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Norme ISO 17065: l’ASN forme les laborantins sur les exigences… 

IMPARTIALITÉ, CONFIDENTIALITÉ, INDÉPENDANCE, RESPONSABILITÉ

Par Mame Khady NDAO

Un atelier de formation des auditeurs et des membres des comités particuliers de certification de l’ASN sur la norme ISO 17065 s’est tenu, les 06 et 07 septembre 2021, au CICES. L’Unité nationale de mise en oeuvre du cadre intégré renforce (UNMOCIR) qui, à travers le Projet d’appui à la conformité métrologique des produits et services pour la facilitation des échanges au Sénégal, a bien voulu appuyer cette session de capacitation des laboratoires. 

Le développement des activités de certification de produits et services, souligne le formateur, Aboubacry Baro, connaît une évolution très rapide et nécessite la mise à   niveau et la formation des membres des Comités Particuliers de Certification (CPC). Cette session de formation s’inscrit dans la mise en œuvre du volet «évaluation de la conformité» qui est une composante essentielle de la Politique nationale de la Qualité (PNQ) adoptée par décret 2017-461 le 21 mars 2017 et dont l’objectif fondamental est «d’asseoir une Infrastructure Nationale Qualité (INQ) de niveau international» apte à soutenir le Plan Sénégal Emergent (PSE).

Le formateur, M. Baro, a fait état de l’engagement qui anime les participants et leur dévouement pour le développement de la certification de produits dans notre pays. A son avis, cette session permettra aux bénéficiaires de connaître les exigences de la Norme ISO 17065, de maîtriser le processus de certification produit, d’assimiler le processus d’accréditation pour la certification de produit, de comprendre les concepts d’impartialité et de confidentialité.

En adoptant la politique nationale qualité, notre pays se donne les moyens de promouvoir la qualité des biens et services produits au Sénégal à travers la mise en place d’un système national de certification de conformité des produits aux normes. Dans son nouveau plan stratégique et le plan d’action de la Politique Nationale de la Qualité, l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) a initié plusieurs programmes de certification dans différents secteurs d’activités. Ce qui nécessite une mise à niveau des acteurs de mise en œuvre.

Au nom du ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, et du Directeur général de l’ASN, Dr Abdourahmane Ndione, le Responsable de la Division Certification de l’ASN, Baba Niang, a d’abord remercié les participants pour l’intérêt qu’ils accordent à cette cession de formation sur la  norme ISO 17065 version 2012. Il a fait savoir que le développement des activités de certification de produits et services connaît une évolution très rapide et nécessite la   mise à niveau et la formation des membres des Comités Particuliers de Certification (CPC).

«C’est dans ce cadre qu’il faut situer la tenue de cet atelier qui intervient dans un contexte caractérisé par la lutte contre la Covid-19 au cours duquel l’ASN a certifié 213 structures de confection de masques barrière à Dakar et dans les régions et amis en place un programme de certification opérationnel des gels hydro- alcooliques», a-t-il rappelé. M. Niang a informé également que l’ASN s’est engagée dans la certification de produits selon la norme ISO 17 065 avec notamment deux produits qui ont été préalablement certifiés à savoir l’huile brute d’arachide et l’eau de consommation pour laquelle elle a été accréditée en 2017.

 

 

 

Réunion du Collectif des femmes de Bby à Dakar: Vers un cadre unitaire en perspectives des prochaines élections locales

Le Collectif des femmes de ‘’Benno bokk yakaar’’ (Bby), majorité élargie du département de Dakar, a tenu une Assemblée générale, ce samedi 11 septembre 2021, au siège du parti de l’Alliance des forces des progrès (Afp). La rencontre a été présidée par l’honorable député, Marie Thérèse Aida Seck Paye,  élue sur la liste départementale de Dakar et demeurant à la Patte d’Oie.

Sous l’initiative du Cadre unitaire solidaire et harmonisée découlant de la volonté politique de la majorité élargie, les femmes de Bby se sont réunies pour faire face à un enjeu d’occupation géographique en perspectives des prochaines échéances. «Nous avons ressenti un besoin impératif d’investir le terrain politique afin d’éviter le syndrome des locales de 2014», a affirmé Mme Marie Thérèse Aida Seck Paye.

