mardi, septembre 8, 2026
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Dahra Djolof/ contre les nouvelles mesures des autorités: Conducteurs de motos taxis et marchands ambulants haussent le ton

Les conducteurs de motos taxis communément appelé « Jakarta », de véhicules hippomobiles et marchands ambulants de la ville de Dahra sont montés au créneau le week-end dernier, pour dénoncer les tracasseries des forces de l’ordre dont ils sont victimes.

Arborant de brassards rouges, lors d’un sit-in face à la mairie, les acteurs du secteur informel de la commune de Dahra ont vigoureusement dénoncé l’attitude des autorités. Selon eux, ils sont victimes de multiples tracasseries et interpellations des gendarmes qui leur imposent un plan de circulation.

«Depuis plus d’une semaine, les forces de l’ordre nous empêchent de travailler. Nos charrettes sont saisies et immobilisées, et certains d’entre nous ont été convoqués à la gendarmerie parce qu’ils nous interdisent de traverser la route nationale », a déploré Saliou Diop, porte-parole des conducteurs de véhicules hippomobiles. A l’en croire, les conducteurs de véhicules à traction animal, sont confrontés à d’énormes difficultés face aux nouvelles décisions des autorités administratives.

Les conducteurs de motos taxis « jakarta » ont également interpellé les autorités face aux difficultés que rencontre le secteur du transport urbain des motos taxis. « Les autorités n’ont pas mesuré l’impact social des décisions prises. Certains conducteurs qui ne sont pas encore en règle éprouvent d’énormes difficultés. Ils sont souvent arrêtés et leurs motos immobilisées, alors qu’ils sont des soutiens de famille », explique Mbaye Ka président de l’association des conducteurs de motos taxis jakarta.

Le malaise s’étend également aux marchands ambulants et vendeuses de petit-déjeuner. Installés sur le trottoir de la route nationale N°3, marchands ont été déguerpies par les autorités. Une décision qu’ils jugent impopulaire et inopportune.

«Nous sommes des pères et mères de famille et nous travaillions sur ce site depuis des décennies. Nous ne pouvons pas comprendre une telle décision. Nous demandons au maire Samba Ndiobéne Ka d’intervenir pour que les gendarmes nous laissent travailler tranquillement », a martelé Maty Fall, porte-parole des vendeuses.

Face à ce bras de fer entre acteurs économiques locaux et forces de l’ordre, les populations de Dahra attendent désormais une médiation des autorités municipales pour apaiser la situation.

Baba NDIAYE

Gamou annuel de Mboula: Les habitants expriment leurs préoccupations

Les populations de Mboula, dans le département de Linguère, ont célébré le 109ème Gamou de la cité religieuse de Mame Abdoulaye Mbengue, un Moukhadam de Seydi El Hadji Malick Sy.

À cette occasion, elles ont exprimé leurs préoccupations et réclamé la construction d’un collège d’enseignement moyen, le bitumage de la bretelle Mboula-Mbaye Awa, un pont pour rallier Mbayene Awa, une deuxième brigade de gendarmerie dans l’arrondissement de Yang Yang, ainsi que le renforcement du personnel et des moyens logistiques au profit de la gendarmerie de Yang Yang.

Selon El Hadji Cheikh Mbengue, porte-parole de la famille Mbengue et coordonnateur des activités liées à l’organisation du Gamou de Mboula, la construction d’un CEM est aujourd’hui l’un des besoins les plus récurrents des populations. « La construction d’un collège d’enseignement moyen est essentielle pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves », a-t-il déclaré.

Les populations de Mboula réclament également la revitalisation des vallées fossiles du Ferlo, une demande ancienne qui n’a pas encore reçu de réponse des autorités compétentes. « Depuis plus de décennies, les populations de la commune de Mboula réclament en vain cet ouvrage hydraulique qui est une ressource essentielle », a souligné El Hadji Cheikh Mbengue.

