mercredi, septembre 9, 2026
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Reprise économique au Maroc: l’agriculture en 2021 en bonne position 

La croissance économique nationale devrait reprendre en 2021 grâce au bon comportement de la campagne agricole 2020/2021 et au redressement de la valeur ajoutée non agricole bénéficiant d’un effet de base, a estimé, mardi, Ahmed Zhani, économiste au sein de CDG Capital Insight.

Le Maroc devrait poursuivre sa reprise économique en 2022, corrigée à la baisse de l’effet de base qui doit doper la croissance prévue en 2021, a expliqué M. Zhani, qui animait un webinaire sous le thème “perspectives post-covid19 des équilibres macro-économiques et évolutions des compartiments taux”.

Ainsi, un léger recul de la croissance est attendu en 2022 sous l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne de 75 millions de quintaux et une légère consolidation de la reprise non agricole, a relevé l’économiste.

Toutefois, “à l’image de la crise de 2008, la croissance non agricole devrait se redresser progressivement en attendant le retour à une situation d’équilibre sur le marché de l’emploi et la reprise des crédits aux ménages”, a soutenu M. Zhani.

Et d’anticiper un fort rebond des contreparties de la croissance en 2021 sous l’effet de base conjugué au redressement des sources de financement de la demande des ménages, le programme ambitieux d’investissement de l’État et le redressement de la demande étrangère.

 

Ce retour à la croissance sera sans impact significatif sur l’inflation en 2021 et 2022 malgré la hausse prévue des prix des matières premières et énergétiques, a-t-il indiqué, faisant état d’une demande des ménages affaiblie par la crise sanitaire et d’une amélioration de l’offre agricole suite aux résultats de la campagne agricole 2020/2021.

En outre, l’économiste table sur un rebond du déficit commercial courant cette année, en résultat d’un retour de la demande nationale et internationale et un renchérissement des prix des matières premières et énergétiques et de la faiblesse des recettes touristiques. L’année 2022 devrait connaître la poursuite du creusement du déficit commercial conjuguée à une reprise des recettes touristiques, ce qui devrait atténuer le déficit du compte courant, a-t-il relevé.

En matière des finances publiques, l’équilibre budgétaire s’affiche toujours difficile à atteindre face à des dépenses globales toujours en hausse, malgré la légère reprise des recettes fiscales en 2021, a estimé M. Zhani, faisant observer que l’endettement au titre du budget général devrait augmenter à 80% du PIB, en dépit de la légère atténuation du déficit public.

Et de mettre en exergue l’impact significatif de la saisonnalité des ressources fiscales sur les besoins mensuels du Trésor public au cours de l’année, rappelant qu’environ 60% des recettes fiscales sont encaissées au terme des quatre trimestres avec une concentration en mois de mars et de décembre.

 

Pour ce qui est de la situation du Trésor et du marché des bons de trésor, les levées resteront importantes mais sans impacts significatifs sur la courbe des taux sous l’hypothèse d’un cadre monétaire stable, a-t-il anticipé.

Ce webinaire fait partie du cycle “Saison de publication des résultats : Bilan et opportunités d’investissement”, organisé par la Bourse de Casablanca et l’Association professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB).

( Avec MAP )

En visite à Microsol-Uemoa de Diama Maraye au Sénégal: Le satisfecit du Dg du Groupe Enval

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement d’une plateforme agricole intégrée de production, de transformation et de conservation de produits alimentaires par une centrale solaire type Microsol dans ses pays membres, la Commission de l’Uemoa a signé une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée avec la Société africaine des biocarburants et des énergies renouvelables (Saber-Abrec). Cette dernière a travaillé avec la société Schneider Electric, le fournisseur de la solution Microsol, identifié préalablement par la commission de l’Uemoa.

Sur place, ce jeudi, le Directeur général du Groupe Enval basé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Bakary Coulibaly, a exprimé sa satisfaction par rapport aux travaux de fourniture, d’installations et de mise en service de la plate-forme solaire de type Microsol dans la ferme de Diama-Maraye (nord du Sénégal). Il a fait noter que les travaux de remblai ont été réalisés par le Groupe Thiaytou, puis les installations réalisées par l’entreprise ENERGIE R, sous la supervision technique de Schneider Electric qui a assuré la connexion des différentes unités de production de l’énergie installées sur le site de Diama Maraye. M. Coulibaly a indiqué que sa mission de terrain avait pour objet spécifique de faire le contrôle visuel des principaux équipements installés et de vérifier leur bon fonctionnement. Les éléments suivants ont été contrôlés en présence des techniciens de l’agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida), notamment le Dr Abdoulaye Ngom et M. Bamba Fall.

