lundi, septembre 7, 2026
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Dahra Djoloff: Le ministre Idrissa Samb dote le district de santé d’équipements et les autorités formulent de nouvelles doléances

Don important de matériels médicaux au district de Dahra Djoloff

Un important lot de matériels médicaux, d’une valeur de plusieurs millions de francs, a été offert par le ministre Idrissa Samb au profit du district de santé de Dahra Djoloff. La cérémonie de remise s’est tenue ce mercredi à l’hôpital de Dahra, en présence des autorités sanitaires.

Un don pour renforcer le plateau technique

Le don est composé d’équipements modernes : déambulatoires, lits d’hospitalisation, chaises de prélèvement et fauteuils de consultation en gynécologie. Au nom du médecin-chef du district, le Dr Abdou Ndiaye, son représentant Dr Serigne Mbacké Tall, pharmacien, a vivement remercié le donateur. Selon lui, ce matériel va « contribuer à renforcer le service de santé de la structure » et « permettre de prendre en charge de manière efficace les patients ».

L’agent de santé Bassirou Niang, du Programme Élargi de Vaccination (PEV) de l’hôpital de Dahra, a salué une initiative « salutaire pour le renforcement du plateau médical du district ». Il a également rendu hommage à l’engagement du ministre et de ses collaborateurs « qui se sont toujours mobilisés pour le bien-être des populations ».Des doléances : une radio et un dépôt de sang

Profitant de l’occasion, le Dr Tall a exprimé les principales préoccupations du district. Parmi elles : l’acquisition d’un nouvel appareil de radiologie pour éviter les évacuations sanitaires vers Linguère ou Touba, et la mise en place d’un dépôt de sang au niveau du centre de santé de Dahra. « Nous lançons un appel au ministre Idrissa Samb pour la disposition d’une nouvelle radio et d’un dépôt de sang. C’est un gage pour éviter le renvoi des patients », a-t-il plaidé.

Un engagement continu du ministre

La trésorière générale du comité de santé du district, Kiné Mbaye, a rappelé que cette action s’inscrit dans l’engagement continu du ministre pour les populations du Djoloff.

Selon un proche, Ndaraw Diop, le ministre Idrissa Samb a également offert mardi des nattes à la grande mosquée de Warkhokh, dans le département de Linguère.

Le Dr Tall a souligné que ce n’est pas la première fois que le ministre pose un tel geste. «Idrissa Samb a toujours réagi comme tel, bien avant qu’il ne soit ministre », a-t-il dit, l’encourageant à « continuer dans ce sens car le besoin est toujours là ».

Bathie Ndiaye, Correspondant à Linguère

Son Excellence BDF signe la fin du règne des intellectuels partisans encagoulés !

Il est de ces plumes qui, autrefois, réagissaient pour renforcer la réflexion et éclairer les esprits fertiles et critiques.

Une bonne partie du monde intellectuel sénégalais a fini par montrer ses limites en existant pour défendre un leader politique et non la République. Si ce choix était assumé, rien de grave, car chacun a ses choix et ses raisons d’y croire. Malheureusement, tout ce réseau lié et uni, tapi dans l’ombre pour défendre l’unicité d’un seul homme au détriment des intérêts de toute une nation, va sombrer avec l’ascension du pouvoir de la vérité que mène actuellement Son Excellence Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye, avec lucidité, calme et sérénité.

L’excellence ne se décrète pas, elle se cultive. Promouvoir l’excellence est le socle de l’intellect, où qu’il soit. Ce sacerdoce d’éveil des consciences, à travers des réflexions scientifiquement argumentées, ne devrait pas être un outil de propagande au service de la promotion de la médiocrité et de la haine, incarnées par une minorité politique.

