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Madiambal Diagne sur  »le scandaleux incivisme fiscal de Ousmane Sonko »

Dans notre chronique du lundi 7 janvier 2019, nous révélions le montage effectué par Ousmane Sonko pour empocher une commission d’un montant de 12 milliards de francs Cfa, représentant 12% d’un pactole de 94,5 milliards de francs Cfa d’indemnisations dues aux ayants droit du Tf 1451/R, qui ont fait l’objet d’une expropriation par l’Etat du Sénégal. Ousmane Sonko nous aura ainsi démontré qu’il n’est pas besoin d’aller dans des paradis fiscaux pour constituer des sociétés-écrans et capter des transactions occultes. L’opération apparaît ni plus ni moins que comme une prise illégale d’intérêts. Le leader de Pastef, candidat déclaré à l’élection présidentielle du 24 février 2019, qui s’était posé en parangon de vertus, a dévoilé ses deux faces opposées de Janus. 
Ousmane Sonko, acculé, ne peut répondre. Dans un moment d’introspection, Jacques Chirac dis- ait : «On ne peut sans cesse dire n’importe quoi et s’étonner d’être en difficulté.» Alors, Ousmane Sonko a cru pouvoir s’en sortir en lançant la meute de ses «insulteurs» sur les réseaux sociaux. En plus des preuves factuelles déjà produites, je tiens à leur disposition l’enregistrement audio, on ne peut plus révélateur, d’une durée de plus de 2 heures, de la teneur des discussions de Ousmane Sonko avec les héritiers du Tf1451/R. 

Le patrimoine déclaré par Ousmane Sonko

Le 8 septembre 2016, Ousmane Sonko prendra sur lui-même de faire une déclaration publique de son patrimoine. L’homme n’était pas tenu de procéder de la sorte, mais son initiative avait été saluée. Elle constituait une rupture et une marque de transparence, une attitude attendue de toute personne qui brigue la Magistrature suprême. La publication du patrimoine de Ousmane Sonko avait pu le rendre sympathique aux yeux de personnes attachées aux principes de bonne gouvernance et de transparence dans la vie publique, surtout quand il affirmait avec une sincérité touchante : «J’ai décidé de rendre public mon ‘’patrimoine’’, durement acquis à la sueur de mon front, et déclare sur l’honneur sa conformité à la réalité.» 

Dans cet exercice de transparence, Ousmane Sonko révéla ce qui suit : « 2 

1 – je possède une maison, bâtie sur deux étages, sur un terrain de 220 m , sis à la Cité Keur Gorgui, dans laquelle je vis avec toute ma famille au sens large (17 personnes dont épouses, enfants, frères, sœurs, maman, cousins…). 

Cette maison a été acquise en état de construction auprès de la Sicap-Sa, au prix de quarante-huit millions (48 millions) de francs Cfa, à charge pour moi d’en achever l’édification. Je n’ai fini de payer qu’au mois d’août 2016 et n’ai pas encore muté à mon nom puisqu’à ce jour, la Sicap ne m’a pas encore délivré la mainlevée. 

C’est la seule maison que je possède à l’exclusion de toute autre au Sénégal et en dehors. 

2- Je possède une voiture de marque Toyota Prado version 2006 (10 ans), achetée en  reprise en 2013. C’est le seul véhicule dont je dispose. 

3 – je suis titulaire de deux comptes bancaires ouverts à la Bicis et au Crédit du Sénégal et qui se présentent à ce jour comme suit : 

– Compte Bicis : solde de deux cent quatre-vingt-douze mille sept cent-trente-quatre  (292 mille 734) francs Cfa (je n’ai pas tenu compte de deux virements effectués dans les derniers 24h pour un total de 1 million 072 mille 895 F, car je n’en connais pas pour le moment l’origine) 

– Compte Crédit du Sénégal : 0 francs 

Cette déclaration est conforme à tout point de vue à ma situation.» Pour finir de convaincre, Ousmane Sonko se pavane en soulignant : «Je mets au défi les amuseurs publics de l’Apr, avec tous les moyens de l’Etat dont ils disposent, d’apporter la moindre preuve contraire.» Pour ensuite menacer : «A contrario, je suis disposé à publier le patrimoine exorbitant de la plupart d’entre eux (du plus haut placé aux simples fonctionnaires) qu’il soit inscrit à leur nom, ou mis en prête-nom (épouses, enfants, proches, associés…) aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger.» Fermez le ban ! Peut-être qu’ils étaient nombreux à trembler suite à cette sortie… 

