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Convention de Partenariat: l’USE et la FENAPH en phase pour la formation professionnelle des jeunes

Dakar, 16 décembre 2025 – L’Union pour la Solidarité et l’Entraide (USE) et la Fédération nationale des professionnels de l’habillement (FENAPH) ont signé une convention de partenariat pour renforcer la formation professionnelle dans le secteur de l’habillement et du textile.

Par Ch. Seck NDONG

Cette convention vise à unir les forces des deux structures pour offrir des formations initiales et des formations à renforcement de capacité aux jeunes, afin de les préparer à l’employabilité et à l’insertion dans la vie active.

Vidéo: Aïda BADIANE & Images: Mame Bousso GUEYE 

Mamadou DIOP, président de l’USE, a souligné que cette convention est un tournant important dans la vie de l’organisation, qui travaille depuis 1958 dans le domaine de la formation professionnelle. « Nous sommes engagés ensemble pour que chaque organisation apporte son capital en termes de moyens humains, matériels et financiers, et nous mettrons en relation avec des partenaires pour asseoir un cycle ou des cycles de formation qui renforcent les capacités des jeunes qui ont déjà l’initiation mais aussi former des jeunes qui deviendront demain des initiateurs, des formateurs », a-t-il déclaré.

Papa Pathé Gueye, président de la FENAPH, a quant à lui souligné que la fédération travaille depuis 1995 pour promouvoir la formation professionnelle dans le secteur de l’habillement et du textile. Il a ajouté que la FENAPH regroupe des professionnels de la couture, de la teinture et du tissage, et que la convention avec l’USE permettra de renforcer les capacités des jeunes et de les préparer à l’employabilité.

Les deux présidents ont souligné que l’objectif de la convention est de former des jeunes compétents, autonomes et capables de créer leur propre entreprise ou de travailler dans des industries de confection. « Nous voulons former des jeunes entrepreneurs, pas seulement des jeunes qui sont autonomes dans leur métier mais des jeunes qui à leur sortie sont capables de diriger une entreprise », a déclaré Papa Pathé Gueye.

La convention prévoit également la mise en place d’un centre de formation qui offrira des formations initiales et des formations à renforcement de capacité aux jeunes. Le centre sera équipé de matériel moderne et sera dirigé par des formateurs expérimentés.

La signature de cette convention est un pas important vers la réalisation de l’objectif de former des jeunes compétents et autonomes qui pourront contribuer au développement économique du Sénégal.

 

Malika face à l’urgence urbaine: Comment éviter l’impasse ? (Par Libasse Sow)

Construire une ville ne relève pas de l’improvisation. Cela suppose une vision claire, une lecture fine du territoire et la capacité d’anticiper les mutations démographiques, économiques et environnementales. À Malika, commune en pleine transition urbaine, ces exigences se posent aujourd’hui avec acuité. Entre croissance rapide de la population, pression foncière, vulnérabilité climatique et congestion des voies, la localité est confrontée à un tournant décisif de son développement.

Un héritage urbanistique fragilisé

Malika n’a pas toujours été une agglomération dense. Longtemps village de quelques centaines d’habitants, elle se distinguait pourtant par une organisation spatiale remarquable. Les premières rues, larges de 9 à 12 mètres, témoignaient d’une vision rare pour une localité rurale. Cet héritage est notamment attribué à deux maçons visionnaires, Alhousseynou Djiba et Mbaye Ndiomé, qui avaient très tôt compris l’importance d’un urbanisme structuré.

Avec le temps, cette vision s’est progressivement érodée. Des constructions ont empiété sur le domaine public, réduisant parfois la largeur des voies de près de deux mètres. À cela s’est ajoutée une pratique devenue courante : le dépôt de gravats dans les rues, souvent présenté à tort comme un moyen de « stabiliser » le sol. Cette pratique, pourtant interdite par l’article L.24 du Code de l’hygiène publique, a rendu certaines voies imperméables, perturbant le drainage naturel. Les pluies, autrefois facilement absorbées par le sable, provoquent désormais des inondations répétées, accentuant la vulnérabilité de la commune face aux effets du changement climatique. La faiblesse des mécanismes de contrôle et de prévention municipaux n’a fait qu’aggraver cette situation.