Un intellectuel n’a de sens que s’il nourrit ses œuvres d’un équilibre objectif et qu’il assume ouvertement ses positions. Ainsi, l’intellectuel responsable se dessine avec les valeurs de la dignité : avoir la liberté de penser, d’agir, de parler, d’écrire et de donner son opinion est une liberté si prestigieuse et noble qu’on devrait la préserver avec dignité pour la postérité.

Le silence de plusieurs générations d’intellectuels dignes face aux dérives de certains des leurs ne signifie pas qu’ils sont coupables, mais simplement qu’ils observent avec déception et ne réagissent pas, car ce sont des sujets politiques auxquels ils ne sont pas engagés.

Pendant que des études scientifiques et des recherches techniques devraient être réalisées sur l’emploi des jeunes, l’économie positive du Sénégal, la réhabilitation des victimes des forces de la haine, les maux causés par le racisme interne sénégalais, les discriminations organisées, la diabolisation, le culte du mensonge et la perte d’identité culturelle, d’autres s’érigent en écrivains partisans pour prédire ce que le ciel a béni et accepté jusqu’en 2034 pour la paix, la souveraineté et la postérité du Sénégal et des Sénégalais, à travers le Chef suprême des armées, le Gardien de la Constitution, le Père de la Nation, le digne fils de Monsieur Samba Diagne Faye et de Mère Ndioufa, ce joyau de la République que tous les Sénégalais, l’Afrique et le reste du monde chériront et accompagneront jusqu’à la victoire ultime : celle de bâtir ce pays avec une génération décomplexée, émancipée, positive, énergique et lucide.

J’invite la nouvelle génération de jeunes intellectuels à être une force de proposition constructive et positive pour ce Sénégal de l’excellence, de la dignité et de l’espérance constructive.

Comme l’écrivait Antonio Gramsci : «Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. »

Seynabou Sankarè

Journaliste – Écrivaine

Membre Fondatrice de Kiiraay, Les Patriotes Républicains

Sécurité sanitaire des aliments: pourquoi le projet STDF PG 770 pourrait changer la donne en Afrique de l’Ouest

Dans un contexte marqué par la multiplication des alertes sur la qualité des produits alimentaires et par des exigences sanitaires de plus en plus strictes sur les marchés, le projet STDF PG 770 entend faire de l’infrastructure qualité un levier de protection des consommateurs, de compétitivité des entreprises et d’intégration régionale.

Mis en œuvre par le Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC), avec l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et principalement financé par le Standards and Trade Development Facility (STDF), il accompagne le renforcement des capacités des acteurs et actrices de l’infrastructure qualité en Afrique de l’Ouest, en misant sur la digitalisation, l’accréditation et l’inclusion des femmes pour améliorer durablement la sécurité sanitaire des aliments.

Par Marie-Olivia Konan

Les récentes saisies de produits alimentaires impropres à la consommation au Sénégal, les alertes des chercheurs sur la contamination de certains aliments ou encore les difficultés rencontrées par les entreprises pour satisfaire aux exigences sanitaires des marchés internationaux rappellent une évidence : la sécurité sanitaire des aliments est devenue un enjeu majeur de santé publique, mais aussi un facteur déterminant de développement économique.

Garantir des aliments sûrs ne relève plus seulement des contrôles effectués sur les marchés ou aux frontières. Cela suppose de disposer de laboratoires performants, d’organismes d’inspection et de certification compétents, ainsi que de systèmes d’accréditation crédibles capables d’attester que les produits respectent les normes nationales, régionales et internationales.

C’est précisément l’ambition du projet STDF PG 770, mis en œuvre par le Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC) avec l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et principalement financé par le Standards and Trade Development Facility (STDF). Le projet vise à renforcer les capacités des acteurs et actrices de l’infrastructure qualité en Afrique de l’Ouest afin d’améliorer la sécurité sanitaire des aliments, de faciliter les échanges commerciaux et de renforcer la compétitivité des entreprises de la région.

Pour Khady Evelyne Denise Ndiaye, Directrice du Secteur privé de la Commission de l’UEMOA, la qualité est aujourd’hui devenue un véritable avantage concurrentiel.

