mardi, septembre 8, 2026
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Carte Coronavirus: Les pertes humaines en Italie, Chine, Espagne, Portugal…

Le point par pays et carte mondiale du virus

Le dernier bilan mondial affiche plus de 37 000 morts, la situation s’empire au Royaume-Uni et aux USA, la barre des 11 500 décès liés au Covid-19 a été atteinte en Italie, et des 7 700 en Espagne. Les pays s’organisent pour désengorger les hôpitaux. Carte du monde

Si la situation face au coronavirus semble s’améliorer en Chine, l’Europe, où l’épidémie fait des ravages, guette quant à elle le pic de l’épidémie qui pourrait arriver d’ici quelques jours en Italie, en Espagne, en France et au Royaume-Uni, les pays pour le moment les plus impactés par le Covid-19 sur le continent européen. Le bilan est gravissime en Italie, pays qui comptabilise plus de 11 500 décès des suites de la maladie. Mais les mesures de confinement prises il y a trois semaines semblent commencer à faire de l’effet, et les derniers bilans sont plutôt encourageants. En Espagne, pour endiguer la propagation du virus, les règles se durcissent jusqu’au 9 avril pour le moment.

Aux Etats-Unis, le pays qui dénombre à ce jour le plus de cas (près de 165 000), les services de soins se mobilisent afin de pouvoir accueillir tous les patients. A New York, un navire-hôpital militaire de 1 000 lits vient d’arriver, et des tentes et un hôpital de campagne viennent d’être installés en plein cœur de la ville, à Central Park. Cela devrait permettre de décharger les hôpitaux new-yorkais de malades nécessitant des soins intensifs non liés au coronavirus.

Le reste du monde est également touché par le coronavirus. Selon le décompte de l’AFP, ce sont 3,4 milliards de personnes (soit 43% de la population mondiale) qui sont confinées ou appelées à rester chez elles afin de tenter d’endiguer l’épidémie de coronavirus qui sévit actuellement dans près de 180 pays ou territoires. Suivez la carte du monde du virus en temps réel, mais aussi le point sur la situation en Italie, Chine, Espagne, Portugal, Maroc, Allemagne…

source: l’internaute

Circoncision à Djilasse, un village Sérère: L’institut de formation, aujourd’hui dévalué

Jadis, une institution bien organisée et très respectée. Mais, aujourd’hui, la circoncision à Djilasse, commune dans l’arrondissement de Fimela, région et département de Fatick, agonise.

La circoncision à Djilasse est véritablement un établissement scolaire bien organisé et très respecté autrefois. Elle a, de nos jours, beaucoup perdu de sa valeur première. La circoncision appelée «ndut» en sérère, a son administration, son équipe pédagogique dynamique et des élèves engagés à acquérir un savoir, un savoir-vivre et un savoir-faire. Elle a ses programmes et ses matières à enseigner. Le «kumax» est le directeur de cette école de formation comparable à nos universités. Il est la personne morale et le responsable de tout le «ndut». Il est un «saltiki», un sage, un visionnaire et maîtrise tout sur la circoncision. Mais la prise de décision est collective et demande maints conciliabules. Le bureau du «kumax» est appelé «o mbaam». Les vieillards et les notables sont les seuls autorisés à y entrer. Ils reçoivent néanmoins leurs billets d’entrée le premier jour qu’ils se présentent. Le «ɡan», l’étranger en langue wolof, est un bâton posé au pied de la porte de cette case. Les premiers arrivants l’utilisent pour accueillir les nouveaux et les étrangers. A partir de là, on reconnaît les initiés à travers les réponses aux questions-pièges. Les non-initiés venus pour découvrir en voulant tromper la vigilance des éléments préposés à la surveillance du portail sont rudement bastonnés puis retournés à leurs domiciles. Les adultes n’y sont pas admis sauf quelques rares d’entre eux qui sont acceptées. Ils sont les acolytes de la direction, sa force mobile pour exécuter et faire exécuter des commissions et des ordres. Ils font office de salle de réunion où les décisions se prennent. La deuxième personnalité du «ndut» s’appelle le «kalma yaay no juul». Ce dernier est chargé de la surveillance mystique et ordinaire des circoncis. Il est choisi par le «kumax» sur proposition des notables du village dont le grand «saltiki». Il exerce les fonctions de directeur pédagogique et de surveillant général et est aidé aussi par les «ɡaynaak», les surveillants. Ces derniers accompagnent les circoncis à tout moment et partout. Ces «ɡaynaak» sont de deux types : le surveillant général et le surveillant particulier de chaque circoncis qui est son accompagnateur, son guide et son ange-gardien. Le «kalma» confie ce troupeau à un chef berger, qui est toujours à côté des circoncis. Le «ndaamaari» est un professeur. Il aime ses élèves, consacre des heures à les accompagner et à les instruire. Il vit dans le campement jusqu’au jour de la sortie du «ndut». Le «pad’» est le chargé des repas quotidiens de son circoncis. Il fait la navette entre le campement et la maison. Il l’accompagne à toutes ses sorties et le protège. Ce village circonstanciel porte le nom de «ndut» comme l’événement lui-même. C’est un campement périodique et dure au minimum trois mois pendant lesquels les circoncis et les enseignants, vivent en brousse. Ils ne viennent au village qu’à la fin du campement. Seuls les accompagnateurs viennent prendre la ration quotidienne. Le circoncis malade reste dans le campement et s’y soigne jusqu’à sa guérison ou son décès, chose extrêmement rare. Les anciens ont le pouvoir de maintenir vivant un circoncis virtuellement mort, jusqu’à son retour au village. Aucune femme n’ose s’aventurer aux alentours de ce bourg temporaire.

