mardi, septembre 8, 2026
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Gestion équitable de l’aide destinée aux familles: à Tivaouane-Peulh, les délégués de quartier alertent

Par Cheikh Seck NDONG

Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, la fédération des délégués de quartier de la commune de Tivaoune-Peulh Niague est bien dans la sensibilisation.

Au cours d’un entretien avec la presse, le président Abdou Senghor a fait savoir que chaque quartier est administré par un délégué et il y a un chef de village, des « Badiénou gokh » et des présidents d’Asc. Ses collaborateurs sont disposés à distribuer l’aide annoncé par le Président de la République, Macky Sall, de façon équitable aux ménages ciblés.

Le président de la fédération des délégués de quartier de la commune de Tivaoune-Peulh Niague, Abdou Senghor a révélé que la commune comporte six (6) chefs de village. Pour sensibiliser les populations, il propose de passer par le délégué de quartier, les « Badiénou gokh », les présidents d’Asc. «Comme on dit chacun doit se laver les mains avant d’entrer dans une entreprise ou dans une maison ou n’importe quel endroit habité ou fréquenté par des personnes», a-t-il souligné. Ses collaborateurs et lui sont en train de sensibiliser les concitoyens. «J’ai pris contact avec les délégués de quartier, « Badiénou gokh », relais communautaires, présidents d’Asc et chefs de village. Et, nous sommes en train de travailler d’arrache- pieds en essayant de s’écarter du danger qu’est le Covid- 19», a confié M. Senghor. Il a précisé que la commune de Tivaouane-Peulh Niague est grandissante car elle compte actuellement 102 250 habitants dont 59 770 hbts sont à Tivaouane-Peulh et environ 42 680 hbts à Niague.

A propos l’aide proposée par le Président de la République aux familles pour un montant de 69 milliards de F Cfa, il dit avoir reçu une information selon laquelle les délégués de Keur Massar sont en train de recenser. Au niveau de Tivaouane- Peulh, renseigne M. Senghor, ils n’ont pas encore reçu l’ordre de procéder au recensement des familles. Selon lui, on ne peut pas donner quelque chose aux personnes nécessiteuses au sein de la commune ou dans les quartiers sans passer par les délégués. Ces derniers, précise-t-il, ne sont pas des politiciens et tout ce qui arrive entre leurs mains va parvenir aux destinataires. «C’est évident car nous sommes là pour le Chef de l’Etat et nous attendons les directives du gouvernement. Nous sommes aussi des auxiliaires du maire et nous restons à sa disposition pour la distribution de l’aide», réaffirme-t-il.

Par ailleurs, le président de la fédération des délégués de quartier dans cette commune de la banlieue de Dakar a tiré le chapeau aux docteurs, médecins, infirmiers, bref à tous ceux qui s’activent dans la santé; parce que certes le nombre de malades du Coronavirus augmente chaque jour mais il y a des guéris. En invitant les citoyens à suivre les recommandations des médecins concernant notamment le lavage des mains, M. Senghor est optimiste quant à une victoire contre le Covid- 19. Il exhorte la population composée de sérères, diolas, al pular, wolofs, à unir ses forces afin que cette pandémie quitte le Sénégal.

 

 

 

Traitement du Coronavirus par la Chloroquine: Pourquoi autant d’acharnement sur le Pr Daouda Ndiaye ?

Le Professeur Daouda Ndiaye de la Faculté de médecine, pharmacie et odonto-stomatologie (Fmpos) de l’UCAD devenu membre des experts OMS Paludisme, Traitement et Résistance est bien placé pour donner son point de vue sur le traitement sur Covid- 19. Il a expliqué que la transmission communautaire se produit lorsqu’une personne contracte le virus d’une source a priori inconnue.

