… Suite REPORTAGE
L’autre moment fort de la journée est sans nul doute la visite guidée à l’École des Sables, à quelques mètres de là. Fondée par la grande chorégraphe Germaine Acogny, indique Hervé BREUILT, ce centre international de danses africaines contemporaines est l’un des piliers culturels de la région.
Plus qu’une école, c’est un laboratoire artistique, un pont entre les continents, une fabrique de citoyenneté par la danse. Les participants découvrent les studios, les espaces de résidence, les scènes en plein air. Ils échangent avec les formateurs, assistent à une répétition, s’émerveillent devant la rigueur des jeunes danseurs venus de toute l’Afrique et d’Europe.
«Le tourisme culturel est un levier majeur pour nos territoires. Il ne s’agit pas seulement de montrer, mais de faire vivre des expériences. L’École des Sables incarne cette dynamique », explique un acteur culturel venu de Thiès.
Penser le développement autrement Entre deux coupes de bissap et quelques bouchées de yassa, les conversations prennent de la hauteur. On parle d’infrastructures, certes, mais aussi de durabilité, de gouvernance locale, de circulation des artistes, d’accès au foncier, de formation professionnelle.
Les collectivités locales, les entrepreneurs culturels, les professionnels du tourisme, les bailleurs de fonds, les journalistes, les artistes présents s’accordent sur un constat : le développement touristique de la zone doit s’ancrer dans une logique inclusive, équitable et visionnaire.
La proximité avec le port de Ndayane offre certes des opportunités logistiques et économiques majeures, mais aussi des défis : préservation de l’environnement, pressions foncières, spéculations. Il s’agit donc d’agir avec discernement, en pensant long terme.
Ch. S. NDONG



