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Forum de Solidarité des peuples opprimés à Dakar: And Jëf-PADS et des citoyens épris de paix et de justice sociale en action

And Jëf Parti Africain pour la Démocratie et le Socialisme (AJ-PADS) et le Parti communiste de Zimbabwe en collaboration avec des Acteurs de la Société civile ont organisé le Forum international de solidarité aux peuples opprimés, le jeudi 27 février 2025 à la Maison de la Culture Douta Seck à Dakar. Dans sa dynamique de lutte, And Jëf-PADS avec des citoyens épris de paix et de justice sociale, s’est inscrit dans cette dynamique de solidarité aux populations du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Nigeria, de la Rd Congo, de la Somalie, de l’Ukraine, de la Palestine.

Le début de la rencontre a été marqué par de belles envolées lyriques du chanteur de talent, militant de gauche, Abou Thiam Ngaari law et des notes envoûtantes de xalam de Amadou Athiel Gueye.

Sous forme de panel en présence d’environ 300 personnes, le public composé en majorité de jeunes, a suivi, pendant 4 heures d’horloge, les échanges au cours du Forum de soutien et de solidarité aux peuples opprimés. Après avoir remercié Ian Beddowes du Parti communiste du Zimbabwe et de la collaboration des deux partis panafricains et progressistes, le Secrétaire général de And Jëf Parti africain pour la Démocratie et le Socialisme AJ/Pads, Mamadou Diop Decroix, a introduit la thématique en faisant le tour d’horizon de la question, pointant du doigt, l’Amérique de Trump, l’Otan et il a insisté sur la nécessité impérieuse de soutien des peuples en lutte comme ceux de l’Ukraine, de la Palestine, du Sahel entre autres.

Prenant la parole, le modérateur de la conférence- panel, Alassane Cissé, journaliste- éditeur, Coordinateur du Réseau des Journalistes d’Afrique s’est réjoui de la rencontre initiée par And Jëf (Union dans l’action) et le parti communiste de Zimbabwe qui a réuni des acteurs politiques et de mouvements panafricains. La représentante de l’ambassadrice du Cuba au Sénégal, Karla Montoro Sosa a évoqué les soubresauts subis par son pays, le Cuba et réitère le soutien du pays de Fidel Castro aux pays agressés.

A travers la vidéo diffusée en pleine conférence, Ian Beddowes, Secrétaire général Chargé des Affaires internationales, est revenu sur la question des peuples opprimés et en lutte et du rôle du Sénégal dans la lutte contre la domination internationale. Ses propos ont été traduits par Talla Niang, panafricaniste, promoteur culturel, vivant en Afrique du Sud. Pour sa part, Haitham Khalili, Premier Conseiller de l’ambassade de Palestine au Sénégal a fait l’historique de la lutte du peuple palestinien en lançant un appel aux Africains, aux citoyens du monde à continuer à soutenir le peuple héroïque de la Palestine.

Pour l’historien sénégalais, panafricaniste et altermondialiste, représentant le Mouvement Taxaw Tem (Debout) se référant à l’histoire, a relaté certaines étapes des peuples en lutte et évoque l’alliance mondiale de solidarité aux peuples opprimés. L’ingénieur- informaticien sénégalais, membre fondateur de And-Jëf Mouvement révolutionnaire pour la Démocratie Nouvelle (Aj/Mrdn), emprisonné à l’époque par le régime néo- colonial, a invité à la vigilance car l’impérialisme international change de paradigme et utilise les technostructures, les Gafam pour dominer davantage les peuples.

Il appartient aux dirigeants anti-impérialistes de changer de stratégie pour endiguer les visées et pratiques hégémoniques des impérialistes. Le leader de And Jërign-Sénégal, une organisation politique révolutionnaire, Cheikh Bassirou Sarr a demandé à fédérer les efforts et mettre en place une véritable coalition des organisations progressistes pour un monde plus juste. Madiang Fall, leader politique de Citoyens a plaidé pour une Afrique unie.