« La compétitivité de nos entreprises ne dépend plus uniquement de leur capacité à produire. Elle dépend aussi de leur capacité à démontrer que leurs produits répondent aux exigences des marchés. C’est précisément le rôle de l’infrastructure qualité. »

Dans un contexte où les normes sanitaires constituent un critère déterminant d’accès aux marchés, le projet mise notamment sur la digitalisation des procédures d’accréditation afin de rendre les services d’évaluation de la conformité plus accessibles, plus rapides et moins coûteux pour les entreprises, en particulier les PME agroalimentaires.

« La digitalisation de l’accréditation constitue une avancée majeure, car elle permettra de réduire les coûts, de raccourcir les délais et d’accroître le nombre d’Organismes d’Évaluation de la Conformité accrédités dans notre espace communautaire. Pour les PME agroalimentaires, cela signifie un accès plus proche, plus rapide et moins coûteux aux services d’essais, d’inspection et de certification. »

Au-delà de l’amélioration des performances économiques, l’objectif est aussi de mieux protéger les consommateurs. En renforçant les compétences des organismes d’évaluation de la conformité, le projet contribue à une meilleure maîtrise des risques sanitaires et à une surveillance plus efficace des produits mis sur le marché.

Selon Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye, cette approche permet d’optimiser le rôle de chacun.

« Les autorités compétentes peuvent concentrer leurs ressources sur le contrôle stratégique et la surveillance des marchés, tandis que les organismes accrédités apportent leur expertise technique. À terme, cette complémentarité permettra d’améliorer la sécurité sanitaire des produits, d’optimiser les ressources publiques et de renforcer la crédibilité de notre système régional de qualité. »

L’autre ambition du projet est d’accompagner l’intégration économique régionale. Aujourd’hui, les principaux obstacles au commerce ne sont plus seulement tarifaires. Ils concernent aussi le respect des normes techniques et sanitaires, devenues indispensables pour accéder aux marchés régionaux et internationaux.

« L’un des principaux obstacles au commerce n’est plus le droit de douane, mais la conformité aux exigences techniques et sanitaires. »

En favorisant la reconnaissance des organismes d’évaluation de la conformité et de leurs résultats à l’échelle régionale, le projet contribue à fluidifier les échanges, à réduire les coûts de transaction et à renforcer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le projet accorde également une attention particulière à la promotion du genre. Il encourage une participation accrue des femmes dans les métiers de l’infrastructure qualité et facilite l’accès des entreprises dirigées par des femmes aux services d’évaluation de la conformité.

« En réduisant les coûts et en rapprochant ces services des entreprises, nous contribuons à lever un obstacle important à leur développement, à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et à leur accès aux marchés internationaux. »

Cette orientation est en cohérence avec la stratégie Impact 2030 de la Commission de l’UEMOA et complète d’autres initiatives régionales en faveur de l’autonomisation économique des femmes.

Au-delà des aspects techniques, le projet STDF PG 770 défend une vision du développement dans laquelle la qualité constitue un investissement stratégique. Car une infrastructure qualité performante protège les consommateurs, renforce la confiance dans les produits, facilite les échanges commerciaux et crée de nouvelles opportunités pour les entreprises africaines.

Comme le résume Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye : «La qualité ouvre les marchés, la confiance crée les opportunités et l’innovation transforme les économies. Car, au fond, tout commence par la qualité : sans qualité, il n’y a pas de confiance ; sans confiance, il n’y a pas de marché ; et sans marché, il n’y a pas de développement durable. »

 

 

Normalisation régionale: l’UEMOA accélère la modernisation de son infrastructure qualité

Abidjan, le 29 juillet 2026 – Réunie à Abidjan du 27 au 29 juillet, la troisième session du Conseil de l’Organisme régional de normalisation, de certification et de promotion de la qualité (NORMCERQ) a permis à la Commission de l’UEMOA de franchir une nouvelle étape dans la consolidation de l’infrastructure régionale de la qualité. Au cœur des travaux : l’harmonisation des normes communautaires, le renforcement des dispositifs nationaux et l’amélioration de la compétitivité des entreprises de l’Union.