Le directeur du Centre africain d’excellence sur la génomique et les agents infectieux à l’UCAD, Pr Daouda Ndiaye, a fait comprendre que ce terme (transmission communautaire) est employé lorsqu’une personne contracte le virus sans qu’on ne sache la source de contamination. Egalement chef du Service de parasitologie et mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).  Il faut rappeler que la sur la proposition faite par la professeur Raoult Didier pour vaincre le Coronavirus, le professeur Daouda Ndiaye, Chef du Service de Parasitologie-Mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop a émis des réserves sur sa page Facebook. Ce qui lui a valu des critiques à travers des réseaux sociaux.

Le Sénégal a enregistré, ce dimanche, 12 nouveaux cas testés positifs sur 151 tests effectués au coronavirus avec 9 nouveaux guéris. Il s’agit de 4 cas importés et 8 cas contact. 9 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris. A ce jour, le Sénégal compte 142 cas déclarés positifs au coronavirus dont 27 guéris et 115 encore sous traitement. A en croire le parasitologue, expert en génomique, lorsque la source de contamination devient absolument impossible à identifier et qu’on ne sache pas qui a contaminé ce sujet, toutes les personnes vivant dans son environnement sont sujettes à un potentiel risque de transmission du virus contracté par cette personne infectée.

«La transmission communautaire se fait entre des personnes d’une même communauté et qui n’ont jamais voyagé et n’ayant jamais été en contact avec une personne connue atteinte par le virus», a dit en substance Pr Ndiaye. A ce sujet, préconise l’universitaire, il est recommandé à toutes les personnes de son environnement de se faire consulter systématiquement afin de faire éviter toute propagation du virus. La situation devient ‘’très sérieuse’’, selon l’expert qui demande à la population sénégalaise de se prémunir et de respecter strictement les mesures de prévention édictées par les autorités sanitaires du pays. Le pool de communication a ainsi transmis ses félicitations au Pr Daouda Ndiaye, le chef du service de parasitologie pharmaceutique de la Fmpo, inventeur du test « illumigene malaria » qui est un test révolutionnaire dans le cadre du dépistage du paludisme.

Cheikh S. NDONG

Prévention du Covid- 19 à Tivaouane Peulh- Niague: Le président des chefs de village invoque la responsabilité de chacun  

Le chef de village de Tivaouane Peulh a salué les mesures prises par le Président de la République pour anticiper sur la propagation du Coronavirus.

Au cours d’un point presse, El Hadj Boubou Sow a indiqué qu’il a convoqué tour à tour les leaders d’opinion, imams, délégués, présidents d’Asc, Badiénou gokh, dès que le Chef de l’Etat ait demandé d’éviter les grands rassemblements. Il les a sommés de mettre en pratique les recommandations du Président Macky Sall sachant que c’est dans l’intérêt de tout le monde.

En tant que président des chefs de village de la commune de Tivaouane Peulh- Niague, El Hadj Boubou Sow a d’abord rendu grâce à Dieu qui veille sur l’humanité, notamment sur ceux qui font du bien à l’endroit de leurs proches. «Nous sommes très content du Président Macky Sall des dispositions prises pour anticiper sur le Coronavirus depuis l’annonce des 13 sénégalais confinés dans une localité de la Chine», a-t-il souligné.

Sow a remercié les autorités et tous les citoyens qui appliquent à la lettre les directives du Président de la République, notamment le ministère de la Santé et de l’Action sociale, les départements qui ont en charge l’Economie et Finances du pays. Le notable a aussi salué la dynamique entreprise par le maire de Tivaouane Peulh- Niague qui a décaissé 12 millions de F Cfa pour l’achat de détergents, d’eau de Javel, entre autres produits, en faveur de l’hygiène des populations.

Face à cette maladie qui traumatise le monde entier, le Chef de village ayant l’habitude de faire des actions sociales à l’endroit des populations démunies, bien avant l’entrée du Covid- 19 au Sénégal, a convoqué les imams, délégués de quartiers, conseillers ruraux. Le Doyen Sow a échangé avec l’ensemble des leaders et personnes ressources afin que chacun prenne ses responsabilités en mettant en pratique les directives du Président de la République surtout concernant les rassemblements. Il a même proposé à ce que les fidèles musulmans arrêtent la prière du vendredi aux niveaux des mosquées, les programmes au sein des familles, pour éviter les grands rassemblements.

