est bien arrivé à Saint-Louis, ville que j’aime profondément. Tous nos membres sont heureux de participer, chacun à sa manière, à cet élan de générosité», a-t-elle magnifié.

Christine Maeder a rappelé que ladite association est à plus d’une quinzaine de conteneurs, mais la collecte  va continuer . « Celles-ci seront paramétrées par des personnes de Saint-Louis, formées par des ophtalmologues sous couvert de la Fondation où les lunettes seront stockées. Nous continuons également de financer des interventions chirurgicales orthopédiques pour des enfants et des jeunes adultes », a-t-elle fait savoir.

Et parmi les réalisations, de l’association En Avant Roulant, il y a environ 45 enfants qui ont été opérés depuis le début du projet. C’est ainsi qu’elle souhaite que ces interventions perdurent afin d’atteindre leur objectif en 2025. «Une convention avec Saint-Louis Handicap, la Fondation pour la vue « Henri Jay » et En Avant Roule sera signée prochainement», a annoncé la secrétaire du bureau de l’association.

Docteur El Hadji Magatte Seck, directeur du centre hospitalier régional de Saint-Louis a manifesté son contentement de réceptionner ce conteneur d’équipements médicaux de dernière génération. Selon lui, ce lot de matériaux va permettre d’améliorer la prise en charge des populations malades. «Vous savez, nous sommes dans une structure qui accuse un petit retard dans l’investissement et que ce genre d’action nous permet de remettre à niveau notre offre de soins pour mieux prendre en charge les populations», a reconnu le directeur de la structure sanitaire.

Avec la réception de tous ces conteneurs qui représente beaucoup de millions de francs CFA quant on les traduit en terme monétaire, Dr El Hadji Magatte précise que cela a permis de relever le plateau technique et d’améliorer l’offre de soins de qualité pour les populations.

Un geste qui vient en appoint selon Atoumane Kane Sy président de l’association Saint-Louis Handicap qui a profité de l’occasion pour lancer un cri de cœur à l’Etat du Sénégal. «Si nous avons des partenaires au niveau international qui nous aident dans notre mobilité, que les gens nous facilitent la tâche», a-t-il lancé.

B. Diaw (avec En Relief)

Amadou Kane: une icône du mouvement Navétane

Amadou Kane est le président de l’Organisme National de Coordination des Activités de Vacances (ONCAV), l’entité qui supervise le mouvement Navétane au Sénégal. Sous sa direction, l’ONCAV a connu une expansion significative, regroupant plus de 8 400 Associations Sportives et Culturelles (ASC) et près de 500 000 licenciés.

Engagement et contributions

Une figure emblématique du mouvement navétane au Sénégal

Développement communautaire : Sous la présidence d’Amadou Kane, les ASC se sont impliquées dans divers domaines tels que la santé, l’éducation et la création d’emplois, contribuant ainsi au développement local.

Formation et citoyenneté : Le mouvement Navétane, au-delà du sport, est devenu un cadre de formation pour les njeunes, les sensibilisant aux valeurs citoyennes et à l’engagement communautaire.

Défis et perspectives

Malgré les succès, le mouvement a été confronté à des défis, notamment des divisions internes et des violences lors des compétitions. Amadou Kane a reconnu ces problèmes et a exprimé son engagement à les résoudre, notamment en soutenant les réformes proposées par les autorités pour moderniser et pacifier le mouvement.

Reconnaissance officielle

L’ONCAV dirigé par Amadou Kane est reconnu par l’État sénégalais comme l’unique structure légitime du mouvement Navétane, ce qui témoigne de son rôle central dans la promotion du sport et de la culture au Sénégal.

En somme, Amadou Kane est une figure incontournable du mouvement Navétane, ayant œuvré pour son expansion et son impact positif sur la jeunesse et les communautés sénégalaises.