Amidou Sidibé, coordonnateur de la Ligue panafricaine Umoja, représentant Madièye Mbodj, vice-président de Pastef, a insisté sur la nécessité de l’unité africaine face aux impérialistes qui divisent l’Afrique. L’Italo-somalienne Djamila Mascat, philosophe et chercheure s’est félicitée de l’initiative et de la présence massive des jeunes sur les questions de soutien aux peuples en lutte. Se trouvant en Californie et suivant la conférence par facebook, le Sénégalais Cheikh Niang, panafricaniste, est intervenu par le canal du téléphone amplifié, pour encourager les initiateurs et apporter son soutien aux populations exploitées.

Des personnalités politiques et du monde universitaire étaient présentes: Mame Boye Diao, Ibrahima Ndiaye, Amadou Vieux Diagne, Aminata Niang (Codesria).

A la fin de la rencontre, le leader Mamadou DIOP Decroix de And Jëf a conclu en wolof sur l’importance de soutenir et d’être solidaires des peuples en lutte. Decroix a proposé un comité de réflexion pour une feuille de route de suivi pour des actions concertées et conjuguées de soutien aux peuples opprimés.

Synthèse: Ch. Seck NDONG

 

 

Valorisation du patrimoine touristique et artisanal: « Faire du pôle centre un modèle de développement durable », selon le ministre du Tourisme, Mountaga Diaw

Par Mohamadou Sagne

Fatick: En marge de sa tournée dans le pool centre des régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine, le Ministre du tourisme et de l’artisanat, a annoncé que, « dans la nouvelle carte économique, le pôle centre sera un modèle de développement durable qui sera centré sur la valorisation de son riche patrimoine naturel basé sur le tourisme et l’artisanat ».

Mountaga Diaw a saisi l’occasion de la grande rencontre du comité régional de développement (CRD) tenue à Fatick, pour décliner l’ambition forte des nouvelles autorités de faire des secteurs du tourisme et de l’artisanat, des piliers essentiels du développement dans le cadre du Référentiel 2050.

Une occasion pour les acteurs de partager les nouvelles orientations du département, identifier les contraintes principales des secteurs de l’artisanat et du tourisme, en vue d’une synergie d’action efficace avec tous les acteurs locaux, les opérateurs et autres professionnels. Tout cela, identifié dans le projet d’ici 2029 pour une première phase. Une initiative saluée par les autorités locales dont le représentant du maire de Fatick et celui du conseil départemental.

Pour le Ministre du tourisme et de l’artisanat, « nous avons dans ce pool centre un potentiel fascinant qui satisfait de nombreux acteurs et visiteurs d’ou l’impérieuse nécessité de le valoriser davantage en vue de favoriser un développement durable et harmonieux du tourisme et de l’artisanat qui soit porté par les secteurs privés et un pôle territoire responsable, viable et compétitif. Et que, ces échanges puissent permettre sans doute d’identifier les principales contraintes de ces secteurs créateurs d’emplois et de retombées économiques significatives en dépit des nombreux defis auxquels les deux secteurs sont confrontés ».

Ainsi, à travers ce référentiel 2050, il urge selon le Ministre du tourisme et de l’artisanat, « de changer de paradigme, revoir le mode de gouvernance du secteur du tourisme mais aussi et surtout de repenser la promotion de la destination Sénégal ».

Dans cette dynamique, Mountaga Diaw a fait noter l’excellent travail que l’Agence Sénégalaise de promotion touristique (ASPT) est en train de mener à travers son Directeur général, en rapport avec la Direction de la promotion touristique du ministère qui est plutôt stratégique. Alors que, a-t-il fait savoir, « l’ASPT est opérationnelle ce qui fait un excellent duo donc de promotion touristique de la destination Sénégal, une destination de choix dans la région Africaine ».