«Ici, à Tivaouane- Peulh, les fréquentations entre les familles sont même limitées; afin que tout le monde soit en paix», a-t-il rassuré. Le président des chefs de village a lancé un appel au Chef de l’Etat pour qu’il vienne en aide aux familles plus démunies. Il faut noter que dans la commune de Tivaouane-Peulh – Niague, il y a  50 délégués de quartier qui essaient de faire suivre les recommandations dans une dynamique de combattre le Coronavirus.

«Les ravages faits par la pandémie en Chine, Italie, Espagne, France, à travers le monde, sont énormes et inquiétantes», a relevé M. Sow. A propos de l’annonce faite par le Président Macky Sall à soutenir les familles pour un montant estimé à 69 milliards F Cfa, il a prié pour que cette aide advienne aux personnes nécessiteuses. Pour une meilleure répartition de cette aide destinée aux populations, le président Sow souhaite que la distribution passe par les délégués de quartier, présidents d’Asc, Badiénou gokh, qui maitrisent bien la localité et connaissent les familles en difficulté. A la fin de l’entretien avec la presse, le patriarche El Hadj Boubou Sow a prié pour que l’humanité puisse vaincre le Covid- 19.

Cheikh S. NDONG

 

Aide aux familles par l’Etat: Des citoyens préconisent une distribution transparente à la base

 

Le Collectif des Asc a organisé un point de presse, hier, pour faire état d’une feuille de route visant à mieux prévenir la propagation du Covid- 19 dans leur localité. Pape Oumar Diop exhorte les autorités locales à faire en sorte que l’aide aux familles puisse parvenir aux vrais destinataires.

Dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, le président de l’Asc Darou Salam et adjoint du délégué de quartier à Tivaouane Peulh a salué la dynamique entreprise par le Président de la République, Macky Sall. Le département de Rufisque compte une dizaine de cas positifs aujourd’hui. Ainsi, les populations de la localité notamment les leaders d’opinions au sein de la commune de Tivaouane Peulh- Niague sont déterminés à prévenir le coronavirus. Depuis l’entrée du premier cas au Sénégal, le Collectif des Asc présidé par Ousso Dia est à pieds d’œuvre pour sensibiliser les populations sur la gravité de la pandémie.

D’autant plus, quand le Chef de l’Etat a fait sa déclaration pour décréter le couvre- feu, les présidents d’Asc se sont concertés pour adopter une stratégie commune visant à mettre en pratique les mesures édictées par les médecins. Le président de l’Asc Darou Salam a félicité le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr et l’ensemble du personnel de son département surtout les médecins qui ont battu un travail remarquable pour enregistrer 28 guéris du Covid- 19 sur 162 cas positifs au Sénégal.

A propos de l’aide aux familles annoncée par le Président de la République, la meilleure stratégie pour les dirigeants du Collectif est que la distribution soit faite par les chefs de villages, délégués de quartier, Badiénou gokh, présidents d’Asc, afin que ce soutien de taille puisse parvenir aux populations nécessiteuses au niveau de ladite commune. «Cette aide n’est pas destinée à financer des élections locales», a averti M. Diop qui donne l’allure d’un ‘’Baye Fall’’.

Face à cette pandémie qui emprunte ascendante au Sénégal avec 20 cas positifs ce jour, souligne M. Diop, les citoyens doivent se mobiliser davantage pour bouter cette maladie hors du pays. A Tivaouane Peulh, le Collectif des Asc a entamé la distribution de détergents, d’eau de javel, entre autres produits sanitaires, aux populations démunies pour leur permettre de se laver régulièrement les mains. M. Diop exhorte ses concitoyens à respecter le couvre-feu décrété par le Chef de l’Etat. «Nous prions pour qu’il n’y ait pas de décès causé par le Covid- 19 au Sénégal et 0 cas positif à Tivaouane- Peulh.