Organisée par la Direction du Secteur privé de la Commission de l’UEMOA, sous la conduite de sa Directrice, Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye, la rencontre a réuni les organismes nationaux de normalisation des huit États membres, des représentants de la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA) et du Comité ouest- africain d’organisation et de normalisation bancaire et financière (CONOBAFI).

La normalisation, un levier de compétitivité

Au cours des travaux, les participants ont examiné l’état des systèmes national et régional de normalisation, identifié les filières prioritaires en cohérence avec le Plan stratégique IMPACT 2030, défini les modalités de fonctionnement des futurs Comités techniques de normalisation communautaires et adopté un plan d’actions destiné à accélérer la production de normes régionales.

Pour Khady Evelyne Denise Ndiaye, la normalisation constitue désormais un véritable outil de politique économique. « La norme constitue un langage commun, un instrument de confiance et une condition d’accès aux marchés. Elle peut faire la différence entre un produit qui demeure local et un produit capable de circuler et de se positionner sur les chaînes de valeur régionales et internationales », a-t-elle déclaré.

Selon elle, les normes communautaires doivent accompagner la transformation locale, soutenir l’innovation, protéger les consommateurs et renforcer la compétitivité des entreprises, en particulier des PME.

Une forte contribution sénégalaise

Le Sénégal était représenté par El Hadji Abdourahmane Ndione, Directeur général de l’Association sénégalaise de normalisation (ASN) et Président du Comité de l’ISO pour les pays en développement (DEVCO), Djibrilou Ba, représentant du Sénégal à la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA et Secrétaire général de l’Union des prestataires, des industriels et des commerçants du Sénégal, ainsi que Hassane Diop, représentant du CONOBAFI, organisme communautaire basé à Dakar et chargé de la normalisation du secteur bancaire et financier.

Des engagements pour passer à l’action

Clôturant les travaux au nom du Président de la Commission de l’UEMOA et du Commissaire chargé du Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Énergie et de l’Économie numérique (DEMEN), Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye a réaffirmé l’engagement de la Commission à mettre en œuvre les recommandations relevant de sa responsabilité. Elle a appelé les États membres et les institutions concernées à traduire rapidement les décisions adoptées en actions concrètes.

À travers cette session du Conseil de NORMCERQ, la Commission de l’UEMOA confirme sa volonté de faire de la normalisation un levier stratégique d’intégration économique, de compétitivité et d’accès des entreprises ouest- africaines aux marchés régionaux et internationaux, notamment dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Doudou NDIAYE

Accréditation : une visite historique qui renforce la place de l’Afrique de l’Ouest sur la scène mondiale

 À l’occasion de son 20 anniversaire, le Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC) a accueilli à Abidjan le président de Global Accreditation Cooperation (Global ACI), M. Brahim Houla. Une première en Afrique de l’Ouest qui consacre les avancées de l’UEMOA en matière d’infrastructure qualité et ouvre de nouvelles perspectives pour la compétitivité régionale.

Abidjan – Le 24 juillet 2026 restera une date marquante pour l’infrastructure qualité en Afrique de l’Ouest. À l’occasion de son 20ᵉ anniversaire, le Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC) a reçu, pour la première fois dans la région, le président de Global Accreditation Cooperation (Global ACI), M. Brahim Houla. Global ACI est l’organisation mondiale qui fédère les six grandes coopérations régionales d’accréditation.

