Aux personnels de la Santé, le CSE distribue 20 000 masques…
Dans la même foulée, le Club Sénégal émergent (CSé) a rendu un hommage appuyé aux personnels de la Santé, et de l’Action sociale à leur expertise, leur efficacité et leur engagement patriotique très marqué.
«Vous, monsieur le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, vous, personnels de la Santé et de l’Action Sociale, vous forces de sécurité et de défense, vous acteurs du secteur privé de la santé et de l’Action Sociale; vous avez rempli votre sacerdoce, vous avez honoré la Nation et le peuple Sénégalais, vous méritez en retour d’être honoré par le peuple sénégalais à travers ses segments et institutions», a déclaré le président du Club Sénégal émergent.
«Pr Seydi, Dr Marie Khemess Ngom, Dr Abdoulaye Bousso, Dr Annette Seck Ndiaye et d’autres moins visibles et tout aussi efficaces, vous êtes bien les marques et les marqueurs de cette attitude sacerdotale, les symboles vivants de ces grandes qualités humaines, professionnelles, citoyennes qui participent à faire du Sénégal une référence mondiale dans la lutte contre la pandémie», a attesté Youssou Diallo. C’est donc avec un immense plaisir et un sentiment de devoir rempli que le Club fraction du peuple sénégalais vous décerne, a-t-il indiqué au ministre, la médaille d’Excellence de l’Émergence, et, celui de Lion du Mérite de l’Émergence aux éminents, représentants des personnels de santé et de l’action sociale. Cette remise de distinctions honorifiques, renseigne M. Diallo, aurait dû avoir lieu au cours du Gala des Champions de l’Émergence que le Club projette d’organiser tous les ans pour magnifier l’excellence et le mérite mais, la Covid-19 en a décidé autrement cette année. «Nous espérons et prions Dieu de pouvoir tous le célébrer en 2021», a-t-il laissé entendre.
«Nous ne saurions conclure, sans adresser nos vives et chaleureuses félicitations au Président de la République, S.E.M. Macky Sall, et à son gouvernement avec une mention particulière au ministre de la Santé et de l’Action Sociale et à travers lui, tous les personnels et partenaires du ministère dans la lutte contre la Covid-19, pour la deuxième place mondiale obtenue dans la gestion de la Pandémie, publiée dans le très sérieux Journal américain USA Today du dimanche 6 septembre 2020», a ajouté M. Diallo. Il a adressé ses remerciements enfin à tous les membres du Club Sénégal Émergent qui, dans un élan spontané, solidaire et patriotique ont pu rassembler plus de 20.000 masques et 60 thermo flashs, qui ont été offerts aux associations et groupements communautaires et de personnes vulnérables. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a personnellement contribué à cet effort en donnant 5.000 masques et 50 thermo flashs.
Ch. S. NDONG
Point de vue sur l’actualité politique et socio-économique du Sénégal- (Par Ibrahima Fagnane Senghor)
Au cours d’une interview, le responsable politique à Fatick et chef de cabinet du ministre en Charge du suivi du PSE, Ibrahima Fagnane Senghor, a partagé son opinion sur l’actualité politique et socio-économique de notre pays, le Sénégal. Il s’est aussi prononcé sur celle au niveau local, à savoir la commune de Fatick.
En tant que membre de la mouvance présidentielle, que dites-vous des inondations dans le pays ?
Vous me ferez l’honneur avant d’en arriver à votre question de marquer tout mon soutien et toute ma solidarité à l’endroit des familles et personnes victimes de ces inondations qui non seulement ont frappé le Sénégal mais aussi toute la sous régions voir toute l’Afrique.
C’est une situation très difficile et je marque à nouveau toute ma compassion à l’endroit des sinistrés.
C’est pénible de se voir de façon brusque, être envahi par les eaux occupant entièrement votre concession ou maison causant aussi des dégâts énormes en détruisant tout sur leur passage. Au-delà du matériel sur place on note également les risques de maladies que ces eaux peuvent engendrer.
En effet, après les mesures fortes prises par nos autorités étatiques en 2012 dans le cadre du programme décennal de lutte contre les inondations, on pouvait fortement soutenir que celles-ci étaient devenues un vieux souvenir à Dakar car depuis cette année précitée, aucune inondation majeure n’a été notée au Sénégal, Dakar en particulier.
C’est le contraire de ce qu’on a vu la semaine passée et qui peut certainement s’expliquer par le dérèglement climatique qui demeure un phénomène mondial comme l’a si bien dit le Président de la République.
Cette situation à gérer doit également être une sonnette d’alarmes pour nos autorités étatiques afin de mieux faire face aux situations à venir.
Dans ce sens je salue la position du Président de la République consistant à poursuivre le plan directeur de lutte contre les inondations déclenché depuis 2012.
Pour rappel ce plan a produit les effets escomptés dans certaines localités notamment Grand Yoff et Ouest Foire.
A côté de la banlieue Dakaroise ce plan doit davantage prendre en compte l’intérieur du pays. Je pense à des régions comme Fatick notamment aux niveaux des quartiers Peulhga et Darel ; les régions comme Thiès, Kaolack, Ziguinchor et également Kaffrine.
Par ailleurs, l’Etat doit aussi améliorer et renforcer sa politique d’urbanisation et d’assainissement. Il est inexplicable que certaines zones soient habitées sans pour autant que les préalables relatives à l’assainissement soient réglées. C’est le cas aujourd’hui de la quasi-totalité des zones victimes d’inondation.
Pour conclure sur cette question, je dirai seulement que c’est une situation très pénible et regrettable. Toutefois j’ai confiance à nos autorités étatiques et qu’avec la poursuite du plan décennal de lutte contre les inondations, celles-ci seront bientôt un vieux souvenir au Sénégal.
La population de Fatick se demande quand est-ce que les routes de la commune seront en bon état ?