Au regard du contexte socio politique qui prévaut et du poids électoral qui constitue le département de Dakar, les femmes de Bby et de la majorité élargie entendent jouer un rôle décisif pour l’atteinte des objectifs fixés par le Président Macky Sall et la conférence des leaders. Ce qui, selon Mme Paye, ne peut se faire que dans l’unité et la solidarité des acteurs.

Pour réussir cette mission des séances de réflexions et de partages ont été initiées sous l’aval de la présidente nationale des femmes de Bby, Mme Marieme Badiane. Celle-ci leur a mis en rapport avec les présidentes nationales dont Lucie Cissé du Pit, Maimouna Fall de l’Afp, Nafi Ndiogou de Rewmi, Penda Seck Dieng de la Ld/Mpt, Aida Sow Diawara du PS, en leur demandant de s’accompagner dans la mise en place dudit cadre avec la collaboration de la secrétaire générale, Mme Amy Ndiaye Tall.

Cette rencontre a abouti à la mise en œuvre de stratégies qui leur permettront de sortir victorieux des prochaines joutes électorales. Il s’agira d’instaurer une dynamique unitaire solidaire et harmonisé, de redynamiser les cellules de Bby au niveau des communes, d’organiser des activités d’animation et d’information, de veiller à l’unité dans nos rangs pour le maintien de la dynamique de victoire enclenchée depuis 2012.  Cela a motivé les rencontres à travers les dix-neuf communes du département de Dakar afin de lever les contraintes.

 

Pour une meilleure compétitivité des laboratoires sénégalais: l’Asn prône l’appropriation des exigences de la norme ISO 17025

L’Association sénégalaise de normalisation (Asn) a organisé les 30 et 31 août 2021 une session de formation des laboratoires sur les exigences de la norme ISO 17025 version 2017.

Avec la mise en oeuvre de la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf), qui est effective depuis janvier 2021, les pays africains en particulier le Sénégal doivent se battre pour avoir des produits conformes à la norme. Le chef de Division de la métrologie,Ibrahima Sarr, a indiqué que d’ici quelques années, les produits africains vont commencer à circuler librement à l’intérieur du continent noir. «Cette compétition mondiale et surtout africaine ne peut se faire sans une infrastructure de qualité à niveau pour mieux assurer les produits avec des laboratoires bien équipés et normalisés», a-t-il relevé.

Aussi chef de projet à l’Unité nationale de mise en œuvre du cadre intégré renforcé (Unmocir), M. Sarr estime que le Sénégal doit se préparer à cette grande compétition. Selon lui, cette préparation doit commencer par la formation des laboratoires nationaux sur les exigences de la norme Iso 17025 version 2017 pour une meilleure qualité des produits, en leur faisant comprendre les éléments fondamentaux d’un système de management des dits laboratoires, de connaître les exigences de la norme et en leur faisant acquérir les concepts, approches, méthodes et techniques permettant de mettre en œuvre un système de management des laboratoires. Ce qui va faciliter du coup un meilleur accès des produits à l’international.

M. Sarr s’exprimait hier en marge d’un atelier de formation sur l’accréditation qualité et formation aux outils de mise en place d’une démarche qualité selon la norme Iso 17025-2017, dans le cadre du Projet d’appui à la conformité métrologique des produits et services pour la facilitation des échanges au Sénégal. Ce projet de l’Association sénégalaise de la normalisation(Asn), a été financé par le Cadre intégré renforcé (Cir) qui est un organisme de l’Organisation mondiale du commerce (Omc). «Il aide les Pma à mieux s’intégrer dans le commerce et ambitionne aussi le meilleur accès des produits sénégalais à l’international», dit M. Sarr.

A cet effet, pour doter le Sénégal d’une infrastructure nationale de la qualité opérationnelle et internationalement reconnu pour une meilleure compétitivité de l’économie nationale et de la protection de la santé et de sécurité des populations, une Politique nationale de la qualité est mise en œuvre. Elle permettra aux laborantins sénégalais d’exporter et d’être compétitifs au niveau régional.