Par ailleurs, le Ministre du tourisme et de l’artisanat  a saisi l’occasion pour lancer un appel au secteur privé pour reussir le pari de la promotion à travers un maillage national mais surtout pour investir dans le secteur pour des hôtels haut de gamme. « Actuellement, vous le savez mieux que moi, à part Dakar et un peu Mbour, on ne trouve pas de réceptifs quatre (4) étoiles dans le reste du Sénégal. Et on a cette difficulté d’avoir ces réceptifs, et cela nous handicape. Donc, nous sommes disposés à aider les capitaines d’industries sénégalaises, à développer le tourisme. Nous allons les accompagner à investir, parce que moi je crois à l’investissement sénégalais », laissé entendre le Ministre Mountaga Diaw.

Il a aussi évoqué les problèmes de sécurité qui sont aussi importants, invitant les professionnels a de doter de services de sécurité quitte à recruter une institution spécialisée composée d’agents bien formés et disposant de permis de port d’armes. Il a fait allusion aux militaires retraités et autres gardes- corps qui sont formés en privé qui peuvent être recrutés pour se faire.

Afrik Santé: «Eriger un service des maladies rares dans toutes les structures médicales du pays»

Dans le cadre de la journée internationale des maladies rares célébrée ce 28 février au niveau planétaire, AFRIKSANTE en relation avec l’Association Humanitaire de lutte contre les maladies compte inscrire une fois encore le Sénégal dans l’agenda annuel des pays qui ont maqué cet événement.

Comme vous le savez mieux que nous, les maladies dites rares sont celles qui touchent un nombre restreint de personnes et posent de ce fait des problèmes spécifiques liés à cette rareté. Cependant, à y voir de plus près, il y a seulement quelques années, certaines maladies comme le cancer, le diabète et l’hypertension étaient rares dans notre pays.

Sans leur avoir accordé toute l’attention nécessaire et surtout sans veiller davantage sur l’alimentation qui a connu des changements radicaux dans nos habitudes, aujourd’hui ces maladies chroniques sont devenues un véritable fléau et le principal casse-tête de santé publique. Nous pouvons également avancer que d’autres maladies comme la drépanocytose et l’hémophilie, qui n’affectaient jadis que quelques personnes sont devenues courantes et accroissent de jour en jour le nombre de malades.

Certes les maladies rares se comptent par milliers à travers le monde. A l’heure actuelle, on en a déjà dénombré 7000 à 8000 maladies dites rares et qui sont décrites dans la littérature médicale. Si presque toutes les maladies génétiques sont des maladies rares, toutes les maladies rares ne sont pas génétiques. Il y a des maladies infectieuses très rares par exemple, ainsi que des maladies auto-immunes et des cancers rares. Pour un grand nombre de maladies rares, la cause demeure inconnue à ce jour.

Les maladies rares dont plus de 300 millions de personnes sont atteintes à travers le monde selon l’OMS sont des maladies graves, souvent chroniques, parfois évolutives. L’atteinte peut être visible dès la naissance ou l’enfance, comme par exemple pour l’amyotrophie spinale infantile, la neurofibromatose, l’ostéogenèse imparfaite, les chondrodysplasies ou le syndrome de Rett. Cependant plus de 50% des maladies rares apparaissent à l’âge adulte, comme la maladie de Huntington, la maladie de Charcot-Marie-Tooth, la sclérose latérale amyotrophique, le sarcome de Kaposi ou le cancer de la thyroïde. Nous pouvons citer…

Certaines maladies rares souffrent d’un déficit de connaissances médicales et scientifiques. Les personnes atteintes par ces maladies rencontrent toutes des difficultés similaires dans leur parcours vers un diagnostic, pour obtenir de l’information et pour être orientées vers les professionnels compétents. La détection précoce, l’accès à des soins de qualité, la prise en charge globale sociale et médicale de la maladie, la coordination des soins hospitaliers et de ville, l’autonomie et l’insertion sociale, professionnelle et citoyenne, posent également problème.

En vous remettant en main propre cette déclaration en tant que Préfet du département de Guédiawaye, nous interpellons à travers votre auguste autorité le ministre de la Santé et de l’Action Sociale pour qu’on érige un service des maladies rares dans toutes les structures médicales du pays sur ces pathologies souvent mal diagnostiquées, assimilables à la fatalité et qui, par leur prévalence insidieuse inquiète de plus en plus la communauté médicale et internationale.