De nombreux biens que Sonko a oubliés de révéler

Il va apparaître très rapidement que Ousmane Sonko a menti dans sa déclaration de patrimoine. En effet, il a occulté qu’il possédait de nombreuses sociétés, notamment de conseils en fiscalité (la fameuse Atlas créée en janvier 2016) et une de transactions immobilières (Aliif créée en mars 2016 avec un cadre financier de la société Eiffage). Mais les libertés que Ousmane Sonko avait prises avec la vérité dans sa déclaration de patrimoine seront mises à nu par ses propres camarades du Syndicat autonome des impôts et domaines (Said), qu’il a dirigé de 2005 à 2014. Ousmane Sonko avait par exemple «oublié» que, lors de la mémorable grève du 23 mai 2008 du Said, qui avait paralysé les services fiscaux et occasionné des pertes de recettes évaluées à plus de 2 milliards de francs Cfa, les responsables du syndicat s’étaient fait calmer avec des attributions de terrains. Ainsi, le lot numéro 481, détaché du Tf 30 673/Dg, a été attribué à Ousmane Sonko comme «sa part du butin du braquage», se gaussait-on dans les services fiscaux. Ousmane Sonko a érigé sur le site, sis dans le secteur de la Foire de Dakar, un immeuble R+2 constitué de plusieurs appartements en location. Deux experts immobiliers ont, au pif, évalué l’immeuble à quelque 300 millions de francs Cfa. On notera que ce titre de propriété ne figure pas dans la déclaration de patrimoine rendue publique par Ousmane Sonko. Seulement, après avoir lancé sa candidature dans la course à la présidence de la République, Ousmane Sonko chercha à mettre de l’ordre dans ses affaires. Il fera un point d’honneur d’effacer de son patrimoine cet immeuble qui était déjà connu du tout Dakar. Il effectuera une transaction au profit de la dame Astou Guèye, née le 22 septembre 1981 à Saint-Louis. La transaction est attestée par un titre de propriété en date du 2 octobre 2018. Astou Guèye est la fille de l’entrepreneur Falilou Guèye. Tiens ! Celui-là même dont les accointances avec le groupe Tahibou Ndiaye-Ousmane Sonko avaient été étalées devant la barre de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) en 2015 ! Cette vente (?) a fait sourire dans les bureaux de l’Administration fiscale. 

Il reste donc que de grandes questions demeurent. Comment le fonctionnaire Ousmane Sonko (2002 à 2016) dont les revenus connus et déclarés auprès des services fiscaux s’élèvent exactement à 86 millions 334 mille 025 francs a t-il pu réaliser de tels investissements sans aucun emprunt bancaire ? Dans le même temps, comme il le dit lui-même, il a acquis auprès de la Sicap son actuelle résidence sise à la cité Keur Gorgui pour un montant de 48 millions de francs Cfa en l’état de gros œuvre. Qui connaît les coûts de construction à Dakar peut bien considérer que Ousmane Sonko a dû dépenser au moins deux fois l’équivalent du prix d’achat afin d’achever les travaux de cette seule et unique villa R+2 qu’il a déclarée dans son patrimoine. On remarquera que le 4 août 2016, donc avant sa déclaration de patrimoine, Ousmane Sonko a signé une décharge référencée E.RFS.02 DFC/SC/SL attestant que «Ousmane Sonko s’est intégralement acquitté à notre comptabilité (Ndlr : Sicap. Sa) du prix de vente hors frais d’acte de la villa n° R17 sise au lotissement Sacré Cœur III Pyrotechnie à distraire du titre foncier de la Sicap Sa pour compter du 27 juillet 2016». 

La question demeure récurrente. Comment Ousmane Sonko a-t-il pu, avec ses revenus de fonctionnaire, réaliser cette autre transaction immobilière ? Interpellé sur la provenance des ressources qui lui auraient permis d’acquérir sa villa de Keur Gorgui, Ousmane Sonko a déclaré à l’émission «Talk show» de Pape Cheikh Sylla sur la Sen Tv que c’est grâce au fruit de la vente de son immeuble sis au site de la Foire. Un gros mensonge, car Ousmane Sonko a acquis la villa de Keur Gorgui en 2011, comme l’atteste l’accord signé entre Ousmane Sonko et le directeur général de la Sicap Sa, Ababacar Ndao, le 20 octobre 2011. Mieux, selon un état de droits réels en date du 20 février 2018, la maison construite sur le lot 481 du lotissement de la Foire était encore au nom de Ousmane Sonko. 