Le chef de Division de la métrologie a souligné que le Sénégal dispose de laboratoires assez équipés pour une meilleure des produits, même si le domaine de l’accréditation demande énormément de moyens. Etant donné que les compétences sont disponibles, M. Sarr a fait savoir que le projet métrologie avait dans son objectif de mettre un dispositif qui va permettre à ces laboratoires d’atteindre la plénitude de leur fonctionnement en se lançant dans ces genres de formation qui ont commencé et vont se poursuivre durant les prochaines semaines. Concernant les laboratoires agroalimentaires qui sont souvent dans les entreprises elles-mêmes, et qui jouent un rôle important dans la conformité des produits, M. Sarr dira qu’ils font souvent de l’auto-contrôle.

A son avis, il faut noter qu’il y a des laboratoires comme le Laboratoire national d’analyse et de contrôle du ministère du Commerce (Lanac) accrédité à la norme Iso 17025 et ceux de l’Esp et de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui joue un rôle important dans l’évaluation de la qualité. M. Sarr a soutenu que Lanac est en train de se préparer pour un deuxième périmètre d’accréditation à la vitamine A et B. Pour ceux du Btp, poursuit-il, la conformité de nos ouvrages nécessite une bonne évaluation. Par ailleurs, il a déploré le fait qu’il n’y ait pas assez de laboratoires dans les régions; notre pays étant ainsi structuré, l’essentiel des activités se trouve à Dakar.

Culture de la qualité pour un système commercial dynamique

Le formateur principal de cette session, El Hadj Macoumba Ndour, a fait part d’un système qualité qui permet aux pays en voie de développement de renforcer leur système commercial. Il s’agit pour lui de faire en sorte que des produits de marque soient disponibles au niveau du marché international. M. Ndour exhorte par ailleurs les professionnels des laboratoires d’analyses et d’essai, qui ont participé à cette session de formation, à faire des recherches sur les éléments fondamentaux d’un système de management, d’exigences à la norme et des concepts, tout en les appliquant dans leurs entreprises.

Ainsi, Baba Niang représentant du ministère du Commerce a salué également cette démarche. Il a fait comprendre que ces formations permettent, non seulement de connaître le système de management des entreprises, mais de favoriser la culture de la qualité pour pouvoir exporter nos produits, en passant par la normalisation.

Par Mame Khady NDAO

Candidat à la candidature au niveau de la commune de Tataguine: Ibou Ndiaye maire, «une demande sociale»  

A moins de cinq (5) mois des élections locales, le coordonnateur de l’Apr au niveau de la commune de Tataguine, Ibou Ndiaye, s’est prononcé sur l’actualité notamment politique. Par ailleurs membre du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), il mène beaucoup d’actions sociales à l’endroit des femmes, des jeunes, des étudiants. Candidat à la candidature au niveau de leur mairie, le Monsieur social dénonce l’attitude de l’actuel maire qui refuse de délivrer des certificats de résidence pour certains citoyens de ladite localité.  

Depuis la sortie des élections de 2014, le coordonnateur de l’Alliance pour la République (Apr) au niveau de la commune de Tataguine, Ibou Ndiaye, et ses partisans sont sur une dynamique visant à gagner les locales en vue. En phase avec les populations, notamment les jeunes et les femmes, un week-end sur deux  ils descendent sur le terrain pour essayer d’animer le parti. En ce moment, à moins de cinq (5) mois des élections locales, M. Ndiaye et ses collaborateurs ont accentué le travail.

Pour contribuer à l’autonomisation des femmes, le leader de l’Apr au niveau de Tataguine les a organisées en réseau qui regroupe une centaine de groupements de la commune. Parmi ceux-ci, 80 groupements ont déjà reçu leurs financements ; soit 100 000 F Cfa pour chaque groupement. M. Niaye et ses partisans sont en train de préparer les autres à recevoir leur part. Ils les accompagnent dans le cadre de la formation notamment sur la transformation des produits locaux. Selon ce leader de l’Apr, ces financements permettent d’alléger certaines tâches destinées aux femmes et d’éviter certaines mutuelles ou banques qui ont des taux un peu contraignants.