Je trouve que c’est légitime que les fatickois se posent cette question. Faut rappeler que ces routes ont été construites en 2006 dans le cadre de la délocalisation de la fête de l’indépendance. C’est à l’occasion des travaux d’assainissement remontant de 2016 que ces dernières ont été détruites pour les besoins d’installations des canaux d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales. C’est normal car on ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs.
C’est vrai que les fatickois ont hâte de voir leurs routes à l’état initiale ce qui est tout à fait légitime sachant que l’état actuel des routes cause beaucoup de désagréments aux conducteurs, mais je demeure optimiste sachant ce programme fait partie des priorités de l’équipe municipale actuelle et que bientôt ces routes seront remis à l’état initiale.
La gestion de la municipalité est décriée. Est-ce votre avis ?
C’est normal que la gestion de la mairie soit décriée. On est dans une démocratie et nul ne peut faire l’unanimité.
Aussi n’oublions pas qu’on est dans un contexte préélectoral marquée par un choc des ambitions, donc de façon objective et/ou subjective il y’aura toujours des critiques. Toutefois l’équipe municipale doit avoir le dos large et savoir encaisser.
J’ai dernièrement suivi l’intervention de l’ancien Directeur de sénégalais de l’extérieur à l’occasion d’une émission télévisée. En abordant la situation politique à Fatick il s’en est pris à l’équipe municipale soulevant leurs manquements.
Il était dans son droit le plus absolu, celui de donner son avis, son opinion sur la situation politique et économique de sa commune avec un argumentaire solide.
Cependant je ne pense pas que la réaction des collaborateurs du maire soit à la hauteur car à la place des arguments solides ils ont préféré répondre par des considérations privées voire personnelles.
Fatick n’est pas à l’agonie comme le prétendent certains. L’image que certains politiques ou activistes font de la cité de Mame Mindiss est loin de la réalité.
J’ai beaucoup aimé le programme des lampadaires publics dont la commune a récemment bénéficié et dont l’ensemble des quartiers de la commune ont pu bénéficier. J’ai également aimé le programme de canalisation pour le drainage des eaux usées et des eaux pluviales même si les routes détruites restent à refaire.
C’est aussi une fierté pour de me promener sur le boulevard El hadji Macky SALL qui atteste sans doute que la commune de Fatick est dans une phase de métamorphose tendant vers la modernisation.
Il y’ a 10 ans de cela Fatick n’avait de réceptif hôtelier, aujourd’hui tel n’est pas le cas. Il y ‘a quelques années de cela pour percevoir son salaire, il fallait aller à Kaolack, Thiès ou Dakar, aujourd’hui tel n’est plus car au moins de trois institutions bancaires se sont installées à Fatick, sans compter les mutuelles.
Fatick bénéficie également de beaucoup de programmes et projets qui concourent à la formation professionnelle, à la création d’emploi et de revenus bref à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Sur le plan routier la commune est devenue un carrefour lié aux autres départements et autres régions par un réseau routier très bien bitumé et de bonne qualité. Je peux citer l’axe Fatick-Diourbel passant par Diakhao en passant par Bambey, l’axe Fatick-Kaolack, l’axe Ndagane- Palmarin–Joal, de même que l’axe Fatick-Foundiougne-Passy–Karang.
Par rapport au maire J’avoue que je n’ai pas d’affinité avec lui. La seule fois que j’ai pu échanger avec lui c’était à l’occasion de la remise des financements de la DER aux jeunes de Fatick.
La délégation devant prendre départ de chez lui, je suis naturellement parti avec mes collègues le rejoindre. Dieu merci ce jour-là, il nous a bien reçu avec tous les honneurs dus à notre rang.
On a également pu échanger sur la situation économique de la commune. Je retiens de lui un homme courtois, attentif, très proche de ses administrés et aussi qui a un envie fort de hisser sa commune parmi les plus développées du Sénégal.
L’ensemble de ces facteurs énumérés peuvent pousser à dire que la commune de fatick est sur la bonne voie et qu’elle tend progressivement vers l’émergence.
Toutefois des efforts considérables restent à faire par exemple la remise en état des routes détruites et même leur extension dans certains quartiers notamment Ndia- Ndiaye 2 qui est victime d’une discrimination mais aussi Poukham et Boubane etc.
Le lotissement des zones périphériques demeure également un problème majeur à Fatick surtout les quartiers de Ndia-Ndiaye, Boubane, Croisement TP, Poukham, etc.
Ces quartiers périphériques déjà surpeuplés n’ont ni électricité, ni eau d’où la nécessité d’étendre les réseaux hydraulique et électrique.
D’autres parts j’ai honte lorsque que vois le niveau et qualité du marché central de fatick, d’ailleurs le seul marché dont dispose commune. Jusqu’ici les fatickois vont vers Kaolack ou Dakar pour leur approvisionnement.
Jai honte de voir certains animaux en divagation dans les rues de Fatick et même souvent dans certains édifices publics notamment les cimetières et les établissements d’enseignements.
J’ai également honte lorsque que je vois l’insalubrité qui règne dans certains quartiers de fatick et qui seront sans nul doute à l’origine de certaines maladies comme le paludisme et la Dingue qui a dernièrement causé des dégâts énorme dans la commune.
- Quelles sont vos relations actuelles le Ministre Cheikh Kanté ?
Je ne vois pas la pertinence de cette question, mais puisque que tu insistes je vais te répondre.
Le Docteur cheikh KANTE et moi c’est une longue histoire, qui date de 2006, à l’époque j’étais jeune étudiant et président de la coordination des étudiants et stagiaires de Fatick commune (CESF/COM). Il était dans son cabinet privé à Sandaga, je l’ai côtoyé et fréquenté via un proche parent qui m’avait mis en rapport avec et il adopté comme fils.
C’était toujours intéressant d’échanger et de discuter avec lui. Il aimait partager son expérience et ne manquait jamais de donner conseils. Je voyais en lui un homme pragmatique avec un carnet d’adresse fourni.