Pour cela, nous sommes en phase avec les délégués de quartier, les porteurs de voie tels que les conseillers municipaux, le maire Boubacar Kâ et les Badiénou gokh», a-t-il laissé entendre. A cet effet, le président de l’Asc Darou Salam a remercié le chef de village de Tivaouane- Peulh qui, en tant que muezin, a respecté les mesures prises par le chef de l’Etat en ce concertant avec les imams et délégués de quartier de la localité. Selon M. Diop, le chef de village a souvent contribué financièrement en tant représentant de l’Etat, bien avant les mesures sanitaires, à l’achat de savons, de gels antiseptiques, et autres produits utiles pour les ménages.

Ibrahima FALL

Histoire générale du Sénégal : Qui fait l’histoire . . . ?

La parution de l’histoire du Sénégal déchaine les passions et vivifie les ambitions. Entreprendre de se pencher sur cette clameur ou de  ce vacarme nait de cette publication, c’est tenter une aventure risquée celle qui consiste à penser ce bruit ou à penser dans ce bruit. Pour y parvenir faudrait-il essayer de démêler les passions, les sentiments ; de la réflexion objective et à équidistance des intérêts particuliers et partisans. Or , en écoutant depuis quelques jours les réactions des uns et des autres, il est incontestable que ce qui se joue dans ce débat c’est plus des prises de positions aux allures de défenses des intérêts  crypto-personnels, qu’un regard critique et réfléchi de l’histoire de notre pays. En définitive, l’histoire en tant que somme des expériences du passé a une valeur incontestable.  N’est- il pas plus judicieux de se demander l’apport cette valeur cette valeur dans la prise en charge efficace et efficiente de nos problèmes, pour une meilleure cohésion sociale ; qu’un prétexte pour que chacun veuille se mettre en valeur et mettre en évidence sa famille ou son clan. En fait, l’histoire est le lieu non seulement  de la mémoire collective, elle est  aussi le lieu de l’éclosion des figures qui demeurent à jamais exemplaires. Elle est pourrait-on dire  le lieu de l’épiphanie des figures emblématiques.  Par conséquent, l’histoire devrait nous donner des connaissances théoriques , doublées d’une admiration qui est du reste méritoire pour ces  figures  qui doivent inspirer et être imiter. Telle est la modalité sous laquelle se trouve la pertinence d’une écriture ou d’une réécriture de l’histoire générale du Sénégal. Au demeurant cette publication des premiers volumes ne saurait être signe de discorde mais plutôt un lieu de l’éclosion d’une philosophie de vie, d’une réflexion sociale et d’un encrage autours de nos valeurs. Et à l’image du tireur de l’arche, ces figures de notre histoire devrait plus nous inspirer pour tracer le chemin afin que nos jeunes visent à atteindre la grandeur de ces illustres hommes. Cette tentative de parcourir à nouveau le temps déjà écoulé et déroulé ainsi que le tôlé  qui en a suivi nous amène à tirer un enseignement de taille inspiré des réflexions de MARX ET ENGELS, lorsqu’ils déclaraient dans le Manifeste du parti communiste : «  L’histoire des sociétés n’a été que l’histoire de la lutte des classes. Hommes libres et esclaves, praticiens et plébéiens, barons et serfs, maîtres de jurandes et compagnons, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui toujours finissait par une transformation révolutionnaire de la société ou par une destruction des deux classes en luttes »

Cette analyse de MARX et ENGELS, prise dans le contexte des contestations de la réécriture de l’histoire générale du Sénégal montre parfaitement et à suffisance les antagonismes de classes et de chapelles qui ont court dans notre pays et dans notre mémoire collective. Parler de l’histoire comme lieu de la mémoire, c’est en faire le seul moyen qui nous permet de retrouver certaines traces qui sont à jamais enfouis. Et notre histoire générale ne saurait échapper à ces agitations et contestations de toutes part ; elle est discutée, disputée et à la limite polémique et l’on finit même par révéler les enjeux stratégiques de l’histoire.