Le Support de toutes les installations: la vérification de la bonne tenue du génie civil, support des installations (unité électrique, unité thermique, support des cylindres, local du groupe électrogène, …); l’encrage des structures métalliques, support des modules photovoltaïques… L’Unité électrique: la vérification de la mise à terre ; le fonctionnement du groupe électrogène; le fonctionnement de l’unité électrique; le contrôle des liaisons électriques; les tests électriques; les tests fonctionnels; la vérification du raccordement des panoplies Ht et Bt… L’Unité thermique: le fonctionnement de l’unité thermique; le fonctionnement du champ cylindro-parabolique; les essais fonctionnels du système de capteurs cylindro-paraboliques; les tests fonctionnels ; la vérification d’eau dans les ballons de stockage d’eau chaude ; la vérification de la température de l’eau chaude à l’entrée des étangs piscicoles ; la vérification de la température d’eau chaude dans les étangs équipés de système de chauffage…

Cet exercice a permis au Directeur général du Groupe Enval de faire lui-même le constat que les résultats attendus du projet sont atteints: le local du groupe électrogène et les supports des unités électrique et thermique sont en bon état; l’unité électrique fonctionne correctement; l’unité thermique fonctionne bien: la température d’eau à l’entrée des étangs piscicoles est satisfaisante; la température d’eau chauffée dans les étangs est acceptable. Il ne reste plus, à l’en croire, que les habilitations requises soient obtenues pour procéder à la mise en marche des installations. On pourrait dès lors procéder à la réception définitive des installations des unités de production solaire thermique et électrique du site de Diama Maraye dans la région de Saint Louis au Sénégal, en présence des autorités sénégalaises.

Le Dg du Groupe Enval a rappelé que dans le cadre de ce projet, le Sénégal est un pionnier car c’est la première installation qui est fonctionnelle. Ce projet régional qui s’étend sur les huit (8) pays de l’Uemoa va se poursuivre en Guinée Bissau où les travaux sont en cours, puis en Côte d’Ivoire, au Mali, ainsi de suite.

Cheikh Seck NDONG

 

Migrations africaines: Movida, Ipar et les partenaires sur une dynamique de déconstruction des idées préconçues 

L’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) a organisé, ce vendredi, un atelier de  restitution de cartes postales sonores réalisées par le Laboratoire Mixte international Movida (Mobilités, voyages, Innovations et Dynamiques dans les Afrique méditerranéenne et subsaharienne) en collaboration avec le studio Ëpoukaye, avec l’appui de la fondation Heinrich Böll.

À travers l’élaboration de capsules sonores, le LMI Movida s’est engagé dans un travail de déconstruction des idées reçues sur les migrations africaines depuis plusieurs années. En partenariat avec Ipar, avec la collaboration du studio Ëpoukaye et l’appui de la fondation Heinrich Böll, elle entend, contribuer au changement de regard porté sur les migrants et les migrations en Afrique.

Au nom du Secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur, M. Moïse SARR et au nom de la Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Mme Aïssata Tall Sall et au nom du Gouvernement du Sénégal, Dr Amadou Diaw a d’abord remercié et félicité le consortium à l’origine de cette brillante initiative : le Laboratoire Mixte International Movida, le Studio Ëpoukay, l’Ipar et la fondation Henrich Böll à Dakar.

Les migrants sont généralement perçus de manière négative. Présidant la rencontre le Conseiller Technique au Cabinet du Secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur a indiqué que les préjugés et idées reçues qui leurs sont appliqués sont nombreux et variés. Dr Diaw dira que les idées reçues découlent d’une analyse simplificatrice de la réalité. «Dans toute idée reçue, il y une petite part de vérité et beaucoup d’exagération. Elle est répandue dans les milieux où les raccourcis historiques sont courants. Façonnées à partir de représentations sociales déterminées, les idées reçues sur la migration ont tendance à se focaliser sur la figure de l’étranger envahisseur et qui viendrait prendre ou voler le travail de nationaux», a-t-il révélé. Dr Diaw déplore le fait que l’on a plus tendance à se focaliser sur la migration vers l’Europe ou les pays de l’OCDE, quand il s’agit d’aborder la question des migrations africaines. Il a souligné qu’en effet, les parlementaires et journalistes sont des partenaires exceptionnels quand il s’agit de réfléchir, d’échanger et de partager sur les enjeux de la mobilité.

Ce projet intitulé «Afrique en mouvement» est porté par l’Ipar pour le compte du LMI Movida et couvre les régions de Dakar et de Kédougou. Pour Dr Cheikh Oumar Bâ, Directeur exécutif de l’Ipar, l’idée retenue est que «les routes de la migration africaine mènent rarement en Europe». Selon lui, l’objectif principal est de défaire les préjugés autour des migrations africaines. Il s’agit de mettre en place une boîte à outils qui permettra de montrer de façon très parlante et facilement compréhensible en quoi les idées que la migration africaine se dirigerait surtout vers les pays du Nord sont fausses.