J’ai toujours soutenu qu’il pouvait beaucoup apporté à notre chère commune en termes d’investissement et de création d’emplois.
Dieu merci l’histoire m’a donné aujourd’hui raison car il a beaucoup pour la cité de Mame Mindiss à travers la création d’emplois, financement des femmes et des jeunes, accompagnement des ASC et surtout l’assistance sociale envers les populations vulnérables….
D’ailleurs j’ai toujours considéré qu’il demeure le meilleur profil pour la mairie de Fatick car son potentiel est énorme.
Toujours parlant de nos relations je me rappelle bien après avoir obtenu ma maitrise en droit, lorsque je lui ai donné un exemplaire de mon mémoire il m’a dit : «Fagnane, toutes mes félicitations tu as bien travaillé. Maintenant bats- toi pour avoir un bon emploi et te trouver vite une épouse». C’était en 2009 chez lui à Fatick après la prière du crépuscule.
Ce qui m’a plus marqué à cet instant, c’est qu’il venait de me redonner les mêmes conseils que mon propre père m’avait faits.
J’ai toujours eu de l’estime et de la considération en lui. Je voyais en lui un self made man, un modèle de réussite et surtout une référence. Politiquement je me suis toujours engagé et battu à ses côtés et je l’ai aussi suivi partout où il est allé. C’était une conviction forte en lui. Ce n’était pas toujours facile mais j’ai toujours cru en lui.
Après qu’il ait quitté le Port de Dakar, il a décidé de faire appel à mes services en faisant de moi son Chef de cabinet. Je lui en remercie et profite également de cette occasion pour lui marquer à nouveau toute ma confiance ma loyauté et aussi ma disponibilité à le servir.
Je comprends parfaitement le sens de votre question. En effet avec cette période de pandémie de la covid-2019, je suis fréquemment à Fatick certains en déduisent que j’ai des difficultés avec mon patron. Mais non ce n’est pas le cas, je vous rassure. Entre lui et moi le courant passe très bien. Je suis à son écoute et entièrement à sa disponibilité.
Le chef de l’Etat appelle au reboisement massif à quand l’action de Fagnane ? Les jeunes semblent retourner à la terre. Qu’en pensez- vous ?
Je remercie et félicite le Président de la République pour cette belle initiative, cette belle vision tendant à la reforestation et à l’embellissement des villes et qui rentre en phase avec le PSE vert.
J’avoue que depuis longtemps je fais en collaboration avec les jeunes de mon quartier des activités de reboisement et tout Fatick en est témoin. En 2014 avec l’appui du service des eaux et foret de Dakar, j’avais pu reboiser 500 plants composés de kordias, de flaboyants et d’autres espèces fruitières.
C’est avec honneur et plaisir que je vois ces plants ou arbres aujourd’hui répondre aux attentes à travers les rues et dans les maisons à Fatick. Les années suivantes la même opération à été répétée à travers les édifices publics (mosquées, cimetières et écoles) même cette année également avec les jeunes j’ai reboisé et fait une distribution de plants dans le quartier.
Je remercie et félicite de passage le Docteur MBODJ qui fait également un excellent travail dans ce sens.
Par ailleurs j’encourage les jeunes à exploité à la terre car la terre ne ment et on récolte toujours ce qu’on a semé. La terre a un potentiel énorme.
L’agriculture est un moyen de lutter contre le chômage et la pauvreté donc j’invite nos autorités à faciliter l’accès à la terre et aux intrants aux jeunes.
Moi-même cette année j’ai pu aménager et exploiter cinq hectares en culture d’arachide et de niébé.
Pour terminer j’invite les jeunes de s’unir, de faire preuve de patience et de persévérance mais surtout de respecter la discipline du parti. J’invite également les jeunes à taire et dépasser leurs divergences et surtout à se former car la formation est la clef de la réussite.
A. DIOUF
De Keur Massar à Ziguinchor: A. Assome Diatta surpasse Sonko
Aussitôt après le déclanchement du Plan Orsec, Mme le ministre du Commerce et des PME Assome Aminata Diatta a été au chevet des populations sinistrées de la banlieue dakaroise, en particulier, celles de Keur Massar.
Avec son entité « Actions Urgentes », instituée pour des opérations coups de poings, des motopompes et du carburant ont servi à participer à l’évacuation des eaux au niveau de quartiers inondés et ciblés de l’une des plus grandes collectivités locales du pays. De Keur Massar, elle a rallié le sud du pays, précisément Ziguinchor où étaient aussi annoncés sur les lieux, des vis-à-vis de l’opposition, comme le leader de Pastef Ousmane Sonko. Un marquage au pagne? S’est-on demandé, sur un terrain aux enjeux politiques certains.
Assome Aminata Diatta ministre du Commerce et des PME et de surcroît Présidente du mouvement « Jappoo ak Assome » a déclenché l’opération « Action urgente », pour être au chevet des populations nécessiteuses et des couches sociales vulnérables.
La survenue des inondations avec leur lot de dégâts et de désagréments a révélé la promptitude de celle dénommée la « Dame du Blouf » et de son entité, pour poser des actes participant à l’allégement et à l’éradication des difficultés des populations des différentes localités du pays, en proie à la calamité naturelle. Des motopompes, du matériel d’assainissement, du carburant ont été mis à leur disposition.
Auparavant, dans la lutte contre la pandémie de la covid-19 et pour une assistance à leurs conditions matérielles d’étude, cette catégorie de citoyens vulnérables que sont les étudiants a aussi bénéficié d’elle, d’un lot de 3000 masques, de 30 caisses de gels de poche et de 2000 tickets de restaurant. Un don qui a été remis à la Coordination des élèves et étudiants de Keur Massar qui lui a témoigné de sa gratitude. Au moment où « d’autres personnalités du monde politique et des affaires les ignorent royalement », ont-ils fait remarquer.
