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Bloc-notes de Abdou GNINGUE sur « l’hindouisme… rampant!? »

La pandémie du Coronavirus est en train de faire des ravages au sein de la population. La semaine dernière les trois membres d’une même famille ont été fauchés par le Covid 19 en l’espace de quelques heures après avoir pris part à une cérémonie familiale. Pourtant, un arrêté ministériel interdit toute célébration de cérémonie familiale qui requiert la présence d’un certain nombre de personnes.

Mieux, le ministre de l’Interieur, Antoine Diome exige le port obligatoire du masque même dans la rue. Je me suis amusé à faire une petite observation de mon balcon, sur des dizaines de personnes qui passent dans la rue, seul un tiers a mis le masque et ce sont des élèves. Tout le reste se moque des recommandations des autorités. Pendant ma marche quotidienne, la situation est plus grave car ces citoyens irrespectueux des arrêtés du ministre de l’Interieur passent sous le nez et la barbe de policiers qui les laissent passer sans au moins leur faire une remarque de leur infraction.

Tant que nous assisterons à ces comportements,  nous allons vivre encore longtemps avec le Covid19.

Cette désobéissance civile qui est un défi à l ‘autorité doit être arrêtée nette.
L’Etat doit protéger les citoyens. Il a la force légitime pour faire respecter les lois et règlements et sévir sans faiblesse coupable. Il faut que nos compatriotes sachent que l’indiscipline ne mène nulle part dans toute chose surtout en matière de santé concernant une maladie aussi contagieuse. On apprend d’ailleurs que la variante britannique qui est plus contagieuse que le premier virus, signalée en Gambie, est dans nos murs. C’est dire que la vigilance doit être redoublée pour réduire la propagation de la maladie pour que les Sénégalais puissent retrouver une vie normale.

Cette désobéissance civile notoire se note dans la vie courante dans une capitale comme Dakar où les bœufs et les vaches disputent le macadam avec les automobilistes. On se croirait en Inde où ce ruminant est sacré et personne n’ose  les faire quitter la chaussée au risque de subir un malheur certain. A moins que les Sénégalais se soient convertis à l’hindouisme sans le savoir.

Pour rester dans la circulation, les voitures hippomobiles, communément appelées, charrettes partagent la chaussée avec les voitures dans une indiscipline indescriptible. Vous risquez de perdre la lunette arrière de votre voiture si ce n’est pas la pare-brise si vous avez un choc avec elles. Les charrettes n’étant pas assurées, la seule consolation que vous aurez est le fameux Djegalou (l’excuse) devenu un disque rayé dans la circulation. Vous l’entendrez de la bouche des conducteurs de diables, les fameux pousse-pousses qui vous tracent des sillons sur vos portières en évitant un obstacle devant eux. Là aussi, pas de constat de la police et vous êtes obligé de passer voir votre tôlier qui se trouve lui aussi dans un garage aménagé sur un terrain vague, non homologué, qui sert d’atelier. Le jour où l’Etat ou le propriétaire aura besoin de cette place, la présence des forces de l’ordre sera obligatoire car les occupants en feront une propriété et réclament des… indemnités après plusieurs années d’occupation irrégulière d’une parcelle appartenant à autrui.

Nos trottoirs et surtout les passerelles qui enjambent les autoroutes sont devenus des bazars à ciel ouvert. On y vend du tout, vêtements, chaussures, ceintures et parfois des armes blanches que peuvent utiliser certains malfrats fréquentant ces passerelles, la nuit, pour détrousser de paisibles citoyens  qui les empruntent.

Mais où est donc le ministre en charge du cadre de vie? Ne doit il pas chasser tous ces irréguliers de nos trottoirs et passerelles pour nous éviter de disputer la chaussée avec les véhicules?

Les autoponts doivent être la fierté de tout sénégalais. Ils ont diminué, très sensiblement, les embouteillages monstres auxquels on assistait aux heures de pointe sur la VDN(Voie de Dégagement Nord). Mieux, des espaces piétons bien aménagés font le bonheur des personnes du troisième âge et autres marcheurs qui s’ y promènent tôt le matin pour suivre les recommandations du corps médical pour une marche régulière de 30 minutes. Celui qui se sentira essoufflé pourra s’asseoir tranquillement, le temps de soulager un méchant rhumatisme, sur les bancs en bois et en béton. Hé oui, en bois et en béton! C’est pour éviter qu’ils soient arrachés par les ferrailleurs, comme ils le font avec les couvercles en fer de nos bouches d’égout. Ce décor utile, qui longe le parcours au milieu d’un tapis de verdure, est un véritable cadre de vie sain qui mérite d’être entretenu par les citoyens eux-mêmes. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est l’Etat car l’Etat c’est nous!

Un pays, émergent ou qui tend vers l’émergence, doit effacer ces différentes irrégularités et ce manque de civisme qui nous retardent dans toute recherche de progrès.

Nos hommes politiques qui ont leurs boussole réglés sur les mandats électifs rapportant gros(y a bon monsieur ou madame le député) , ne se soucient guère de ces tares de notre société moderne. Ils n’ont besoin des citoyens que pour leurs cartes…d’électeurs qui vont les mener vers le pouvoir. Le cadre vie et autres ingrédients qui rendent la vie agréable ce n’est pas leur tasse de kinkeliba. Vous ne les verrez jamais dénoncer ces comportements, se réfugiant derrière, c’est l’Etat qui doit sévir alors qu’il est question de comportement citoyen. Les chefs de partis politiques ne sont-ils pas mieux placés que quiconque pour donner de belles leçons de citoyenneté à leurs militants. Ils sont à la recherche de leurs suffrages pour espérer gouverner ce pays avec des ….citoyens modèles bien armés sur le plan civique pour les accompagner dans leurs missions futures si jamais ils arrivaient au pouvoir.  Je leur lance ce cri de ralliement des Témoins de Jéhovah: Réveillez-vous !