L’atelier a été un moment de partage et de discussion avec des parlementaires et des journalistes après la diffusion des capsules sonores produites par l’équipe Movida- Ipar en partenariat avec le studio Ëpoukay sur l’idée selon laquelle «les routes de la migration africaine mènent rarement en Europe».

Les différents intervenants ont retenu qu’il est fondamental de garantir la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO, et au-delà, sur tout le continent africain afin de favoriser l’intégration africaine et la solidarité des peuples. Le pari des migrations sûres, ordonnées et régulières doit d’abord être relevé sur notre continent et nos États ont tous intérêts à travailler à sa réalisation.

Avec Afrikbreakingnews.com 

Cheikh Seck NDONG 

 

 

 

 

 

Coupe du monde 2022: Le Burkina Faso va recevoir l’Algérie au Stade Lat Dior de Thiès

Le match devant opposer le Burkina Faso à l’Algérie dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 sera joué au stade Lat Dior de Thiès en raison de la suspension du stade du 4 août de Ougadougou, a appris l’APS de source officielle.

‘’Nous avons reçu une demande de nos frères du Burkina Faso pour pouvoir jouer ici et nous avons donné notre accord sans aucun problème’’, a ainsi confirmé à l’APS, le ministre sénégalais des sports, Matar Ba.

Le club burkinabé du FC Salitas avait été obligé de recevoir le Jaraaf de Dakar à Porto Novo, au Bénin en Coupe de la Confédération africaine de football en raison de cette suspension décidée par la CAF.
Les Etalons, logés dans la poule A, se déplaceront pour leur premier match des éliminatoires à Niamey pour rencontrer le Mena et recevront les Fennecs d’Algérie lors de la 2-ème journée au stade Lat Dior en début juin.
Quant aux Lions du Sénégal, ils débutent les éliminatoires en début juin contre les Eperviers du Togo à Thiès avant de s’envoler pour Brazzaville où ils joueront contre les Diables Rouges durant le même mois.
Outre le Burkina Faso, l’Algérie et le Niger, le groupe A est complété Djibouti.
Dans le groupe H, figurent le Sénégal, le Togo, le Congo et la Namibie.
Seule l’équipe arrivée première de sa poule sera qualifiée au 3-ème et dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 qui aura lieu au Qatar

APS

Bloc-notes de Abdou GNINGUE: Reconversion de mentalité !

La semaine écoulée a été marquée, par cette journée marathon, organisée autour du président de la République Macky SALL, pour diagnostiquer les questions de l‘emploi des jeunes. C‘était inédit mais dans le fond tous les différents régimes qui se sont succédé ont tout essayé. Mais le résultat est resté le même. Pas de résultats durables.

Le président Léopold Sédar Senghor, dès le début de notre souveraineté internationale  en 1960, a voulu créer une bourgeoisie nationale capable de créer des unités de production pour améliorer la richesse nationale. La question du chômage n’était pas à l’ordre du jour, dans la mesure où le nouvel État indépendant avait besoin de cadres pour remplacer les expatriés que le colon avait laissés sur place, à l’indépendance, pour accompagner les nouvelles autorités. Tout diplômé était presque assuré de trouver un emploi.

Par exemple, dans l’enseignement primaire, des élèves avec un niveau de la 4ème secondaire, pouvaient être recrutés pour tenir une classe élémentaire en qualité de Moniteur. Dans le cadre de la création de nouvelles opportunités, pour toujours booster le consommation nationale dans le cadre de l’équité sociale, des magasins appelés Chaîne Avion, ont été créés.

Dans ces magasins modernes, on trouvait divers produits et dans chaque capitale départementale. Ces magasins affichaient  les mêmes prix où que vous soyez dans le pays. Après quelques années d’expérience très encourageantes, ces boutiques modernes ont donné naissance à la fameuse Sonadis (Société nationale de distribution au Sénégal) et cédées aux hommes d‘affaires sénégalais. Ces derniers qui avaient mal géré les structures, confondaient les recettes et les bénéfices.Au finish, ce fut un échec retentissant et certains gérants ont fini d’être mis en prison.

Si ces magasins avaient connu un succès, ils prendraient, aujourd’hui, la place de tous ces hypermarchés venus de l‘étranger et emploieraient plusieurs milliers de Sénégalais à travers tout le pays. Ainsi chaque département aurait pu être un réceptif de nos produits locaux, bien conditionnés, comme le font actuellement les supermarchés venus d’ailleurs. Pourtant ces supermarchés sont aujourd’hui décriés par nos fameux commerçants qui devraient plutôt aller se cacher pour avoir raté une chance que le gouvernement leur avait donnée.