Amadou Kane, en tant que président de l’ONCAV (Organisme National de Coordination des Activités de Vacances), a joué un rôle déterminant dans l’orientation et la structuration du mouvement Navétane, qui est bien plus qu’un simple cadre sportif : c’est une véritable école de citoyenneté et de développement communautaire.

Un leadership axé sur l’encadrement de la jeunesse

Amadou Kane a su canaliser l’énergie de la jeunesse sénégalaise en lui offrant un cadre organisé, structuré et fédérateur à travers les ASC (Associations Sportives et Culturelles). Il a notamment :

Contribué à la professionnalisation du mouvement en mettant en place des règlements et des structures adaptées.

Lutté contre la violence et favorisé un cadre éthique et sain pour les compétitions.

Étendu l’impact du mouvement au-delà du sport, en intégrant des initiatives sociales, éducatives et économiques.

Défendu la dotation de moyens conséquents pour renforcer le rôle du Navétane dans le développement local.

Un engagement qui mérite reconnaissance

Dans un contexte où la jeunesse représente une force motrice pour l’avenir du Sénégal, les efforts d’Amadou Kane méritent une reconnaissance nationale, voire une décoration officielle par la République.

Son travail a permis à des milliers de jeunes de :

Développer des compétences en gestion, en leadership et en travail d’équipe.

Se former à des valeurs d’engagement civique et de solidarité communautaire.

Éviter l’oisiveté et les dérives en s’investissant dans des activités sportives et culturelles.

Si la République du Sénégal reconnaît les acteurs majeurs du développement national, alors Amadou Kane, pour son engagement indéfectible envers la jeunesse et la structuration du mouvement Navétane, mérite une distinction officielle, à l’image des décorations accordées aux figures ayant marqué positivement la société sénégalaise.

 Poème pour rendre un vibrant hommage à ce grand homme

Amadou Kane, flambeau des Navétanes

Ô toi, père des terrains vibrants,

Architecte des rêves, bâtisseur de l’espoir,

Dans l’arène des Navétanes, éclatant,

Tu guides la jeunesse vers son plus bel espoir

Sur les vastes plaines où le ballon danse,

Tu as semé des graines d’avenir,

Transformant la ferveur en puissance,

Donnant aux jeunes un feu à raviver.

Tant de voix t’ont suivi, enfiévrées,

Dans le tumulte des saisons ardentes,

Et sous ton règne, sagesse ancrée,

L’ONCAV s’élève, structure rayonnante.

Ni l’ombre des conflits, ni l’orage du doute,

N’ont pu briser ton pas déterminé,

Car dans ton cœur palpite sans déroute,

Un Sénégal uni, fier et engagé.

Résilient, face aux vents contraires,

Tu as défié le chaos et la nuit,

Bâtissant des ponts entre hier et lumière,

Faisant du sport un chant d’infini.

Ô République, entends sa bravoure !

Décore l’homme à l’âme d’acier,

Car dans l’histoire, il grave en contours,

Un destin scellé à jamais

Amadou Kane, flambeau éternel,

Que ton œuvre brille comme un ciel,

Où chaque étoile, en éclats sincères,

Raconte ton combat immortel.

Alioune Ndiaye dit Pspe Ndiaye

Ancien président de l’Asc Gestu Yeumbeul

Ancien membre de la Zone 8

Ancien joueur de Navetane

Ecrivain

Traite des personnes au Sénégal: La CNLTP forme les acteurs sur les techniques d’auditions des victimes mineurs

La cellule Nationale de la Lutte contre la Traite des Personnes (CNLTP) , basée au niveau du ministère de la justice a organisé, ce mardi 11 février 2025, un atelier de formation sur les techniques d’auditions des mineurs dans le domaine de la traite des personnes.

Cette activité de trois jours qui se tient dans la ville tricentenaire vise à contribuer à l’amélioration du dispositif judiciaire pour une meilleure détection, répression et une prise en charge des victimes mineurs. «Nous séjournons aujourd’hui à Saint-Louis dans le cadre de la mise en œuvre de ce qu’on appelle le plan d’action national du Sénégal de lutte contre la traite des personnes», a d’emblée déclaré Mody Ndiaye, secrétaire permanent de la cellule nationale de lutte contre la traite des personnes au Sénégal.