Comme si le sud du pays, était la porte d’à côté, celle considérée comme la « Yaye fall » du président Macky Sall a eu à rallier Ziguinchor où l’attendait dit-on, « le devoir régalien, celui de servir des compatriotes, attachés à sa cause et à celle de la république ».
Le leader de Pastef, qui a aussi intervenu sur le même terrain à Keur Massar, l’attendait aussi ici. Comme pour suivre l’ombre d’un épouvantail, a-t-on lancé.
Après avoir partagé avec les populations du sud les mêmes désagréments du fait des fortes pluies diluviennes, des actes concrets ont été surtout posés par Mme Diaatta. Sachant aussi que la formation constitue le socle de l’épanouissement socio- économique du développement, Assome Aminata Diatta est venue proposer à 500 jeunes sans exclusive, de Ziguinchor, une formation de deux semaines axée sur les techniques de vente, de coaching direct, de développement personnel. La formation s’inscrit dans la capacitation pour une insertion directe dans tous les circuits de la production, pour l’emploi et la création des richesses.
« C’est ainsi autant d’actes concrets posés par la « lionne de Keur Massar et de la Casa di Mansa », qui tranchent d’avec les seules émotions, complaintes et critiques versées par les tenants d’une opposition acculée et perdant de plus en plus du terrain, face aux préoccupations et à l’attente de populations qu’ils ne peuvent assouvir». L’appréciation a émané d’observateurs avertis. Ils pensent aussi que « Assome qui a eu à dégarnir les rangs du Pastef a semé Sonko ».
Riposte contre la Covid-19: Le CSE magnifie la posture du Sénégal, 2ème au niveau mondial
Dans le sillage de l’application de nouvelles mesures sanitaires, sécuritaires et sociales instruites par le Président de la République, le Club Sénégal Émergent (CSE) a livré de pertinentes propositions, qui traduisent la fidélité à sa vocation d’engagement et d’accompagnement des politiques publiques en vue de l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais.
Dans ce sens, a indiqué Youssoupha Diallo, le Club lance à nouveau un vibrant appel aux jeunes, en les invitant à être des vecteurs responsables de la lutte contre tout comportement qui favorise l’expansion de la pandémie, à se protéger et à protéger les personnes âgées qui constituent pour eux, des éclaireurs d’avenir.
Le président du Club Sénégal Emergent a réitéré la suggestion en matière de communication, pour le renforcement de la stratégie par la concertation et la décentralisation tenant en compte les spécificités sociales, territoriales et/ou géographiques.
Le Club appelle à nouveau tous les Sénégalais à une mobilisation totale et déterminée derrière le Président Macky Sall, pour vaincre la pandémie de la Covid-19, avec l’aide de Dieu. M. Diallo a magnifié à juste raison d’ailleurs les bonnes décisions, fondées sur la responsabilité et la vérité, qui ont toujours inspiré les actions du Président de la République et du Gouvernement face à la pandémie.
«A ce propos, il avait, dans son dernier message à la Nation, dressé un bilan sans complaisance de la pandémie dont la gestion, faisait-il remarquer, a illustré la capacité de résilience et d’adaptation dans l’accueil et le traitement des malades», a-t-il relevé dans son discours.
Face aux conséquences nées de la pandémie de la Covid-19 qui affecteront durablement plusieurs secteurs de l’économie nationale, poursuit Youssou Diallo, le Président de la République a fait preuve de pragmatisme en se situant dans une posture de leadership performant. C’est cette dimension de l’homme qui s’est manifestée dans la mise en place du «Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la pandémie Covid-19, Force Covid-19» doté de 1000 milliards de FCFA, pour financer le Programme de Résilience Économique et Sociale.
Par sa voix, le CSÉ a salué le leadership avéré du ministre de la Santé et de l’Action sociale dans la gestion de la pandémie; «le Sénégal est premier en Afrique et deuxième au niveau mondial derrière le Danemark». De nuit comme de jour, inlassablement, sans relâche, à différents niveaux et sur tous les terrains de la lutte contre la pandémie, son département a été bien présent, de manière intelligente et efficace, avec humilité et engagement pour montrer l’exemple et être à l’avant-garde…
Le Conseil de sécurité des NU préoccupé par l’augmentation des attaques contre les écoles
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est déclaré jeudi gravement préoccupé par l’augmentation considérable des attaques contre des écoles ces dernières années et par le nombre alarmant d’enfants qui sont en conséquence privés de l’accès à une éducation de qualité.
A l’occasion d’un débat sur la question, organisé à l’initiative du Niger qui assure la présidence du Conseil pour le mois de septembre, l’instance exécutive des Nations-Unies a réclamé l’adoption de mesures concrètes pour renforcer la protection de l’éducation dans le contexte des conflits armés pour faire face à la hausse des attaques contre des écoles.
“Le Conseil réaffirme le droit à l’éducation et sa contribution à la réalisation de la paix et de la sécurité et se déclare gravement préoccupé par l’augmentation considérable des attaques contre des écoles ces dernières années et par le nombre alarmant d’enfants qui sont en conséquence privés de l’accès à une éducation de qualité”, ont affirmé les quinze membres du Conseil dans une déclaration.
L’instance onusienne exhorte ainsi les Etats membres à faire en sorte que les attaques contre les écoles et les personnes liées aux écoles “fassent l’objet d’enquêtes” et que les responsables soient “dûment poursuivis”. Elle demande la mise au point de mesures concrètes pour prévenir ces attaques, dont l’élaboration de cadres juridiques nationaux.
La déclaration a été adoptée lors de ce débat ayant pour thème “Le sort des enfants en temps de conflit armé : les attaques visant des écoles, une grave violation des droits de l’enfant”.
