La finale de la Coupe du maire de Fatick, disputée samedi 22 août au stade Massène Sène, a été bien plus qu’un simple match de football. Entre la victoire de l’ASC Garmi de Darel face à l’ASC Mindiss, une mobilisation populaire exceptionnelle et un parterre d’invités de marque, Matar Bâ a signé une véritable démonstration de force.
Un stade plein et des invités de prestige
Le stade Massène Sène a fait le plein pour cette finale qui a plongé Fatick dans une ambiance électrique. Pour répondre à l’invitation du maire, plusieurs personnalités du monde politique, sportif, médiatique et culturel ont effectué le déplacement.
Parmi les invités figuraient Me Babacar Ndiaye, président de la Fédération sénégalaise de basketball, Moustapha Diakhaté, ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, Me Saliou Dièye, président de l’Ordre national des experts du Sénégal, Mamadou Bâ, président de la FSTC, ainsi que l’artiste Mame Gor Jazaka.
Le monde de la presse était également bien représenté avec Abdoulaye Thiam, président de l’ANPS, son vice-président Arona Dème, le journaliste Aliou Goloko et l’animateur Dj Boubs. La présence du président de l’ONCAV, Amadou Kane, accompagné d’une forte délégation, a également donné un cachet particulier à l’événement.
Toute la classe politique locale mobilisée
Les principaux responsables politiques de la commune, toutes obédiences confondues, ont répondu présents. On notait la présence de l’honorable député Fada Diène, Baldy Niang du Pastef, Amath Diouf de Kiiray, de l’ancien ministre Ali Coto Ndiaye, de l’ancien directeur de l’Artisanat Bamba Sarr, ainsi que Mamadou Ngom Niang, ancien DAGE du ministère des Sports.
Étaient aussi présents Badara Ndiaye, maire de Thiaré Ndialgui, Cheikh Tidiane Dieng, ancien PCA, et Babacar Faye de Kiiray, DG de la SIRN, entre autres responsables locaux.« Je n’abandonnerai pas Fatick » : Matar Bâ lève l’ambiguïté
Au-delà du spectacle sportif, cette forte affluence constitue surtout un signal politique. En réunissant des personnalités d’horizons divers et en mobilisant largement la population, Matar Bâ a démontré qu’il demeure un acteur incontournable de la scène locale.
Visiblement satisfait, le maire de Fatick a salué l’engagement des joueurs et remercié la population du Sine. Pour lui, cette Coupe est « un moment de partage, de fraternité et de communion autour de la jeunesse ». Il a rappelé que « l’entrée libre et gratuite répond à une volonté de permettre à tous les Fatickois de participer à cette grande fête populaire ».
L’édile a aussi insisté sur les efforts de la municipalité : « Au-delà des subventions, le Conseil municipal met beaucoup de moyens pour satisfaire la jeunesse de Fatick ». Mais le moment le plus attendu est venu de son discours. Le maire sortant a levé toute ambiguïté sur son avenir :
« Je n’abandonnerai pas les femmes, les jeunes et les sages de Fatick. Je consacre mon temps au développement de Fatick », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Il fut un temps où, avec mon silence, les gens pensaient que j’avais tourné le dos à Fatick. Je ne peux pas le faire. » Une annonce claire de sa candidature à sa propre succession.
Victoire sportive pour Garmi, victoire politique pour Matar Bâ
Au coup de sifflet final, l’ASC Garmi de Darel a remporté la Coupe face à l’ASC Mindiss. Mais dans les tribunes, Matar Bâ a lui aussi marqué des points. Par l’ampleur de la mobilisation, la diversité des personnalités présentes et l’enthousiasme du public, cette finale aura pris les allures d’une démonstration de force politique à un an des prochaines échéances municipales.


Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)