Le coordonnateur a exprimé toute la satisfaction du khalif de Mboula à l’endroit du régime en place pour l’organisation réussie du Gamou. Il a également remercié le Président de l’assemblée nationale, El Hadji Malick Ndiaye, pour son soutien à la réalisation de la route Kamb-Mboula.

Face au manque de salles de classes et d’un mur de clôture pour le CEM, El Hadji Cheikh Mbengue a lancé un appel pressant aux services de tutelle pour que la cité religieuse de Mboula ait enfin son collège d’enseignement moyen. « Les élèves du dit collège continuent à étudier dans des conditions souvent difficiles, malgré tout, le CEM de Mboula fait partie du lot des établissements qui enregistrent les meilleurs résultats aux examens scolaires », a-t-il ajouté.

Enfin, la revitalisation des vallées fossiles est une autre priorité pour les populations locales, qui souhaitent permettre à l’eau douce de couler de manière permanente, ce qui favoriserait le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, et contribuerait à atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Bathie NDIAYE (Linguère)

Construction de l’Université du Sénégal Oriental: le Président Bassirou Diomaye Faye félicite Royal BTP…

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

En visite sur le site de l’Université du Sénégal Oriental (USO), à Tambacounda, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a salué la qualité des réalisations de l’entreprise Royal BTP, en charge de la construction de ce projet structurant.

Le Chef de l’État a encouragé les équipes à poursuivre leurs efforts afin de livrer, dans les délais, cette infrastructure appelée à devenir un levier majeur de souveraineté scientifique et de développement territorial.

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a effectué une visite des chantiers de l’Université du Sénégal Oriental, dans le cadre de sa tournée économique dans les régions de Tambacounda et de Kédougou. Cette étape stratégique a permis au Chef de l’État de constater l’état d’avancement des travaux et d’apprécier la qualité des infrastructures réalisées par Royal BTP, entreprise adjudicataire du projet.

Accueilli par les responsables de Royal BTP et les autorités administratives et locales, le Président Faye a parcouru les différentes composantes du futur campus, notamment le campus social dédié au bien-être des étudiants, le bloc administratif, véritable centre névralgique de l’institution, ainsi que le complexe sportif, pensé pour favoriser une formation intégrale alliant excellence académique et épanouissement physique.

À l’issue de la visite, le Chef de l’État a tenu à féliciter officiellement Royal BTP pour le professionnalisme de ses équipes et la qualité des ouvrages déjà réalisés. Il a salué l’engagement de l’entreprise dans la concrétisation de ce projet structurant, tout en l’invitant à maintenir le rythme des travaux afin de respecter les délais fixés. « Cette université est un pilier de notre vision pour une éducation accessible, moderne et tournée vers l’employabilité », a-t-il souligné.I

Conçue non pas comme un simple établissement académique, mais comme un véritable levier stratégique pour la souveraineté scientifique, la recherche appliquée et l’insertion professionnelle, l’Université du Sénégal Oriental s’inscrit au cœur de la politique gouvernementale de rééquilibrage territorial et de promotion du capital humain.

La visite présidentielle, rendue possible par l’avancement significatif des chantiers menés par Royal BTP, marque un tournant décisif pour ce projet d’envergure nationale. Elle réaffirme la volonté des plus hautes autorités de faire de l’éducation un moteur du progrès social et économique.

Portée par l’engagement d’acteurs nationaux comme Royal BTP, l’Université du Sénégal Oriental s’annonce déjà comme un futur pôle d’excellence, destiné à former une nouvelle génération de cadres et de professionnels capables de relever les défis du développement et de contribuer activement à la prospérité du Sénégal.

 

Tournée Economique à Tambacounda: Alpha Thiam déroule le tapis rouge au Président Bassirou Diomaye Faye

À Tambacounda, aux côtés de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, pour les besoins de la tournée économique, le Directeur Général de l’ADEPME (agence de développement des petites et moyennes entreprises) a déployé une mobilisation exceptionnelle pour la réussite de cet événement dans la région de Tambacounda.