Par sa vocation, l’histoire permet un passage de témoin et de connaissances afin d’instruire une génération ce que fut une époque mais aussi les leçons qui en découle. Puisque l’homme est par essence un être mortel et le seul moyen pour que ses actions ne soient pas contaminées par cette mortalité : c’est la sauvegarde de l’histoire. La mémoire par conséquent, joue ce rôle , celui de sauver de l’oubli les figures grandioses ainsi que les actions qu’ils ont eu à poser et qui ont valeur d’exemples. Cependant, la mémoire historique garde chaque action dans ce qu’elle a de singulier quand bien même elle a vu le jour dans un contexte plus global.

Faudrait-il tirer des leçons de ce que la mémoire a retenu ou bien faut-il laisser à chaque exemple exprimer sa propre valeur ?

Autrement dit, ne devrions nous pas laisser  l’histoire s’exprimer elle même et les exemples s’imposer d’eux même ?

A ce titre les actions ne sont pas à appréhender dans une sorte de généralité mais dans une singularité propre comme pour montrer que le processus  de répétions en œuvre dans la nature n’est nullement applicable à l’action humaine. Car poser un acte signifie faire advenir quelque chose de nouveau au monde , donc un commencement noté juste titre dans cette réflexion de HANNAH ARENDT : «  L’immortalité est ce que la nature possède sans effort et sans assistance de personne, et l’immortalité est ce que les mortels doivent par conséquent tenter d’accomplir s’ils veulent s’élever dans leur vie à la hauteur du monde à l’intérieur duquel ils sont nés , à la hauteur des choses qui les entourent et dans la compagnie desquelles ils sont admis pendant un court temps . »

Si la nature possède en son être son caractère d’immortalité et sans déployer des efforts, l’homme en revanche est inscrit dans la temporalité et est un être mortel et périssable. Il en découle que l’humanité à chaque instant saisit les occasions à même de l’inscrire dans l’éternité. Cela requiert un effort à la limite surhumain dont seuls certains ont le pouvoir ou le secret. Que cherche l’historien lorsqu’il fait une enquête sur les événements ? Est ce que le beau ou le vrai ?   A supposer que la tâche de l’historien soit faire revivre les événements pour qu’ils ne perdent point leur renom et qu’on s’en instruise, il va s’en dire que le souci de la vérité doit primer sur tout autre valeur et même sur la valeur esthétique. Tout au plus, il doit chercher à relater les événements dans ce qu’ils ont de véridiques et d’instructifs si tant est que cela peut déplaire ou ne pas faire l’assentiment de tous. La recherche de la vérité en histoire pose également un autre problème qui est celui de la catégorisation des  événements et des non événements.  Y a t-il une table de vérité à partir de laquelle on dira qu’un fait devient historique et peut être retenue par la mémoire ? Autrement dit quel  est le critère de sélection en histoire ?   Donner réponse à ces questions reviendrait en définitive à parler de l’écriture de l’histoire. Et à considérer que l’on appréhende l’histoire sous le mode scripturaire, il faut d’abord se poser trois questions fondamentales pour saisir et comprendre les enjeux sous-jacents à toute tentative d’écriture de l’histoire. Ainsi dans toute tentative  de formalisation  trois questions s’imposent :   Quoi écrire de l’histoire ?   Qui écrit l’histoire ?  Comment écrire l’histoire ?   Ces trois axes majeurs sur lesquels aucune réflexion sur l’histoire ne peut se soustraire, à défaut de conduire vers une réponse définitive aboutissent  au moins en une articulation cohérente de la problématique. Car, si aucune écriture n’est innocente, l’histoire comme œuvre écrite n’échappe point à cette logique. L’examen et l’articulation de ces trois questions montre que si la première pose le problème du contenu, la deuxième et la troisième à l’acteur ou à l’auteur et surtout à la procédure d’écriture ou la méthode. Dés lors l’interrelation entre le contenu et l’auteur fait jaillir la subjectivité en histoire et son caractère partisan ; d’où toutes ces contestations  et revendications depuis la parution des premiers tomes.   Est –il possible à l’historien de s’en défaire ?   A condition que le temps dans l’histoire ne soit plus celui du passé mais un temps triplement interprété qui fait naitre une triple dimension de la mémoire : Il y a une mémoire de ce qui est, c’est à dire le temps présent ou la mémoire vive et ses enjeux;  La mémoire de ce qui fut, c’est à dire le passé et qu’il aura laissé comme trace; Enfin la mémoire du futur ou de l’anticipation.  Tout ceci revient à construire un présent ou une présence du passé : la mémoire, la trace, les événements vécus et la mémoire vive. Voilà quelques brèves pistes de réflexions permettant d’interroger avec plus de pertinence notre histoire générale. La relation entre histoire et temps, nous devrions tirer la leçon de l’écoulement de l’écoulement du temps tout en évitant de nous cantonner aux turbulences que font naître toute écriture ou une réécriture de l’histoire. Enfin utiliser la mémoire mis en archive afin que les actions susceptibles de constituer des sources d’inspirations restent à jamais sauvé de l’oubli selon Hérodote. L’histoire est un processus scripturaire qui soulève des questions :  Comment utiliser notre histoire générale sur le plan politique, économique et social ?  Comment arriver à construire une identité et  l’ADN  de notre peuple  en s’inspirant et en s’inscrivant dans notre histoire ?