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

Candidat à la présidentielle en Somalie: une première victoire pour Abshir Aden Ferro

Une première victoire pour Abshir Aden Ferro, candidat à l’élection présidentielle en Somalie. Cet homme d’affaires somalien, candidat à l’élection présidentielle de février 2021, veut remettre sur pied son pays, affaibli par de nombreuses années de guerre civile. Il souhaite, en outre, éradiquer la corruption qui, selon lui, gangrène depuis trop longtemps la Somalie. Une première victoire, juridique, lui donne bon espoir pour ce prochain scrutin à haut risque. Le président de « l’Alliance du futur » a vu en effet sa requête acceptée par le tribunal de commerce de Paris concernant des soupçons de corruption qu’il a dénoncés.

   Son parti a publié un communiqué de presse à ce sujet dont voici la copie:

« Par sa décision de condamner la société Losberger dans l’affaire du marché de l’Union européenne pour la construction d’un complexe sécurisé à Mogadiscio, le Tribunal de Commerce de Paris donne foi aux soupçons de corruption émis dès 2016 par Abshir Aden Ferro dans les appels d’offres concernant les marchés de construction liés à la sécurité en Somalie. Comme le soulignent les avocats de AAF dans le communiqué ci-après, le jugement rendu est une première victoire pour leur client. Pour sa part, Abshir Aden Ferro entend poursuivre son combat contre la corruption en Somalie comme en Europe et demandera aux sociétés impliquées d’importants dommages et intérêts, qu’il s’engage à reverser aux familles victimes de la violence et des attentats en Somalie. L’Alliance pour le Futur ne doute pas que la justice française dénoncera aussi la discrimination raciale contraire aux Droits de l’Homme à l’encontre des ressortissants somaliens envisagée par l’Union européenne dans les clauses de cet appel d’offres. Grâce à son programme «Espoir, Paix et Sécurité», Abshir Aden Ferro qui affrontera le Président sortant aux prochaines élections présidentielles s’engage à restaurer l’Etat de Droit, à instaurer le suffrage universel, à enrayer la corruption, à lutter contre les extrémistes, à rétablir la sécurité et à faire en sorte que la Somalie retrouve la confiance de la communauté internationale et des investisseurs pour pouvoir remettre le pays sur les voies de l’expansion économique. Abshir Aden Ferro veut être le «Monsieur Propre» de la Somalie. »

Le cabinet d’avocats auquel il a fait appel a également publié un communiqué :

Communiqué des Avocats : « Sollicitée en 2014, par les Sociétés Losberger et Rapid, en vue de remporter un appel d’offres publié par l’Union Européenne dont l’objet portait sur la réalisation d’un camp sécurisé sur la zone aéroportuaire de Mogadiscio et de services de sécurité, la société Abshir Advisors, représentée par Mr Abshir Aden Ferro, s’est vue contrainte de se retirer du projet compte tenu d’une part de la mauvaise foi contractuelle des Sociétés Losberger et Rapid et, d’autre part, de forts soupçons de corruption quant à l’attribution du marché, tels que relatés dans la presse. Un contentieux devant le Tribunal de Commerce de Paris a donc dû être initié par la Société Abshir Advisors, défendue par Me Xavier Argenton et Me Elodie Smila, avocats au Barreau de Paris, en vue de reconnaître les manquements des Sociétés Losberger et Rapid, lesquelles n’ont reculé devant aucune manœuvre pour tenter d’échapper à leur responsabilité. C’est ainsi que ces deux Sociétés ont cherché à nier l’existence même de la Société Abshir Advisors en Somalie et à contester la réalité du travail effectué pour elles. La Justice française n’a pas été dupe de tels stratagèmes, puisqu’elle a condamné par jugement du 21 janvier 2021, ces sociétés à indemniser la Société somalienne Abshir Advisors. Cette condamnation confirme les dires de Mr Abshir Aden Ferro et l’action de sa société. Les sommes accordées à la Société Abshir Advisors seront largement augmentées devant la Cour d’appel de Paris qui sera chargée de reformer, sur ce seul point, le jugement du Tribunal de Commerce de Paris.  »

Xavier Argenton, Elodie Smila, Avocats à la cour

Projet de révision de la Loi sur les PPP: Le MEPC rencontre le Secteur Privé

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Amadou Hott, a présidé ce 21 janvier 2021, en collaboration avec l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP), un webinar sur les Partenariats Public-Privé. L’objectif était d’échanger avec les représentants du secteur privé sur les innovations qu’offre le projet de loi relatif aux contrats de partenariat public-privé (PPP) dans le cadre de la relance de l’Economie.

Ce projet de loi, adopté en conseil des Ministres le 23 décembre 2020, est le résultat d’un
processus participatif et inclusif ayant impliqué les principaux acteurs du secteur, notamment
une vingtaine de départements ministériels et administrations, le secteur privé national et
international, la société civile, les partenaires au développement.
L’ambition principale est d’avoir un projet de loi flexible et plus attractif, prenant en compte
les bonnes pratiques ainsi que les spécificités de l’environnement des affaires du pays,
permettant la réalisation rapide de projets PPP de qualité et créateurs d’emplois, tout en
assurant une sécurité juridique des parties.
Conformément aux instructions du Président de la République, le Ministère de l’Economie du
Plan et de la Coopération a mis en place un Comité technique composé de membres du MEPC,
du Ministère des Finances et du Budget représenté par la Direction centrale des Marchés
publics (DCMP), de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP) et de l’APIX.
Les travaux de ce comité ont débouché sur une proposition tendant à unifier le cadre
juridique et institutionnel relatif aux contrats portant participation du secteur privé à
l’exécution d’un service public ou d’un service d’intérêt général, et en procédant à une
nouvelle répartition des compétences entre les différents acteurs impliqués dans la
gouvernance. Par ailleurs, cette réforme sera l’occasion de renforcer les dispositions pour une
forte participation du secteur privé national et communautaire dans les partenariats public-
privé tout en restant attractif pour le secteur privé international.
A la faveur de cette réorganisation, le nouveau cadre de gouvernance compte s’appuyer sur 4
organes, à savoir l’organe chargé du contrôle a priori (la DCMP), l’Unité Nationale d’Appui au
Partenariat Public-Privé (un organe expert consultatif), l’organe chargé de la régulation
(ARMP) et le Comité interministériel intervenant sur des aspects différents avec des fonctions
complémentaires.