Toutes les disciplines enseignées dans nos classes aujourd’hui figuraient dans les programmes. La philosophie, la sociologie, la médecine et les sciences occultes, en un mot tout s’apprenait. Chants et danses sont des disciplines d’apprentissage ou des moyens et procédés pédagogiques. L’enseignement était beaucoup plus pratique que théorique. La méthode sans formulation théorique définie par les objectifs s’adapte mieux que les autres méthodes d’enseignement. Les objectifs spécifiques doivent se vérifier par des résultats concrets les procédés et les démarches contraignants. Le message compris ou non, le professeur passe à l’évaluation de ses élèves en leur faisant appliquer les données théoriques qu’ils viennent de recevoir. L’apprentissage est pratique. La répétition est privilégiée, ensuite le chant, l’explication, enfin l’expérimentation et la vérification des résultats. Toutes ces séquences sont reprises jusqu’à la maîtrise du résultat. L’enseignant tresse une corde, ses élèves l’observent et le suivent, geste après geste, sans mot dire. Le «selbe» défait la tresse deux ou trois fois et ensuite il laisse ses élèves essayer. La séance se répète autant qu’il leur faut pour maîtriser cette activité. Un certain matériel pédagogique conçu par les anciens sert de support aux apprentissages. Le «linje» était un de ces supports pédagogiques. Le «linje», un petit bâton tiré d’un arbuste très haut de taille et droit que nous appelons «mam». Il est entaillé de cinquante marques qui a chacune son nom. Tout «cuul» doit obligatoirement maîtriser son «linje», dès les premiers jours de son séjour au «ndut». Cette formation de l’homme continue après la sortie du «ndut». L’arbre à palabres, les réunions de famille, les rencontres de générations d’âge, ceux des autres villages et contrées servent de classe. L’apprentissage se fait sous forme de conseils.

Aujourd’hui, la circoncision est moribonde si elle n’est pas tout simplement morte. Depuis les années 1980, elle a commencé à s’égratigner peu à peu pour mourir de sa belle mort. Elle a perdu ce qui faisait d’elle un établissement scolaire, un centre de formation. L’ablation secrète du prépuce se fait tôt avant l’entrée au «ndut». Le «woong» disparaît pour toujours à Djilasse. Et avec lui,  relègue aux archives ce moment de jonction entre le «ngoomaar» et l’ablation du prépuce. L’anticipation volontaire de cette ablation annule aussi le «ngoomaar». L’organisation de la circoncision ne comprend plus que deux étapes : la phase mystique où phase occulte et l’entrée au campement des nouveaux circoncis. Aucune de ces phases ne se maintient dans sa forme et son contenu. La conversion de la population aux religions dites révélées et le développement des écoles, changent les mentalités. Les moyens de communication réduisent les distances. Les apports culturels étrangers transforment notre environnement, au quotidien. Ces idées nouvelles adoptées par les jeunes générations bousculent nos cultures. Elles les dominent et font disparaître beaucoup de leurs éléments très importants pour leur survie. Ainsi la circoncision se réduit à un jeu de grands, car elle est vidée de toute sa substance. Le «ndut» a perdu son statut d’école et sa durée de vie se résume à 4 heures maximum. Tout se fait entre dix-sept heures et vingt-et-une heures. Elle  a cessé d’être un événement collectif et devient individuel. Un père de famille décide de circoncire ses enfants dont le plus âgés souffle ses 11 bougies. Les candidats sont âgés entre sept et onze ans, si l’enfant n’est pas circoncis le huitième jour comme les religions le recommandent. Les candidats ne sont ni mûres ni solides pour supporter la durée du «ndut». Ces enfants ne sont plus demandeurs, le père propose et décide. Les bergers des circoncis, eux-mêmes sont le produit de ces quatre heures de séjour aux pieds du village. Ils ne connaissent absolument rien des valeurs et des techniques qui y étaient enseignées et donnaient vie et existence au «ndut». «L’essentiel pour moi est que mes enfants disent ‘’woor’’», dit Mame Gorgui Sène ; «woor», première expression de langage du «ndut». Il dévalue ainsi ce maillon de culture.