SOULEYMANE KANE, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU LYCEE DE SALY.  jurouka@yahoo.com   

 

 

Linguère: les gardiennes du Tata de Yang- yang au chevet de la communauté

La mutualisation des forces vives des ressortissants du département de Linguère continue d’étendre son intervention dans la lutte préventive contre le Covid-19.

Les gardiennes du Tata de Yang- yang s’activant dans le social ont apporté leur contribution ce lundi pour appuyer le comité départemental de la gestion du Covid-19. Selon Ndèye Khady Ndiaye, conscientes de la situation qui prévaut actuellement, les gardiennes du Tata de Yang- yang ont jugé nécessaire d’accompagner les populations dans la lutte contre le coronavirus au niveau du département de Linguère.

Les conservatrices du Tata de l’ancien royaume du Jolof ont remis au comité une tonne de riz, 28 cartons de savons GM 10 cartons d’eau de javel et 5 cartons de Madar pour accompagner les populations du département de Linguère. Le préfet qui a présidé la cérémonie de réception a salué l’élan de solidarité des Jolof- jolof et a félicité les gardiennes du Tata de leurs actions sociales qu’elles mènent dans le département pour assister les populations.

Cependant, le préfet du département de Linguère, Mbassa Sène, a invité les populations à s’inscrire conformément aux instructions des autorités médicales.

 

Coronavirus ou Covid- 19 ! La guerre des mots et des maux

Le coronavirus plus connu sous le nom de COVID- 19, est un nouveau mot qui entre dans le vocabulaire pas seulement des scientifiques mais du peuple aussi. Sa popularité rend en même temps familier des mots et engendre d’autres maux. Voilà la triste réalité à laquelle notre humanité est aujourd’hui en train de subir avec force et fracas. Nous voilà à la croisée des chemins entre le désespoir né du décompte quotidien, hebdomadaire et mensuel des morts et des contaminés et l’espoir que chaque seconde, chaque heure, un message miraculeux tombera pour annoncer la découverte du remède pour sauver l’homme. Ainsi, le COVID 19 nous rappelle si besoin en est encore afin que nul n’ignore et immédiatement notre condition que nous semblons dès fois oublier parce que pris dans la machine de la société de consommation, dans l’élan de la production, la course de vitesse de la recherche du gain, du marathon de l’avoir ; au point d’en oublier l’Etre et la valeur de l’humain. Cette pandémie qui aura surpris les scientifiques les plus prévisionnistes nous donne à penser ou à repenser la question suivante: Qu’est-ce que l’homme ?