Plus particulièrement, le Conseil de sécurité se dit préoccupé par la “détérioration continue de la sécurité et de la situation humanitaire et par l’augmentation du nombre d’actes de terrorisme dans la région du Sahel, qui ont coûté la vie à de nombreux civils ainsi qu’à de nombreuses personnes déplacées, et privé des enfants de l’accès à l’éducation en raison de la fermeture des écoles”.
Le Conseil appelle également à renforcer la surveillance et la communication de l’impact des conflits armés sur les enfants de la région du Sahel, citant en en exemple le renforcement mené dans le bassin du lac Tchad.
Initiative solidaire et populaire: le Club Sénégal émergent participe à la riposte contre le covid-19
Les membres du Club Sénégal Emergent, ont répondu massivement à l’invitation du bureau exécutif. Le président Youssoupha Diallo fait une mention spéciale à M. Abdoulaye Diouf Sarr ministre de la Santé et de l’Action sociale qui a rehaussé de sa présence cette rencontre qui constitue le prolongement d’une fidélité à une manière de voir et d’agir.
Dès l’entame de la cérémonie et au nom des membres du Club Sénégal Emergent, M. Diallo s’incline pieusement sur la mémoire de tous les Sénégalais victimes de la COVID-19, «parmi eux un membre éminent de notre Comité scientifique et prier pour le repos en paix de leurs âmes». Il a présenté ses sincères et émues condoléances à leurs familles et à leurs proches. Avec la permission du ministre, il a demandé à toute la salle de se lever et d’observer une minute de silence et de prières à leurs mémoires et à celles des victimes récentes des inondations.
Ce qui donne une haute allure et une parure magnifique à ce « Jeudi du Club Sénégal Émergent », consacré à la gestion de la Covid-19, c’est, au-delà de tout, la fascinante preuve de l’esprit de la citoyenneté et du patriotisme qu’elle exprime et explicite à travers la présence des différentes personnalités et organisations à cette manifestation. «Il s’agit de célébrer ici la fraternité citoyenne et patriotique qui est au cœur même de la philosophie et de la grande ambition qui fondent la raison de penser, d’être et d’agir de notre Club», a relevé le président Youssou Diallo.

Selon lui, le Club Sénégal Émergent (CSE) se définit comme «une chaîne d’engagements patriotiques, un creuset d’initiatives et d’actions citoyennes» pour accompagner le Président de la République, Macky Sall, dans la réalisation du processus d’émergence de notre pays, dont l’aspiration profonde, irrépressible et inextinguible du peuple au développement économique et social et au mieux-être est cristallisée dans le Plan Sénégal Émergent (PSE), référentiel des politiques publiques d’ici 2035.
L’objet de cette cérémonie, rehaussée par les profils de femmes et d’hommes ici présents, épouse parfaitement l’esprit et les fondements du Club, en tant que cadre de réflexion et d’impulsion d’idées, mais aussi plateforme distinctive de communication, d’information et de sensibilisation sur le PSE. Les «Jeudis du Club Sénégal Émergent», constituent des moments privilégiés et indiqués, pour traiter l’actualité brûlante sur les questions nationales majeures en vue d’apporter des informations crédibles et des éclairages nécessaires à l’opinion publique nationale et internationale.
Sans verser dans les invectives inopérantes, les insanités infamantes et autres polémiques stériles, poursuit M. Diallo, le CSE préfère des espaces et des modalités plurielles, plus démocratiques, plus citoyennes et plus patriotiques, pour combattre la désinformation, la propagande malsaine, l’agitation haineuse qui sont des fabriques dangereuses de ruptures d’équilibre social et de stabilité nationale.

«Concernant les inondations qui préoccupent en ce moment tous les Sénégalais, le Club Sénégal Émergent promet, là aussi, de participer à apporter en toute objectivité, tous les éclairages nécessaires, avec l’ensemble des protagonistes et nos incontournables partenaires de la presse », a rassuré M. Diallo.
Des lumières pour les esprits et des informations fiables pour les populations, le CSE en a apporté en 2018 à l’occasion des Jeudis sur la «croissance du Sénégal» et sur la «problématique des pénuries d’eau dans l’agglomération dakaroise». En 2019, le CSE a pu jeter une lumière crue sur «la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal».
C’est ainsi que le 12 août 2020, dans une Déclaration sur la progression inquiétante de la Covid19 au Sénégal, le Club Sénégal Émergent a pris l’initiative de contribuer au déclenchement d’une Vaste Offensive contre la Covid-19,et a appelé à la relance diligente de l’Initiative populaire et solidaire de riposte contre la Covid19,qui se décline en wolof par « Jappo Xeex Coronavirus », mise en place avec des acteurs de la Presse, de la Société civile, des Mouvements de femmes, des Acteurs de la culture…
Cour du Québec: Une juge présente des excuses à une musulmane pour lui avoir refusé de comparaître en portant le voile
Une juge du Canada a présenté des excuses à une musulmane pour lui avoir refusé de comparaître devant elle il y a cinq ans en portant le voile, et ce dans le but de mettre fin aux procédures disciplinaires qui la visent.
Dans une lettre lue mardi lors d’une audience virtuelle du Conseil québécois de la magistrature, la juge Eliana Marengo s’est excusée d’avoir refusé, en 2015, d’entendre la cause de Rania El-Alloul concernant un véhicule saisi, si elle ne retirait pas son voile. “La juge affirmait à l’époque que Mme El-Alloul violait les règles qui exigent qu’on soit “convenablement vêtu” au tribunal, soulignent les médias, précisant que Mme Marengo admet dans sa lettre d’excuses s’être trompée dans son interprétation de la loi et “qu’elle n’a jamais eu l’intention de manquer de respect envers Mme El-Alloul ou ses croyances religieuses”.
Dans une lettre de réponse lue lors de l’audience, Mme El-Alloul, qui avait refusé de retirer son hijab, a fait savoir que les propos et la décision de la juge d’ajourner sa cause lui avaient causé de la douleur, mais qu’elle acceptait ses excuses, ajoute-t-on.