Last but not least, Ousmane Sonko a oublié de déclarer dans son patrimoine un grand verger, sis à Sébikotane et acquis grâce à son ami proche Omar Boudick. Une équipe du journal Le Quotidien s’est rendue à ce verger où Ousmane Sonko avait l’habitude de passer du temps avec de nombreux amis. 

Le parti Pastef financé grâce au foncier de l’Etat du Sénégal

On a vu que Ousmane Sonko utilisait son syndicat pour arracher des faveurs et autres avantages. Les libéralités foncières qui ont été régulièrement accordées à Ousmane Sonko et ses camarades du Syndicat autonome des impôts et domaines sont légion. Mieux, lors du procès de Tahibou Ndiaye, ancien directeur des Domaines, le député Diop Sy, très connu dans le business des transactions foncières à Dakar, avait révélé le modus operandi des attributions officières au profit de Ousmane Sonko et de ses amis. Devant la barre de la Cour de répression de l’enrichissant illicite (Crei), Diop Sy, le 10 juin 2015, sur interpellation du Procureur spécial, déclarait : «A chaque fois qu’il y avait un lotissement, un lot de terrains était attribué aux responsables du Syndicat qui les revendaient. La Commission de contrôle des opérations domaniales (Ccod) me donnait des lettres de notification que je complétais avec les noms d’acheteurs que m’indiquaient les syndicalistes. Ainsi, les noms des responsables du Syndicat ne pouvaient apparaître sur les documents.» A sa sortie de l’audience, Diop Sy réitéra ses propos au micro de la Rfm et précisera que «rien que sur le lotissement de Almadies 2, plus de 30 terrains étaient attribués à Sonko et ses amis syndicalistes». Jamais Ousmane Sonko, polémiste à souhait, n’avait estimé devoir répondre à ces affirmations de Diop Sy. 

La même pratique s’est poursuivie avec le parti Pastef par le truchement de ses vases communicants avec le Said. Les responsables du Said se trouvent être en même temps les principaux responsables du Pastef. Le patron du syndicat Bassirou Diomaye Faye est le numéro 2 de Pastef et son adjoint Biram Soulève Diop est le président des cadres de Pastef. Par exemple, le Said s’est vu offrir un lot de 10 terrains sur le lotissement de Gadaye à Guédiawaye. Les terrains ont été vendus à 15 millions de francs l’unité. Faites le calcul ! Dans le lotissement de la «zone de recasement aéroport de Yoff», Biram Soulèye Diop possédait le lot 184 qu’il a revendu à 43 millions de francs. Deux lots dont celui portant le numéro 812 avaient été à l’origine réservés pour Ousmane Sonko qui les a donnés en cadeau. On peut bien croire que ce recensement est loin d’être exhaustif. La société civile immobilière Aliif est attributaire de la parcelle numéro 808. 

Le scandaleux incivisme fiscal de Ousmane Sonko

Le moins qu’on pouvait attendre d’un inspecteur des Impôts est de faire montre d’un civisme fiscal. Or Ousmane Sonko a manifestement pris des libertés avec le Fisc. On a bien vu que ses gains ont largement dépassé ses revenus de fonctionnaire et aucune déclaration fiscale, autre que les impôts retenus à la source sur son salaire, n’a été connue des services fiscaux. Ousmane Sonko, une sorte de «Jérôme Cahuzac», a fait de l’évasion fiscale, car il n’a été contribuable qu’à hauteur de 13 millions 693 mille 939 francs Cfa, constituant les impôts sur ses gains bruts de fonctionnaire, dont le relevé révèle un montant total de 86 millions 334 mille 025 francs. On sait que les fonds communs payés aux agents des services fiscaux sont exonérés de toutes taxes ou impôts, mais il reste que le patrimoine indiqué ci-dessus laisse augurer que Ousmane Sonko a dissimulé une bonne partie de ses revenus au Fisc. Alors, on peut s’interroger sur la valeur du quitus fiscal qu’il aura à déposer dans son dossier de candidature à l’élection présidentielle. Quelqu’un qui s’auto-proclame et revendique être un «Monsieur bonne gouvernance», un Monsieur propre et un Monsieur transparence, ne devrait pas souffrir d’équivoque sur sa situation fiscale. Mesdames, Messieurs les inspecteurs des Impôts, procédez à la vérification de la situation fiscale de Ousmane Sonko comme vous le faites avec chacun d’entre nous autres ! Ousmane Sonko qui clame urbi et orbi gagner avec son cabinet fiscal plus de 10 fois ce qu’il gagnait comme fonctionnaire n’a jamais fait de déclaration fiscale sur de tels revenus encore moins des revenus générés par son autre société Aliif. 