Une urbanisation accélérée sans infrastructures adaptées

Érigée en commune d’arrondissement en 1996, puis en commune de plein exercice en 2014 avec l’Acte III de la décentralisation, Malika a connu une croissance démographique rapide. À l’horizon 2050, sa population pourrait atteindre 263 000 habitants. Cette dynamique crée de nouveaux besoins en infrastructures, en services urbains et en mobilité.

Les axes routiers, jadis suffisants, sont aujourd’hui saturés. Les embouteillages, autrefois rares, sont devenus fréquents, notamment aux heures de pointe. Cette congestion pèse sur la qualité de vie des habitants, ralentit les activités économiques et pose des enjeux de sécurité. Les déplacements quotidiens deviennent plus complexes, les retards s’accumulent pour les travailleurs et les élèves, révélant les limites d’un urbanisme qui n’a pas suivi le rythme de la croissance.

Des solutions structurantes pour accompagner la mutation

Face à ces défis, plusieurs options structurantes méritent d’être mises à l’agenda des autorités locales et nationales.

La première concerne le prolongement de la route de la Sonatel jusqu’au terminus 54 des Parcelles Assainies de Keur Massar. Il ne resterait qu’environ 400 mètres à aménager pour créer un axe alternatif capable de désengorger les voies internes de Malika. Ce projet, qui nécessiterait quelques relogements à conduire avec transparence et compensation équitable, pourrait être porté conjointement par les communes de Malika et de Keur Massar Nord dans le cadre de l’intercommunalité.

La deuxième piste réside dans l’aménagement d’une corniche le long du lac Wouye, du croisement de Malika à Gadaye. Un tel ouvrage permettrait de protéger et stabiliser les abords du lac, de structurer un corridor urbain encore marqué par l’occupation informelle, de fluidifier la circulation et d’offrir à la commune un espace public paysager valorisant. Pensée comme un axe moderne, cette corniche concilierait mobilité, attractivité économique, loisirs et préservation environnementale.

Troisièmement, Malika dispose encore d’une réserve foncière stratégique rare à l’échelle départementale. Cette disponibilité pourrait soutenir l’ambition de faire de la commune le pôle administratif et judiciaire du département de Keur Massar. L’implantation de services départementaux – fisc, tribunal, directions déconcentrées de l’État ou agences techniques – renforcerait l’attractivité de la commune, stimulerait l’économie locale et contribuerait à une valorisation ordonnée du foncier.

Enfin, la création d’un dépôt communal de gravats constituerait une réponse pragmatique aux dépôts sauvages. Cet espace permettrait de collecter, trier et recycler les déchets inertes issus des chantiers. Une partie des matériaux valorisés pourrait être revendue à coût réduit, générant des revenus pour la commune tout en encourageant une gestion responsable des déchets de construction.

Un choix décisif pour l’avenir

L’heure n’est plus à l’improvisation. Malika doit renouer avec une planification urbaine rigoureuse, capable d’intégrer les défis climatiques, la pression foncière et les exigences croissantes de mobilité. Le prolongement de la route de la Sonatel, l’aménagement d’une corniche, la promotion d’un pôle administratif départemental et la restauration des emprises publiques offrent un socle solide pour une transformation durable.

L’histoire de Malika montre qu’elle a su, par le passé, anticiper et structurer son espace. Le défi actuel consiste à adapter cette ambition à l’échelle d’une ville en forte croissance. Les décisions prises aujourd’hui façonneront durablement le visage de la commune pour les décennies à venir.