Khalifa Ndao

 

ASC Ainoumady: Mutualiser les forces pour un avenir radieux

L’Assemblée générale de l’ASC Ainoumady, club sportif emblématique de la zone 6 de Keur Massar, a réuni une forte mobilisation de ses membres, dans un esprit de renouveau et de cohésion. L’enjeu principal de cette rencontre était l’élection d’un nouveau président pour mener le club vers de nouveaux succès.

À l’issue des discussions, un consensus a été trouvé autour de Madame Aminata Sarr, désormais élue présidente pour un mandat de quatre ans. Son élection marque un tournant dans la gestion de l’ASC, avec une volonté affirmée de restructuration et de performance. Présent lors de l’Assemblée générale, Ibrahima Mané, membre actif et président d’honneur de l’ASC a salué le bon déroulement des échanges et l’engagement des membres.

«Cette forte mobilisation témoigne de notre esprit revanchard. Nous avons décidé de mutualiser toutes nos forces vives afin de redonner à l’ASC Ainoumady son lustre d’antan »,a t’il déclaré. Fière de son histoire et de son palmarès, l’ASC Ainoumady est l’équipe la plus titrée du département. Conscient du défi à relever, le club ambitionne de rapatrier ses anciens joueurs évoluant dans d’autres équipes, afin de bâtir un effectif compétitif et conquérant.

Dans cette dynamique de renouveau M. Sagna autre figure influente du club a insisté sur l’importance du potentiel humain qui constitue la force d’Ainoumady. «Notre quartier regorge de talents. Nous devons unir nos efforts pour hisser notre équipe au sommet » a t’il affirmé. La récente victoire en Coupe Cadette, remportée l’année dernière, est perçue comme un déclic pour insuffler une nouvelle dynamique et repositionner l’ASC sur la scène départementale et régionale.

Pour atteindre ces ambitions, Ibrahima Mané exhorte l’ensemble des populations de Keur Massar à s’impliquer davantage dans la vie du club. «Le développement de l’ASC Ainoumady repose sur une mobilisation collective. Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice pour assurer le rayonnement de notre équipe », a t’il lancé. Avec un effectif renouvelé, une présidence engagée et un projet clair, l’ASC Ainoumady semble plus que jamais prête à écrire un nouveau chapitre de son histoire, sous le signe de la cohésion et de la performance.

Ibrahima FALL Ebé

Clôture du P2R: l’UE et l’ONUDI, un soutien majeur aux MPME sénégalaises

Par Cheikh Seck NDONG

La cérémonie officielle de clôture du Programme de Résilience et de Relance des MPME (P2R) s’est tenue ce jeudi au Sénégal, mettant en lumière les objectifs, les ambitions et les résultats du programme. Ce fut également l’occasion de recueillir des recommandations en vue d’une seconde phase de pérennisation du projet.

Images: Mouhamed FICOU

Le P2R s’inscrit dans le volet national du Programme d’Appui à la Compétitivité en Afrique de l’Ouest (PACAO), avec pour mission de répondre aux défis spécifiques des Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) sénégalaises. Élaboré pour accompagner la riposte économique et sociale face à la pandémie de Covid-19, le programme vise à soutenir l’opérationnalisation du Programme de Résilience Économique et Sociale (PRES), en ciblant les secteurs jugés prioritaires.

Doté d’un budget total de 2,2 millions d’euros, le P2R est financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI). Exécuté sur une période de quatre ans, il a permis d’accompagner efficacement les entreprises affectées par la crise sanitaire.

Lors de la cérémonie, Seydina Ababacar Sadikh Ndiaye, Secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, a salué l’impact du programme: «C’est un programme éminemment stratégique, aligné sur le nouveau référentiel national, qui nous donne entière satisfaction.» Il a également invité les autorités de l’Union Européenne à poursuivre cette collaboration avec le gouvernement sénégalais, afin de prolonger cette dynamique positive.