Les excuses et l’appel pour mettre fin aux procédures font partie d’une proposition de règlement conjointe entre les avocats de Mme Marengo et les procureurs du Conseil en charge de l’enquête.
En juin 2016, le Conseil de la magistrature a mis en place un comité chargé d’enquêter sur la conduite de la juge après avoir décidé que 28 des plaintes suscitées par ses propos étaient fondées.
« Ma part de lecture de la COVID-19 », (Par Diégane Samba Thioune)
De toutes les planètes et autres satellites qui gravitent dans l’espace, la terre est à coup sûr, la plus agressée la plus agitée. Elle renferme de l’oxygène, elle est habitable.
Ce n’est pas le cas des autres planètes ou astres comme la lune où l’homme a posé le pied, mais n’y a vu âme qui vive.
L’on a souvent épilogué sur la présence d’êtres vivants, humanoïdes qualifiés d’extraterrestres, hommes bleus, venus d’autres planètes comme les Martiens, venus de la planète Mars.
Mais, pour dire vrai, tout ceci n’est que conjecture, car l’homme, le terrien nourrit un complexe d’infériorité à l’égard de ces extraterrestres, à qui l’on prête, à tort ou à, raison, des aptitudes intellectuelles, une intelligence et un niveau de connaissance technologique, de loin supérieurs à ceux de l’Homo Sapiens sapiens que nous sommes.
Le film du réalisateur américain STEVEN SPILBERG «E.t» (Extra-terrestre) est, à cet égard, assez évocateur.
En tout état de cause, la course folle entre grandes puissances, pour la conquête de l’espace, la «guerre des étoiles» et l’envoi de sondes, avec des sommes abyssales en millions de dollars dépensées dans ces projets mirifiques, n’ont pas encore permis à l’homme de tirer un parti des planètes autres que la Terre.
La Terre ne semble donc pas suffire à l’appétit insatiable de l’homme à son ambition démesurée, à sa propension au gaspillage, à la gabegie, à la découverte.
L’homme est toujours plus cupide, plus avide que jamais.
La Terre est un grand Ecosystème. Elle dispose d’une biodiversité extraordinaire, de grands forets, une faune variée et multiple, des oiseaux de toutes sortes, des reptiles, des invertébrés, des lacs, des fleuves, des bassins, des vallées, des montagnes, des mers, des océans, etc.
Malheureusement, elle se dégrade de jour en jour, elle dépérit à petit feu à cause de l’action humaine, une action néfaste.
A preuve, la planète rouge a atteint sa capacité de charge, elle est dans la zone rouge, elle est en alerte écologique avec ses huit milliards d’habitants dans les villes bondées avec des usines, des équipements, des véhicules, des navires, des trains, des avions.
En revanche, la terre a une aptitude de riposte, une capacité de nuisance, des sources insoupçonnées de vengeance, de réaction sur l’homme, ce minus, ce virus qui l’a trop agressée.
Les réactions visibles de la terre contre l’arrogance de l’homme.
La terre est un organisme dynamique ; c’est un Ecosystème géant. Si sa capacité de charge est limite et «full», elle ses rebiffe et réagit. L’action anthropique est déraisonnable et sans limites: la terre est déboisée, brulée, creusée, blessée, polluée, surexploitée, «surpeuplée». Elle subit des essais nucléaires, elle est brulée, enfumée. C’est trop de pression. Les marxistes ne disent-ils pas que « la concentration appelle à la déconcentration ».
La réaction de la terre est à la dimension de l’affront que l’homme lui fait de sa malveillance. La Terre se venge à travers des manifestations étranges, dévastatrices, violentes : tsunamis, séismes, tremblements de terre, éruptions volcaniques, tornades, ouragans, crues, inondations, sécheresse.
L’homme est impuissant, désarmé devant tant d’adversité.
Des phénomènes qui dépassent l’entendement humain et qui ne semblent avoir aucune explication rationnelle.
Des réactions physiques qui font très mal et qui engendrent des conséquences dramatiques sur les populations touchées.
Alors, la terre semble indiquer qu’elle ne peut plus supporter l’arrogance de l’homme, son manque de sagesse, son irresponsabilité, ses caprices, son effronterie. Elle exprime ainsi, physiquement, violemment son « mécontentement » son refus d’être l’objet de la vanité de l’irrespect de l’homme envers le sacré, la vie, la création de Dieu.
Il faut arrêter l’arrogance de l’homme, devenu fou, en le réprimant ainsi.
Malheureusement, l’homme ne semble avoir qu’une compréhension profane, puérile de la riposte de la Terre car pour lui c’est juste un changement climatique sans plus.
La pandémie du COVID 19 : une punition de Dieu infligée à l’homme
Non content de détruire la Terre, l’homme s’auto- détruit, par son attitude envers son prochain. L’homme est un loup pour l’homme.
La haine entre les hommes, le racisme, l’intolérance, l’exclusion, l’indiscipline, l’impolitesse, la méchanceté, l’outrecuidance sont de nos jours les éléments de base de la règle de vie de l’espèce humaine.
Les hommes ne s’aiment pas, ne se respectent pas, ne se tolèrent pas, ne sont pas solidaires.
Chacun se croit supérieur à son voisin. L’on se toise, l’on se jauge, l’on se méprise, l’on s’ignore. La vanité, l’orgueil, l’égocentrisme, l’hypocrisie, l’individualisme, la malhonnêteté sont les anti-valeurs les plus partagées. La patience est une qualité en voie d’extinction. L’injustice, le manque de générosité, de compassion envers les personnes nécessiteuses, qui souffrent, sont les tares les plus caractéristiques des sociétés humaines.
Au total, l’on peut affirmer que l’homme est vraiment un concentré de vices.
Non seulement il met en danger notre mère la terre, mais il s’auto anéantit. Il tue gratuitement son prochain.