Par Libasse Sow, économiste

 

Pêche artisanale: Le Ministère des Pêches et de l’Économie maritime remet des pirogues en fibre de verre aux acteurs du secteur

Par Ch. Seck NDONG

Dakar, 16 décembre 2025 – Le Ministère des Pêches et de l’Économie maritime a procédé à la remise de pirogues en fibre de verre aux acteurs de la pêche, le mardi 16 décembre 2025, au quai de pêche de Soumbédioune. Cette cérémonie s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de renforcement de la sécurité des pêcheurs.

La ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf, a exprimé sa fierté de célébrer cette initiative porteuse de progrès au bénéfice des acteurs de la pêche artisanale du Sénégal. Elle a salué la présence de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur des Emirats Arabe Unis au Sénégal, ainsi que celle de précieux partenaires comme l’ONG internationale Charity Organisation et la Société des infrastructures de réparation navale.

Cette initiative, fruit d’un partenariat solide entre l’État du Sénégal et ses partenaires, vise à apporter des réponses concrètes et durables aux défis quotidiens auxquels sont confrontés les pêcheurs artisans. Les 20 pirogues en fibre de verre, 20 moteurs hors-bord, 120 gilets de sauvetage et autres équipements essentiels remis aux acteurs de la pêche issus de plusieurs localités, témoignent de l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de travail et la sécurité des pêcheurs.

Le ministre a souligné que la pêche n’est pas seulement une activité économique, mais également un mode de vie et un héritage culturel que le Sénégal doit préserver et valoriser. Il a également rappelé les difficultés auxquelles font face les pêcheurs, notamment les conditions de travail souvent éprouvantes et les risques halieutiques liés à l’insécurité en mer.

La cérémonie a été marquée par la présence de nombreuses personnalités, dont le maire de la commune de Fann-Gueule Tapée-Colobane, la maire de la commune de Point E, le président du Conseil d’administration de la Société des infrastructures de réparation navale, ainsi que des représentants des acteurs de la pêche et des bénéficiaires.

 

Le CESAG célèbre ses 40 ans: Un colloque stratégique sur la professionnalisation de l’enseignement supérieur en Afrique

Par Cheikh S. NDONG

Dakar, 12 décembre 2025 – Le Centre Africain d’Études Supérieures en Gestion (CESAG) a célébré ses quarante années d’existence à travers l’organisation d’un colloque international consacré à la professionnalisation de l’enseignement supérieur en Afrique. Tenu à Dakar du 08 au 12 décembre, l’événement a réuni responsables académiques, décideurs publics, chercheurs, dirigeants d’entreprises et partenaires institutionnels autour des enjeux liés à la formation du capital humain africain.

Cette rencontre, qualifiée d’acte fondateur par ses initiateurs, s’est inscrite dans un contexte marqué par la croissance démographique du continent, la massification de l’accès à l’enseignement supérieur et les mutations rapides des marchés du travail, sous l’effet des transformations technologiques et des impératifs de durabilité. Les débats ont mis en évidence la nécessité de repenser les modèles de formation afin de garantir une meilleure adéquation entre compétences produites et besoins réels des économies africaines.

L’ouverture officielle du colloque a été assurée par le Pr Babou Diène, Directeur de l’Enseignement supérieur public au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, représentant le ministre de tutelle, le Pr Daouada Ngom. Dans son allocution, il a souligné l’importance stratégique de la professionnalisation de l’enseignement supérieur pour l’employabilité des diplômés et la compétitivité des économies africaines.

Dans son discours institutionnel, la Directrice générale du CESAG, Prof. Rosaline Dado Worou Houndekon, est revenue sur l’héritage du Centre, créé en 1979 et opérationnel depuis 1985, ainsi que sur les grandes étapes de son évolution, de sa création sous l’égide de la CEAO à son passage sous la tutelle de la BCEAO en 1995. Elle a rappelé le rôle structurant du CESAG dans l’accompagnement de l’intégration régionale et la formation de cadres capables de répondre aux exigences de gouvernance, de finance et de performance des organisations africaines.