Au début  des années 1980, le Président Abdou Diouf, qui venait de succéder au Président Léopold Sédar Senghor à la tête de l‘Etat, avait ciblé les maitrisards
qui venait de sortir de l‘Universite, nantis de leurs diplômes. Les plus nombreux étaient non employables immédiatement parce que le diplôme est une distinction qui prouverait que vous êtes apte théoriquement pour travailler. Des fonds ont été dégagés et la plupart des bénéficiaires s‘étaient lancés dans la création de boulangeries.

Au finish, c‘était un fiasco, parce qu‘une maîtrise en Droit ou en Lettres ne fait pas de vous un bon entrepreneur. Et puis tous ces diplômés des facultés des lettres, de droit est-ce qu’ils espèrent tous être recrutés par l’Etat.

C’est un rêve. D’ailleurs pendant la journée sur l’emploi, le Recteur de l’Universite Cheikh Anta Diop, avait révélé que le taux de chômage, au niveau national, était beaucoup plus important parmi les diplômés universitaires. Au Sénégal nous avons une population de près de 17 millions d’habitants où il y a à un peu plus de 200 mille fonctionnaires, payés par l’Etat.

Alors ces milliers de diplômés doivent espérer trouver un travail ailleurs que dans les structures étatiques. L’employabilité doit être l’objectif Numero1 de la formation des jeunes.
Quant au Président Abdoulaye Wade, il avait pensé au retour à la terre avec sa fameuse Rêva destinée aux jeunes du monde rural mais aussi à ceux des villes, les Boys Towns. Ils devraient s‘adonner à une agriculture modernisée avec des tracteurs et autres techniques pour améliorer la production en quantité et en qualité. Cela a eu l‘effet d‘un feu de paille à part quelques melons appelés…Goana et puis c‘est tout.

Le Président Macky Sall a lui essayé de trouver une solution à cette lancinante question de l’emploi des jeunes. La création des Domaines agricoles Communautaires (DAC) est une idée géniale qui, bien exploitée, peut aider à résorber une bonne partie des jeunes sortis très tôt de l’école mais aussi des diplômés qui pourraient être de bons entrepreneurs dans ces fermes agricoles modernes.

Ces DAC devraient être spécialisés selon les ressources agricoles où ils seraient implantés. Outre le fait qu‘il y aura de petites industries de transformation des produits sortis des DAC, on trouvera un peu de tout dans ces périmètres où une agriculture Bio peut être développée comme c‘est à la mode dans un monde à  la recherche d‘une meilleure hygiène de vie. Ainsi nos produits locaux Bio seraient éligibles aux marchés étrangers avec des prix intéressants en collaboration avec des grossistes nationaux ou étrangers.

Donc, la mise en œuvre de ces DAC doit être faite en mode…Fast Track, en Wolof NA BARR! Suivez mon regard!

Il y a aussi que notre système éducatif doit être repensé de fond en comble. Des lycées agricoles doivent voir le jour  partout sur le territoire national. Des Instituts de formation technique où seraient orientés le plus grand nombre de bacheliers et autres élèves n’ayant pas eu le baccalauréat. Ils y apprendraient un métier et seraient employables immédiatement. La prochaine exploitation de notre gaz et notre pétrole est une perspective intéressante pour résorber une grosse partie des chômeurs.

Et puis ce n‘est pas parce que l‘on a le baccalauréat que votre destination est l‘Université. Mais non, l’étudiant en faculté des lettres, diplômé en lettres modernes, sociologie, philosophie etc.. veut être enseignant. Est-ce tout ce beau monde va finir dans les salles de classes pour enseigner. Non! L’Etat n’a pas vocation à créer des emplois. Il met en place des facilités pour que des structures comme des usines et autres, puissent créer des emplois. Voilà comment on pourra avancer vers l’émergence.

Et puis les Sénégalais doivent avoir un réflexe patriotique dans le domaine de la consommation de nos produits locaux. On parle d’autosuffisance en riz mais si nos braves femmes rechignent à cuisiner notre plat national, le Thiébou Djeune, avec notre production locale, on donne un coup de frein à la volonté de toutes ces personnes qui emblavent des centaines d’hectares dans la vallée du fleuve Sénégal destinée à cette culture. Elles peuvent se reconvertir en cultivant….du blé. Eh oui! On a appris cette semaine que des études menées par notre Institut national de recherches agricoles (ISRA), que le Sénégal peut être producteur de blé. Cependant, Il ne faudrait pas que nos boulangers viennent nous dire que le blé étranger est meilleur que celui produit dans notre pays. Comme c’est le cas pour notre oignon local, qui selon certaines femmes, est trop gorgé d’eau, donc pas très recommandé dans la cuisson d’un bon Thieb.