Ce déplacement à forte portée économique, sociale et stratégique illustre une conviction partagée : le développement durable du Sénégal oriental se construit à partir des territoires, au plus près des réalités locales et des acteurs économiques.

De l’aéroport à la gouvernance de Tambacounda en passant sur le site de l’université du Sénégal oriental (USO), la gare, le périmètre de l’exploitation agricole. La population tambacoundoise est sortie massivement pour accueillir le gardien de la Constitution, S.E. Bassirou Diomaye Faye.

En décrétant 2026, année de l’emploi, de l’économie sociale et solidaire, le Chef de l’État, S.E.M Bassirou Diomaye Faye fixe un cap clair, centré sur l’emploi, l’entrepreneuriat et la valorisation du potentiel productif régional, avec une attention particulière portée aux jeunes et aux femmes.

Mettre en cohérence les infrastructures, la formation des femmes et des jeunes, l’agriculture, l’énergie et l’investissement : c’est à cette condition que nous bâtirons un Sénégal plus productif, plus inclusif et résolument tourné vers l’avenir.

Ensemble, sur le terrain, pour transformer les ambitions nationales en opportunités concrètes pour nos populations.

Ch. S. ND

‘’L’expert en Logistique et transport’’: Un guide pratique, un outil pour l’avenir, co-produit par deux professeurs

Par Cheikh Seck NDONG

Le mercredi 4 février 2026, l’Université de l’Entreprise (AFI-L’UE) a accueilli la cérémonie de dédicace et de présentation du livre « L’Expert en Logistique et Transport: un Guide Pratique », écrit par Dr. Christophe Sékène DIOUF et Papa Ibrahima DIANE.

Dans son discours, Dr. Christophe Sékène DIOUF, Enseignant-Chercheur au département d’anglais de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a exprimé sa gratitude envers les participants et a souligné l’importance de la logistique et du transport dans l’économie mondiale et africaine. Il a également mis en avant les objectifs du livre, qui visent à aider les étudiants, les professionnels et les entrepreneurs à maîtriser les concepts clés de la logistique et du transport.

«Nous avons voulu créer un outil qui puisse aider les étudiants à se préparer pour le monde professionnel. La logistique et le transport sont des domaines en pleine expansion, et il est important que les étudiants aient les connaissances et les compétences nécessaires pour réussir dans ces domaines », a relevé Dr DIOUF. Il a remercié l’Université de l’Entreprise pour l’organisation de cette cérémonie de dédicace et pour leur soutien à leur projet. Il a également remercié son co-auteur, Papa Ibrahima DIANE, pour sa collaboration et son expertise dans la création de ce livre. »

Dr. Christophe Sékène DIOUF a également pris la parole pour expliquer les motivations derrière la création du livre. « Nous avons voulu créer un outil qui puisse aider les étudiants à se préparer pour le monde professionnel », a-t-il déclaré. « La logistique et le transport sont des domaines en pleine expansion, et il est important que les étudiants aient les connaissances et les compétences nécessaires pour réussir dans ces domaines. »

Papa Ibrahima DIANE, co-auteur du livre, a remercié les participants et a mis en avant l’expérience et l’expertise des auteurs dans le domaine de la logistique et du transport. Il a également souligné l’importance de la collaboration entre les experts et les professionnels pour promouvoir le développement de la logistique et du transport au Sénégal.

M. DIANE, formateur en Business English et interprète français-anglais, a pris la parole pour remercier l’Université de l’Entreprise pour l’organisation de l’événement. Il a également salué la collaboration avec son co-auteur, Dr. Christophe Sékène DIOUF, et a souligné l’importance de la création de livres endogènes pour les étudiants sénégalais. « Nous avons essayé de contextualiser les exemples et les exercices pour que les étudiants puissent se sentir concernés et motivés à apprendre », a-t-il déclaré.