Les travaux ont été organisés autour de sessions scientifiques et de panels de haut niveau portant notamment sur l’adéquation formation-emploi, l’évolution du rôle des universités et grandes écoles, le financement durable de la professionnalisation, l’innovation pédagogique et le développement de l’alternance. Les échanges ont abouti à des recommandations opérationnelles destinées à orienter les politiques publiques et les réformes institutionnelles en matière d’enseignement supérieur.

Aujourd’hui, le CESAG accueille plus de 1 500 apprenants par an et s’appuie sur un réseau de près de 15 000 alumni répartis dans une quarantaine de pays. À l’issue de ce colloque, l’institution a réaffirmé son ambition de demeurer un acteur central de la formation du capital humain africain et de contribuer durablement à la compétitivité des économies du continent.

 

GLORIA: Agsila, une artiste sénégalaise à la conquête de la scène

Par Mame Khady NDAO

Dakar, 13 décembre 2025 – Avec GLORIA, Agsila opère un changement artistique radical et assumé. L’artiste sénégalaise propose une forme à la fois pure et complexe, proche d’un art total, où musique, image, voix et mouvement se conjuguent dans une même exigence esthétique.

Sur la scène du Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose, Agsila a déployé un univers visuel et sonore singulier, porté par des décors numériques, un stylisme afro-contemporain élégant, volontairement éloigné de toute vulgarité, et une écriture musicale profondément maîtrisée. Cette proposition scénique ambitieuse puise dans la tradition musicale sénégalaise, notamment le mbalax, ici revisité et réinventé, sans jamais le dénaturer.

Les chorégraphies, interprétées par des danseurs issus de l’École des Sables – fondée par Germaine Acogny, apportent une dimension corporelle essentielle au spectacle. Le travail du mouvement, précis et habité, dialogue avec la musique et l’image, donnant au plateau une respiration organique et une intensité dramatique rare.

La voix d’Agsila, soutenue par des leads vocales puissantes et de nombreux chœurs, structure l’ensemble comme une architecture sonore. Ces voix collectives, tour à tour enveloppantes et vibrantes, confèrent au spectacle une ampleur qui dépasse le cadre du concert traditionnel. Les textes, chantés en wolof classique, se distinguent par leur richesse poétique et leur dimension spirituelle, offrant au public une expérience d’écoute profonde.

Cet ensemble artistique, qu’Agsila nomme Afromytik, se présente comme un croisement entre héritage et création contemporaine, entre mémoire et projection. Le public ne s’y est pas trompé : la salle était comble, attentive, puis progressivement subjuguée par cette proposition exigeante et généreuse.

Les silences, les élans collectifs et les applaudissements nourris ont confirmé l’adhésion à une forme scénique ambitieuse, qui s’approche par sa construction et sa force expressive d’un opéra contemporain africain.

Parallèlement à son travail artistique, Agsila poursuit un engagement constant auprès des femmes et des mineurs. En décembre, elle continue sa tournée annuelle « Lever la pénitence » dans les maisons d’arrêt, associant la musique à des gestes concrets de solidarité fraternelle, notamment par la distribution de colis.

Avec GLORIA, Agsila affirme une trajectoire artistique claire, exigeante et profondément humaine. Le public, déjà conquis, attend désormais avec impatience la suite de ce projet, appelé à se déployer dans de nouveaux espaces et sous de nouvelles formes.

Autonomie des fédérations sportives: une indépendance encadrée qui engage la responsabilité du CNOSS

Au cœur de la polémique sur la participation du Sénégal aux 4ᵉ Jeux Africains de la Jeunesse se pose une question centrale, souvent mal comprise de l’opinion publique: celle de l’autonomie des fédérations sportives et, par extension, du Comité National Olympique et Sportif Sénégalais (CNOSS).