A ce rythme, on se demande comment on pourra créer de gros producteurs, dans l’agroalimentaire, employeurs d’une forte main d’œuvre, pour résorber une bonne partie du chômage endémique des jeunes.

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

Le Président Macky Sall aux jeunes: « Je serai toujours à vos côtés, à la recherche de solutions à vos problèmes »

L’Etat n’abandonnera pas la jeunesse sénégalaise, a assuré le président de la République à l’ouverture du conseil présidentiel sur l’emploi et l’insertion des jeunes, soulignant que le chômage est une ‘’bataille de longue haleine, qui ne se gagne pas en un seul jour’’.
‘’Je veux surtout que vous compreniez que quelles que soient les difficultés, quelles que soient les circonstances, l’Etat ne vous abandonnera pas’’, a-t-il déclaré.
‘’La lutte contre le chômage des jeunes est une bataille de longue haleine qui ne se gagne pas en un seul jour’’, a-t-il ajouté.
Macky Sall a promis de faire plus d’efforts pour réduire le chômage. ‘’Je reste plus que jamais déterminé à poursuivre le combat. Je serai toujours à vos côtés, à la recherche de solutions à vos problèmes. Le gouvernement restera mobilisé, et l’Etat mettra les moyens qu’il faut pour relever le défi’’, a-t-il assuré.
A la suite des violentes manifestations de mars dernier, le président de la République a annoncé plusieurs mesures visant à trouver des emplois aux jeunes. C’est pour y arriver qu’il préside ce jeudi un conseil présidentiel consacré à la question.
APS

Qualification en 1/4 de finale de la Coupe de la CAF: Le ministre Matar Bâ Félicite le club du Jaraaf

Le message:

Monsieur le Président, la qualification historique et inédite du Jaraaf de Dakar aux quarts de finale de la Coupe de la CAF, dans le nouveau format de cette compétition africaine, intervenue à une journée du terme et dans une poule réputée difficile, est un bel exploit à saluer et à magnifier.

C’est pourquoi, au nom de S.E.M. le Président de la République, je voudrais renouveler ma reconnaissance, ma satisfaction et toute ma gratitude au Président Cheikh Seck, aux membres de l’encadrement administratif et technique et aux joueurs, pour cette grande performance; expression de la qualité et de la grande vitalité du football local sénégalaise. Le département des Sports, fidèle à sa mission et en parfaite synergie avec la Fédération Sénégalaise de Football, s’engage à redoubler d’effort et de vigilance pour mieux accompagner le club de la Médina dans cette belle croisade que je souhaite victorieuse pour nos représentants.

Mes encouragements appuyés au Teengueth FC qui a réalisé un bon parcours et qui a montré, tout au long des différents matchs disputés en ligue des champions de la CAF, un grand potentiel, gage d’espérance pour l’avenir. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de la parfaite considération.

 

 