De même, M. DIANE a remercié son co-auteur, Dr. DIOUF, pour sa collaboration et son expertise dans la création de ce livre. Il a lancé un appel solennel à l’ensemble des acteurs pour que l’écriture soit une priorité pour une école beaucoup plus performante et des universités beaucoup plus solides.

Ainsi, Jean Christophe Faye, Professeur Assimilé en Grammaire Anglaise, présentateur du livre, a salué la qualité du travail réalisé par les auteurs et a souligné l’importance de la formation en logistique et transport au Sénégal.

La cérémonie a également été marquée par la présence de plusieurs personnalités, notamment Mme Sophie Coulibaly, Directrice Générale de l’Université de l’Entreprise, et M. Djibril Badiane, Parrain de la cérémonie.

Le livre « L’Expert en Logistique et Transport : un Guide Pratique » est un outil précieux pour les étudiants, les professionnels et les entrepreneurs qui souhaitent maîtriser les concepts clés de la logistique et du transport. Il est disponible à l’Université de l’Entreprise et dans les librairies spécialisées.

Les auteurs ont également répondu aux questions des participants, notamment sur la façon dont ils ont choisi de se concentrer sur la logistique et le transport, et sur l’accueil réservé à leur livre par les étudiants et les professionnels.

La cérémonie s’est terminée par une séance de dédicace et de remise de livres aux participants.

 

Family Fitness Show: Le fitness comme seconde famille

Le club de fitness en plein air, association à but non lucratif composée à 95 % de femmes, organise la première édition du Family Fitness Show, ce samedi 07 février 2026, au Jardin de l’Unité 11 des Parcelles Assainies.

Placée sous le thème « Le fitness, notre seconde famille », cette initiative sportive et citoyenne vise à promouvoir le bien-être physique et mental, la cohésion sociale, ainsi que l’accès de tous à la pratique sportive. À travers des démonstrations de fitness, des animations et des moments de partage, les organisateurs souhaitent mettre en lumière le rôle du sport comme vecteur de solidarité, d’inclusion et de rapprochement social, tout en valorisant l’engagement des femmes dans le développement communautaire.

L’événement se tiendra sous la présence effective de Monsieur GO Faye, Président du Mouvement Ré’Action et parrain de cette première édition, aux côtés de Monsieur Ismaëla Sarr, chef d’entreprise, ainsi que de Monsieur Daouda Thiane et de Madame Fall Ndeye Deguene Kane, respectivement ambassadeur et ambassadrice du Family Fitness Show. Leur engagement traduit l’intérêt croissant des acteurs institutionnels et privés pour les initiatives sportives communautaires et porteuses de valeurs sociales.

Le Family Fitness Show se veut un cadre d’échange, de motivation et d’inspiration, destiné aux familles, aux jeunes et à l’ensemble de la population, dans une ambiance dynamique, inclusive et fédératrice.

Ch. Seck NDONG

L’urgence d’un geste décisif en faveur du monde paysan- (Par Dr Aliou Gori Diouf)

Le Mouvement politique NAWLANTÉ NAATAL SÉNÉGAL – NawNaa Sénégal, membre de la Coalition Diomaye Président depuis le lancement de la campagne présidentielle de mars 2024, salue les actes à haute portée sociale posés par Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, dès les premiers mois du magistère.

Des avancées sociales majeures au service de la dignité humaine

Les avancées sociales enregistrées témoignent d’une volonté politique claire de restaurer la justice sociale, de réduire les vulnérabilités structurelles et de replacer la dignité humaine au cœur de l’action publique.

À ce jour, 1 million de ménages sont inscrits au Registre National Unique, constituant une base solide pour un ciblage plus équitable des politiques sociales. La reconduction des bourses de sécurité familiale, combinée à la prise en charge sanitaire gratuite de près de 400 000 femmes et enfants, illustre concrètement cette orientation sociale assumée.