L’inspecteur des Impôts Ousmane Sonko a foulé au pied tous les principes et règles éthiques et professionnels attachés à ses augustes fonctions. On se rappelle qu’il n’avait pas hésité, le 4 octobre 2015, quand il était encore fonctionnaire, à utiliser dans son combat politique des informations tirées de ses activités de fonctionnaire. En effet, il avait mis à l’index des incartades que la Sonatel, Petrotim ou même Youssou Ndour auraient commises au regard de la législation fiscale. La démarche de Ousmane Sonko est assimilable à celle d’un médecin qui utilise la situation médicale de son adversaire politique pour chercher à l’atteindre. Le code de déontologie de l’Administration fiscale interdit à tout fonctionnaire de divulguer au public des informations qu’il aura obtenues de par ses fonctions. Ousmane Sonko va-t-il garder le silence jusqu’à quand ? Va-t-il continuer de s’emmurer dans un «silence assourdissant» pour reprendre une formule du Président Abdou Diouf ?

Partenariat pour une éducation de qualité: Action Jeunes réfectionne l’école Seydou Nourou Tall des Parcelles assainies

L’école élémentaire Seydou Nourou Tall de l’Unité2 des Parcelles Assainies a été réhabilitée par une association de volontaires basée dans la banlieue parisienne. Lors de la cérémonie de remise de matériels pour l’entretien de cette institution, les parents d’élèves, les enseignants et les potaches ont montré leur satisfaction en regardant leur école qui respire à nouveau après sa réhabilitation. Le Conseil départemental du 92 de Haute Seine, la mairie de Meudon et l’entreprise Excellium immobilier ont apporté leur contribution à l’association.

Dans le cadre de l’exécution de leur projet de rénovation d’écoles qu’ils ont concocté depuis un an, quatre jeunes de l’association Action Jeunes ont fait beaucoup d’actions de financement à savoir des déménagements des ventes de canettes. Lors de la cérémonie de réception du matériel, M. Gueye, directeur de l’école, a salué cette initiative qui selon lui est venue à son heure : «ce geste est très noble et il est fait avec conviction, depuis le 01 janvier, ils ont repeint toute l’école, et nous les en remercions, cette action qui nous vaut cette cérémonie est venue de Mamadou Aw qui a mobilisé des jeunes, pour apporter leur soutien à l’école, cela nous va droit au cœur, non seulement, ils ont mis la main à la poche mais, ils ont aussi mis la main à la pâte», a-t-il dit avant d’ajouter: «c’est une voie que vous avez tracée et que les autres doivent suivre puisque nous n’avons pas les moyens. L’école était délabrée, et maintenant, elle a vraiment changé de visage, grâce à son équipe».
Melle Awa Mbengue, présidente du gouvernement scolaire de l’école qui a parlé au nom des élèves a magnifié ce geste avant de lancer un message poignant à l’endroit de ses camarades: “nous remercions nos hôtes qui ont financé et réalisé ces travaux de réhabilitation des salles de classe. Ce qu’ils viennent de réaliser nous va droit au cœur tant l’état de délabrement des bâtiments et des murs de l’école ne laissaient personne indifférent. Ils ont bravé froid et chaleur pour amasser de l’argent et apporter à notre école une bouffée d’oxygène”, s’est-t-elle réjoui. “chers camarades, nous nous devons mériter les efforts que ces jeunes venus d’ailleurs ont fait c’est à dire montrer la voie en travaillant d’avantage pour avoir de meilleurs résultats mais surtout et aussi veiller à la propreté de la cour et éviter d’écrire sur les murs, une école peut être bien vieille mais c’est impardonnable qu’elle soit salle”, a-t-elle dit à l’endroit de sas camarades qui ont reçu du matériel d’entretien.
Ainsi, Mamadou Aw, éducateur spécialisé qui travaille pour le secteur Meudon de l’Action Jeunes, a montré son admiration face aux élèves et aux enseignants qui ont magnifié son geste: “c’est un honneur pour moi en tant que sénégalais et nous remercions le conseil départemental et la mairie de Meudon et Action jeunes qui se sont impliqués dans ce projet, surtout les donateurs, qui ont été généreux et c’est grâce à eux que l’on a pu faire les 4 bâtiments”, a-t-il fait savoir avant de demander aux élèves de faire en sorte que le matériel soit utilisé et qu’ils en prennent bien soin. Pour rappel, la première école des Parcelles Assainies et a ouvert ses portes en octobre 1078 et depuis lors, les bâtiments n’ont pas été réhabilités.
Ch. Seck NDONG

A la saint-louisienne: Une greffière se lance dans la musique avec un premier album de 15 titres

Me Aminata Diouf Yade, greffière de profession, vient de lancer sa carrière musicale par un premier album présenté samedi à Saint-Louis, avec l’ambition de « véhiculer des messages utiles à la société » et de contribuer à la promotion de la culture saint-louisienne.

