Par M. Sarr (avec En Relief)
Le médiateur de la République, Demba Kandji, a pris part, hier, à la 2ème rencontre de la paix. C’est dans le cadre du projet «Saxal Jam», initié par le consortium d’organisations de la société civile, que sont Ong 3D, le Cosce et le Gradec. A cette occasion, il a alerté sur les menaces qui pèsent sur la cohésion sociale du Sénégal.
Le Groupe de recherche et d’appui pour la démocratie participative et de la bonne gouvernance (GRADEC), le collectif des organisations de la société civile pour les élections (CISCE), l’Ong 3D ont organisé hier leur deuxième rencontre de la Paix. Un espace d’échanges sur la situation du pays.
Le thème était axé sur : « Dialogue croisé entre l’Etat, la société civile et les ambassadeurs de la paix : quelles opportunités pour la consolidation d’une paix durable et inclusive au Sénégal ». Elle a vu la participation de Mamadou Lamine Dianté, Président du Haut conseil du dialogue social (HCDS) et du Médiateur de la République.
Dans son allocution, Demba Kandji a mis l’accent sur la consolidation de l’Etat. « A ma qualité de médiateur de la République, et je l’ai dit en recevant les ambassadeurs de la paix du projet « Saxal Jam », j’essaie de contribuer à cette noble mission en prêchant la consolidation de l’État de droit. Pour moi, l’État de droit est le socle sur lequel nous devons bâtir la paix, une paix durable. Sans État de droit, il est impossible au Sénégal d’espérer, en tout cas, des rapports pacifiés entre les citoyens. Je suis convaincu que l’État de droit est le fondement sur lequel repose la paix et la prospérité du Sénégal » a soutenu le juge à la retraite Demba Kandji.
Selon lui, l’Etat de droit, à lui seul, peut garantir la bonne application des lois qui suscitent la confiance des citoyens envers les institutions et favorisent la cohésion sociale. « L’État de droit est le cadre universel, idéal, qui permet à chacun des membres de notre société de se rendre compte à chaque instant que les interdits édictés pour le bien de tous ne doivent souffrir d’aucune transgression sous peine de porter, sous peine de remettre en cause la perpétuation de notre mémoire collective. Si nous laissons les individus transgresser les interdits que nous avons circonscrits pour accompagner la perpétuation de notre mémoire collective, nous allons vers le péril de notre société. Nous allons vers le déclin de notre société», a alerté M. Kandji.
Les ambassadeurs de la paix sont une équipe composée d’une quinzaine de personnalités, issues d’horizons divers. L’équipe est dirigée par Awa Dia Thiam. Ils vont accompagner le consortium à travailler à consolider la paix.