On disait de l’homme qu’il est un roseau pensant, mais il a cessé de penser positif.
Sa tortuosité, sa témérité et son manque de respect envers la nature, envers le sacré, l’ont amené à procéder à des manipulations génétiques qui peuvent s’avérer dangereuses, à créer des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) dans le seul objectif d’accumuler des biens matériels, de dominer le monde.
Il empiète ainsi le domaine de Dieu, il rentre dans les plates-bandes de l’Omniscient, du Créateur suprême. C’est un sacrilège.
L’on n’est donc pas surpris de le voir l’homme se fourvoyer, à chaque fois qu’il enfreint les lois immuables du SEIGNEUR.
Tous les êtres vivants obéissent à Dieu sans contester ; l’être humain lui, transgresse à volonté, les lois de Dieu, ses décrets, sans sourciller.
Voilà pourquoi, l’Etre suprême riposte de manière invisible. Il y a une dimension immatérielle, métaphysique dans ces ripostes à l’encontre de la bêtise et de l’arrogance humaines.
Des fléaux inexplicables surgissent on ne sait comment, ni d’où et s’abattent de manière implacable sur l’homme désarmé, désarçonné, sans moyen de protection contre des forces surnaturelles, des maux invisibles, incurables.
Les maladies virales comme le SIDA, le Coronavirus, la maladie du virus Ebola, la peste, sans compter certaines bizarreries dans le comportement de l’homme devenu schizophrène, psychopathe, démoniaque sont à intégrer dans ces voies insondables du Seigneur dont la main s’abat sur cet être fragile, cette « fripouille » qui désobéit, vole, tue, injurie et défie son créateur.
Ma lecture de de ce qui nous arrive, de ce COVID 19, est une équation à plusieurs inconnues. C’est quelque chose qui s’apparente à l’apocalypse, à une tragédie sans fin.
Les mesures recommandées par les scientifiques pour éviter la maladie sont, du reste, assez significatives de la fragilité de l’homme :
Le port du masque
Le lavage fréquent des mains
La distanciation physique
Le confinement
Les hommes de Dieu, les religieux qui ne sont pas impliqués, de manière visible, dans la recherche de solutions pour sortir de cette situation, conseillent, quant à eux :
Le retour à Dieu, le suivi strict de ses recommandations :
L’amour envers son prochain ;
La solidarité humaine ;
La générosité
Le respect de la Terre, de l’Environnement
Voilà la voie à suivre, l’idéologie à adopter, car rien de la posture de l’homme d’aujourd’hui, rien dans son comportement n’est salutaire.
Diégane Samba THIOUNE
Conseiller des Affaires Etrangères à la retraite
Tél : 77 368 69 61
Youssou Diallo: «La Covid-19 valide définitivement le PSE !»
Youssoupha Diallo, Président du Club Sénégal Emergent, PCA de la SONACOS, économiste de formation, énarque, expert en développement agricole, nous a accordé une interview sur le débat en cours concernant la Covid-19 et la pertinence du PSE par rapport à la souveraineté alimentaire et l’industrialisation du Sénégal.
Chocs de la Covid-19 et PSE.?
Les grands chocs de la Covid-19 ont selon lui vraiment perturbé le monde entier et ceux dans tous les secteurs d’activités, l’économie en particulier. On avait beaucoup d’appréhension sur le futur immédiat des pays en développement comme le Sénégal. Les chocs de la pandémie de la Covid-19 ont impacté le maillon essentiel de l’économie moderne, le marché qui a brutalement des perturbations majeures. Les mesures de distanciation sociale, les confinements partiels ou totaux, les fermetures de frontières, mesures quasi-extrêmes qui tuent les échanges physiques fondement du marché. Au Sénégal certaines mesures prises comme l’interdiction des déplacements de région à région, le couvre-feu, l’interdiction des réunions publiques ont mis à rude épreuve l’économie, notamment le transport aérien, les transports inter- urbains, la restauration, l’hôtellerie, le tourisme, la culture et les loisirs, le secteur informel, PME et Pmi, etc.
Quand le marché ne fonctionne pas de façon optimale, l’économie mondiale qui est tirée par les échanges commerciaux, ne tourne plus rond et par l’effet de transmission d’ondes négatives, entraîne de facto la baisse de la demande, de la production des biens et services et l’investissement. Une contraction de l’offre et une récession globale avec ses conséquences négatives sur les revenus et les emplois, s’en suivent.
Le choc de la pandémie de la Covid-19 a créé une récession plus importante que celle de la crise de 29 et de la crise financière des sub-primes en 2008. Les économies occidentales pour la plupart ont connu des niveaux de récession de leur PIB au moins supérieurs à 10%. Dans d’autres pays comme les Etats- Unis la situation est encore plus grave, même la Chine qui était la championne des croissances fortes a vu son niveau de croissance baisser fortement. Selon le BIT plus de 25 millions de pertes d’emplois dans le court terme pour les pays développés et plus de 500 millions de nouveaux pauvres selon l’ONG Oxfam. Les économies africaines qui avaient depuis plus d’une décennie les taux de croissance les plus élevés parmi les continents entre aussi en récession.
La zone Uemoa à laquelle appartient le Sénégal voit ses prévisions de croissance passées de 6% à 3% en 2020. Les prévisions de croissance du Sénégal en 2020 passent de 6% à 1,1%. «Nous avions tous eu peur des conséquences de ce choc sur les économies des pays en développement, pour le Sénégal en particulier», a relevé le président du Club. Mais avec le temps, explique-t-il, sous l’effet combiné des politiques vertueuses de gestion de la pandémie avec le PRES et le fonds FORCE Covid-19 et des acquis des réalisations du PAP1 du PSE, il est apparu que, malgré tout ce qu’ont pu dire certains économistes et hommes politiques, le Sénégal s’en est relativement bien sorti. Pour Youssoupha Diallo, c’était comme si le Sénégal avait anticipé rationnellement les chocs de la Covid-19!