Le chef de projet du P2R, M. Rafik Feki, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus: «Nous ne pouvons qu’être satisfaits du déroulement du programme, de l’implication des partenaires – aussi bien le bailleur de fonds que les acteurs nationaux – et des impacts concrets sur les entreprises bénéficiaires. »

Une enquête menée auprès des entreprises accompagnées révèle que 99,1 % d’entre elles souhaitent la continuité du programme et un appui renforcé. Cette demande confirme la pertinence des actions mises en place et la nécessité d’une seconde phase. «Nous travaillons actuellement avec le gouvernement et des partenaires potentiels pour assurer le suivi de ce projet, et nous espérons que tous les acteurs impliqués dans la première phase continueront à collaborer pour garantir son succès»,  a souligné M. Feki.

L’ONUDI, qui a assuré la mise en œuvre du programme en mobilisant des experts de haut niveau, a joué un rôle clé dans la facilitation du dialogue entre les parties prenantes. Grâce à l’appui du programme, de nombreuses entreprises ont pu adopter des stratégies innovantes et durables pour améliorer leur compétitivité.

Certaines entreprises, qui n’avaient jamais exploité les réseaux sociaux pour promouvoir leurs produits, sont aujourd’hui devenues des exportateurs grâce au marketing digital. Une meilleure rationalisation des coûts d’énergie et de production a été observée, ainsi qu’une utilisation plus optimisée des ressources. Le projet a permis d’apporter des solutions adaptées aux entreprises spécialisées dans les produits locaux, en facilitant l’accès à des emballages de qualité.

Une unité d’embouteillage a été mise en place, couvrant désormais cinq régions. Ce développement a considérablement réduit les coûts de transport, notamment pour les entrepreneurs de Ziguinchor, qui devaient auparavant s’approvisionner en Côte d’Ivoire.

Ces avancées montrent l’impact significatif du programme sur les PME sénégalaises, en favorisant leur autonomie et leur développement durable.

Avec des résultats aussi encourageants, la nécessité d’une seconde phase du P2R s’impose comme une évidence. L’Union européenne et l’ONUDI sont appelées à renforcer leur partenariat avec le Sénégal pour pérenniser ces acquis et continuer à soutenir l’essor des MPME locales.

 

Keur Massar Sud: Mouhamed Gueye, un engagement fort pour l’emploi des jeunes et l’entrepreneuriat

Mouhamed Gueye, président du groupe K3S et membre influent de la coalition Diomaye Président, coordonne également l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). À travers sa structure, qui agit comme un patronat des petites et moyennes entreprises (PME) basée à Keur Massar, il œuvre activement pour la formation, l’insertion professionnelle et l’accompagnement financier des jeunes et des entrepreneurs.

Le groupe K3S se positionne comme un acteur clé dans la formalisation des financements, l’octroi de permis de conduire, et la certification des jeunes selon les qualifications requises pour le marché du travail. Son objectif est de soutenir les nouvelles autorités dans leur ambition de renforcer l’emploi et la formation professionnelle au Sénégal.

Dans cette dynamique, une initiative majeure a été lancée à Keur Massar en collaboration avec la mairie dirigée par Adama Sarr. Ce dernier a mis à disposition 1 000 bourses de permis de conduire pour les jeunes de la commune, dont près de 500 inscrits bénéficient déjà du programme. Le dispositif prévoit une prise en charge partielle des frais par la municipalité, permettant ainsi aux jeunes d’accéder à une formation de trois mois, suivie de l’examen du code et de la conduite avant l’obtention du permis.

Au-delà de la formation, K3S se veut un levier de développement pour les entrepreneurs et les groupements de femmes (GIE). La structure accompagne actuellement 65 GIE féminins en leur fournissant des formations et des financements pour renforcer leur autonomie économique.

Mouhamed Gueye lance un appel à la jeunesse sénégalaise : se tourner vers l’action concrète, s’informer et explorer les opportunités offertes par les PME et structures d’accompagnement. Il invite également tous les porteurs de projets à rejoindre K3S, dont le siège est situé au centre commercial Serigne Babacar, 2e étage,à Keur Massar.