Un être fable et faillible, du moins le plus faible de l’univers comme le pensais déjà Pascal. Car comment comprendre qu’un micro- organisme ait pu subitement transformer, arrêter, le cours de notre existence ? Comment de façon spontanée nous assistons impuissant à un bouleversement de nos habitudes et de l’ordre mondial.

Désormais, on réfléchit avec ces mots et notre langage est construit autour des expressions que sont : état d’urgence sanitaire, confinement, distanciation sociale, et j’en passe….
Ces mots sont devenus le lot des maux de l’humanité qui n’est pas dans un film de fiction mais dans un réel dont le maître mot est : nous sommes en guerre contre un ennemi invisible et insaisissable.

Il y a quelques mois c’était une guerre ouverte ou voilée entre les dirigeants du monde qui veulent chacun affirmer et afficher sa puissance, sa supériorité économique, militaire et nucléaire. Mais voilà que face à cette « Volonté de puissance », pour parler comme Nietzsche, surgit et se dresse in cognito un invité surprise, inconnu, obscur, sournois, et qui parfois dans un silence incompréhensible viens hanter le sommeil de l’homme et on en vient à lui faire oublier la lutte contre le terrorisme, le changement climatique, la lutte contre la migration illégale et sauvage de milliers de désespérés à travers le monde.

Jadis, l’Europe et l’Amérique, ainsi que toutes les puissances ont voulu confiner les états pauvres, les états anti-impérialistes, Hélas! Hélas ! Hélas ! Encore ils ignoraient que dans l’infiniment grand et l’infiniment puissant, il y a un infiniment petit qui va s’incarner en un virus COVID 19 pour envahir et confiner la planète terre.

Il n’y a plus d’échanges aussi bien inter- étatiques, intra- étatique et plus grave, on ne peut plus rendre visite à son voisin immédiat, celui avec qui on partage la même clôture. Le cloisonnement est total au point où l’on remet en cause nos gestes quotidiens comme faire la prière ensemble dans nos mosquées, nos synagogues, nos églises. Nous ne pouvons plus dans nos cérémonies nous embrasser, nous enlacer dans nos cérémonies car le rapprochement est interdit par le virus. Par moment nous effleure à l’esprit ou bien on se surprend dans nos pensées à se demander comment allons organiser la mise en terre de nos morts si nous devons respecter la distanciation sociale. On en arrive à perdre cette chaleur humaine qui en certaines circonstances contribue à la catharsis suite à une déchirure, une douleur profonde.

Ne devient-il pas caduc de vouloir construire un mur ou mettre une barrière pour isoler les autres puisque se dresse un mur invisible. Les maux que nous vivons aujourd’hui et à chaque Instant ont fait naître immédiatement une solidarité nationale et internationale.  Chacun, État ou individu s’oublie un moment comme par extraordinaire pour accorder à son alter ego une attention. Car l’instinct de survie l’emporte sur la volonté de domination. Ne sommes-nous pas en train de voir naître un État nouveau, un nouveau territoire qui s’appelle ETAT DE SOLIDARITÉ qui symbolise et manifeste ce que nous avons en commun riches, pauvres, puissants et impuissants, gouvernés et gouvernants; c’est le désir de sauver l’humanité du péril- convidien.

J’ose espérer que contrairement aux penseurs de la théorie du complot qui considèrent qu’il y a derrière ce Covid- 19 la main cachée mais malveillante de l’homme. Mon optimisme philosophique m’amène à autrement que les théoriciens du complot, et ainsi envisager que de cette crise sanitaire verra le jour une nouvelle humanité ou renouvellement du sens de l’existence. Lequel va réconcilier l’ETRE ET L’AVOIR dans un équilibre qui fera de la planète terre un havre de paix et de sécurité où toute compétition étant va s’inscrire dans les limites de ce que la morale sociale et religieuse permettront.