Dans le même esprit, la généralisation de l’indemnité de logement, la baisse des prix des denrées essentielles, ainsi que la réduction du coût des carburants (super et diesel), apportent un soulagement direct au pouvoir d’achat des ménages, sui devrait contribuer à la maîtrise des coûts de transport, de production et de distribution, notamment en milieu rural.

Ces mesures sont renforcées par des investissements publics significatifs : 91 milliards de FCFA pour la santé, 63 milliards de FCFA pour l’eau, et plus de 100 milliards de FCFA dédiés au monde rural et aux agropoles, traduisant un choix politique clair en faveur des territoires longtemps marginalisés.

Sur le plan économique et social, des résultats tangibles sont également à saluer

130 000 emplois consolidés ou créés, 872 coopératives productives solidaires mises en place, 8 000 PME accompagnées, 8 000 enseignants recrutés et 2 401 nouvelles salles de classe construites, contribuant au renforcement du capital humain et de la cohésion sociale.

Gouvernance responsable, souveraineté affirmée et restauration de la confiance

À ces avancées s’ajoutent des réformes structurantes en matière de gouvernance et de souveraineté nationale : le renforcement de la transparence à travers les réformes de l’OFNAC et les lois sur le patrimoine, la relance stratégique de la SONACOS, l’accélération de l’exploitation du gaz de Grand Tortue Ahmeyim, ainsi que le rôle stabilisateur du Sénégal à travers la présidence de la Commission de la CEDEAO.

Ces choix concourent à restaurer la crédibilité de l’État et la confiance des citoyens.

Dans cette même dynamique, la gestion apaisée et responsable du dossier de Ndingler s’impose comme l’un des marqueurs forts de ce début de mandat. En désamorçant une crise foncière potentiellement explosive par le dialogue, la fermeté sereine et le sens élevé de l’État, le Président de la République a démontré qu’une gouvernance efficace peut s’exercer sans bruit, sans spectacle et sans confrontation inutile.

Le monde paysan face à une urgence nationale majeure

Cependant, parce que notre soutien est sincère et loyal et notre engagement responsable, il est de notre devoir politique et moral d’alerter sur une urgence nationale majeure : la situation critique du monde paysan.

Aujourd’hui, le financement de la campagne agricole, en particulier celle de l’arachide, appelle une réponse immédiate et exceptionnelle.

Dans plusieurs zones du pays, notamment le Nioro du Rip, le Kaffrine, le Fatick, le Tambacounda, ainsi que la Casamance (Kolda, Sédhiou, Ziguinchor), des milliers de tonnes d’arachide demeurent invendues, stockées dans des conditions précaires au sein des concessions familiales. Faute de mécanismes adéquats de conservation et de rachat, ces productions se détériorent, exposant les paysans à des pertes économiques lourdes et injustes.

Il convient toutefois de souligner un acquis important : grâce à l’action déterminée de l’État, notamment à travers la gendarmerie nationale, les pratiques prédatrices des « baana-baana » ont été efficacement contenues. C’est une victoire de l’État et de l’équité.

Mais cette victoire a engendré un effet pervers préoccupant : en l’absence d’un mécanisme public de rachat, les paysans se retrouvent avec leur production bloquée, privés de leur principale source de revenus. Déjà, dans plusieurs localités, des ménages commencent à vendre leur mil, pourtant base essentielle de leur alimentation. Si cette situation perdure, elle pourrait exposer de nombreuses familles rurales à un risque réel d’insécurité alimentaire, voire de pénurie grave à l’horizon septembre 2026.

Un appel solennel pour un geste historique en faveur des paysans

Face à cette urgence, nous lançons un appel solennel. Nous invitons respectueusement mais fermement le Président de la République à poser un geste exceptionnel en faveur du monde paysan, en mobilisant sans délai les financements nécessaires pour permettre l’achat de la production record d’arachide auprès des producteurs.

Une telle décision aurait un effet multiplicateur considérable, sur les plans économique, social et politique. L’histoire du Sénégal est constante : lorsque le monde rural respire, la Nation se stabilise ; lorsque le paysan est protégé, la légitimité de l’État se consolide.