Ibrahima FALL- Ebé

3ème Phase du Projet « Femmes et coquillages »: Les bénéficiaires de Palmarin et de Niodior manifestent leur satisfaction

Les femmes de Palmarin et de Niodior, ont manifesté toute leur satisfaction pour la 3e phase du projet: « Femmes et Coquillages » dans le Delta du Saloum.

Cela fait suite à une rencontre organisée à Palmarin pour informer ces femmes après son lancement vendredi dernier à Toubacouta. Les responsables du projet ayant organisé une rencontre à Palmarin pour informer les bénéficiaires des tenants et aboutissants du projet qui vise à améliorer les conditions de travail et de commercialisation des femmes impliquées dans la valorisation des coquillages.

Mais, aussi selon Modou Balla Faye, le responsable terrain de l’Ong ICD Afrique dans la zone, « c’est un projet qui met en place des initiatives de développement durable aux plans technique, économique et environnemental ».

Notamment, à travers l’organisation en groupements d’intérêts économiques (GIE) au niveau des deux communes de Dionewar, Palmarin, de ces femmes qui sont les principales bénéficiaires.

Des échanges sur les enjeux et opportunités liés à la gestion durable des ressources halieutiques ont donc été les principaux sujets de discussions à cette rencontre de Palmarin, présidée par l’Adjoint au Sous-préfet de Fimela, Oumar Kaba.

Ce dernier a tenu à féliciter Icd Afrique pour avoir lancé une 3e phase de ce projet qui a toute son importance et sa pertinence dans la dynamique d’autonomisation des femmes de la zone. Lesquelles, l’autorité a aussi magnifié leur remarquable travail dans leurs différentes activités tout en ne manquant pas aussi de féliciter et d’encourager les services techniques déconcentrés de l’Etat à leurs côtés.

Oumar Kaba, estime que, « les résultats engrangés dans la mise en œuvre du projet sont dus à la mobilisation de toutes les parti prenantes ». Il a aussi mis l’accent sur la conservation des produits qui est très importante

Pour Fatou Ndong Sarr, présidente de la fédération locale des groupements d’intérêts économiques (Felogie) de Niodior, elle a magnifié au nom des femmes des différents groupements le lancement de cette 3e phase du projet: « Femmes et Coquillages » dans le Delta du Saloum. Mme Ndong a aussi évoqué la synergie des organisations non gouvernementales (Ong) et des associations pour mieux impacter les populations bénéficiaires.

Il convient donc pour toutes les parties prenantes de capitaliser l’expertise et les orientations des uns et des autres pour la réussite du projet financé par l’organisation ICD Afrique.

Il s’agit de consolider les acquis des phase 1 et 2 qui ont contribué à l’autonomisation des bénéficiaires depuis 2018. A travers le renforcement de leurs capacités dans les filières conchylicoles, ostréicoles et apicoles.

Mohamadou SAGNE

Jeunesse africaine: Du Discours à l’Action pour un Développement Durable

Les chroniques de la participation citoyenne (93)

L’Afrique, avec près de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, dispose d’un potentiel exceptionnel. Cependant, transformer cette force démographique en levier de développement exige une vision stratégique et des actions concrètes. Il ne suffit plus de considérer la jeunesse comme une richesse ; il faut créer les conditions de son épanouissement à travers des réformes audacieuses et des politiques inclusives.

  1. Maximiser le Dividende Démographique par une Stratégie de Développement Intégrée

Le dividende démographique ne peut être exploité sans une planification coordonnée impliquant trois axes :

Éducation et formation adaptée : Développer des programmes alignés sur les besoins du marché, avec un accent sur les compétences du 21ᵉ siècle (numérique, intelligence artificielle, énergies renouvelables, entrepreneuriat, etc.).

Santé et bien-être des jeunes : Assurer un accès universel aux soins de santé, y compris la santé reproductive, pour garantir un développement humain optimal.

Insertion socio-professionnelle : Encourager les formations en alternance et les incubateurs pour faciliter la transition vers l’emploi et l’entrepreneuriat.