À ce titre, elle constitue la plus haute instance internationale dans ce domaine et joue un rôle central dans la reconnaissance mondiale des certificats, essais et inspections, facilitant ainsi les échanges commerciaux entre les pays. Cette visite officielle constitue une reconnaissance internationale des progrès accomplis par l’UEMOA dans la mise en place d’un système régional d’accréditation crédible et reconnu.

Au cœur des échanges, le président de Global ACI a souligné le rôle stratégique de l’accréditation pour le développement économique et appelé à une représentation plus forte de l’Afrique dans la gouvernance mondiale de l’accréditation, estimant que les systèmes africains, à l’image du SOAC, doivent voir leur engagement davantage reconnu.

La cérémonie a également été marquée par le lancement du premier Répertoire officiel des organismes d’évaluation de la conformité accrédités par le SOAC ainsi que par la présentation du nouveau certificat international du SOAC, élargi à de nouveaux domaines stratégiques.

Organisée par le SOAC, la célébration a réuni M. Ibrahim Khalil Konaté, ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, M. Aboubacry Baro, Président du Conseil d’administration du SOAC, M. Marcel GBAGUIDI, Directeur général du SOAC et Représentant résident en Côte d’Ivoire, M. Gustave Diasso, Représentant résident de la Commission de l’UEMOA en Côte d’Ivoire, M. Oka Kouassi, représentant de l’ONUDI, ainsi que Mme Olga Kouassi, Présidente de l’Association ivoirienne des organismes d’évaluation de la conformité (AIOEC).

Des représentants des États membres de l’UEMOA et de nombreux acteurs de l’infrastructure qualité ont également pris part à cette célébration, illustrant l’importance stratégique de l’accréditation comme levier de confiance, de compétitivité, de facilitation des échanges et d’intégration économique en Afrique de l’Ouest.

Par cette première visite officielle d’un président de Global ACI en Afrique de l’Ouest, le SOAC franchit une étape symbolique majeure. Au-delà de la célébration de ses vingt années d’existence, cet événement confirme la reconnaissance internationale du système régional d’accréditation de l’UEMOA et renforce la place de l’Afrique de l’Ouest dans la gouvernance mondiale de la qualité.

 De notre envoyée spéciale à Abidjan, Marie -Olivia KONAN

À Abidjan, l’UEMOA dévoile sa feuille de route pour un secteur privé plus compétitif

Abidjan, le 29 juillet 2026 – La Commission de l’UEMOA a présenté, mercredi à Abidjan, sa nouvelle Stratégie de développement du secteur privé (2026-2030) ainsi que sa Stratégie de promotion du Dialogue Public Privé, deux instruments appelés à renforcer durablement la compétitivité des entreprises et à améliorer la concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques de l’Union.

Présentées par Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye, Directrice du Secteur privé de la Commission de l’UEMOA, ces stratégies ont été dévoilées lors de la 11 édition du Séminaire d’information, de partage d’expériences et d’appropriation des réformes communautaires, organisée du 28 au 30 juillet 2026 par la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA.

Faire du secteur privé un moteur de croissance

Cadre de référence des interventions de l’Union pour les cinq prochaines années, la Stratégie de développement du secteur privé ambitionne de faire émerger, à l’horizon 2030, un secteur privé parmi les plus compétitifs du continent, capable de soutenir une croissance inclusive et durable.

Pour y parvenir, l’UEMOA entend agir sur quatre leviers majeurs : l’amélioration de la productivité des entreprises, un meilleur accès au financement, le renforcement du cadre juridique et institutionnel ainsi que le développement d’infrastructures économiques et de services partagés.

Un dialogue public- privé plus structuré

Complémentaire à cette stratégie, la Stratégie de promotion du Dialogue Public-Privé vise à instaurer une concertation plus efficace entre les administrations publiques, les organisations professionnelles et les opérateurs économiques.

Elle prévoit notamment l’harmonisation des mécanismes de dialogue dans les États membres, le renforcement des cadres nationaux de concertation, le développement d’outils communs et la création progressive d’un Forum régional du Dialogue Public-Privé, afin de mieux associer les entreprises à l’élaboration et au suivi des politiques économiques.