Au-delà de cette réponse conjoncturelle indispensable, une vision structurelle doit s’imposer. Dans les trois prochaines années, la politique d’industrialisation nationale devra accorder une place centrale à la transformation locale des matières premières agricoles, avec une implication directe des producteurs en tant que acteurs économiques et propriétaires d’unités de transformation de petite et moyenne taille.

C’est en articulant financement agricole, réformes audacieuses y compris sur le foncier, refondation débouchant sur l’autonomisation des producteurs que la transformation durable du monde rural deviendra une réalité concrète et équitable.

Nous prions et espérons que le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye sera celui qui opérera ce changement de paradigme historique en faveur du monde rural sénégalais.

Docteur Aliou Gori Diouf

Spécialiste gouvernance environnementale et climatique

Président NawNaa Sénégal

Membre Coalition Diomaye Président

Protection du Lac de Guiers: L’OLAC partage les résultats du projet WBI 9.2 sur la pollution aux pesticides

L’Office des Lacs et Cours d’Eaux du Sénégal (OLAC) a organisé, ce jeudi 29 janvier 2026, un atelier scientifique de renforcement des capacités consacré au partage des résultats du projet WBI 9.2, une initiative de recherche-action visant à protéger le Lac de Guiers contre la pollution liée aux pesticides d’origine agricole.

Mené conjointement par l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l’Université catholique de Louvain (UCLouvain), le projet WBI 9.2 ambitionne d’améliorer la gestion des pesticides agricoles dans le bassin du Lac de Guiers. L’atelier a permis de présenter les principaux résultats de l’étude, de définir des stratégies de vulgarisation et de dégager des perspectives de collaboration en vue de pérenniser les acquis du projet.

Directrice générale de l’OLAC, Diarra Sow a souligné que cette rencontre scientifique a servi de cadre à la présentation des travaux de recherche menés par un doctorant de l’Université de l’UNIBAS. Des travaux qui permettent de mieux comprendre la pollution anthropique affectant le Lac de Guiers, une réserve d’eau douce stratégique pour l’État du Sénégal.

« La gestion qualitative et quantitative de cette ressource est une priorité pour l’Office des Lacs et Cours d’Eaux », a-t-elle déclaré. Elle a également indiqué que le partenariat avec la WBI, la Société Wallonne des Eaux et l’UCAD contribuera à enrichir les données scientifiques sur la qualité de l’eau du lac.

Face à la pression croissante sur la ressource et à la multiplicité des usages autour du plan d’eau, Mme Sow a insisté sur l’impératif de préserver le Lac de Guiers, essentiel à l’approvisionnement en eau potable et au développement socio-économique du pays.

Le professeur Serigne Faye, de l’UCAD, a salué l’implication constante de l’OLAC et de sa direction dans un projet développé sur près de trois ans. Selon lui, le projet WBI 9.2 dépasse le cadre strictement scientifique en intégrant fortement les acteurs locaux. «C’est un véritable modèle de gouvernance que nous cherchons à mettre en place, où les aspects scientifiques sont étroitement liés aux dimensions sociales, afin de produire des données utiles à la gouvernance du Lac de Guiers », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Marnik Vanclooster, professeure à l’Université catholique de Louvain, a rappelé que le Lac de Guiers est une ressource stratégique, caractérisée par une forte dynamique spatiale et temporelle. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités d’observation afin d’éclairer efficacement la prise de décision.

Mohamed Bouezmarni, expert en ressources en eau à la Société Wallonne des Eaux, a estimé que la protection des eaux destinées à la consommation humaine ne doit pas se faire au détriment d’autres secteurs, notamment l’agriculture et les activités socio-économiques locales.

De son côté, Al Ousseynou Bah, chef du projet WBI Research Action, a indiqué que plusieurs activités ont été menées, dont la formation des communautés riveraines du Lac de Guiers à la collecte d’informations scientifiques et à la compréhension de l’importance stratégique de cette réserve.