Au titre des innovations envisagées par le projet de loi soumis à l’Assemblée Nationale le 31
Décembre 2020, il convient de noter :
un cadre juridique simplifié et unifié pour les partenariats public-privé ;
un cadre institutionnel rationalisé ;
la généralisation de l’évaluation préalable à tous les projets PPP ;
des procédures de passation clarifiées et encadrées ;
un traitement des offres spontanées plus encadré et en ligne avec l’environnement
des affaires du Sénégal ;
un renforcement de la promotion du secteur privé national un renforcement de la
promotion du secteur privé national et des dispositifs d’exigences de contenu local;
l’introduction de nouveaux outils pour faciliter un développement substantiel de
projets de partenariat public-privé notamment dans les collectivités territoriales ;
un dispositif de suivi et de contrôle renforcé.
Ce projet de réforme s’inscrit dans le cadre de la volonté du Chef de l’Etat de remettre
l’économie nationale sur la trajectoire de croissance forte et inclusive, empruntée depuis
2014, pour un Sénégal émergent en 2035.

« Reconstruire les USA »: Joe Biden préconise le consommer américain

Le nouveau président a signé un décret pour forcer plus efficacement l’administration, qui dépense chaque année 600 milliards de dollars, à acheter des produits « made in USA ».

Pendant la campagne électorale, Donald Trump n’avait cessé de qualifier Joe Biden de « made in China ». Parce que le candidat démocrate avait approuvé l’entrée de Pékin dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001 et promu un libre-échange ayant conduit, selon le républicain, à la désindustrialisation américaine.

Le candidat Biden l’avait bien compris lorsqu’il a cherché, dans un discours, à récupérer l’électorat ouvrier blanc des Etats dits de la Rust Belt (« ceinture de la rouille »), ceux qui ont manqué à Hillary Clinton en 2016. Et le voilà qui passe aux actes, défendant le travailleur américain et les syndicats, dans une politique qui s’inscrit largement dans la continuité de… Donald Trump.

Joe Biden a signé, lundi 25 janvier, un décret présidentiel pour forcer plus efficacement l’administration, qui dépense chaque année 600 milliards de dollars (494 milliards d’euros), à acheter américain. « Je n’accepte pas le point de vue défaitiste que l’automatisation et la mondialisation peuvent empêcher les emplois syndiqués de croître ici en Amérique », a déclaré le président démocrate, avant d’ajouter : « Nous allons utiliser l’argent des contribuables pour reconstruire l’Amérique. Nous allons acheter des produits américains et soutenir les emplois américains. »

Réindustrialiser l’Amérique

Le président a accusé Donald Trump d’avoir laissé filer l’affaire : « Sous l’administration précédente, les contrats du gouvernement fédéral attribués directement aux entreprises étrangères ont augmenté de 30 %. Cela va changer sous notre surveillance », a assuré M. Biden, qui a cité les 3 milliards de dollars octroyés par le ministère de la défense à des entreprises étrangères et ordonné à ses services de traquer les exemptions qui permettent à celles-ci de fournir le gouvernement américain.

Visite virtuelle de Sa Majesté au Sénégal:  La Reine Máxima du Royaume des Pays-Bas promeut l’inclusion financière

Sa Majesté La Reine Máxima des Pays-Bas effectue une visite virtuelle au Sénégal, en sa qualité de Conseillère spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies pour la finance inclusive pour le développement (UNSGSA), les 19 et 21 janvier 2021.

L’UNSGSA prévoit de discuter de l’accélération des politiques de financement inclusif – en particulier liées aux services financiers numériques et dans le contexte du COVID-19 – pour améliorer la vie des populations à travers le pays. Ladite visite fait suite à une entrevue entre la Conseillère spéciale et le Président Macky Sall, lors du Forum économique mondial (WEF) tenu en janvier 2020, où le Président Macky SALL avait exprimé son enthousiasme pour un soutien et une collaboration approfondie avec l’UNSGSA.