En attendant conformons nous aux directives sanitaires jugées salutaires et faisons attention aux Fakes News en faisant confiance et en écoutant les voix autorisées.

Par Souleymane Kane, Professeur de philosophie au lycée de Saly

Propagation du Covid-19 au Sénégal: Le Congad dans la mise en œuvre d’une réponse nationale

Le Congad dans le Cadre du Processus de Mise En Œuvre des Objectifs de Developpement Durable (ODD)Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement réaffirme son engagement auprès des pouvoirs publics et des partenaires pour endiguer la pandémie Covid- 19. Le Congad félicite le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, pour les mesures prises face au Coronavirus qui continue de s’étendre au Sénégal.

Face à ce problème de santé publique qui est une urgence majeure d’une rare complexité, le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) a lancé un appel à ses membres, à travers ses Cellules régionales et ses Réseaux, à mobiliser leurs ressources pour appuyer le Gouvernement dans la lutte contre la pandémie.
A cet effet, le consortium demande aux Ong, dont l’exercice des missions de service public a été déterminant dans la gestion de l’épidémie à virus Ebola au plan sous régional s’implique dans la lutte la propagation du Coronavirus au Sénégal.
Il s’agit pour le nouveau président du Conseil d’administration du Congad de participer au financement et à la mise en œuvre de la réponse nationale à la pandémie Covid 19, qui requiert la disponibilité, en nombre suffisant, d’équipements de protection individuelle, de produits d’hygiène, de moyens thérapeutiques et d’installations appropriées de traitement des déchets. Selon M. Ibrahima Yade, il est important d’étendre et d’intensifier, à court, moyen et long termes, les actions de prévention auprès des populations, des élèves, des pensionnaires des écoles coraniques, des réfugiés et des migrants en particulier.
Les membres Conseil d’administration s’engagent à consolider dans les court, moyen et long termes, leur contribution au renforcement du système national de santé, en mettant notamment l’accent sur l’extension des capacités d’accueil et l’amélioration des plateaux techniques qui sont des facteurs essentiels de la résilience de notre pays et de ses capacités à faire face aux épidémies.
Le Congad magnifie l’attitude des chefs religieux qui ont décidé de reporter des évènements essentiels des agendas confessionnels et confrériques. Il salue l’acte de haute portée civique et pédagogique posé par les pouvoirs publics et les partenaires pour endiguer la pandémie Covid- 19 et baliser le chemin de la conversion des mentalités et de la citoyenneté responsable qui sont des conditions nécessaires pour mettre en œuvre une réponse nationale efficace.

Financement considérable contre le Covid-19: Tahirou Sarr offre un milliard à l’Etat

Le jeune milliardaire originaire du village de Orefondé dans la région de Matam montre la voie à suivre pour aider l’Etat du Sénégal à combattre le Covid- 19.

Là où le patronat avait mis un demi-milliard, Tahirou, lui seul, a fait le double. Cette participation ouvre la voie aux richissimes Sénégalais. Selon une source proche du jeune milliard, Tahirou a aidé beaucoup de compatriotes dans la plus grande discrétion. Il offre chaque année plus de 100 billets pour la Mecque et envoie des nécessiteux à aller se soigner en Tunisie. Dans son village il a construit des mosquées et assiste beaucoup de nécessiteux.

La rédaction

Contre-attaque/Covid- 19: Matar BA remercie le mouvement sportif au nom du Chef de l’Etat

Le Ministre des Sports M. Matar BA, a remercié hier au nom du Chef de l’Etat, le Président Macky SALL, « le mouvement sportif qui a contribué à hauteur de 51 millions de FCFA pour accompagner l’Etat à lutter contre le CORONAVIRUS COVID-19 » a tweeté le Maire de Fatick qui a salué le patriotisme des sportifs

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