 Les acteurs économiques associés aux réformes

Le séminaire a réuni les Secrétaires généraux et Directeurs généraux des chambres consulaires et des organisations professionnelles des huit États membres, offrant un espace d’échanges sur les principaux défis auxquels reste confronté le secteur privé : accès au financement, climat des affaires, productivité, représentativité des organisations professionnelles et efficacité du dialogue avec les pouvoirs publics.

Le Sénégal était représenté par Aliou Ndiaye, pour l’Union nationale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal, Chimère Ndiaye, pour la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, ainsi que Hadji Mamadou Ndiaye, représentant l’Union nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal.

À travers ces deux nouvelles stratégies, la Commission de l’UEMOA entend doter l’Union d’un cadre plus cohérent pour accompagner les entreprises, renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé et accélérer l’intégration économique régionale au service d’une croissance plus compétitive et inclusive.

Doudou NDIAYE

 

Kiiraay A Kaolack: Ancrage local et renforcement des moyens au cœur des débats

À Kaolack, la bataille pour l’ancrage territorial s’impose comme l’une des priorités de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains. Réunis autour de leur coordination départementale ce vendredi, les responsables du parti ont insisté sur la nécessité de renforcer les structures locales et de maintenir une présence politique permanente au plus près des populations.

Au-delà de la massification, les intervenants ont surtout mis l’accent sur l’organisation et la capacité des responsables à occuper durablement le terrain. Une implantation qui devra concerner aussi bien les communes que les villages et les quartiers du département.

La superviseuse générale, Aminata Touré, a appelé les militants à privilégier l’ouverture, le dialogue et le rassemblement pour élargir les rangs du parti. Pour elle, l’objectif est de construire une formation politique suffisamment structurée à la base pour accompagner les ambitions nationales portées par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et la Vision Sénégal 2050.

Cette dynamique repose également sur le renforcement du leadership local. Les responsables présents à la rencontre ont salué le management et l’esprit d’ouverture du coordonnateur départemental, Ali Tounkara, présenté comme un élément important dans la consolidation de la coordination.

Le responsable de la cellule de communication départementale, Pape Simakha, a, pour sa part, appelé à une mobilisation collective afin de renforcer la présence de KIIRAAY sur le terrain et de préparer les prochaines échéances électorales.

Mais derrière les ambitions affichées se pose la question des moyens. Plusieurs intervenants ont plaidé pour la mise à disposition de ressources suffisantes au profit des responsables locaux. Selon eux, la réussite de la stratégie d’implantation passe par des moyens permettant d’organiser les activités de proximité, d’animer les structures et de maintenir le contact avec les populations.

À Kaolack, KIIRAAY entend ainsi transformer sa volonté de massification en une véritable organisation de terrain. Un défi qui passe autant par l’élargissement des adhésions que par la structuration des bases, le renforcement du leadership local et la mobilisation de moyens adaptés.

Mouhamed Moustapha Camara, Correspondant à Kaolack

Keur Massar Sud: Daouda Ciss et S3KMS à la conquête de la mairie

À Keur Massar Sud, le mouvement S3KMS veut désormais passer de la mobilisation citoyenne à la conquête du pouvoir local. Son coordinateur, Daouda Ciss, affiche clairement ses ambitions: préparer les prochaines élections locales et briguer la mairie pour, dit-il, «changer l’image de Keur Massar».

Nés et ayant effectué leur parcours scolaire à Keur Massar, les responsables de S3KMS revendiquent un ancrage local assumé. Le mouvement est né d’une volonté de rassembler les différentes sensibilités de la commune autour d’un objectif commun : faire face aux difficultés de la population et proposer une nouvelle alternative pour la gestion locale. Pour Daouda Ciss, le constat est sans appel.