L’atelier a également été marqué par la présentation d’une plateforme numérique destinée à appuyer la gestion intégrée du Lac de Guiers, ainsi que par des échanges sur les stratégies de vulgarisation pour favoriser l’appropriation des résultats du projet par l’ensemble des parties prenantes.

B. Diaw (avec En Relief)

Récompense à nos champions: Plaidoyer pour un nouveau paradigme! (Par Yoro BA- Epi)

Le Maître Suprême a rendu la justice divine par le  » Rabat- d’arrêt » de Mendy. La  » Panenka » non maîtrisée a conduit au « Pattabi » (le coup du borgne ou 1 à 0 selon le jargon footballistique sénégalais).

L’euphorie est encore palpable. Les scènes de liesse qui ont accompagné le sacre de nos Lions, encore rois d’Afrique, resteront gravées dans nos mémoires. Cette génération doublement étoilée a montré au monde un visage du Sénégal fait d’Excellence, de discipline, de résilience et de talent. Mais une fois les lampions sur le gazon éteints, les confettis retombés et les cortèges dissipés, une question lancinante me turlupine : comment pour cette fois ci la Nation doit-elle dire mieux « Merci » ?

Bref comment, quoi donner comme « cadeau utile » a nos vaillants fils ?

Comment faire de cette victoire in véritable levier de transformation, industrielle, économique et sociale ?

​Par le passé, la réponse a souvent été automatique, presque pavlovienne : des enveloppes financières, des terrains à Dakar, des appartements …etc. Si personne ne conteste la légitimité de gâter nos héros, le moment est venu, à l’aune de la vision Sénégal 2050, de changer de paradigme. Et si, au lieu d’offrir une rente, un passeport diplomatique, l’Etat offrait en outre un outil de production, un Titre d’investissement Stratégique ?

​L’idée n’est pas utopique, elle est même déjà incarnée par nos anciens qui ont compris tôt, que la vraie gloire est celle qui sert la communauté.

Du Don à l’Investissement Patriote !

​La proposition que nous soumettons aux autorités pour le présent et le futur est simple: remplaçons (ou complétons) le don cash ou immobilier par un «Pacte de Souveraineté Gainé».

​Imaginez un instant. Au lieu d’un terrain nu dans un site balnéaire, un joueur reçoit un bail ou titre foncier pour 500 hectares aménagés dans la Vallée du Fleuve ou dans le Bassin arachidier ou en Casamance, avec un cahier des charges : produire du riz, du maïs ou du mil ou des légumes et agrumes pour nourrir le Sénégal.

Au lieu d’une villa, l’État facilite l’importation de machines pour qu’un autre joueur installe une unité de transformation de mangues ou une chaîne de froid dans sa localité d’origine ou de cœur.

​Il ne s’agit plus de donner du poisson, mais de confier la gestion de l’étang à ceux qui ont le désir, courage et les moyens de le faire fructifier.

Un Lion, Un Terroir, Un Projet !

Par la mise en place d’un cadre formel :

  • La Charte Nationale des Lions Bâtisseurs : Un engagement public où le joueur signe pour le développement de la communauté sous le slogan: « Vivre utile pour sa Patrie ».
  • Le Label officiel « Projet Lion – Sénégal 2050 » : Une reconnaissance étatique qui garantit un suivi et une évaluation des projets.
  • Traçabilité de l’impact : Un tableau de bord national suivra les emplois créés, les hectares cultivés et les jeunes formés.

​Ce modèle transformerait nos 28 joueurs en 28 capitaines d’industrie ou ambassadeurs du développement local.

Idem pour tous les fils qui excellent a l’échelle mondiale ou continentale dans leur domaine.

Voilà le concept : «Un Lion, Un Terroir, Un Projet».