Dans l’histoire de Djilasse la circoncision comprenait deux étapes : le «woonɡ» et le «dut». Les circoncis avaient au minimum 20 ans, à l’année de leur circoncision. Ils étaient des adolescents solides. Ils pouvaient supporter toute maltraitance physique et même morale. Le «dut» était constitué de trois générations d’âge, au plus. Les plus jeunes revendiquaient au moins vingt hivernages. Ces jeunes adolescents pensaient déjà au mariage.

Ibrahima NDONG

Conseil des ministres du Mercredi 25 Mars 2020- Le communiqué

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé la réunion du Conseil des ministres, le mercredi 25 mars 2020, au Palais de la République.
Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, salué la mobilisation citoyenne et patriotique ainsi que l’élan national de solidarité contre le COVID-19.
Le Président de la République a, à ce titre, adressé ses vifs remerciements aux leaders de l’opposition parlementaire et de la classe politique en général, aux mouvements de la société civile et aux forces vives du pays qui ont bien voulu répondre à son appel d’unité nationale autour de la gestion de cette pandémie sans précédent.
Le Chef de l’Etat a, dans ce contexte, demandé aux membres du Gouvernement, aux autorités administratives, aux forces de défense et de sécurité et à l’ensemble des services de l’Etat, de prendre toutes les mesures appropriées pour l’application rigoureuse du décret n° 2020-830 du 23 mars 2020, proclamant l’état d’urgence sur tout le territoire national.
Le Président de la République a, notamment, rappelé au Ministre en charge des Transports terrestres, l’impératif de l’exécution immédiate de sa directive d’interdire les transports public et privé de voyageurs de région à région, et de limiter, au minimum nécessaire, les transports publics intra urbains.
Le Chef de l’Etat a également insisté sur la nécessité d’organiser des opérations « coup de poing » du Service national d’Hygiène.
Le Président de la République a, en outre, demandé au Ministre en charge des affaires étrangères de veiller, en relation avec le Ministre de l’Intérieur et le Ministre des Forces armées, au respect des conditions d’exercice des privilèges et immunités diplomatiques.
Le Chef de l’Etat a décidé de modifier, durant l’Etat d’urgence, les horaires de travail dans l’administration, désormais fixés de 9 heures à 15 heures.
Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, salué les mesures incitatives annoncées par la BCEAO pour soutenir davantage les économies des Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine (UEMOA).Il a, à cet égard, rappelé l’impérieuse nécessité d’accélérer le déploiement du Plan de Résilience Economique et Sociale (PRES), qu’il a initié depuis le début de la crise, et des interventions du Fonds de Riposte et Solidarité contre les effets du COVID-19 « , créé, et qui, à terme, va mobiliser 1000 milliards de FCFA.
Ces ressources budgétaires et privées exceptionnelles mobilisées, permettront d’accompagner notamment les entreprises, les ménages et nos compatriotes de la Diaspora. Il a souligné qu’une enveloppe finalement de 69 milliards FCFA sera mise en place pour renforcer l’aide alimentaire d’urgence aux populations vulnérables en cette période de crise, pour un objectif d’un million de ménages.
Le Président de la République, abordant la problématique de l’attractivité du Sénégal et de la gestion optimale du portefeuille de l’Etat, a demandé au ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération de finaliser, dans les meilleurs délais, en relation avec le ministre des Finances et du Budget, les études précises d’impact de la pandémie du COVID – 19 sur les secteurs économiques et les entreprises publiques notamment.
Le Chef de l’Etat, a par ailleurs invité le ministre des Finances et du Budget, en relation avec le ministre de l’Economie à faire l’évaluation prospective des actions du FONSIS en mettant l’accent sur l’actualisation de sa doctrine d’investissement et la gestion des mandats exécutées au nom de l’Etat. Il a, enfin, demandé aux ministres impliqués, en relation avec le Contrôle Financier, de préparer la tenue prochaine d’un séminaire gouvernemental sur le portefeuille de l’Etat.
Le Président de la République a clos sa communication sur la gestion et le suivi des affaires intérieures.  A ce sujet, il a évoqué la continuité du service public de l’eau potable en milieu urbain et en zone rurale. A cet effet, il a demandé au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de faire prendre toutes les mesures immédiates auprès de la SONES et de l’opérateur- exploitant « SEN’EAU », en vue d’assurer l’approvisionnement correct en eau potable des populations ; mais aussi au fonctionnement, sur l’étendue du territoire de tous les systèmes d’adduction d’eau.
Au titre des Communications, 

