Par Mohamadou SAGNE
Djilor: Le village de Thilla Keur Khalifa dans la commune de Niassène, a abrité hier jeudi 24 juillet 2025, une importante rencontre entre les différents responsables du Fonds d’Appui à la Stabulation (FONSTAB) et de la Coopérative rurale pour le développement inclusif de l’Arrondissement de Djilor (CORDID).
Une occasion saisie pour jeter les bases d’un partenariat entre les deux entités en droite ligne des missions du Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) qui, comme l’a indiqué l’Administratrice, Mme Diouf Fatoumata Diop Bakhoum, « est une entité qui a pour mission de faciliter l’accès au crédit aux professionnels de l’élevage mais, à travers plusieurs mécanismes d’intervention. Dont, le premier est constitué du fonds de garantie et ensuite le fonds de bonification dont le rôle est d’alléger la charge d’intérêt sur les crédits alloués aux promoteurs ».
L’administratrice du FONSTAB d’éclairer la lanterne sur différents mécanismes dont le fonds de garantie qui selon elle, « sert à garantir à hauteur de 50% les crédits alloués à ces professionnels de l’élevage. Et pour ce qui est du fond de crédit, il a pour rôle deux missions essentielles: le cofinancement qui sert à partager les charges de financement avec les partenaires financiers, les banques. Mais c’est surtout utilisé pour les projets structurants, c’est-à-dire les projets de grande envergure tout en servant également au refinancement des mutuelles au niveau décentralisé, c’est pour permettre le maillage du territoire national puisque ces mutuelles sont beaucoup plus proches de la population rurale. Donc le FONSTAB refinance ces mutuelles vraiment pour faire accéder au crédit tous ces promoteurs ».
Par ailleurs, Mme Diouf Fatoumata Diop Bakhoum révèle aussi que sa structure travaille avec le fonds d’appui à l’incubation et à l’innovation des jeunes et des femmes.
« C’est un fonds qui sert à incuber des jeunes dans les Centres d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (CIMEL), les centres et écoles de formation en élevage ou en agriculture, en sommes ça sert par exemple à incuber des jeunes pendant un bon bout de temps en tenant compte du cycle de production de l’activité », a souligné Mme l’Administratrice du Fonds d’Appui à la Stabulation (FONSTAB). Et, il s’en suivra ainsi la formation et l’accompagnement des ces jeunes-là, pour leur faciliter l’accès au crédit qui devrait dépendre de la spéculation choisie pour ces jeunes.
Mais, avec la Coopérative rurale pour le développement Inclusif de l’Arrondissement de Djilor (CORDID), le link avec la FONSTAB a été facilité par l’organisation Hiefer International.
Faire de CORDID, un modèle de reproduction
Selon Mme Diouf, « nous avons une coopérative bien organisée qui date de longtemps. Nous allons travailler ensemble en partenariat avec Hiefer pour promouvoir la reproduction bovine que le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la souveraineté alimentaire a la lourde responsabilité de faire accéder ce pays à la souveraineté alimentaire. Car, vous n’ignorez pas aussi que notre pays dépend le plus souvent d’autres pays voisins, surtout pendant les périodes de Tabaski d’où l’impérieuse nécessité de freiner ces importations pendant la Tabaski. Nous travaillons ainsi en parfaite collaboration avec l’Ong Hiefer pour faire de la coopérative rurale pour le développement Inclusif de l’Arrondissement de Djilor (CORDID), un modèle de reproduction à travers la création d’unités de reproduction qui seront représentées par des unités familiales et aucune couche ne devrait être laissée en rade. Même, les couches vulnérables seront prises en compte notamment, les jeunes et les femmes. Les hommes aussi qui sont les chefs de famille et qui peuvent vraiment galvaniser la famille vers l’autosuffisance en mouton ».
Un objectif que s’est fixé l’Ong Heifer international Sénégal qui œuvre pour une autosuffisance en moutons en droite ligne des objectifs fixés par le gouvernement du Sénégal tout en améliorant les moyens de subsistance (revenus et résilience) des familles à travers une chaîne de valeur ovine inclusive.
Il faut noter que 72% des membres de la coopérative rurale pour le développement inclusif de l’Arrondissement de Djilor (COORDID) sont des femmes. Dix-sept (17) personne salariées y travaillent et elle compte 3900 membres dont 62 Groupements à majorité de femmes, 1860 femmes, comme nous l’a fait savoir le Président, Mbaye Ndiaye.