Conseil des Ministres du mercredi 21 avril 2021: Le communiqué

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres au Palais de la République, ce mercredi 21 avril 2021.
A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat salue la mémoire du Maréchal du Tchad, le Président Idriss Deby Itno et présente ses condoléances et celles de la Nation au Peuple Tchadien. Sa disparition demeure une triste nouvelle pour le Tchad et l’ensemble du Sahel, qu’il défendait tant.
Le Président de la République a présenté, également, ses condoléances et celles du Gouvernement au Ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Samba Ndiobène KA, suite au rappel à Dieu de son père, la semaine dernière.
Le Chef de l’Etat présente, à nouveau, ses meilleurs vœux à la Oumah Islamique en ce mois béni de Ramadan, période de dévotion, de communion et de renforcement de la solidarité.
Abordant la nomination du Candidat du Sénégal au poste de Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), le Président de la République félicite Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre, Conseiller et ancien Ministre du Budget, un haut fonctionnaire dévoué et compétent, pour son élection à ce poste stratégique dans un contexte de relance économique, suite à la pandémie de Covid-19.
Sur la préparation de la campagne agricole 2021-2022 et le renforcement de la vocation agricole du Sénégal, le Chef de l’Etat se félicite du déroulement satisfaisant de la campagne agricole 2020-2021, plus particulièrement celle arachidière 2020-2021 dont la commercialisation vient d’être clôturée.
Le Président de la République salue les résultats notables en matière de collecte et d’exportations de graines d’arachide, soit au total 721.386 tonnes pour des ressources financières exceptionnelles de 216 milliards directement injectées dans le monde rural.
Dans la perspective de la campagne agricole 2021-2022, le Chef de l’Etat indique toute l’importance qu’il accorde à sa bonne préparation.
Dans cet élan, le Président de la République rappelle sa décision de porter, encore une fois, le financement de la campagne 2021-2022 à soixante (60) milliards de FCFA, pour accompagner davantage nos producteurs en matériels et intrants agricoles, mais également renforcer l’ancrage d’une économie rurale durable et créatrice de richesse et d’emplois décents.
Le Chef de l’Etat, rappelant la position de l’agriculture comme pilier de l’Emergence du Sénégal, insiste sur l’urgence de passer à l’échelle, de développer l’Agro-industrie avec la mise en œuvre optimale de sa volonté : (i) d’intensifier les aménagements agricoles et les surfaces emblavées (notamment par la SAED et la SODAGRI) ; (ii) de renforcer la mécanisation intensive du système agricole par l’acquisition de matériels de haute performance et accessibles sur la base de lignes de financements disponibles. Ce qui permettra d’asseoir durablement la sécurité alimentaire du Sénégal ainsi que le « Produire et Consommer local ».
A ce propos, le Président de la République rappelle, au Gouvernement, l’impératif de préserver les avantages comparatifs et compétitifs du Sénégal en matière horticole et demande, au Ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises, de veiller particulièrement à une régulation soutenue de la filière horticole afin de garantir à la profession des revenus décents.
Le Chef de l’Etat demande, enfin, au Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural et au Ministre des Finances et du Budget, en relation avec les ministres impliqués, de tenir une réunion d’évaluation de la campagne agricole 2020-2021 et de préparer celle de 2021-2022.
Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Président de la République :
– Salue l’Accord signé le 16 avril 2021 entre les autorités et les représentants des étudiants de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, en vue de pacifier et mieux sécuriser l’espace universitaire et souhaite que cet accord puisse inspirer les autres établissements universitaires, pour le plus grand bien de notre système d’enseignement supérieur ;
– Demande, dans cet élan, au Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, d’accélérer le processus d’évaluation de la mise en œuvre des décisions présidentielles issues des concertations nationales sur l’Enseignement supérieur et la Recherche ;
– Demande au Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions de faire le point sur l’état de prise en charge par le Gouvernement des doléances des centrales syndicales, en perspective de la Fête du Travail du 1er mai 2021 ;
– Souligne, dans le contexte de la pandémie Covid-19, la nécessité de poursuivre sans relâche les efforts du Gouvernement pour soutenir les entreprises, préserver les emplois, développer les contrats de stages et les embauches dans plusieurs branches avec sa décision de doter la Convention nationale Etat-Employeurs, d’une enveloppe sans précédent de quinze (15) milliards de francs CFA contre un (01) milliard actuellement, dans le cadre du Programme d’urgence pour l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes ;
– Demande aux Ministres chargés de l’Emploi, du Travail, des Finances et de l’Economie d’actualiser, avec le secteur privé, la convention Etat-Employeurs à la lumière des orientations relatives à l’emploi des jeunes.
Le Chef de l’Etat a clos sa communication par son agenda diplomatique, en revenant sur sa visite à Bruxelles, couronnée de succès avec le soutien unanime des dirigeants de l’Union Européenne rencontrés, pour la mise en œuvre du projet de production de vaccins anti-Covid et autres par l’Institut Pasteur de Dakar.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS
– Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;
 – Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur les conclusions de la 3ème revue de l’Instrument de Coordination de la Politique économique (ICPE) ;
– Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;
– Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur :
 – la situation de la campagne de vaccination contre la Covid-19 ;
 – la situation de la vaccination anti-Covid ;
 – la déclaration du Sénégal pour le lancement du pacte mondial de lutte contre le  diabète ;