En outre, l’UNSGSA a eu une réunion bilatérale virtuelle productive avec Monsieur Tiémoko Meyliet
KONE, Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le 18 décembre
2020. Le Sénégal est un Etat membre de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA)
dont l’Institut d’émission est la BCEAO. La Banque Centrale, dont le siège est à Dakar, dessert les
huit pays qui composent l’UEMOA. Outre le Sénégal, les autres Etats membres de l’UEMOA sont le
Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger et le Togo.
Le dialogue entre l’UNSGSA et le Gouverneur Koné a porté sur la mise en œuvre de la stratégie
actuelle d’inclusion financière de la BCEAO, sur la manière d’étendre les services financiers
numériques aux zones rurales et sur les projets en cours pour promouvoir l’interopérabilité des
paiements et le secteur des technologies financières. En outre, l’UNSGSA a souligné l’importance de
mettre en place des biens publics clés pour soutenir les services financiers numériques dans le cadre
des efforts de réponse et de redressement dans le cadre de la COVID-19.
La crise de la COVID-19 a souligné l’importance des services financiers pour aider les communautés
vulnérables à gérer les chocs, à assurer une nutrition adéquate et à aider les petites et moyennes
entreprises à rester à flot. Les pays dotés d’écosystèmes avancés de services financiers numériques
ont été en mesure de réagir plus efficacement. Cela comprend l’extension des programmes de
transfert d’argent d’urgence qui reposent sur des portefeuilles mobiles ou des comptes bancaires,
ainsi que la promotion des paiements électroniques entre les particuliers, les gouvernements et les
entreprises, et la promotion de l’accès au crédit pour les entreprises.
Selon le Global Findex 2017 de la Banque mondiale, 42% des adultes au Sénégal ont accès à des
services financiers formels, soit par le biais d’une banque traditionnelle ou d’une autre forme
d’institution financière. Cela représente une augmentation par rapport au précédent Findex en 2014,
où le pourcentage d’adultes au Sénégal avec des comptes financiers était de 15%. Cela illustre
également une augmentation substantielle par rapport au Findex de 2011 où seulement 6% de la
population sénégalaise avait des comptes.
Malgré cette augmentation, environ 4,85 millions d’adultes au Sénégal n’ont toujours pas accès aux
services financiers, tels que les comptes bancaires ou d’épargne, les assurances, les prêts, les
retraites ou les méthodes de paiement numériques. Cela limite leurs possibilités de développement.
Les personnes les plus touchées sont les personnes vivant dans la pauvreté, les femmes, les petites
entreprises individuelles et les groupes des zones rurales reculées – tous des segments mal desservis
qui sont au cœur du programme de l’UNSGSA.
L’écart entre les sexes pour l’inclusion financière reste un défi permanent au Sénégal où 38% des
femmes ont un compte contre 46% des hommes, selon le dernier Findex (2017). La Fintech offre
une gamme d’options pour des méthodes bancaires simples, via les téléphones mobiles, pour les
groupes mal desservis. Parallèlement, les réglementations pourraient être adaptées pour mieux
protéger la confidentialité et garantir la sécurité et l’efficacité.
Tout au long de la visite virtuelle, l’UNSGSA s’adressera aux dirigeants des secteurs public et privé,
et organisera une table ronde avec des partenaires au développement internationaux et des
représentants du secteur des technologies financières. En ce qui concerne les Autorités nationales
et régionale, l’UNSGSA échangera avec le Président Macky SALL, M. Abdoulaye Daouda DIALLO,
Ministre des Finances et du Budget, M. Yankhoba DIATTARA, Ministre de l’Économie numérique et
des Télécommunications, Mme Zahra Iyane THIAM, Ministre de la Microfinance, de l’Economie
sociale et solidaire ainsi que Monsieur KONE, Gouverneur de la BCEAO,
L’Afrique est une priorité pour le travail de l’UNSGSA. Sa Majesté s’est engagée avec de nombreux
pays à travers le continent pour promouvoir des sujets de finance inclusive au fil des ans, y compris
une visite au Sénégal (2011), ainsi que des visites en Afrique du Sud, en Egypte, en Ethiopie, au
Kenya, au Libéria, au Mali, au Nigéria, au Rwanda et en Tanzanie. L’UNSGSA collabore avec le
Ministre français des Finances, M. Bruno Le Maire et Mme Melinda Gates, Coprésidente de la
Fondation Bill & Melinda Gates, pour faire progresser les services financiers numériques pour les
femmes à travers l’Afrique. Parallèlement à la 75ème Assemblée générale des Nations-Unies tenue en
septembre 2020, la Reine Màxima a également prononcé un discours lors d’un événement virtuel du
Partenariat du G7 organisé le 23 septembre 2020 sur ce sujet pour soutenir les stratégies de
résilience et de relèvement de la COVID-19.
Pour sa part, l’Etat du Sénégal, conscient des enjeux de l’inclusion financière, a entrepris, sous la
responsabilité du Ministère en charge des Finances, l’élaboration d’une stratégie nationale d’inclusion
financière qui a été soumis à l’adoption des Autorités nationales. Ce document tient compte des
leviers importants que constituent la microfinance, la digitalisation, la diversification des produits et
des canaux de distribution, de l’éducation financière et de la protection des consommateurs.
L’évolution du secteur financier souhaité afin de permettre un large accès des populations
défavorisées (les femmes, les jeunes, les populations rurales et les petites et moyennes entreprises)
aux services financiers de base nécessitera un renforcement du cadre réglementaire, une extension
du réseau et des infrastructures numériques. En outre, la mise en œuvre de la stratégie Sénégal
numérique 2025 servira de support à l’utilisation accrue des services financiers, y compris les
paiements.
Sur ce dernier point particulier, le Ministère des Finances et du Budget a engagé un vaste chantier
de digitalisation de ces procédures depuis 2015 qui s’est traduit par l’automatisation des versements
de salaires, des pensions, la distribution des bourses d’étudiants par cartes bancaires, la connexion
au systèmes de paiements régionaux et les mise en ligne d’une plateforme de traitement des
procédures fiscales. La finalisation de ces travaux devrait aboutir à une mise à la disposition des
usagers et des contribuables d’une large gamme de moyens de paiement et de versement (virement,
transfert d’argent, carte bancaire, monnaie électronique, etc.)
Dans le contexte de la pandémie, les Autorités nationales et la BCEAO ont pris un ensemble de
mesures visant à soutenir les agents et unités économiques les plus vulnérables tout en veillant à
préserver la stabilité financière et la capacité des opérateurs à financer l’économie. Il s’y ajoute
qu’un Avis été publié par la Banque Centrale pour promouvoir l’utilisation de la monnaie électronique,
facilitant par la même occasion l’application des gestes barrières et la distanciation sociale.
Ainsi, l’accompagnement de l’UNSGSA et des autres partenaires techniques dont certains ont pris
part aux travaux de conception du projet de stratégie nationale d’inclusion financière, notamment
l’UNCDF, est à saluer. L’Etat du Sénégal attache du prix à ce qu’ils participent, le moment venu, à
sa mise en œuvre.
Ministère des Finances et du Budget
Dakar, le 19 janvier 2021

Trump: fin des… tromperies ! (Notes de Abdou GNINGUE)

Le  président américain sortant Donald Trump vit ses derniers moments à la Maison Blanche. Au cinéma, on dirait c’est le clap de la fin. Il aura tout essayé pour renouveler sa location auprès du peuple américain. Son dernier baroud d’honneur a été l’envoi de cette horde d’inconditionnels au Capitole pour que le Congrès arrête de valider la victoire de Joe Biden et rester encore 4 ans dans cette maison où il semblait bien se plaire. Il n’hésitait pas à traiter en ces lieux des journalistes d’incompétents parce que distillant des Fake News quand il s’agit de sa personne.