Me Yade, en service à la Cour d’appel de Saint-Louis, compte sur l’élan de cette première production de 15 titres pour se frayer un chemin dans la musique afin de « véhiculer des messages utiles à la société, mais surtout de participer à la promotion de la culture saint-louisienne qui a beaucoup perdu de son lustre d’antan »

Intitulé « Njirim’’ (orphelin), le premier album qu’elle vient de mettre sur le marché est un mélange de différentes variétés musicales allant de l’afrobeat aux sonorités de la Casamance, dans le sud du Sénégal, en passant par rythmes purement mbalakh, style le plus en vogue sur la scène sénégalaise.

Selon la greffière, ce premier album est la métérialisation de sa passion pour la musique et « la promotion des valeurs africaines », avec la volonté de « montrer à la société sénégalaise, la souffrance, l’angoisse et les inquiétudes » des orphelins.

« J’ai voulu traduire à travers cette production musicale, ce que moi-même j’ai vécu en tant que veuve, seule avec mes enfants, qui ont très tôt perdu leur père’’, a-t-elle expliqué.

Mme Yade dit avoir ’’bien compris’’, pendant son veuvage, « le calvaire des orphelins, dont certains souffrent’’ principalement de l’indifférence de l’entourage familial qui les abandonne, d’autres orphelins devant être considérés selon elle comme « victimes d’une démission parentale », ce qui « les pousse dans la rue ».

L’album « Njirim’’ se veut donc « une consolation » pour ces orphelins et leurs mères, mais surtout, cette production musicale ambitionne de « sensibiliser les populations sur le sort’’ des orphelins, a souligné la greffière et artiste, estimant que « la société ne doit pas avoir un regard de mépris’’ sur ces derniers, mais porter plutôt sur eux « un regard de solidarité et de réconfort ».

De même Aminata Diouf Yade souhaite-t-elle vouloir s’impliquer « fortement pour redorer le blason de la culture saint-louisienne », une manière de « rendre un hommage aux anciennes gloires de la culture de la vieille ville ».

Elle a cité, parmi les plus connues, la cantatrice feue Diabou Seck, les artistes Marie Madeleine Diallo et Golbert Diagne, ainsi que l’écrivaine Aminata Sow Fall.

Les nominations en Conseil des ministres du mercredi 9 Janvier 2019

 Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

– Monsieur Gorgui MBAYE, Administrateur civil principal, précédemment Préfet du Département de Foundiougne, est nommé Gouverneur de la région de Fatick, en remplacement de Monsieur Souleymane CISS, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

– Monsieur Amadou Bamba KONE, Administrateur civil principal, précédemment Préfet du Département de Linguère, est nommé Inspecteur de l’Administration centrale et territoriale au ministère de l’Intérieur, en remplacement de Monsieur Amadou DEME, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

– Monsieur Ousseynou MBAYE, Administrateur civil principal, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Kaffrine chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Foundiougne, en remplacement de Monsieur Gorgui MBAYE, appelé à d’autres fonctions ;

– Monsieur Mbassa SENE, Administrateur civil principal, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Kaolack chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Linguère, en remplacement de Monsieur Amadaou Bamba KONE, appelé à d’autres fonctions ;

– Monsieur Cyprien Antoine MBALLO, Administrateur civil principal, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Kolda chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Saraya en remplacement de Monsieur Amadou Matar CISSE, appelé à d’autres fonctions ;

– Monsieur Amadou Matar CISSE, Administrateur civil principal, précédemment Préfet du Département de Saraya, est nommé Adjoint au Gouverneur de Kaffrine chargé des Affaires administratives, en remplacement de Monsieur Ousseynou MBAYE, appelé à d’autres fonctions ;

– Madame Ngoné CISSE, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Thiès chargé du Développement, est nommée Adjoint au Gouverneur de la région de Thiès chargé des Affaires administratives, poste vacant ;

– Monsieur Oumar NDIAYE, Administrateur civil, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé adjoint au Gouverneur de la région de Thiès chargé du développement en remplacement de Madame Ngoné CISSE, appelée à d’autres fonctions ;

– Monsieur Faly SECK, titulaire d’un Master en finances et gestion publiques et d’un Master en passation des marchés et gestion de projets, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire ;