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République a fait le point sur la protection de la santé des agents de l’Etat, sur l’organisation du travail dans l’administration.

Le Ministre de l’Intérieur a fait une communication sur la mise en œuvre de l’Etat d’urgence.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur les dispositions budgétaires prises pour la mobilisation des ressources financières pour l’alimentation du FORCE-COVID-19, ainsi que sur l’exécution du budget 2020.
Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur l’impact du COVID-19 sur la situation internationale, et l’activité diplomatique.
Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication relative au Plan national de résilience économique et sociale face au COVID-19.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de la stratégie élaborée pour assurer la sécurité alimentaire, face au COVID-19, et le plan d’actions pour endiguer le péril acridien.
Le Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres a fait le point sur la situation du transport terrestre public et privé.
Le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement a fait le point sur les investissements et la situation de l’alimentation en eau dans le pays.
Le Ministre de Collectivités territoriales, du Développements et de l’Aménagement des Territoires a fait une communication sur le fonds de dotation de la décentralisation (FDD) et le Fonds d’’équipement des collectivités territoriales(FECT). A cet effet, il s’est félicité de la mise à disposition totale aux collectivités territoriales desdits fonds arrêtés à 54,5 milliards francs CFA.
La Ministre en charge de la femme a fait une communication sur un projet la contribution de ONU-Femmes au renforcement des femmes face au COVID-19. Il a également rendu compte du dispositif mis en place pour la protection des enfants.
Le Ministre en charge du Commerce a fait le point sur l’approvisionnement du marché et les stocks disponibles.
Le Ministre des Sports a fait le point sur la collecte des fonds effectuée par le mouvement sportif national.
Le Ministre de la Communication a rendu compte des rencontres avec les acteurs de son département et des dispositions prises pour une bonne participation à la lutte contre la pandémie du COVID-19.
Le Ministre auprès du Président de la République, en charge du suivi du Plan Sénégal émergent (PSE) a fait le point sur les avancées de projets prioritaires et présenté une analyse d’impact sur la production, la productivité et les échanges commerciaux avec certains pays, depuis l’apparition de la pandémie du COVID-19.
Le Secrétaire d’Etat, chargé des Sénégalais de l’Extérieur auprès du Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur le rapatriement de nos compatriotes bloqués au niveau de certains aéroports, frontières et sur les mesures d’accompagnement et d’assistance prévus à leur endroit.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :
– le projet de loi, habilitant le Président de la République à prendre par ordonnances, des mesures relevant du domaine de la loi pour faire face à la pandémie de COVID-19.
– le projet décret portant réaménagement à titre provisoire des horaires de travail dans les services administratifs de l’Etat.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris la décision suivante : 
Monsieur André Almamy Fodé Fossar SOUANE, Commissaire aux enquêtes économiques, matricule de solde n° 610.931/B, est nommé, Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère du Commerce et des Petites et moyennes Entreprises.
                                                                                 Fait à Dakar le 25 mars 2020
                                                        Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement
                                                                                     Ndèye Tické Ndiaye DIOP