C’est de là aussi où il envoyait ses Tweets pour narguer le monde. C’est ce mercredi que tout cela va se terminer, le peuple américain et le reste du monde vont enfin respirer à pleins poumons comme le réclamait  George Floyd sous les genoux d’un policier blanc américain ,raciste qui lui a ôté la vie.  Sans la condamnation du futur ex Président des États-Unis, un certain Donald Trump.

Fini les tromperies devant des inconditionnels qui buvaient ses paroles comme s’ils étaient devant un évangéliste qui distille des recommandations divines. De tout cela, rien. Comme s’il recevait une punition des Dieux, le futur ex président des États-Unis va effacer sur son calendrier le mercredi, jour où il aura subi tous ses revers politiques.

Jugez-en!

Le Mercredi 6 Janvier 2021, jour de la certification des votes de tous les 50 États. Il est battu par le démocrate Joe Biden après un revers subi la veille où le parti républicain perd sa majorité au Congrès.

Le Mercredi 13 Janvier 2021, le Congrès se réunit pour confirmer la victoire Joe Biden qui deviendra ainsi le 46e Président des États-Unis d’Amérique sous la présidence du propre Vice-président de Donald Trump, Mike Pence. Ce dernier qui a échappé in extremis d’une pendaison que réclamaient les inconditionnels de Donald Trump qui avaient perturbé les travaux du Congrès par un envahissement et une violence qui resteront gravés dans les anales de l’histoire politique américaine.

Le Mercredi 20 Janvier 2021, le bouquet final, Joe Biden sera installé officiellement à la Maison  Blanche comme 46e Président des États-Unis pour 4ans. Ce sera à 12 heures Temps Universel. Il ne va pas trouver sur place son prédécesseur, comme il est de coutume. Tant pis pour Donald Trump ! Son successeur connaît mieux que lui les lieux pour y avoir travaillé pendant 8 ans,  comme Vice-président du Président Barack Obama. On assistera alors à une sorte de retour….à la Maison !

Donald Trump quitte cette Maison avec un triste record : celui d’avoir été un président en exercice que le Congrès a essayé,  à 2 reprises, à destituer.

Je ne quitterai pas les États-Unis sans rappeler que le nouveau Sénateur Noir Démocrate de Géorgie, Raphael Warnock est un…Sénégalais par alliance pour avoir épousé une Sénégalaise, Ouleye Ndoye. Malheureusement le couple s’est séparé en 2019. Ils ont eu deux enfants. Le Père Léo aurait béni une telle union qui participe au maintien des relations avec les membres de la diaspora negro africaine.

La pandémie du Coronavirus prend des proportions très graves. Le nombre d’infectés et de morts est beaucoup plus importants que lors de la première vague de mars à juillet.

Malgré cette situation certains sénégalais trouve que la maladie est imaginaire. Et ces derniers qui font dans la désinformation, diabolisent les vaccins contre le Covid 19 que le monde entier a adopté pour vaincre le virus. Tous les leaders des grands pays développés qui ont le privilège d’avoir acquis le vaccin, sont entrain de vacciner leurs populations. Au pays de Donald Trump, bientôt de Joe Biden, ils ont déjà vacciné plus de 25 millions de citoyens qui se bousculent pour avoir leur dose salvatrice.

Pourquoi certains mauvais esprits, théoriciens du complot international contre l’Afrique, demandent aux populations de refuser tout vaccin qui, selon eux va exterminer les populations africaines au petit feu!
Ceux qui propagent de telles informations oublient que la plupart des africains ont subi, dès leurs bas âges, une série de vaccins contre la rougeole, la coqueluche, la variole et d’autres maladies qui font qu’aujourd’hui l’Afrique supporte mieux le Covid 19
Le gouvernement devrait aller à la chasse de tous ces diffuseurs de fausses nouvelles, j’allais de Fake News, pour rester dans l’air du temps. Ceux qui sont en charge de la cybercriminalité devraient être mis à contribution pour traquer ces oiseaux de mauvais augure. A ce jour, aucun droit de l’hommiste n’a levé le plus petit doigt pour dénoncer ces négationnistes d’un droit humain majeur: le Droit à la Vie, grâce à une bonne santé qui passera nécessairement par…le vaccin.

Réveillez vous donc! car les droits de l’Homme ce n’est pas seulement le droit de manifester pour semer la pagaille et déranger les paisibles citoyens dans leurs activités quotidiennes.

Par ailleurs, il serait pertinent de fermer les écoles, pour au moins quelques semaines, pour freiner la contamination communautaire.

En effet, les jeunes élèves voire les étudiants, étant des porteurs sains, quittent l’école ou les établissements d’enseignement supérieur, pour aller à la maison contaminer, sans le savoir, leurs parents restés confinés. Les cours en ligne étant bien maîtrisés dans le système éducatif depuis la première vague du Coronavirus, il suffit seulement de réinstaller le matériel et délivrer les cours. Et limiter ainsi la propagation du Covid 19.

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

Avec nouvelhorizon.sn

Couple… inséparable ! (‘Par Abdou GNINGUE)

Le monde entier a vécu en direct, comme dans un film de télé-réalité, l’intrusion des inconditionnels du président Donald Trump, au temple de la démocratie américaine, le Capitole. Ce haut lieu est le siège des membres du Congrès, c’est à dire les Législateurs, les Sénateurs et les Représentants, qui réglementent la vie des citoyens américains. Quel sacrilège en regardant cette horde de manifestants, membres de milices et d’organisations racistes, s’acharner sur portes et fenêtres pour les détruire et entrer de force sur les lieux au moment où le Congrès était en session pour valider l’élection du démocrate Joe Biden et sa colistiere  Kamala Harris aux postes de Président et de Vice présidente des États Unis d’Amérique.