​Cela permettrait de réconcilier le football avec l’économie réelle. Chaque but marqué à la CAN, chaque médaille acquise, chaque diplôme d’Excellence pourrait se traduire, demain, par des emplois créés à Kédougou, des tonnes de céréales récoltées à Podor ou un centre culturel ouvert touristique ouvert à Ziguinchor…etc.

Ainsi en adoptant cette approche, nous permettons à nos héros de devenir des acteurs clés de notre souveraineté. Nous passons de la gratitude éphémère à l’action perpétuelle.

Avec l’agenda 2050 l’heure est venue de : ​Concilier les desseins. Réconcilier les cœurs. (N’est-ce pas ?)

​Au final, cette démarche dépasse l’économie. Faire de nos champions des acteurs du développement est le plus puissant des symboles. Cela ancre la victoire dans le sol et dans les méandres des consciences.

​Le football nous a uni le temps d’une compétition. L’agriculture, l’industrie et l’éducation nous uniront pour les décennies à venir.

Chantons ensemble  » Epaule contre épaule, en plus que Frères » , notre Hymne : « Le lion a rugi, mais il doit maintenant s’élancer vers les horizons de la souveraineté pour un soleil de bonheur éternel. »

Aux autorités de jouer cette balle en profondeur. Les Lions, eux, j en suis convaincu, sont prêts à marquer le but du développement.

Yoro BA

Ecrivain Poète Ingénieur (Epi)

Mail : agnamgodo@gmail.com  

 

Parti Socialiste: Ibrahima Sarr Kanté, Secrétaire permanent en Italie appelle à une pétition contre le Secrétariat général

En perspective du prochain congrès du Parti socialiste dont la date n’a pas été encore fixée, la Secrétaire générale nationale du Parti socialiste (PS), Aminata Mbengue Ndiaye s’est absentée à la réunion cruciale qu’elle avait elle-même convoquée ce samedi, avec les responsables du Parti laissés dans l’expectative.

Même si une autre date est arrêtée, n’empêche, le Secrétaire permanent du parti socialiste en France se démarque. Militant de la première heure à Thiès, Ibrahima Sarr Kanté appelle les fédérations de la diaspora, responsables et militants à une pétition pour alterner l’actuelle équipe.

Convoquée à l’initiative d’Aminata Mbengue Ndiaye, cette rencontre du Secrétariat exécutif national (SEN) devait trancher sur des questions déterminantes pour l’avenir du parti, notamment l’examen du rapport de la commission spéciale chargée de proposer des réformes statutaires et la fixation d’une date pour un congrès extraordinaire. Pourtant, au moment où les responsables prenaient place dans la salle avec une présence remarquée des partisans de Serigne Mbaye Thiam, largement majoritaires, la présidente brillait par son absence. Mais une raison a été invoquée : un troisième deuil en ce même jour.

Face à cette situation inédite, Aminata Mbengue Ndiaye aurait sollicité Aïda Sow Diawara pour assurer la présidence de séance. Mais cette dernière a décliné l’offre, estimant ne pas avoir la légitimité nécessaire pour diriger les travaux. C’est finalement Abdoulaye Vilane qui a pris la parole pour annoncer l’annulation pure et simple de la réunion.

Une défection qui intervient dans un contexte de tensions internes au sein du PS, où les équilibres de force semblent se redessiner, comme en témoigne la forte mobilisation des partisans de Serigne Mbaye Thiam. L’absence de la cheffe du parti à une réunion qu’elle avait elle-même initiée soulève des interrogations sur la capacité de la direction actuelle à conduire les réformes annoncées et à apaiser les divergences qui traversent la formation politique. Une situation que dénonce M. Ibrahima Sarr Kanté, Secrétaire permanent du Parti socialiste en Italie et militant de la première heure à Thiès, invitant ses camarades à initier une pétition.

Selon lui « l’actuel Secrétariat Général du PS est dans l’usure ». Car, dit-il « depuis le rappel à Dieu du président Ousmane Tanor Dieng le 15 juillet 2019, notre parti ne bouge pas dans le bon sens ».

Mamadou SALL

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