« Nous sommes en GUERRE »:…Le mot du Chef de l’Etat n’est pas de trop


Depuis trois (3) mois, le monde entier est touché par une pandémie qui commence à ébranler la quiétude des populations et à mettre l’économie et le bien-être social des populations à genoux.
Face à cette pandémie mondiale du corona virus (Covid 19), Monsieur le Président de la République, Son Exccellence Macky SALL, comme à son attitude habituelle de soucieux du bien-être de ses compatriotes, en particulier et de la personne humaine, en général, s’est aussitôt mis en première ligne du front, pour son statut de Chef d’Etat et de Chef de guerre, pour combattre cette maladie très contagieuse.
Il a livré un message bien apprécié de tous les sénégalais, un discours plein de responsabilité, mais ferme et rassurant. Il a tout dit, mais je prie de bien retenir l’expression : ‘NOUS SOMMES EN GUERRE’.
Pour celui qui connait le Président de la République, le mot guerre, n’est pas de trop, si c’est lui qui l’utilise dans ce discours. Il démontre tout le caractère sérieux par lequel, nous devons gérer cette pandémie, chacun à son niveau.
A cet effet, chacune et chacun de nous, doit respecter l’Etat d’Urgence décrété par le Président de la République et suivre scrupuleusement les recommandations des professionnels de la santé.
Ainsi, nous devons sensibiliser et informer, nos familles, nos voisins, nos parents et nos amis d’ici, du Fouta et de la diaspora, sur les différents aspects, méfaits et conséquences de la maladie et sur les conduites à tenir, pour éviter les contact humains et sauver des vies.
Comme les Chefs de l’opposition, la société civile, le secteur privé, le secteur public, le secteur non formel, nous devons tous, nous mobiliser derrière le Président Macky Sall, comme des soldats disciplinés, pour amorcer ce combat et gagner la guerre.
Je félicite chaleureusement, Son Excellence, Monsieur le Président de la République, pour son approche inclusive et très sociale et m’associe à lui pour remercier et encourager très vivement, les personnels de santé et l’ensemble des acteurs étatiques et privés, mobilisés à combattre cette pandémie, à ses côtés.
A nos parents du Fouta et à ceux de la diaspora, j’insiste sur l’auto-confinement, si possible et sur le respect des règles d’hygiène et de la distance sociale d’au moins un mètre et demi à l’intérieur des concessions.
J’ai déjà traduit des messages de recommandations du ministère de santé et de l’action sociale, dans les langues nationales, en wolof et pulaar, dans les réseaux sociaux et dans YouTube, pour sensibiliser le maximum de compatriotes analphabètes et vous prie de faire la même, en restant dans la ligne tracée par les professionnels de santé.
Restons chez nous pour nous protéger et sauver des vies. Dieu nous accompagne et nous protège.

Bocar Gorbal SY
Conseiller Technique à la Présidence,
Chargé de l’alphabétisation et des langues nationales

Linguère: Le député Yoro Sow en croisade contre le Covid-19

Le député Yoro Sow maire de la commune de Warkokh, par ailleurs président de la section départementale de l’Association des maires du Sénégal (Ams), est très engagé et déterminé à aller en croisade contre le Covid-19. Le parlementaire a démarré, ce vendredi, une tournée de distribution de produits antiseptiques et de détergents à certaines communes de la circonscription départementale de Linguère.

Les communes de Déali, Sagatta Djolof et de Thiamène Pass ont eu le privilège d’accueillir la délégation du député- maire avec un important lot de produits antiseptiques et de détergents. Selon le président de la section départementale de Linguère de l’Ams, ce don entre dans le cadre de la lutte préventive contre la propagation du coronavirus et appuyer ses collègues maires dans le combat de la prévention.

Les maires et adjoint présents à la cérémonie de réception, ont apprécié et magnifié le geste du député Yoro Sow. A les en croire, les administrés seront activement impliqués dans le combat de la prévention avec des sensibilisations à respecter les mesures d’hygiène édictées par les autorités médicales.

 

 

Les bienfaits de « Corona » sans le virus: L’adhésion des populations à l’hygiène publique

Sans le virus du « Corona » qui menace l’humanité, au Sénégal les populations commencent à adopter de bons comportements. Notre équipe a effectué un tour, hier, au marché très fréquenté, populeux, de Keur Massar, dans la banlieue de Dakar. Juste à côté du Rond-point, près de la station Shell, il y a un dispositif d’hygiène publique mis en place à l’entrée d’une grande boutique.

Des citoyens responsables ou effrayés par la contamination communautaire du Covid- 19 sont en train de mettre en pratique les mesures d’hygiène publique prises par le Président de la République, Macky Sall. A l’intérieur de la boutique qui ne désemplie pas toute la journée jusque tard dans la soirée, non loin du Rond-point (centre de Keur Massar), nous avons interpellé le propriétaire, Mamadou Diang Diallo qui n’a pas eu du mal à nous parler des dispositions nécessaires pour éviter la propagation du Covid- 19.