– Monsieur Abdourahmane Mbade SENE, Enseignant-Chercheur en aménagement du Territoire à l’Université Assane SECK de Ziguinchor, est nommé Directeur de l’Aménagement du Territoire du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire ;

– Monsieur Mbagnick DIOUF, Professeur d’Enseignement technique, est nommé Directeur de la Promotion du Développement territorial du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire ;

– Monsieur Aliou Ousmane SALL, Géographe, Expert en Aménagement et Gouvernance territoriale, est nommé Directeur de l’Etat civil du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire ;

– Monsieur Papa Amady Barro DIOUF, Inspecteur de l’Enseignement moyen secondaire « vie scolaire », est nommé Inspecteur des Affaires Administratives et Financières de l’Inspection interne du ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Alphonse DIONE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

– Monsieur Ibrahima DIOME, Inspecteur de l’Enseignement moyen secondaire, spécialité « techniques quantitatives de gestion », est nommé Inspecteur technique à l’inspection interne du ministère de l’Education nationale ;

Un slameur gabonais vivant au Sénégal sort son deuxième album

Dakar, 3 jan (APS) – Le slameur gabonais « Kemit » de son vrai nom Franck Mboumba, qui réside au Sénégal depuis 2012, vient de sortir un nouvel album, son deuxième, disponible pour le moment en format numérique sur le site web de l’artiste.
Intitulée « Azania », cette production de douze morceaux suggère une orientation de l’artiste vers la chanson et surtout le rap, à partir de certains de ses titres dont « La vie en rose » ou « L’écrivain de l’oralité », une manière pour l’artiste de mesurer « les limites du slam ».
« En tournée, j’ai réalisé que la chanson avait beaucoup d’impact parce que les gens chantaient mes morceaux en même temps que moi, du coup, je me suis dit que c’est peut être un bon choix de m’intéresser à la chanson », a expliqué l’artiste, arrivé au Sénégal pour des études de droit.
Le slam « va dans tous les sens et c’est épuisant. A la base, mon combat était de démocratiser le slam, mais parfois, je le trouve très limité. J’ai besoin d’aller plus loin. Le slam me limite », a-t-il ajouté.
Dans d’autres morceaux de ’’Kemit’’ comme « What I Want » (Ce que je veux en anglais), chanté en featuring avec Awa Ly, chanteuse sénégalaise de la diaspora, les sonorités jazzy ou blues donnent de la délicatesse au style de ’’Kemit’’, au point de le rendre difficilement catégorisable.
L’artiste refuse d’ailleurs d’être classé dans « une case » musicale. « J’aime être dans les extrémités, être libre », dit le slameur gabonais, qui a déjà sorti en 2016 un premier album intitulé « Bilime » (Les années en langue punu du Gabon) et un recueil de poèmes titré « Damné en année » (2017).