– le projet de réalisation du Centre national d’Oncologie (CNO) au Sénégal ;
– sur la situation du paludisme au Sénégal ;
– sur la pose de la première pierre de l’Unité de greffe de moelle et de l’Unité de procréation médicalement assistée à l’Hôpital Dalal Diam ;
– Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur les résultats définitifs de la campagne agricole 2020-2021 ;
– Le Ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires a fait une communication sur les conclusions des rencontres bilatérales avec les partenaires au développement pour le financement du PACASEN RURAL ;
– Le Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions a fait une communication sur la préparation de la Fête du Travail le 1er mai 2021 ;
– Le Ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises a fait une communication sur la mise en œuvre du programme de modernisation des marchés ;
– Le Ministre de la Culture et de la Communication a fait une communication sur le projet de rapatriement des restes post mortem de Aline Sitoe DIATTA ;
– Le Ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications a fait une communication sur l’état d’avancement du programme « SMART SENEGAL »
– Le Ministre auprès du Président de la République, en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent a fait une communication sur l’exécution des projets et réformes phares du PSE.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté :
– Le projet de loi d’orientation relatif au volontariat ;
– Le projet de décret portant création et classement du Parc forestier urbain de Dakar Yoff.
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Monsieur Ely SY BEYE, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n° 604.451/J, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Caire, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Jorge Carlos de Almeida Fonseca, Président de la République de Cabo Verde, avec résidence à Praia, en remplacement de Madame Seynabou DIAL, appelée à d’autres fonctions ;Monsieur Seydou Bocar YAGUE, Contrôleur général de Police, matricule de solde n°517 282/O, est nommé Directeur général de la Police nationale, en remplacement de Monsieur Ousmane SY, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Sidy GUEYE, Ingénieur Exploitation de l’Aviation civile, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM), en remplacement de Monsieur Maguèye Marame NDAO, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Alpha Bayla GUEYE, Cadre juriste et financier, est nommé Directeur général de l’Office des Forages Ruraux (OFOR), en remplacement de Monsieur Seyni NDAO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Monsieur Alioune DIOP, Titulaire d’un Doctorat d’Etat en pharmacie, est nommé Président du Conseil d’Orientation du Fonds de Développement des Transports Terrestres.
Monsieur Babacar GAYE, Titulaire d’un Master 2 en Management des Administrations publique, est nommé Administrateur du Fonds de Développement des Transports Terrestres.
Monsieur Mouhamadou DIAW, Titulaire d’un Master 2 en Management et en Marketing, est nommé Président du Conseil d’Orientation de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale.
Monsieur Modou DIAGNE, Contrôleur général de Police, matricule de solde n°519 321/K, est nommé Directeur général adjoint de la Police nationale, en remplacement de Monsieur Seydou Bocar YAGUE, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Amadou Hamady LAM, Contrôleur général de Police, matricule de solde n°507 650/K, est nommé Inspecteur des Services de Sécurité, en remplacement de Monsieur Arona SY, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Ibrahima DIOP, Commissaire de Police divisionnaire, matricule de solde n°608 425/G, est nommé Directeur de la Sécurité publique, en remplacement de Monsieur Modou DIAGNE, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Ndiaga DIOP, Commissaire de Police divisionnaire, matricule de solde n°517 205/D, est nommé Directeur du Groupement mobile d’Intervention, en remplacement de Monsieur Amadou Hamady LAM, appelé à d’autres fonctions.
Madame Magatte SECK, Titulaire d’un Master en Méthodes statistiques et économétriques de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, est nommée Directeur de l’Appui à l’Investissement et aux Projets au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, poste vacant ;
Monsieur Ibrahima CISSE, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n° 616.198/K, est nommé Directeur de l’Assistance et de la Promotion des Sénégalais de l’Extérieur au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, poste vacant ;
Monsieur Moussa DIENG, analyste financier, précédemment conseiller technique au Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, est nommé Directeur de la Microfinance au Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, en remplacement de Monsieur Oumar CISSE, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Philippe Bacoumba FAYE, Spécialiste en passation des marchés, est nommé Chef de l’Unité d’exécution et de gestion du Comité d’Orientation stratégique du Pétrole et du gaz (GES-PETROGAZ), poste vacant ;
Monsieur Mbissane NGOM, matricule de solde n° 607987/A, Enseignant-Chercheur à l’UFR de Sciences Juridiques et Politiques de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis est nommé Professeur titulaire de classe normale, pour compter du 1er octobre 2020.
Madame Seynabou Oumy GOUMBALA, Ingénieur en génie civil, matricule de solde n° 667.020/I, est nommée Directeur de l’Urbanisme opérationnel à la Direction générale de l’Urbanisme et de l’Architecture au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Moussa SARR, appelé à d’autres fonctions.
Madame Fatim TALL, titulaire d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en décentralisation, aménagement du territoire et gestion urbaine, matricule de solde n° 665.810/B, est nommée Directeur de la promotion des pôles urbains à la Direction générale de l’Urbanisme et de l’Architecture au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Mandiaye NDIAYE, appelé à d’autres fonctions.
Fait à Dakar le 21 avril 2021
Le Ministre des Collectivités Territoriales,
 du Développement et de l’Aménagement des
Territoires, Porte-Parole du Gouvernement
 Oumar GUEYE