« Nous encourageons les autorités administratives et locales à inciter les populations, notamment les commerçants et clients qui se côtoient dans ce marché très populeux, à adopter les mesures prises par le Chef de l’Etat pour ainsi éviter la propagation de la maladie au Sénégal », a avancé M. Diallo. Devant sa boutique, il existe un dispositif permettant aux clients de bien se laver les mains avant d’entrer; une exigence du boutiquier qui préfère la précaution préventive à l’argent de son vis-à-vis.

« Cela va de notre intérêt à respecter les mesures prises par les autorités publiques et approuvées par les chefs religieux. Nous devons tous éviter la propagation qui n’épargne personne. Nous vivons en communauté et la contamination du Codid-19 est très rapide », a-t-il plaidé. M. Diang Diallo exhorte ses collègues à faire comme lui en mettant en place un dispositif de lavage des mains; et même aux clients de porter des maques avant de négocier des prix.

   Dans la boutique bien garnie, une dame s’occupe du nettoyage trois fois par jour. « Nous essayons de faire mieux qu’avant pour respecter les normes d’hygiène en cette période de propagation de Coronavirus qui a déjà fait plusieurs morts à travers le monde, notamment au niveau de pays dotés de moyens plus que le Sénégal à savoir la Chine, l’Italie, l’Espagne, la France, etc », souligne-t-elle. D’autres citoyens rencontrés aux abords de ce grand marché de la Banlieue de Dakar trouvent normal de pérenniser les bonnes pratiques d’hygiène publique, même après les trois semaines édictées par le Président de la République. Ils ne cessent de formuler des prières afin que l’humanité puisse vaincre la pandémie.

Seydina Lamine ND

Front mondial contre le coronavirus: les médias en première ligne  

(Par Madiambal DIAGNE, Président international UPF)

La pandémie du Covid-19 se révèle être un des drames sanitaires et humanitaires les plus douloureux des temps modernes. Tous les pays du monde sont touchés et toutes les couches sociales et catégories professionnelles sont déjà frappées. Les hommes et femmes qui travaillent dans les entreprises de médias sont personnellement affectées par la maladie et on en compte de très nombreux cas à travers le monde. L’avenir de leurs entreprises est aussi très sérieusement menacé car la pandémie va fatalement avoir des conséquences néfastes sur les tissus économiques et la viabilité de toutes les activités professionnelles.
Pour parer au plus pressé et pour tenter de sauver le monde, la plupart des gouvernements des Etats ont décidé de mesures de confinement ou de restriction des déplacements des populations. L’objectif légitime est de contenir la chaîne de transmission du virus. Ces mesures sont à observer strictement par tout le monde. Il reste que les professionnels des médias, à l’instar des professionnels du secteur de la Santé, demeurent les plus exposés. En effet, il nous est difficile, du fait de la nature de notre mission, de rester totalement confinés. Les journalistes sont astreints au devoir de rechercher les éléments d’informations afin de mieux sensibiliser le public sur les mesures et les attitudes pertinentes dans une telle situation de périls. La guerre mondiale contre le coronavirus ne pourrait être gagnée par les humains sans l’engagement massif et soutenu des acteurs des médias. Ainsi, exhortons-nous les membres et sympathisants de l’Upf d‘aller au front et d’engager leur part du combat. Toutefois, cet engagement et le caractère sacré de la mission ne devrait pas empêcher d’y aller avec toutes les précautions nécessaires, toute la prudence. On devra garder cependant à l’esprit « qu’avec de la prudence, on peut faire toutes espèces d’imprudences », pour reprendre le mot de Jules Renard. C’est sans doute ce qui est arrivé et continue d’arriver à de nombreux professionnels de la Santé, infectés pour avoir été en contact avec des malades qu’ils cherchaient à sauver ou soulager.
L’Upf exprime sa sympathie à toute l’humanité en ces moments troubles et souhaite que les différents acteurs publics et sociaux prennent en grande considération le sort des professionnels des médias dans la définition des stratégies et moyens de lutte contre la pandémie. Nous sommes fortement inquiets mais restons persuadés que le Covid-19 sera vaincu.