Pour un Sénégal Industrialisé! Par Yoro Ba Ingénieur DEA Pétrochimie

Les temps sont murs! Sur le bel écrin qu’est mon pays, par le doigté d’un orfèvre, les joyaux trouvent, un à un, logis ; ils sont et scintillent, Arène et Arena, Cicad et Plateformes intégrées ; ils sont et scintillent, Universités et Cite des affaires, musée des civilisations et sphère ministérielle…etc. Grâce aux 7 ’P’ (Pudc, Promovil, Pracas, Pumaf, Prodac, Preac, Pacasen) l’opposition, jadis teigneuse, manque aujourd’hui d’oxygène et devra perdre sans livrer bataille.
Comme l’abeille experte portant dans ses gènes l’architecture de sa ruche, le Président Macky Sall a déjà en tête le bon plan et pose, minutieusement jour après jour, les jalons de l’émergence!
Oui il est le temps de l’action ! Nul doute qu’après la phase d’endiguement des saignées économiques dues aux errances de l’ancien régime dont apurement de la dette intérieure de 250 milliards, la bonne thérapie a été prodiguée : un Plan Sauveur Emérite ce Pse dans ses 3 axes :
Axe 1 : Transformation structurelle de l’économie et croissance : 2 473,244 milliards FCFA 66% ;
Axe 2 : Capital humain, Protection sociale et développement durable 936,225 milliards de FCFA 25% ;
Axe 3 : Gouvernance, Institutions, Paix et Sécurité : 356,179 milliards de FCFA, soit 9%.
Nul doute que l’investissement massif a apporté les poches de sang régénérateur, nécessaire et indispensable aux secteurs prioritaires : bouquet infrastructures naissantes : routières, ferroviaires (Ter, Brt, Agriculture (Riz, mil, arachide, oignon…etc.), Education, Formation, Hydraulique, Assainissement, Santé, Protection sociale et Economie solidaire, habitat social…etc. La diplomatie économique a repositionné ce pays en leader et destination de choix des étrangers, touristes comme investisseurs. A cet effet, un président à l’esprit d’anticipation avérée a su mettre en branle les bonnes initiatives de diversification de l’économie axées chacune sur une vision d’avenir et une stratégie pour y parvenir. Un bonheur ne venant jamais seul : pétrole et gaz sous le règne d’un géologue sont venus renforcer notre capacité de financement du développement tant espéré.
Oui il est le temps des performances! La chance sourit aux audacieux ; y être aller pas à pas, pardon P_A_P (Plans d’Action Prioritaires) ciblés, a engendré ces records exceptionnels. M’a plu : Un moteur, un pécheur au cout cadeau de trois cent menus mille francs ; m’a plu l’accès quasi universel à l’eau et à l’électricité avec le succès Phare du mix-énergétique 21% (tutoyant la barre de 30% de la COP22), avec la pluie de nouvelles centrales : ICS charbon 20 Mw, de Sendou 150 Mw, Taiba Ndiaye Eolien 150 Mw Diass 15 Mw sans oublier le solaire Bokhol, Malicounda, Mekhe, Merina ….etc. 2012 570 MW avec 66 MW de location. 2018 1140 MW, les délestages de 2011, 900h, sont de vieux souvenirs passant à moins de 25 heures. Et la campagne brillât de mille lampions due à l’électrification rurale de plus de 60%. Oui il est le temps de la solidarité ! Bourses familiales, Cmu, Carte d’Egalite des chances…Etc. Oui il est le temps des réformes! Les temps sont mûrs pour le saut qualitatif exigé par l’émergence. Notre pays brille dans le top des classements africains ou mondiaux quels que soient le mode ou thème (Reformes Doing Business, gouvernance Mo Ibrahim, Stand and Poor, Transparence ITIE…etc.)
Oui il est le temps de l’audace! L’eau est là, l’engrais est là, les semences sont là, les financements sont la Fonsis/Fongip/Bnde/Der. Le Sénégal a multiplié par 4 le taux de croissance de 2011(1.7 à 7,2% en 2017) grâce au ‘’PIB sur jambes’’, le Président Ingénieur Bâtisseur, Porteur et Moteur d’une croissance croquée à belles dents. La fondation d’un pays : ce sont la nature, le nombre et la qualité de ses infrastructures ; ce choix stratégique d’une équipe gouvernementale soudée et loyale peut justifier n’importe quel niveau d’endettement: 47% très en deçà des 70% de la Cedeao.
Les temps sont murs pour un Sénégal industrialisé! C’est le temps des choix opportuns et de l’innovation! Transformer nos matières brutes, consommer local, un souci constant du Président! L’industrie, domaine qui dans les économies modernes génère le plus de valeur ajoutée et de richesses sera le fer de lance pour la phase2 qui boostera significativement la valeur ajoutée locale grâce à une remontée des chaînes de valeur, passant ainsi du brut vers le fini, de la pépite vers le bijou ,de l’agriculture vers l’agro-industrie, de la pêche vers les conserveries, de la forêt vers le bois travaillé, de la mine vers la métallurgie et de l’exploitation pétrolière vers la pétrochimie mais aussi de l’informel vers le formel, avec une administration efficace et efficiente. Il n’y jamais eu autant d’ingénieurs dans un gouvernement. Ne cherchez pas ailleurs le secret de cette réussite prodigieuse.
Les temps sont murs et vraiment murs pour un Sénégal industrialisé ! Il est l’heure de la sidérurgie et de la mécanisation; il est l’instant du solaire !00% Sénégal. Il est le moment de la pétrochimie ; par l’augmentation de la capacité de raffinage, avec le Cospetrogaz et l’institut du pétrole, le Sénégal piaffe d’impatience de vivre l’ère de la pétrochimie… autour d’un office sénégalais du phosphate. Dès lors, les deux jambes du développement, l’agriculture et l’industrie, seront réunies pour porter a jamais debout le Sénégal de l’émergence. Il urge ici et maintenant d’octroyer des bourses toutes filières confondues aux diplômés supérieurs disponibles présentement et leur offrir l’opportunité d’acquérir l’expertise adéquate nécessaire aux contrôles de quantité et qualité dès le démarrage des activités petro gazières. Il est aussi temps de rugir pour 33% de part dans les industries et mines stratégiques, pour un droit de regard, à défaut de contrôle, de notre patrimoine; l’attractivité due à nos récentes découvertes renforce notre position de négociateur. La jeunesse doit avoir conscience qu’elle est le propriétaire et l’œil du propriétaire et doit écouter K. N’Krumah ‘L’Afrique doit s’unir’ :
« L’Afrique a besoin d’un nouveau type de citoyen, dévoué, modeste, honnête et bien informé, qui renonce à lui-même pour servir la nation et l’humanité, qui ait la convoitise en horreur et déteste la vanité. Un homme nouveau, dont la force soit l’humanité et la grandeur, l’intégrité ».
Seuls les sénégalais émergeront le Sénégal comme les malaisiens ont émergé la Malaisie. Seuls les sénégalais disciplinerons le Sénégal comme les rwandais ont discipliné le Rwanda. Seuls les sénégalais rendront propre le Sénégal comme les capverdiens ont rendu propre le Cap-Vert.
Aujourd’hui, les sénégalais de tous bords devraient s’accorder sur l’essentiel: un plan long terme adopté par tous, qui survive au-delà des alternances. Sénégalais! ‘’ Travaillez, prenez de la peine ; c’est le fonds qui manque le moins’’. Nous avons en main tous les atouts humains et énergétiques pour industrialiser ce Sénégal et en faire une puissance régionale. Je rêve peut être mais dorénavant il est permis de rêver dans un pays ou les rêves cristallisent en réalité. Je rêve que tous nous rêvons ensemble.  » Lorsqu’un seul homme rêve ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité.  » F. Hundertwasser
Les temps sont murs et les fruits aussi! Oui! Il est venu le temps des fruits murs!