Il est vrai que les fédérations sportives, tout comme le CNOSS, disposent d’une autonomie juridique et organisationnelle. Elles sont constituées en associations dotées de statuts propres, reconnues d’utilité publique, et s’inscrivent dans ce que l’on appelle la lex sportiva, un corpus de règles internes qui leur permet d’organiser les compétitions, de fixer les calendriers, de sanctionner les manquements disciplinaires et de sélectionner les équipes nationales. Leur affiliation aux instances internationales CIO, fédérations continentales et mondiales – renforce cette autonomie et limite toute ingérence politique directe. Mais cette indépendance n’est ni absolue ni déconnectée de l’État.

Une autonomie relative face aux missions de service public

Dans tous les systèmes sportifs modernes, y compris au Sénégal, l’autonomie des fédérations repose sur une délégation de mission de service public accordée par l’État. Cette délégation implique des obligations claires : anticipation, planification, transparence et coordination.

L’État demeure le garant de l’intérêt général sportif. Il reconnaît officiellement les fédérations, met à leur disposition des infrastructures, accorde des subventions, assure la diplomatie sportive et veille au respect des lois nationales, notamment en matière de lutte contre le dopage, de protection des mineurs, d’égalité d’accès au sport et de bonne gouvernance.

Dans ce cadre, le CNOSS joue un rôle stratégique d’interface entre l’État, les fédérations et le mouvement olympique international. Il ne peut donc se prévaloir de son autonomie pour se soustraire à ses responsabilités fondamentales, notamment l’anticipation des grandes compétitions internationales et leur intégration dans les arbitrages budgétaires.

Le cas de Luanda: une défaillance de gouvernance plus qu’un conflit institutionnel

L’épisode des Jeux Africains de la Jeunesse révèle précisément les limites d’une autonomie mal exercée. Le fait que ces Jeux n’aient pas été mentionnés lors des arbitrages budgétaires, alors qu’ils constituent une compétition majeure et qualificative pour Dakar 2026, traduit une légèreté institutionnelle préoccupante.

L’autonomie n’autorise ni l’improvisation, ni la gestion tardive, encore moins les tensions de positionnement autour de la composition des délégations. Elle suppose au contraire une capacité de projection, de coordination et de collaboration loyale avec l’État.

En matière financière notamment, la dépendance structurelle aux subventions publiques réduit de facto toute prétention à une indépendance totale. Lorsque les ressources proviennent majoritairement de l’État, la redevabilité devient une exigence incontournable.

État – CNOSS: vers un équilibre nécessaire

Cette situation met en lumière la nécessité de rééquilibrer la relation entre l’État et le CNOSS autour d’un principe simple: Aux fédérations et au CNOSS, la liberté technique, sportive et organisationnelle ; À l’État, le rôle de régulateur, de financeur et de garant de la cohérence nationale.

Une fédération ou un comité olympique totalement indépendants risqueraient de s’affranchir de l’intérêt général. À l’inverse, une tutelle étatique excessive étoufferait la dynamique sportive et l’innovation. L’équilibre réside dans une cogestion responsable, fondée sur la planification partagée, la transparence et la reddition de comptes.

Un enjeu stratégique à l’approche de Dakar 2026

À un an des Jeux Olympiques de la Jeunesse, que le Sénégal s’apprête à accueillir, cette affaire dépasse le simple cadre d’une compétition manquée ou retardée. Elle pose la question de la crédibilité de la gouvernance sportive nationale.

L’autonomie des fédérations et du CNOSS ne doit plus être perçue comme un privilège institutionnel, mais comme une responsabilité stratégique. Celle d’anticiper, de coordonner et de servir, avant tout, les intérêts du sport sénégalais et de sa jeunesse.

Par Makhete Djite

Memos – Directeur Cams

Coopération Sénégal-Luxembourg: Le programme Pic-4 salué par les deux pays

Dakar, 13 décembre 2025 – Le programme de coopération Pic-4 entre le Luxembourg et le Sénégal a été évalué positivement par les deux pays.

L’ambassadrice du Grand-Duché du Luxembourg au Sénégal, Laure Huberty, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus dans les domaines de la santé et de la formation professionnelle.