Lutte contre le Covid- 19 à Diamaguene Sicap Mbao : Le maire Coumba Ndoffène Fall équipe les structures sanitaires

L’édile de la commune de Diamaguene Sicap Mbao, Coumba Ndofféne Fall a remis un lot de matériels préventifs d’une valeur de 10 000 000 F Cfa en compagnie de ses collaborateurs. Cette dotation composée de gels antiseptiques, d’eau de javel, de différents produits, est distribuée aux quatre postes de santé que polarise la zone. L’objectif visé est de participer à la lutte contre la propagation du Covid- 19 qui est en train d’atteindre des proportions inquiétantes.

Les chefs de poste concernés ont salué le geste de haute portée d’envergure sociale déployé par le maire à l’endroit des structures sanitaires. Coumba Ndofféne Fall a procédé, hier, à la remise de dons en matériels de prévention aux quatre postes de santé de la localité, à savoir Nassouroulah, Sam-Sam,  Fass-Mbao et Taïf. Pour anticiper dans la lutte contre la pandémie de coronavirus qui s’étend de plus en plus à travers le monde et qui est en train d’atteindre une ampleur extraordinaire, l’édile de la ville compte les accompagner dans ce contexte actuel qui nécessite de l’approche communautaire et d’écoute envers les populations.

C’est  ainsi  que des ‘’Badienou gokh’’, des leaders d’associations de jeunesse (Ocb et Asc), des délégués de quartier se sont mobilisés comme un seul homme pour vaincre le Covid-19 en investissant constamment le terrain pour inciter les populations à respecter les mesures d’hygiène telles que le lavage des mains, le port de masque. En phase avec les instructions du Président de la République qui a décrété un couvre-feu à partir de ce lundi 24 mars, le maire exhorte les citoyens à éviter les rassemblements. La santé et l’éducation, réaffirme-t-il, constituent une priorité pour la municipalité.

Ainsi, les responsables des différentes structures sanitaires se sont félicités de l’engagement et de la volonté du maire Coumba Ndofène Fall d’être à leur chevet en cette période où la pandémie fait des ravages à travers le monde. «Il nous a toujours assisté et nous l’encourageons à continuer dans cette dynamique pour le bien-être des administrés», a relevé Issa Fall, le président du Conseil communal de la jeunesse de ladite localité. Les collaborateurs du maire ont jugé nécessaire d’apporter leur contribution financière pour accompagner le maire dans ce processus de lutte contre la ‘’guerre sanitaire’’. Ils s’érigent en boucliers pour vaincre le Covid- 19 en mettant l’accent sur la communication et la sensibilisation des populations. Aussi, le conseil municipal invite les citoyens du monde à unir toutes leurs forces pour extirper la pandémie hors de l’humanité.

 

 

Lutte contre le Covid- 19: Daroul Imane prêche par l’exemple

Par Cheikh Seck NDONG

A propos de la pandémie du Coronavirus qui nous vient des pays plus développés, notamment la Chine, l’Italie, la France, et qui se propage à travers le monde, Dr Mohamed Habiboulah Sy estime que l’humanité est en danger. Le directeur général de l’Institution Daroul Imane sise à Sicap Mbao, invite chaque citoyen qu’il soit du gouvernement, de la société civile, des éducateurs, des porte-voix, à participer au combat contre la pandémie jusqu’à son élimination. L’imam a formulé des prières pour que l’humanité puisse vaincre le Covid-19 le plus rapidement possible.    

A l’Institution Daroul Imane, une référence dans le système éducatif sénégalais, les dirigeants ont commencé à apporter leur contribution depuis longtemps. «Nous sensibilisons les fidèles musulmans à travers les ‘’khoutba’’, pour les amener à faire attention, se méfier, prendre les précautions nécessaires. Nous organisons des causeries et intervenons à travers les médias pour faire passer des messages», a souligné Dr Mohamed Habiboulah Sy. Il sait que le combat contre la propagation du Coronavirus demande beaucoup de moyens et que le Président de la République ne doit pas être seul dans cette lutte. A son avis, tout citoyen doit s’y mettre pour apporter sa contribution dans la bonne marche de la société, «pour ainsi rendre service à sa Nation».