  1. Construire un Écosystème d’Innovation et d’Entrepreneuriat pour les Jeunes

Plutôt que d’attendre des opportunités d’emploi, il faut encourager la création de richesses par les jeunes eux-mêmes :

Mise en place de fonds de soutien aux start-ups africaines avec des financements accessibles et des allègements fiscaux pour les jeunes entrepreneurs.

Création de hubs technologiques et incubateurs dans les secteurs stratégiques (agritech, fintech, santé numérique, économie circulaire).

Facilitation de l’accès au marché pour les jeunes entrepreneurs par des politiques publiques favorisant les PME locales.

  1. Transformer l’Éducation pour une Employabilité Effective

L’enseignement théorique, déconnecté des réalités du marché, est un frein à l’employabilité. Il est urgent de :

Réformer les curricula pour y intégrer les compétences du futur et favoriser l’apprentissage pratique.

Développer les formations professionnelles et techniques pour offrir des alternatives viables à l’université classique.

Encourager les partenariats école-entreprise pour créer des parcours en alternance et des opportunités d’insertion directe.

  1. Instaurer une Gouvernance Participative et un Leadership Jeune

La jeunesse africaine doit être actrice des décisions qui façonnent son avenir :

Création de Conseils Nationaux de la Jeunesse, avec un rôle consultatif réel auprès des gouvernements.

Inclusion des jeunes dans les processus électoraux, en abaissant l’âge d’éligibilité et en facilitant leur engagement politique.

Mise en place de plateformes de dialogue intergénérationnel pour assurer une transition progressive du leadership.

  1. Pacte pour l’Emploi et Mobilité des Talents

L’un des défis majeurs en Afrique est le chômage des jeunes, qui alimente l’émigration clandestine et la frustration sociale. Il faut :

Développer des pôles d’emplois jeunes, en lien avec les besoins des entreprises.

Faciliter la mobilité intra-africaine en harmonisant les certifications et les qualifications professionnelles.

Créer des incitations pour l’embauche des jeunes, par des exonérations fiscales et des dispositifs d’accompagnement.

  1. Faire des Jeunes les Acteurs du Développement Durable

Les défis environnementaux sont au cœur des préoccupations des jeunes Africains. Il est crucial de :

Favoriser l’entrepreneuriat vert, en soutenant les start-ups axées sur l’économie circulaire et les énergies renouvelables.

Intégrer les jeunes dans les politiques climatiques, par des programmes d’action environnementale.

Développer l’agriculture durable en formant les jeunes aux techniques agroécologiques et à la gestion des ressources naturelles.

  1. Investir dans la Jeunesse, Investir dans l’Avenir

Le développement de l’Afrique passe par un investissement massif dans sa jeunesse. Cela ne peut se limiter à des discours, mais doit se traduire en politiques publiques ambitieuses et en synergies entre gouvernements, secteur privé et société civile.

Prioriser l’éducation, l’innovation et l’inclusion des jeunes dans la gouvernance, c’est garantir un avenir prospère et durable pour le continent. L’Afrique doit cesser d’être un laboratoire d’expériences et devenir un espace de transformation piloté par sa jeunesse.

Alioune Ndiaye Expert en développement international Écrivain Militant de la Transformation Nationale

Accord de Paix durable en Casamance: le Président Diomaye Faye salue le rôle déterminant de Embalo et félicite son PM

Le Chef de l’Etat, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 26 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

Le Chef de l’Etat a abordé la question de la paix et du développement de la région naturelle de Casamance. Il a saisi cette occasion pour saluer les efforts consentis par l’Etat afin de parvenir à la signature, à Bissau, le dimanche 23 février 2025, d’un accord de paix durable en Casamance.

Le Président de la République a remercié le Président de la République de Guinée Bissau, Son Excellence Umaro Sissoco EMBALO, pour son rôle déterminant de facilitateur et félicité le Premier Ministre Ousmane SONKO, pour le travail remarquable accompli dans le cadre de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en Casamance. Il a réitéré son ouverture et sa disponibilité à œuvrer avec toutes les parties prenantes en vue d’asseoir une paix durable et la relance rapide des activités économiques et sociales en Casamance, indispensables à l’amélioration du bien-être des populations.