Il a révélé que le gouvernement du Sénégal met en œuvre régulièrement un plan d’action de lutte contre la traite des personnes qui se décline en plusieurs principes.  Et parmi eux, on peut citer le principe de la prévention, le principe de la protection des victimes, le principe de la poursuite des criminels et du partenariat.

Pour Mr Ndiaye, la traite des personnes et le trafic illicite des migrants sont des formes de criminalité très particulières qui ont pour cible les êtres humains et parmi eux, les plus vulnérables. «Parmi les personnes vulnérables, vous avez les enfants, c’est un lieu où vous avez beaucoup d’enfants qui sont exploités de façon très diverse», a-t-il ajouté.

Sur le choix de Saint-Louis, qui abrité la rencontre, Mody Ndiaye martèle que c’est une ville carrefour où se retrouvent beaucoup d’enfants. Pour lui, il serait nécessaire de faire le tri. «Tous les enfants ne sont pas des victimes de traite, tous les enfants ne sont pas exploités, mais notre attention est attirée quand même par le nombre exponentiel d’enfants qui, potentiellement, sont victimes de traite», a-t-il précisé.

Le secrétaire permanent de la CNLTP a saisi l’occasion pour expliquer la différence qui existe dans l’exploitation. Il a parlé de l’exploitation de la monasticité, mais également de l’exploitation dans les autres secteurs économiques. «La place des enfants n’est pas dans l’exploitation, ni dans ce qu’on appelle la marchandisation des êtres humains. Parce que dans la traite des êtres humains, on transforme », a argumenté M. Ndiaye.

Pour lui, beaucoup de « criminels’’ utilisent les enfants parce que c’est moins coûteux. Ce qui est de l’exploitation moderne. Il a par ailleurs déploré le fait que des enfants sont souvent utilisés pour remplacer les jeunes filles domestiques. Ce qui selon lui, mérite la mise en œuvre des stratégies et des actions pour les sauver, et les retirer de ces formes d’exploitation qui n’honorent aucun pays.

L’ensemble des acteurs, s’activant dans la lutte contre la traite des personnes, la chaîne pénale, des experts et représentants de l’Union Européenne ont pris part à cette rencontre , pour voir ensemble comment améliorer la protection des enfants mineurs sénégalais victimes de traite.

B Diaw (avec En Relief)

« Dionewar Mbokatoor Njal »: Une passerelle édifiée pour désenclaver une partie de l’île

Mouhamadou SAGNE (avec En Relief)

A Dionewar, dans les îles du Saloum, une passerelle vient d’être édifiée pour désenclaver le village. A l’initiative de l’Association  »Dionewar Mbokatoor Njal » avec le produit des cotisations de ses membres, soutenue par de bonnes volontés, regroupant des natifs du village de Dionewar.

Les initiateurs ont donc fait venir un camion benne et un bulldozer gratteur à bord d’un bac pour relever le défi. Une aubaine donc avec la réalisation de cette passerelle en ce qu’elle permettra de désenclaver une partie du village.

En effet, selon Mr Diouf, un de nos interlocuteurs que nous avons contacté sur place, « pendant l’hivernage et les crues de la mer, les villageois sont obligés de patauger dans l’eau sur une distance de près de 500 mètres. C’est pourquoi réalisation de cette passerelle est bien accueillie par les insulaires en ce sens qu’elle soulagera tous ceux et celles qui vont l’emprunter pour entrer ou sortir du village ».

D’ailleurs selon Mr Diouf, « une hutte y sera aussi construite pour constituer un espace de repos pour les passants. Et, il faut noter que tous les techniciens qui se sont mobilisés pour la circonstance sont natifs du village et ont à leur tête Boubacar Fatiaré Sarr. Pour dire que seule l’union fait la force et impossible n’est pas Dionewarois ».

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