Bakel: Une centaine de femmes choisies comme médiatrices de la paix ont décidé d’instaurer définitivement la cohésion sociale dans la commune de Kidira, à la frontière avec le Mali.
Par Demba Sidibé
Le prétexte d’une session de formation a été saisi pour procéder à ce choix. Ceci, dans le cadre du projet de renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans les zones transfrontalières Sénégal/Mali. Un projet qui se situe dans sa phase 2024-2026.
Ainsi, c’est dans cette localité de Kidira, frontalière à Diboly du nom de ce premier village malien que ces modèles d’artisans de la paix se sont s’engagés à influencer positivement le processus de réconciliation au sein des communautés locales. Mais, aussi entre elles et leurs voisines maliennes.
Selon le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Tambacounda, Mr Sidy Coulibaly, « il y a une situation de précarité et de hauts risques des femmes, face à la crise malienne et ses mouvements de bandes armées dans le Sahel. Et qui, en plus des effets de la Covid 19, contribuent fortement à l’insécurité des femmes, la réduction de leur mobilité et leur accès aux services sociaux de base et autres facteurs de productions liés aux projets et programmes des partenaires (UNISS, G5 Sahel) et autres mécanismes des Etats de l’UEMOA, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Africaine (UA).
Ainsi, à travers ce projet de renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans en zone transfrontalière, la formation a été facilitée par un médiateur de la maison de justice de Kidira. Elle constituait d’ailleurs la première des deux sessions de formation communautaire à Kidira. Elle a regroupé respectivement d’une part les communes de Balou, Bélé et Kidira et d’autre part les collectivités de Gathiary, Madina Foulbé et Sadatou.
L’initiative est de l’agence régionale de développement de Tambacounda (ARD) en partenariat avec ONU Femmes. Pour le directeur, Sidy Coulibaly, « l’Ard s’est basée sur l’expérience et le vécu des participants pour construire la réflexion par un apport d’informations et de connaissances. Ceci pour assurer une meilleure démultiplication des acquis de la formation des prestataires de service, à travers des discussions communautaires sur les violences basées sur le genre et ses ramifications au niveau des membres de la communauté. Particulièrement, les hommes tous âges confondus, les chefs traditionnels et guides religieux ».
Le coordonnateur du projet, Mr Abdoul Aziz Tandia coordinateur du projet est revenu sur l’initiative inspirée pour mieux protéger et de promouvoir le droit et la justice sociale des peuples particulièrement les femmes du Sénégal et du Mali au niveau des frontières communes.
C’est dans ce cadre que ONU Femmes et la Coopération Italienne interviennent depuis plusieurs années au Sénégal avec des programmes et des projets spécifiques visant l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes. Ceci, en complément des efforts déployés par les deux états à travers leurs gouvernements respectifs respectifs et leurs partenaires internationaux.
Le projet appuiera les mécanismes locaux de protection des femmes contre les violences basées sur le genre et l’accès aux services de prise en charge des survivantes et la reconstitution de leurs moyens de production et des opportunités perdues pendant les périodes difficiles.
La violence basée sur le genre, la promotion des droits des femmes et de l’éducation des filles, l’autonomisation économique des femmes rurales, l’amélioration de l’accès aux ressources naturelles et productives, sont les thématiques principales sur lesquelles les deux institutions ont investi techniquement et financièrement afin d’accompagner le Gouvernement dans l’atteinte des objectifs inscrits dans le PSE pour la promotion d’une société plus inclusive et paritaire.