Le programme Pic-4, qui a duré 7 ans avec un budget de 9 millions d’euros, a porté sur les secteurs de la santé et de la formation professionnelle, avec des interventions dans 9 régions du Sénégal. « C’est un programme qui a aussi eu comme deux sujets transversaux, le genre et l’environnement », a souligné l’ambassadrice.

Le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a salué les résultats tangibles obtenus grâce à cette coopération, notamment dans les domaines des urgences médicales, de la santé maternelle et infantile et de la formation des personnels de santé au Sénégal.

Le ministre a également exprimé son espoir de voir cette coopération entre les deux pays renforcée et pérennisée. « Nous nous félicitons de la démarche de co-construction qui caractérise la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg », a-t-il déclaré.

L’atelier bilan du programme Pic-4 a été organisé au musée des civilisations noires, en présence de représentants des ministères de la Santé et de la Formation professionnelle, ainsi que de partenaires techniques et financiers.

Assane Gaye

Santé de la reproduction: Les femmes et filles handicapées interpellent les autorités

Dakar, 16 décembre 2025 – Les femmes et filles handicapées du Sénégal ont lancé un cri d’alarme sur les difficultés qu’elles rencontrent dans l’accès aux soins de santé reproductive.

C’était lors d’un atelier organisé par le comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (CF/FSAPH), en partenariat avec l’Ong HOM-DEFF, dans le cadre de la semaine du handicap et de la campagne des 16 jours d’activisme.

Selon les organisateurs, l’objectif de cet atelier était de sensibiliser l’opinion publique et les autorités sur les préoccupations des femmes et filles handicapées, notamment dans le domaine de la santé reproductive. « L’accès aux structures sanitaires pose un réel problème. Même pour accéder aux tables de consultation et d’accouchement, les femmes et filles handicapées rencontrent des difficultés », a déploré Yacine Koné, représentante de la CF/FSAPH.

Les participantes ont également souligné que les femmes et filles handicapées qui souffrent d’une déficience auditive ne veulent pas que leur maladie soit connue par leur accompagnant. De plus, celles qui ont des bassins aplatis sont souvent contraintes de subir une césarienne, ce qui nécessite un suivi médical rigoureux.

La présidente du CF/FSAPH, département de Dakar, a plaidé pour que les autorités revoient la disposition qui limite à sept jours l’hospitalisation après une césarienne, car les femmes handicapées ont souvent besoin de plus de temps pour se rétablir. Elle a également demandé que les soins de santé soient rendus gratuits pour les femmes et filles handicapées.

Les participantes ont également plaidé pour la mise en place de la Haute autorité du handicap et du fonds d’appui destiné aux personnes handicapées. Elles ont déploré la lenteur dans la confection des cartes d’égalité des chances.

Le secrétaire général de HOM-DEFF, Daouda Diop, a invité l’État à rendre totalement gratuits les soins de santé pour les femmes et filles handicapées et à adapter les infrastructures sanitaires à leurs besoins spécifiques.

Par Y. Baldé

Coopération Sénégal-Luxembourg: Le programme Pic-4 salué par les deux pays

Dakar, 13 décembre 2025 – Le programme de coopération Pic-4 entre le Luxembourg et le Sénégal a été évalué positivement par les deux pays. L’ambassadrice du Grand-Duché du Luxembourg au Sénégal, Laure Huberty, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus dans les domaines de la santé et de la formation professionnelle.

Le programme Pic-4, qui a duré 7 ans avec un budget de 9 millions d’euros, a porté sur les secteurs de la santé et de la formation professionnelle, avec des interventions dans 9 régions du Sénégal. « C’est un programme qui a aussi eu comme deux sujets transversaux, le genre et l’environnement », a souligné l’ambassadrice.

Le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a salué les résultats tangibles obtenus grâce à cette coopération, notamment dans les domaines des urgences médicales, de la santé maternelle et infantile et de la formation des personnels de santé au Sénégal.

Le ministre a également exprimé son espoir de voir cette coopération entre les deux pays renforcée et pérennisée. « Nous nous félicitons de la démarche de co-construction qui caractérise la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg », a-t-il déclaré.