Après les dernières élections locales et l’élection d’un maire, la gestion municipale n’aurait pas répondu aux attentes des populations. C’est dans ce contexte que S3KMS entend s’imposer comme une nouvelle force sur l’échiquier politique local. S3KMS se présente comme un mouvement ouvert à toutes les composantes de la société.

Femmes, jeunes, commerçants, professionnels et acteurs communautaires y sont représentés. « Notre particularité, c’est de nous unir autour d’une seule idée », explique Daouda Ciss, qui assure que le mouvement a déjà sillonné les différents quartiers de Keur Massar Sud afin d’identifier les préoccupations des populations.

Cette démarche de proximité doit servir de base à l’élaboration d’un programme solide, conçu à partir des réalités vécues dans les quartiers. Emploi des jeunes, activités économiques, conditions de vie, organisation de l’espace public et accompagnement des populations figurent parmi les préoccupations identifiées. Loin de vouloir attendre uniquement la période électorale, S3KMS multiplie déjà les activités de terrain.

 Le mouvement a notamment organisé un tournoi de football réunissant 16 équipes, une initiative présentée comme un moyen de renforcer les liens avec la jeunesse et de promouvoir la cohésion sociale. Concernant les marchands ambulants, Daouda Ciss estime qu’ils sont avant tout des jeunes qui cherchent à gagner leur vie. Pour lui, la solution ne réside pas dans la confrontation, mais dans l’organisation et le dialogue afin de trouver des réponses adaptées à la réalité de Keur Massar Sud.

Le mouvement prépare actuellement un événement majeur : les 48 heures de S3KMS, prévues les 14 et 16 août. Au programme : une tournée dans les différents quartiers de Keur Massar Sud, un match de football féminin, une soirée de Sargal dédiée aux femmes les plus méritantes, ainsi qu’une remise de ballons aux différentes ASC de la zone.

À travers cette initiative, S3KMS veut surtout se montrer au contact des populations et démontrer sa capacité à fédérer les différentes forces vives de la commune. Avec une présence revendiquée dans les quartiers et une mobilisation qui se veut transversale, Daouda Ciss et ses camarades affichent désormais leur ambition : conquérir la mairie de Keur Massar Sud lors des prochaines élections locales.

Par Ibrahima FALL

Aar Sunu Moomel dénonce la pénurie d’engrais et réclame des mesures urgentes de l’État

ALERTE DU MOUVEMENT AAR SUNU MOOMEL SUR LES INTRANTS

Kaolack: Le ton monte chez les acteurs du monde rural. Le mouvement Aar Sunu Moomel a exprimé ce jeudi sa colère face à la gestion de la campagne agricole 2026. Lors d’un point de presse, son président Bassirou Ba, dit «Toucouleur Baye», a dénoncé l’insuffisance et la mauvaise qualité présumée de l’engrais disponible dans plusieurs zones agricoles du pays.

Pénurie signalée dans plusieurs régions

Selon le président, plusieurs localités seraient déjà en situation de pénurie à quelques semaines des périodes cruciales de la campagne. Il cite notamment Kolda, Tambacounda, Kaffrine, ainsi que Kaymor, Médina Sabakh et d’autres localités de la région de Fatick.

Plus préoccupant, Bassirou Ba affirme que certaines zones seraient approvisionnées en engrais provenant de la Gambie. « Cet engrais est plein de poussière », dénonce-t-il, en craignant des conséquences sur les rendements et la santé des utilisateurs.

Pour Aar Sunu Moomel, l’engrais serait devenu difficile, voire impossible à trouver dans plusieurs marchés. Une situation qui plonge les producteurs dans l’incertitude et risque de compromettre la campagne agricole.

Critiques sur la gouvernance et la communication

Le président du mouvement regrette aussi l’absence de communication claire des autorités. «Les paysans attendent des explications et surtout des garanties sur la disponibilité et la qualité des intrants agricoles », a-t-il souligné.