Le directeur général de l’Institution Daroul Imane a déploré le fait que pas mal de sénégalais demandent toujours leur part sans se porter garant de ce qu’ils doivent apporter pour l’intérêt de tous. Ainsi, il a remis un million de francs (1 000 000 F CFA), au représentant du Chef de l’Etat dans la localité, le Sous-Préfet Médoune Mboup, en présence du médecin- chef de district Dr Ndour Mme Faye, du représentant du Service d’hygiène Babacar Diop et du Délégué de quartier Abou Demba Coulibaly, entre autres personnalités. Cette contribution symbolique au nom de l’institution Daroul Imane, indique Dr Sy, doit servir à l’achat de matériel pour la prévention.

Concernant les mesures préventives prises par le Président de la République, le Complexe Daroul Imane a fermé ses portes aux apprenants de la CI à la Terminale (français et franco- arabe). «Nous avons arrêté toutes activités qui regroupent des personnes; car le meilleur moyen pour lutter contre la propagation de la maladie consiste à éviter les rassemblements; et, aujourd’hui on parle de contamination communautaire», a souligné Imame Sy. Il est en phase avec les décisions prises par les pouvoirs publics pour combattre cette pandémie. Dans le cadre de la sensibilisation, les élèves de ladite institution ont joué des sketches qui vont être diffusés à travers les télévisions, web-Tv, YouTube, etc.

L’Institution Daroul Imane sise à Sicap Mbao, qui s’implante un peu partout à travers le Sénégal, participe dans l’éducation avec des enseignements portant sur le Coran, le français et l’arabe. Les apprenants étudient à partir du pré- scolaire jusqu’au Bac franco-arabe ou Bac français série scientifique. Les étudiants issus de cet établissement sont orientés aux niveaux des universités sénégalaises et étrangères. Aujourd’hui, beaucoup parmi ont leur licence et leur master; d’autres sont des cadres et travaillent pour le développement du pays.

 

 

Foirail et le Covid- 19 : Marchands et éleveurs expriment leur inquiétude

 

Dans le cadre de la prévention du Coronavirus, Abou Diallo, responsable au Foirail Grands ruminants et porte- parole de l’association sénégalaise des éleveurs et marchands, invite l’autorité locale à s’enquérir de la situation des concitoyens.

En phase avec les mesures prises par le Président de la République, il estime que ses collaborateurs ne sont pas suffisamment sensibilisés sur le danger du Covid- 19. Le porte- parole de l’association sénégalaise des éleveurs et marchands exige l’implication de tous les citoyens face à la propagation du Covid- 19. «Pour que le pays soit épargné de la pandémie du Coronavirus qui commence à se propager à travers le pays, chacun de nous doit prendre les dispositions idoines», a indiqué Abou Diallo. Selon lui, c’est dans la cohésion nationale que les Sénégalais pourront combattre la pandémie.

Il ne manquera pas d’évoquer l’absence des autorités locales, notamment le maire de Diamaguène Sicap- Mbao qui ne s’est pas rendu au chevet des travailleurs au Foirail des Grands ruminants de la localité. «Ici, je n’ai encore vu aucune autorité; même le ministre bien qu’étant notre parent n’est pas encore venu s’enquérir de notre situation en cette période d’introduction du Covid- 19 au Sénégal», a-t-relevé. Selon lui, au moins l’autorité locale devait se déplacer pour parler aux concitoyens, les sensibiliser sur les dangers de la pandémie en les rappelant les mesures prises par le Président de la République, Macky Sall, afin d’éviter la propagation de la maladie.

Sur place, on a l’impression que les activités sont suspendues. Néanmoins, des éleveurs- commerçants sont obligés d’être là pour ne pas rester à la maison. M. Diallo a fait savoir qu’il est difficile pour les travailleurs du secteur informel de se confiner étant donné qu’ils cherchent la dépense au jour le jour. «Ce sont ces gens qui constituent la grande masse de travailleurs du secteur informel, marchant- ambulants, vendeuses, restauratrices, entre autres. C’est la majorité des populations qui se démerdent pour faire vire leurs familles respectives au quotidien», a soutenu le porte- parole des éleveurs et marchants.

Renseignant que le dispositif existe mais pas suffisant, Il recommande à tout un chacun de prendre les dispositions nécessaires en se lavant les mains. Tenant compte de la contamination communautaire qui se fait sentir au Sénégal ces jours-ci, les travailleurs que nous avons rencontrés dans l’enceinte du Foirail de Diamaguène Sicap-Mbao ont exprimé leur inquiétude. Pour se rendre au lieu de travail, ils sont obligés d’emprunter les cars ‘’Ndiaga Ndiaye’’, minibus  ou bus souvent en surcharge.

Ibrahima FALL

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