L’atelier bilan du programme Pic-4 a été organisé au musée des civilisations noires, en présence de représentants des ministères de la Santé et de la Formation professionnelle, ainsi que de partenaires techniques et financiers.

Graduation Day du CESAG: Une nouvelle génération d’experts pour renforcer le capital humain africain

LE GOUVERNEUR DE LA BCEAO HONORE SES FILLEULS

Par Cheikh S. NDONG

Le Centre Africain d’Études Supérieures en Gestion (CESAG) a procédé, le samedi 13 décembre 2025 à Dakar, à la consécration officielle de nouvelles expertises africaines dans les domaines de la finance et de la gestion, à l’occasion de sa cérémonie de Graduation Day dédiée aux promotions 2020 à 2025.

 Présidée par M. Mahaman Tahir Hamani, Directeur général du Centre Ouest Africain de Formation et d’Études Bancaires (COFEB), représentant le parrain de la cérémonie, le Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la rencontre s’est tenue en présence du Directeur général du CESAG, Pr. Rosaline Ddo Worou Houndekon, ainsi que de responsables académiques, partenaires institutionnels et acteurs du monde professionnel.

À travers cette cérémonie, le CESAG a officiellement renforcé le capital humain africain en mettant sur le marché du travail une soixantaine de récipiendaires, venus de plusieurs pays du continent. Devant leurs parents, amis et collègues, les lauréats ont reçu leurs parchemins, symboles de la reconnaissance académique et institutionnelle de compétences désormais prêtes à servir les organisations publiques et privées en Afrique.

Issus des programmes de Licence, Master et MBA, ces nouveaux diplômés incarnent une expertise structurée et adaptée aux enjeux contemporains de gouvernance, de management, de finance et de performance organisationnelle. En consacrant ces parcours, le CESAG confirme son rôle de pôle d’excellence régional et de fournisseur stratégique de talents pour les entreprises, les institutions financières et les administrations africaines.

Pour les récipiendaires, cette reconnaissance marque une étape déterminante. «J’ai intégré le CESAG juste après l’obtention de mon baccalauréat. J’y ai poursuivi mes études jusqu’à l’obtention de mon master 2 en sciences de Gestion, option Gestion des Ressources Humaines», a déclaré Adama Fall, récipiendaire.

En tant qu’étudiante, elle y a fait ses plus belles rencontres. Etant Alumni, Adama Fall a bâti un solide carnet d’adresse grâce à son passage au CESAG. «Et tant que professionnel, le CESAG a été la première entreprise à m’avoir recruté et m’a inculqué des compétences professionnelles qui m’ont permis de gravir les échelons dans l’Administration sénégalaise où je sers actuellement», a-t-elle souligné.

«Et pour finir le CESAG, m’a transmise une identité de marque qui fait que je parle de lui partout où je suis, j’inspire et je pousse mon entourage à aller s’y faire former. Et moi-même, à chaque fois que j’ai un besoin de renforcement de capacités, je retourne vers ma belle institution. Actuellement, je suis inscrite au parcours d’Audit et Contrôle de Gestion, c’est pour dire que le CESAG et ses étudiants c’est pour la vie », a-t-elle fait noter. «Choisir le CESAG, c’est choisir de cultiver la rigueur, les nuits blanches, les examens successifs, la présence exigée en cours magistral pour récolter le professionnalisme, le savoir-faire et se frayer une place de taille dans le marché de l’emploi », a ajouté Adama Fall.

La cérémonie s’est poursuivie par la procession des lauréats, la remise des diplômes et le traditionnel lancer de toques, avant de s’achever par un moment de convivialité réunissant diplômés, familles et invités.

À travers cette Graduation Day, le CESAG réaffirme son engagement à former une élite managériale africaine capable de porter la transformation économique du continent et de faire la fierté des organisations et entreprises qui l’emploieront.

 

 

 

 

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