Décès de Idriss Deby: Le Président Macky Sall attristé 

Le président Macky Sall se dit attristé á la suite du décès du Maréchal du Tchad, le Président Idriss Deby Itno. Sur son compte Twitter, le président Sall salue la mémoire du défunt.

Pour rappel,  le président tchadien Idriss Déby Itno, est mort mardi des suites de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord durant le week-end. Âgé de 68 ans, il était le tout-puissant chef d’État du Tchad depuis son coup d’État le 2 décembre 1990, qu’il avait fomenté avec l’aide de la France.

Action anti covid-19: la Bm prévoit un montant de 1,85 milliard de dollars pour l’Afrique

Plus d’un an après le début de la pandémie de Covid-19, de nombreux pays d’Afrique ont pu résister à la tourmente provoquée par la pandémie de Covid -19 et leurs perspectives économiques sont plus optimistes qu’en octobre 2020 grâce à la conjonction de plusieurs facteurs: le virus s’est propagé plus lentement que prévu et a fait moins de victimes que dans le reste du monde. Cela tient aussi à l’adoption par les gouvernements de mesures vigoureuses pour préserver les vies et les moyens de subsistance, et à un rétablissement plus rapide que prévu des cours des matières premières. La pandémie continue cependant de toucher durement les populations africaines, avec des répercussions qui auraient entraîné jusqu’à 40 millions d’individus dans l’extrême pauvreté. Les femmes, les jeunes, les travailleurs peu qualifiés et ceux employés dans le secteur informel sont particulièrement pénalisés faute d’accès à des filets sociaux et des sources de revenus.

Dans beaucoup de pays africains, les gouvernements ont saisi cette occasion pour accélérer des réformes et des investissements indispensables à leur développement à long terme. Le chemin vers la reprise sera long, et la dynamique économique variera selon les pays et les sous-régions. En réponse à la pandémie, le Groupe de la Banque mondiale prévoit de déployer jusqu’à 160 milliards de dollars de financements afin d’aider plus de 100 pays dans le monde à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie. Ce montant comprend 50 milliards de dollars destinés aux pays africains.

En Afrique, l’action de la Banque mondiale s’articule autour de quatre axes principaux : sauver des vies, protéger les populations pauvres, préserver et créer des emplois, et reconstruire sur de meilleures bases.

Depuis le début de la pandémie en mars 2020, la Banque a débloqué près de 24,7 milliards de dollars en faveur de la lutte contre la crise de la Covid-19, notamment en lançant de nouveaux projets dans les secteurs de la santé, de la protection sociale et de la relance économique ou en réaffectant des ressources existantes.

Sauver des vies

La Banque mondiale s’est mobilisée rapidement pour aider les pays africains à renforcer leur action contre la pandémie et leurs systèmes de santé, avant d’intensifier ses efforts sur le front de l’achat et du déploiement des vaccins anti- Covid.

Alors qu’un grand nombre de pays africains ont mis en place des plans de vaccination, l’approvisionnement en doses suffisantes est une priorité pour la région. Selon les estimations de la Banque mondiale, chaque mois de retard dans la vaccination se traduit par une perte de 13,8 milliards de dollars sur le PIB africain.

La Banque prépare actuellement des projets de financement d’urgence des vaccins dans une trentaine de pays d’Afrique — République démocratique du Congo (RDC), Éthiopie, Guinée-Bissau, Rwanda, Sénégal et Tchad, notamment —, pour un montant total de 1,85 milliard de dollars. Ces projets s’attachent à assurer un accès équitable aux vaccins en faisant en sorte que les pays disposent de ressources financières pour se procurer des doses ; réaliser un diagnostic de l’état de préparation des pays afin d’identifier les lacunes et de prendre des mesures pour veiller à la vaccination du plus grand nombre possible de personnes ; renforcer l’infrastructure, et en particulier les équipements de la chaîne du froid, la formation des ressources humaines et les transports ; mettre en place des systèmes de collecte de données pour assurer le suivi de l’impact réel des efforts de vaccination ; et soutenir des campagnes de sensibilisation pour changer les comportements, lutter contre la défiance vis-à-vis des vaccins et accroître la demande dans la population.

Les financements consacrés aux vaccins font suite à une première série de projets d’urgence Covid-19 lancés dans 36 pays (pour un montant total de 988 millions de dollars) avec l’objectif de renforcer la prévention, améliorer le dépistage et procurer du matériel médical (respirateurs portables, équipements de protection individuelle, masques), mettre en place des structures de soins et consolider la participation des communautés, les systèmes de santé et la coordination. Des ressources supplémentaires (190 millions de dollars environ) sont aussi mobilisées à travers la restructuration de projets et des opérations en cours dans le secteur de la santé.

Afin d’améliorer la collaboration transfrontalière en matière de veille sanitaire et d’intervention d’urgence, la Banque appuie des institutions régionales telles que les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Cdc Afrique), l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) et la Commission de l’Union africaine. Dans 16 pays d’Afrique subsaharienne, le programme de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies (Redisse) permet de renforcer les capacités de tests des laboratoires, mieux prévenir et contrôler les infections, communiquer sur les risques de contagion et assurer une coordination internationale.

La Banque mondiale s’emploie en outre à redéployer des ressources dans le cadre d’opérations en cours dans les domaines de la santé, du développement urbain et de la résilience, ce qui a donné lieu à l’activation des composantes d’intervention d’urgence de projets existants dans 16 pays, pour un montant total de 337 millions de dollars. Les Seychelles, le Kenya et Madagascar ont bénéficié de l’activation des options de tirage différé en cas de catastrophe (ou Cat Ddo), avec le décaissement de 135 millions de dollars au total.

 

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