Présidentielle 2019 : « Aucun détail n’est à négliger le jour du vote » (Préfet de Diourbel)

Ibrahima Fall, le préfet du département de Diourbel, a confié à la presse qu’il ne veut aucune mauvaise surprise dans l’organisation et le déroulement de la présidentiel du 24 février prochain. C’était à l’issue d’une visite qu’il a faite dans plusieurs centres de vote, en compagnie de différents acteurs du processus.

« L’objet de cette visite est d’anticiper sur d’éventuelles difficultés afin de préparer les lieux de vote pour assurer une meilleure sécurisation le jour du scrutin. Il y a trois bureaux de vote que nous avons décidé de ne pas visiter parce que tout simplement nous connaissons l’état des lieux. Ce sont des écoles qui ne sont pas électrifiées mais qui disposent des salles de classe qui pourront abriter le vote. »

Ibrahima Fall poursuit : « En dehors de ces trois-là, nous avons eu à visiter les 19 lieux de vote. Et les difficultés sont liées à une électrification de certains établissements et de raccordement pour d’autres. On constate que la plupart des écoles ont été électrifiées, mais il y a un problème de raccordement de certains bureaux de vote. Nous allons éviter des difficultés le jour du scrutin. Aucun détail n’est à négliger le jour du vote. »

Le préfet ajoute : « C’est une première visite mais nous comptons également faire une autre pour voir le suivi de ces mesures, au moins pour rectifier 15 jours avant le 24 février 2019. C’est pour qu’au moment de la mise enplace du matériel électoral pour que ces derniers soient disponibles afin qu’on puisse gagner du temps. »

La commune de Diourbel compte 5 centres de vote pour 116 bureaux.

Pétrole et gaz : Une journaliste anglaise mouille Sonko

La société de pétrole Tullow Oil aurait remis 195 000 dollars, via sa filiale au Ghana, au leader de Pastef Ousmane Sonko, déjà cité dans une affaire foncière qui n’a pas encore révélé tous ses secrets, pour qu’il l’aide dans sa communication au Sénégal.

L’Ong Oxfam avait aussi été ciblée dans cette opération. L’information est donnée par Les Échos qui reprend, dans son édition de ce jeudi, une journaliste anglaise spécialiste des questions pétrolières du nom de Michelle Damsen.

Et, si tel a été le cas c’est parce que Tullow Oil a été doublée dans un marché par… Petrotim de Frank Timis. Des suspicions corroborées, poursuit Les Échos, par une note confidentielle du Directeur financier de Tullow Oil, Les Wood, datée du 8 juin 2018.

Open press : Les fans envahissent Amadou Barry et le domicile de Balla

Après Modou Lô ce mardi, Balla Gaye va effectuer son Open press ce mercredi. Nombreux sont les fans qui se sont rendus au domicile du lutteur pour attendre sa sortie. Le Stade Amadou Barry aussi, lieu où se tiendra l’Open Press, a été pris d’assaut par ses inconditionnels. Mais Jusqu’à 18h 30, le lutteur n’a pas rejoint ledit stade.

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