Le nouveau plan intégré de développement durable de la Casamance dit Plan Diomaye pour la Casamance permettra alors, avec la paix retrouvée, de développer le põle-territoire économique Casamance conformément à la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère.

Par ailleurs, le Président de la République a demandé au Ministre en charge des Collectivités territoriales d’engager un dialogue constructif avec les acteurs territoriaux de chacun des huit  põles identifiés afin de mieux conduire le déploiement de cette réforme visant la transformation économique inclusive de nos territoires.

 A.L. Ndiaye (avec En Relief)

P2R: Quatre ans d’actions pour la résilience et la relance des PME au Sénégal

Par Cheikh Seck NDONG

Diamniadio, 26 février 2025 – Après quatre années d’accompagnement et d’initiatives en faveur des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) sénégalaises, le Programme de Résilience et de Relance (P2R) a dressé son bilan lors de la sixième et dernière réunion de son Comité Technique. Présidée par Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, cette rencontre a permis d’évaluer les résultats du programme et de présenter les premiers résultats de son étude d’impact.

Images: Mouhamed FICOU

Lancé en avril 2021 et prévu jusqu’en mars 2025, le P2R a dépassé ses objectifs en accompagnant 274 entreprises au lieu des 250 prévues, avec une forte inclusion des femmes (48,9 % contre 30 % ciblés) et des jeunes (35 % contre 20 % visés). Le programme a permis de renforcer les capacités des entreprises à travers des formations en hygiène, marketing digital et transformation artisanale du cuir et des aliments, confection, un accompagnement de laboratoires vers leur accréditation, sans compter la promotion des innovations, touchant ainsi des centaines de bénéficiaires dans les 14 régions du pays. Plus d’une trentaine d’entreprises ont été accompagnées dans l’élaboration de leurs plans d’affaires, et huit d’entre elles ont obtenu des accords de financements allant de 5 à 200 millions de FCFA. En parallèle, plus de 200 entreprises ont reçu des appuis, notamment en équipements spécifiques adaptés à leurs besoins dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, la santé, la logistique et l’artisanat.

L’un des projets phares du programme est l’installation d’une souffleuse de bouteilles en plastique PET à Kolda, capable de produire jusqu’à 1 000 unités par heure. Cet équipement stratégique permet aux entreprises locales de conditionner leurs jus, huiles, produits laitiers et cosmétiques, tout en facilitant l’approvisionnement en emballages des MPME de cinq régions du Sénégal, ainsi que de la Gambie et de la Guinée-Bissau.

Le programme a également permis la mise à niveau de six laboratoires d’analyses médicales et physico-chimiques pour répondre aux exigences des normes ISO 17025 et ISO 15189, dépassant ainsi l’objectif initial de cinq laboratoires sélectionnés. Des actions concrètes ont été menées pour accompagner ces structures vers l’accréditation, notamment à travers des plans d’action sur mesure, l’acquisition d’équipements et la formation des techniciens.

L’innovation technologique a été un autre pilier du P2R, avec la sélection et l’accompagnement de cinq projets novateurs dans des domaines variés comme l’agroalimentaire, la cosmétique et la production industrielle. Parmi ces initiatives, on retrouve la mise au point de ferments lactiques pour améliorer la qualité du poisson et du lait, le développement de farines enrichies à base de céréales locales et l’industrialisation de la transformation des fraises au Sénégal.

Au terme de son mandat, le P2R affiche donc des résultats concrets qui témoignent de son impact sur l’écosystème entrepreneurial sénégalais. En dépassant ses objectifs et en innovant dans ses approches, ce programme financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’ONUDI s’affirme comme un levier essentiel pour la résilience et la relance des MPME, renforçant ainsi leur compétitivité et leur contribution au développement économique du pays, ce dont se félicite le ministère de l’Industrie et du Commerce, point focal du projet.

Ce jeudi 27 février, la cérémonie officielle de clôture réunira tous les acteurs, bénéficiaires et parties prenantes pour partager les conclusions de cette réunion et présenter au public quelques MPME accompagnées dans le cadre du programme.

 

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