Tous les Démocrates à travers la planète ont condamné cette manifestation de barbares chauffés à blanc par un président sortant qui n’a plus sa tête. Le Parti Républicain, s’il avait suivi le Parti Démocrate il y a de cela quelques mois, Donald Trump aurait été destitué avec la première tentative d’impeachment(destitution) et éviter ainsi aux américains le spectacle humiliant auquel la planète dans son entièreté a été témoin. Il n’est pas exclu que les démocrates remettent ça dès ce lundi pour qu’il cède le pouvoir à son Vice président Mike Pence pour quelques jours avant le 20 janvier à 12 heures Temps Universel.

Tant pis pour les Républicains et cela aura un impact lourd de conséquences pour eux qui  supportaient avec des œillères, les frasques de leur président. Le Trumpisme qu’ils souhaitaient engranger pour la présidentielle de 2024, est totalement discrédité et tout républicain qui compte s’appuyer sur ce mouvement pour gagner des élections risque d’échouer lamentablement. La preuve par l’exemple a été donnée par cette éclatante victoire des  Démocrates sur les Républicains qui ont raflé les deux sièges de Sénateurs de l’Etat de Géorgie…grâce à la campagne électorale de Donald Trump sur les lieux, donnant en même temps, une majorité au Congrès au président Joe Biden. Ainsi, ce dernier va aborder,  avec sérénité,  son mandat. Il pourra alors faire passer ses premières réformes sans beaucoup de difficultés.

Cette victoire des Démocrates en Géorgie est passée presque inaperçue à cause de la manifestation devant le Congrès par cette horde de sauvages. Pourtant, il y a un fait historique qui mérite d’être souligné, c’est l’élection, dans un État esclavagiste du Sud, d’un Sénateur Noir Raphael Warnock 33 ans et le plus jeune sénateur démocrate depuis 1973 en la personne d’un certain…Joe Biden.

Ces deux Sénateurs permettent aux Républicains et aux Démocrates d’être  vraiment à Fifty-fifty c’est à dire chaque parti a 50 Sénateurs propulsant, en tant qu’arbitre, la Vice-présidente Démocrate Kamala Harris au devant de la scène…Parlementaire américaine. En effet, c’est elle qui va départager ces deux formations en cas d’égalité de voix au cours d’un vote ! Eh bien cette deuxième personnalité de l’Exécutif américain, qui peut devenir en cours de mandat présidente des Eats-Unis en cas d’indisponibilité de Joe Biden, va présider…une partie du système parlementaire américain. Quel paradoxe diraient certains ! Mais non il s’agit d’une règle très intelligente du législateur américain pour permettre au président en exercice d’avoir une majorité parlementaire confortable pour dérouler ses projets. Au lieu de laisser un Sénat bloquer inutilement un président en exercice, il fallait cette règle pour contourner un tel obstacle. Ce n’est pas une majorité mécanique mais plutôt une majorité de travail.

Chez nous, les donneurs de leçon de démocratie n’ont qu’à se prononcer sur cette immixtion notoire de l’Exécutif sur le Législatif aux États-Unis que l’on considère comme une  Démocratie ….presque parfaite. Pourquoi quand les majorités parlementaires de nos pays approuvent les décisions de l’Exécutif, on parle de chambres d’enregistrement ou d’applaudissements. Le couple Exécutif et Législatif est inséparable. Ces deux institutions ne doivent pas avoir des rapports conflictuels mais plutôt se compléter pour le bonheur du peuple. Il faut donc arrêter de blâmer nos parlementaires dont le comportement est normal comparé à celui de leurs collègues des autres démocraties de par le monde. Est-ce que les Sénateurs et les Représentants démocrates américains vont faire obstruction aux projets de Joe Biden ? Jamais ! Alors comment qualifier cette attitude? La question est posée à nos censeurs autoproclamés qui, s’ils sont au pouvoir tout est beau et nickel mais une fois à l’opposition, ils voient du noir partout comme s’ils étaient blancs comme neige!

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

Tivaouane Peulh Niague: Polémique autour de la construction d’un Lycée

Le coordinateur du mouvement ‘’Boolo and Soukhaly Tivaouane Peulh’’, Bassirou Kâ, hausse le ton et averti.

Le mouvement ‘’Boolo and Soukhaly Tivaouane Peulh’’ (BATP), coordonné par Bassirou Kâ, ne cesse d’étendre ses tentacules pour se massifier à travers ladite commune. Son ambition c’est de s’ériger en sentinelle pour défendre les intérêts des populations.

Compte tenu des différents maux liés aux manques criards d’infrastructures,  d’éclairage public, qui sévissent dans leur localité, les dirigeants dudit mouvement dénoncent particulièrement la construction d’un lycée à Tivaouane Peulh Niague.  Le financement étant disponible, le site choisi n’agrée pas les populations concernées, Celles-ci s’opposent contre son érection.

Ce qui provoque une vive polémique au sein des populations désemparées. Suffisant pour que M. Kâ rappelle que c’est un combat citoyen qui consiste à soutenir les étudiants afin que ce joyau soit réalisé à l’endroit idéal. En cette période de pandémie du coronavirus les citoyens comptent descendre sur le terrain pour apporter une solution efficiente.

Les membres du mouvement incitent les populations à respecter les mesures barrières édictées par les autorités; entre autres, le port obligatoire de masques, la distanciation sociale. Ils vont procéder à la distribution de masques et matériels sanitaire les jours à venir. Aussi, ils sont en train de peaufiner des stratégies conséquentes pour atténuer les conditions d’existence draconiennes que traversent les concitoyens.

