L’Institut Cheikh Hady d’études islamiques et de formation professionnelle de Mbadakhoune a célébré ce dimanche sa journée culturelle et éducative. L’occasion a été mise à profit pour récompenser les meilleurs élèves de l’année scolaire 2025-2026 et plaider pour l’intégration de la formation professionnelle dès le bas âge dans les écoles franco-arabes.
La cérémonie s’est déroulée en présence du sous-préfet de Mbadakhoune, des autorités religieuses et coutumières, des parents d’élèves et de nombreux invités. Les responsables de l’établissement ont profité de cette tribune pour alerter sur les défis de la mendicité et du chômage des jeunes.
La formation professionnelle comme réponse
Pour la direction de l’Institut Cheikh Hady, la solution passe par l’apprentissage de métiers concrets. « Intégrer la formation professionnelle dans les daaras et écoles franco-arabes est un impératif pour donner aux jeunes des perspectives et les éloigner de la mendicité », ont soutenu les responsables.
Cette approche vise à combiner l’enseignement religieux traditionnel et l’acquisition de compétences techniques, afin de rendre les sortants du système « employables » et acteurs de leur propre développement.
Un projet de six nouvelles salles de classe
Pour renforcer ses capacités d’accueil, l’institut a présenté un projet de construction de six salles de classe. Les responsables ont lancé un appel aux partenaires techniques et financiers afin de soutenir cette initiative qui doit permettre de former davantage de jeunes du département de Guinguinéo.
Prenant la parole, le sous-préfet de Mbadakhoune a salué l’engagement de Cheikh Barham Sarr et de ses partenaires dans la modernisation des daaras. Il s’est engagé à accompagner cette initiative éducative qui, selon lui, répond aux orientations de l’État en matière de formation professionnelle et d’insertion des jeunes.
La journée a été clôturée par la remise de prix aux meilleurs élèves, un moment fort qui illustre la volonté de l’Institut Cheikh Hady de concilier excellence scolaire et formation aux métiers.
Mouhamed Moustapha CAMARA, Kaolack