Contrairement à ce que disent certains du genre «avec les chocs de la Covid-19, le PSE a prouvé son impertinence ou que le PSE doit être rangé au placard parce qu’il n’est pas pertinent, n’aborde pas certaines questions comme la souveraineté alimentaire et l’industrialisation» !
A l’examen minutieux du PSE dans ses orientations, ses réalisations et ses perspectives, il apparaît manifestement que ces arguments ne résistent pas à une l’analyse sérieuse et rigoureuse.
Les 3 axes du PSE.
Le premier axe du PSE est la restructuration de l’économie et la croissance.
La restructuration de l’économie signifie la remise de l’économie sénégalaise sur ses pieds, par la production de biens et services marchands, sa diversification, la transformation de ses bases productives par le relèvement de la productivité globale pour la création de plus de richesses, de revenus et d’emplois. Cela veut aussi dire ,rendre les process de production et de transformation des produits et de services plus complexes et plus capitalistiques .Ce processus de transformation prévu par le PSE doit conduire notre pays à l’industrialisation souhaitée.
Le deuxième axe du PSE, c’est le développement du capital humain. Comprenons que la première ressource d’un pays, celle qui est la plus décisive pour le développement, c’est les ressources humaines. Un pays est développé ou non, par ses ressources humaines, ses systèmes et techniques de formation et recherche .On est dans le monde de la nouvelle économie, l’économie du savoir! Les meilleurs exemples de pays pour illustrer cette affirmation sont le Japon, l’Israël et le Rwanda pour ne pas faire une longue énumération. Le troisième axe du PSE porte sur la gouvernance, la sécurité, la paix et les institutions qui sont les externalités ou l’environnement de l’économie, qui accélèrent ou ralentissent la croissance et le développement selon leur configuration.
La souveraineté alimentaire?
Dans le programme d’actions prioritaires 2 (Pap2) qui a été lancé en 2019 et décliné dans le programme de campagne du Président Macky Sall, le programme ‘’liguéyal euleuk’’, les préoccupations sur la souveraineté alimentaire sont déjà pris en compte. Selon Youssoupha Diallo rappelle que depuis le lancement du PSE, le Président de la République a dit et insisté sur le fait «que le secteur moteur du développement de l’économie du Sénégal, c’est l’agriculture».
Plus concrètement, argumente M. Diallo, le Président Macky Sall a mis les moyens qu’il fallait pour prouver son option en faveur de l’agriculture. Puisque de 2012 à maintenant, le Sénégal n’a jamais connu, un niveau d’investissement aussi important dans l’agriculture corrélé par des niveaux de croissance annuelle de ce secteur allant jusqu’à taquiner, certaines années les 20% de croissance. Le secteur agricole est passé quasiment d’un niveau global de contribution au PIB de 6% à un niveau de contribution au PIB se situant entre 12 et 15%, soit un doublement en moins de 5 ans , avec en plus un équipement conséquent des agriculteurs , condition nécessaire d’une modernisation et d’un développement accéléré de l’agriculture par le relèvement de sa productivité globale. Le programme phare de cette stratégie de souveraineté alimentaire a été le programme national d’autosuffisance en riz. Grâce à ce programme, le Sénégal est passé d’un niveau d’autosuffisance en riz de moins de 30% en 2012 à un niveau d’autosuffisance supérieur à 60% en 2017. Soit un doublement de la production de riz (passage de 500 000 tonnes de paddy a 1150 000 tonnes) en l’espace de 5 ans. ! Il faut magnifier cette performance, même si l’objectif in-finé, était d’avoir 100% en 2017. Cela a eu des effets positifs notés lors de la gestion de la covid-19. S’il n’y avait pas un stock de riz important au niveau national, il serait difficile de faire face au besoin de notre pays, en plus des importations.
L’industrialisation ?
Dans la mise en œuvre de la stratégie d’industrialisation du PSE, le programme «liguéyal euleuk» décline 5 initiatives, 3 programmes et 5 accès. Parmi les 5 initiatives, celle numéro 3 s’appelle Industrialisation du Sénégal. De manière plus concrète, poursuit M. Diallo, depuis son avènement au pouvoir du Président Macky Sall une Zone économique spéciale (Zes) a été mise en place et a permis la réalisation d’importants investissements directs qui ont permis de créer un certain nombre d’industries et des milliers d’emplois.
Aussi à Diamniadio avec l’Aprosi, un Parc Industriel a été créé pour un investissement de plus de 25 milliards de francs CFA. Le projet d’un deuxième parc industriel de 60 milliards de francs CFA est en cours de réalisation. Un autre parc industriel va être mise en place dans la région de Ziguinchor pour 10 milliards. A cela s’ajoute les programmes de mise en place de trois Agropoles: Agropole Sud à Ziguinchor, Agropole Centre à Kaolack, Agropole Nord à Saint- Louis. Chaque Agropole, qui est un espace économique de production et de transformation des biens et de services basés sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie. Agropole Zone Sud (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et Kédougou), Agropole Centre (Kaolack, Fatick, Diourbel), Agropole Nord (Saint louis, Louga, Matam). Ces agropoles sont des mécanismes de renforcement de la production de l’Agriculture au sens large (élevage, produits de la foresterie, pêche, etc), mais surtout de valorisation et de transformation des produits agricoles. Les Agropoles engendrent la création de ressources mais aussi renforcer les emplois. En plus la région de Kédougou est devenue un véritable hub minier avec l’or et le fer. La région de Matam avec le phosphate à un bel avenir d’as la production d’engrais et des produits phosphatiers. Avec les importantes découvertes de pétrole et de gaz des Hubs pétrochimiques sont en train de voir le jour à Saint Louis, Cayar et sur la Petite Côte.
Ch. Seck NDONG
