Par conséquent, M. Kâ et ses collaborateurs exhortent aux bonnes volontés de perpétuer les actions d’envergure sociale qu’elles mènent à l’endroit des populations pour alléger leur souffrance. Ils interpellent les autorités à prendre à bras le corps cette situation qui perdure et qui est en train d’atteindre des proportions inquiétantes.

Ibrahima FALL

 

 

 

Lancement de la SAFRU. SA : Le Pca Gorgui Ciss en phase pour la réalisation de ‘’100 mille logements’’

La première réunion du Conseil d’administration (Ca) de la Société d’aménagement du foncier et de rénovation urbaine (Safru. S.a) s’est tenue, le mardi 13 janvier 2020, en présence du ministre de l’Urbanisme et de la secrétaire d’Etat au Logement.

L’installation officielle du (Ca) a été un honneur pour le Président du conseil d’administration (Pca), Pr Gorgui Ciss, et pour tous les administrateurs qui ont salué «cette marque de confiance révèle tout l’intérêt que le gouvernement du Sénégal et le Président de la République placent aux missions de la Safru S.a».

«Ces présences nous donnent la confiance que nous devons tous atteler, administration comme direction, à réaliser les objectifs de la Safru S.a; c’est-à-dire de préparer le site et le foncier à travers tout le Sénégal pour avoir un habitat salubre et avoir également des zones où il n’y aura plus d’inondation où également tous les équipements seraient réalisés là-dessus », a relevé le Pca.

Par ailleurs maire de Yène, le professeur Ciss a souligné que le rôle de la Safru S.a c’est de contribuer à avoir, non seulement des logements, mais des logements abordables dans des sites qui seront des espaces de vie intégrables.

Pr Ciss est convaincu que le Président de la République et le gouvernement ont décidé de mettre tous les moyens à la disposition de la Safru S.a pour que le projet ‘’100 mille logements’’ du Chef de l’Etat puisse être réalisé à travers toute l’étendue du territoire national. Ceci permettrait, a-t-il rassuré, de réaliser ce que le président Macky Sall appelle l’équité territoriale et sociale. Le Pca a ajouté que tous les administrateurs et la direction ne ménageront aucun effort pour l’atteinte de cet objectif.

Djiby Ndiaye, Dg de l’Aner: « Le programme des lampadaires a permis la baisse de la facture d’éclairage public des communes »

¨Aner: Agence nationale pour les énergies renouvelables

Entretien…

Vous avez lancé la première phase du programme national d’éclairage public par voie solaire avec l’installation de 50 mille lampadaires dans des communes du pays. Le chef de l’Etat a annoncé une deuxième phase  de 100 mille lampadaires. Où en êtes-vous avec cette volonté présidentielle et comment va-t-elle se concrétiser ?  

Vous avez bien fait d’indiquer la volonté manifeste du chef de l’Etat, Monsieur Macky Sall, affirmée dès le début pour avoir permis d’initier le Programme national d’éclairage public par voie solaire par une première phase de 50 mille lampadaires solaires. Permettez-moi de rappeler l’ambition du président de la République pour l’accès universel à l’électricité en 2025, y compris l’éclairage public par voie solaire devant couvrir toutes les communes du Sénégal.

Au vu de l’énorme succès qu’a connu le projet, entraînant la forte demande des maires et des populations, Monsieur le président de la République a décidé d’allouer encore 100 mille lampadaires pour couvrir la totalité des Collectivités territoriales du Sénégal.

Aussi, depuis que le président de la République a annoncé la deuxième phase de 100 milles lampadaires, nous avons commencé à recevoir des offres et manifestations d’intérêt d’entreprises nationales et internationales.

Dans le souci d’harmoniser les offres, nous avons préparé un cahier de charges précisant, dès lors, les caractéristiques et services connexes attendus dans l’exécution de cette seconde phase.

Enfin, sous l’égide du président de la République et avec le ferme accompagnement de Madame le ministre du Pétrole et des énergies, nous espérons finaliser cette phase initiale avant la fin du premier trimestre 2021.

Quelles sont les retombées engrangées par les populations cibles avec ces milliers de lampadaires déjà installés ?

C’est justement à cause de différents retours des populations, maires et autorités décentralisées que le président de la République nous a instruit de travailler rapidement sur une deuxième phase afin d’en faire profiter toutes les communes du Sénégal. Ce projet  a permis d’améliorer la sécurité des biens et des personnes dans toutes les localités bénéficiaires mais également de développer des activités économiques jusqu’à des heures tardives dans la nuit.

C’est un projet qui a eu beaucoup de succès auprès des populations, qui sont les bénéficiaires directs mais également qui est bien apprécié par les maires avec notamment une baisse substantielle de leur facture d’éclairage public et une amélioration des conditions de vie des populations. Il faut juste rappeler que l’éclairage public est une compétence transférée, donc de la responsabilité des maires qui ont été soutenus par le président de la République pour le bonheur des populations. Je les engage, dès lors, à plus de vigilance pour la pérennité et la sécurisation des installations avec la responsabilité et l’appui indéfectible et constant des populations et usagers de la route.

En définitive, le chef de l’Etat a, aujourd’hui, donné une orientation très claire de desservir toutes les localités du Sénégal avec cette seconde phase d’installation de lampadaires solaires.

Quels commentaires faîtes-vous du départ de Aly Ngouille Ndiaye et comment les populations de Linguère ont accueilli le limogeage de ce responsable politique de l’attelage gouvernemental ?

Je n’ai pas de commentaires particuliers à faire sur le départ de Monsieur Aly Ngouille Ndiaye. Il a été choisi par le président de la République pour faire partie de ses différents gouvernements depuis 2012 ; s’il ne l’a pas retenu dans ce dernier, il a ses raisons.

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye n’a aucun problème par rapport à sa sortie du gouvernement et a d’ailleurs remercié le Président de lui avoir réitéré sa confiance en lui conférant des responsabilités pendant plus de 8 années d’affilée.

