La violence à l’égard des femmes et des filles (VFF)constitue une violation grave des droits humains et un obstacle majeur au développement durable. Ses conséquences, tant physiques, psychologiques qu’économique, compromettent l’autonomie, le bien-être et la participation pleine et effective des femmes à la vie sociales, économiques et politique.
Le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (CLVF) veut faire de l’autonomisation des femmes et filles un moyen de prévention durable et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). D’où la tenue de cet atelier de renforcement de capacités des femmes axé sur l’entreprenariat.
Au Sénégal, la recrudescence des violences basées sur le genre (VBG) s’inscrit dans un contexte marqué par des inégalités structurelles persistantes entre les femmes et les hommes, notamment sur le marché de l’emploi. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le taux de chômage des femmes demeure significativement plus élevé que celui des hommes, tandis que plusieurs régions du pays affichent des niveaux de pauvreté particulièrement élevés, affectant de manière disproportionnée les femmes.
Dans le cadre du projet intitulé « Appui à l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles : une perspective d’autonomie », ONU Femmes, en partenariat avec le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (CLVF), a mis en œuvre un programme visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes comme levier stratégique de prévention et de réponse aux violences qui leur sont faites.
Les deux structures ont organisé, hier à Dakar, un atelier de renforcement des capacités en entrepreneuriat, à l’intention de femmes et de jeunes filles vulnérables ou survivantes de violences. Selon Ndèye Fatou Sarr, présidente du CLVF, l’objectif est de « contribuer à l’autonomisation économique des femmes et des filles comme stratégie de prévention durable des violences basées sur le genre, à travers le renforcement de leurs capacités entrepreneuriales ».
Le projet est mis en œuvre dans les départements de Pikine, Keur Massar et Rufisque. « Nous renforçons les capacités des femmes. Nous menons également des actions de sensibilisation à l’endroit des femmes, des jeunes garçons et des hommes, qui sont, dans la plupart des cas, les auteurs de ces violences. Nous avons mené de nombreuses activités dans le cadre de ce projet », a expliqué Ndèye Fatou Sarr. À l’en croire, cet atelier permettra aux participantes de mieux s’autogérer et de développer des activités génératrices de revenus, condition essentielle à leur autonomisation.
Y. Baldé