Bassirou Ba accuse l’État de manquer de considération pour le monde rural et d’être davantage préoccupé par les enjeux politiques. Il dit se sentir «très déçu» de la gouvernance du Pastef. Pour lui, les difficultés actuelles s’ajoutent à celles de la précédente campagne, marquée selon lui par des problèmes de qualité des semences: «Une partie n’avait pas correctement germé ».

Il redoute que l’accumulation de ces problèmes n’aggrave la situation alimentaire du pays et n’installe « une période de soudure particulièrement difficile, voire un risque de famine dans certaines zones ».

Vers une tournée nationale de mobilisation

Face à ce qu’il qualifie d’« incompétence » de l’État dans la gestion agricole, Aar Sunu Moomel annonce passer à une nouvelle étape : une tournée nationale pour mobiliser les populations et exprimer le mécontentement du mouvement.

L’objectif est de porter la voix des producteurs et d’exiger des réponses sur la disponibilité, la qualité et l’accessibilité des engrais. Pour les responsables du mouvement, l’urgence est de rassurer les paysans et de prendre des mesures concrètes afin d’éviter que les difficultés d’accès aux intrants ne se transforment en une nouvelle crise pour le monde rural.

Mouhamed Moustapha Camara, Correspondant à Kaolack

Samba Sadji lance un appel aux Kaolackois pour «un maire au service de Kaolack»

VERS UNE GRANDE COALITION POUR LA MAIRIE DE KAOLACK

À l’approche des élections territoriales de 2027, les acteurs de la société civile kaolackoise appellent à la mobilisation. Pour Samba Sadji, coordonnateur de LSS et Président d’ARR/Kaolack, la ville a besoin d’une «très grande coalition» pour porter un projet crédible au service des populations.

« Kaolack mérite un maire compétent et humain »

Face aux difficultés de la ville, M. Sadji estime que le choix du prochain maire devra être « mûrement réfléchi». «Kaolack mérite un maire compétent, humain et proche des populations, porteur d’un véritable projet de développement axé sur l’amélioration des conditions de vie, l’accès au savoir, le pouvoir d’achat et la création d’opportunités économiques », a-t-il plaidé.

Selon lui, le futur édile devra « maîtriser les compétences transférées, comprendre les mécanismes administratifs, financiers et techniques d’une collectivité territoriale et disposer d’un réseau de partenaires capable d’accompagner les projets de développement de la ville.

Retrouver le Kaolack industriel d’antan

Kaolack garde le souvenir d’une époque où elle constituait un important pôle économique et industriel, avec un tissu industriel dynamique et un port actif. La ville attirait alors de nombreux jeunes, y compris de la sous-région.

Aujourd’hui, l’insalubrité, les problèmes d’assainissement, le déficit de routes secondaires et le manque de perspectives pour la jeunesse freinent ce dynamisme.« Kaolack n’est pas une marchandise à acheter. Le futur maire ne doit pas se servir de Kaolack, il doit servir Kaolack », a martelé Samba Sadji.

L’appel à une « très grande coalition »

Pour le président d’ARR/Kaolack, les forces vives ne doivent plus rester spectatrices. Il faut construire une dynamique collective autour d’un candidat disposant d’une « expérience et d’une expertise avérées ». Ce futur maire devra maîtriser l’Acte 4 de la décentralisation, comprendre le fonctionnement administratif et financier d’une mairie, et s’entourer d’une équipe « compétente, expérimentée et intègre». Cette démarche, dit-il, doit impliquer jeunes, femmes, artisans, chauffeurs, étudiants, enseignants et tous les acteurs économiques et sociaux.

L’objectif : rassembler autour d’un projet « ambitieux, réaliste et inclusif » afin de bâtir, dès 2027, «un Kaolack plus prospère, plus juste et davantage tourné vers l’avenir».

Mouhamed Moustapha Camara

Correspondant à Kaolack

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