Pour la deuxième partie de la question relative à l’appréciation des populations sur le départ de Aly Ngouille Ndiaye du Gouvernement, certaines ont compris que c’est le fonctionnement normal d’un Etat, des ministres sont partis d’autres sont arrivés dans le gouvernement par la volonté du président de la République qui reste toutefois, le seul dépositaire des pouvoirs conférés. Le ministre Aly Ngouille Ndiaye, lui-même, l’a dit et répété  à ses militants.

Par contre, d’autres peuvent penser autrement au regard des différentes stations qu’il a occupé.

Personnellement, je pense que la loyauté, le civisme et le respect des institutions voudraient que ; quand on a élu une personne pour diriger un pays, il faut lui faire entièrement confiance et adhérer à ses décisions.

Maintenant pensez-vous que le fait que vous soyez l’une des rares personnalités originaires de Linguère à être dans l’appareil d’Etat est un argument assez solide pour succéder justement à Aly Ngouille Ndiaye à la mairie de Linguère ?

Etre une personnalité originaire de Linguère et être dans l’appareil d’Etat n’est pas une condition suffisante pour prétendre succéder au maire Aly Ngouille Ndiaye. Et comme j’ai l’habitude de le dire concernant la mairie : ‘’Nous n’en sommes pas encore là’’. Le moment venu, le parti, la coalition j’allais dire, choisira un candidat pour diriger la liste et aller à la conquête des suffrages.

Poser la question si je peux succéder au ministre à la tête de la mairie, la réponse est : ‘’oui, je peux valablement lui succéder’’, comme également il y a d’autres personnes tout aussi valables que moi qui peuvent aussi le succéder.

Et quels seraient vos atouts pour remplacer Aly Ngouille Ndiaye, par exemple ?

Je ne pense pas qu’il soit opportun de tous les porter en public. Chacun a ses atouts. Toutefois, je crois être à la hauteur pour diriger la commune de Linguère comme du reste le ministre l’a, jusqu’ici, bien fait.

Comme je l’ai dit tantôt, je ne suis pas le seul à avoir ces aptitudes ; mais je crois qu’en plus de mon amour pour le Djoloff et de mon engagement pour le développement de mon terroir, avoir également une certaine légitimité politique et une bonne popularité. Sur  les plans intellectuel et relationnel, je suis assez bien outillé pour pouvoir prétendre à diriger cette commune.

Linguère fait partie des bases électorales de votre coalition Benno bokk yakaar. Pensez-vous qu’elle sera conservée par la coalition ?

Linguère est une base naturelle du président de la République Macky Sall. Déjà en 2012, faut-il le rappeler, nous avions gagné l’élection présidentielle. Nous faisions alors partie des rares départements à avoir remporté, dès le premier tour, les suffrages des populations à qui je renouvelle mes félicitations et mon engagement à leur coté pour la suite. Et depuis lors, nous avons gagné toutes les élections. C’est pour dire tout simplement que Linguère est l’une des bases les plus sûres du président de la République.

Maintenant, il faut continuer à travailler pour conserver et élargir cette base en restant très attentif aux problèmes et préoccupations des populations comme l’a recommandé le Président Macky Sall, notre seul mentor politique.

L’Etat a un projet de suppression des villes. Des observateurs estiment que c’est dirigé contre l’ex-maire de Dakar. Partagez-vous cet avis ?

Pas du tout, je ne peux pas partager un tel avis, il faut justement éviter de verser dans la diversion politique. Cette proposition émane des recommandations issues de l’évaluation de l’acte 3 de la décentralisation faites par des experts indépendants. Des techniciens apolitiques ne peuvent pas diriger des recommandations contre une personne pour régler des problèmes politiques. Il faut rappeler si cela est encore nécessaire que quatre des cinq villes sont actuellement dirigées par la mouvance présidentielle, c’est pour dire que cela ne peut pas être une décision politique.

Ce projet, s’il aboutit, permettra de corriger les injustices entre les communes qui ont des compétences réduites et les autres qui sont des communes de plein exercice avec toutes les compétences requises.

Une mission d’audit de l’Ige est annoncée au Cese pour contrôler la gestion de cette institution par Aminata Touré. Quels commentaires faîtes-vous de cette mission d’audit ?

S’il s’avère que cette mission existe, alors ce ne sera pas la première fois qu’une mission d’audit soit envoyée dans une structure ou institution de l’Etat ; ça fait partie de la gestion courante.

À mon avis, il n’y a aucun commentaire à faire d’autant qu’un audit vient juste contrôler pour certifier de la qualité de votre gestion ; ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière.

Ne pensez-vous pas que le fait que Mme Touré se soit prononcée contre le troisième mandat soit à l’origine de cette décision ?

Non, je ne pense pas. Combien d’audits ont été, jusqu’ici, conduits au Sénégal ? Peut-être des centaines. Toutes ces personnes-là ne se sont pas forcément prononcées sur un troisième mandat. L’audit peut également être demandé par le successeur ; c’est possible. Je ne dis pas que c’est le cas, mais ce dernier peut souhaiter que la gestion précédente soit auditée afin de juste acter l’état des lieux. Et ce serai tout à fait normal. Il faut éviter  d’en faire un problème politique.

Vous êtes membre de la Task force républicaine mise en place par le Président Macky Sall. A quoi faut-il s’attendre avec cette structure : s’attaquer à l’opposition ? Laisser à l’opposition l’initiative du débat politique ou tout simplement défendre le président de la République ?

La Task force n’a pas été mise en place pour attaquer l’opposition. Loin de là, ça n’a pas de sens. La Task force a été mise en place pour accompagner le président de la République, vulgariser sa vision et rendre visibles ses actions. C’est un cadre de réflexion, d’échange et d’animation politique.

Par contre, nous allons défendre la politique et le bilan du Président Macky Sall dont nous sommes également comptables sur tout le terrain du débat politique ; plateaux de télévision de radio etc….

 

 

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