M. Niaye et ses partisans encadrent aussi les jeunes à travers leurs associations. Il a fait comprendre que sa collaboration avec les étudiants a démarré depuis longtemps. Il les accompagne en prenant en charge 50% de leurs appartements d’abord au niveau de l’université de Dakar; si l’étudiant doit payer 6 000 F Cfa, c’est M. Ndiaye qui paie la moitié. En plus de cela, il alloue une subvention à leur mouvement chaque année. Cette année, il a donné un premier appui aux étudiants de Saint Louis et essaie de voir comment renforcer cela. Aussi, il est intervenu deux fois au niveau de Ziguinchor et s’attèle à faire quelque chose d’ici le mois d’octobre. Les étudiants de Bambey l’ont également sollicité et il compte les rencontrer le week-end prochain pour voir comment les aider à avoir un cadre beaucoup plus favorable à leurs études.

«Tout citoyen a droit à un certificat de résidence»

En politique, Ibou Ndiaye est en train de travailler sur les inscriptions au niveau des listes électorales. Il noté quelques difficultés avec l’actuel maire de Tataguine qui refuse de délivrer un certificat de résidence à certains citoyens. «Aujourd’hui même, j’ai interpellé le Sous-Préfet de Tataguine parce que le maire a refusé de signer certains certificats de résidence; nous sommes en train de voir comment régler cette situation qui doit cesser car on ne peut pas refuser à un citoyen un certificat de résidence, un extrait de naissance, ou un quelconque papier administratif », a relevé M. Ndiaye. Il pense que c’est le droit le plus élémentaire pour un citoyen.

En tant coordonnateur de l’Apr au niveau de la commune, M. Ndiaye est candidat à la candidature de Benno bokk yakaar à Tataguine. Il suit une trajectoire différente de celle de l’actuel maire et considère que sa candidature est légitime parce que depuis la création de l’Apr, M. Ndiaye fait partie de ceux qui animent le parti surtout au niveau de Tataguine où il est surnommé ‘’Monsieur Social’’. Etant également membre du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), il intervient sur tout ce qui a trait au volet social à l’endroit des femmes, des jeunes et des étudiants.

M. Ndiaye estime que personne d’autre n’est plus légitime que lui pour être mandataire de l’Apr au niveau de la commune. Il espère à plus de 90% que son parti va le choisir comme mandataire à Tataguine et est sur une logique de gagner le maire dont «le bilan est catastrophique» après un mandat de sept (7) ans. Ce leader de l’Apr révèle qu’il n’y a aucune réalisation palpable au niveau de leur commune. Il trouve que la population en est consciente aujourd’hui et sa candidature au niveau de Tataguine est une demande sociale. «C’est la majorité de la population qui veut je sois candidat», dit-il.

Certains reprochent à M. Ndiaye d’avoir boycotté la mairie. Ce qui n’est pas exact, à son avis parce que depuis l’arrivée de l’actuel maire au niveau de la commune, il déclare avoir reçu une seule convocation à laquelle il a répondu favorablement. «Nous avions discuté tous les deux,… je l’ai donné mon numéro de téléphone et mon email, mais depuis lors je n’ai plus reçu de convocation», a-t-il dénoncé. A sa connaissance, il faudrait que les conseillers puissent lire les textes pour savoir comment convoquer un conseil municipal. «Moi, on ne me convoque pas sms; il faut faire les convocations en bonne et due forme parce que ce sont des documents que nous devons déposer au niveau de notre bureau pour pouvoir se libérer», atteste le haut conseiller par ailleurs gestionnaire à la direction des Mines et de la Géologie.

Aujourd’hui, M. Ndiaye félicite et encourage tout le staff mobilisé pour sensibiliser les citoyens à s’inscrire massivement sur les listes électorales. Avec lui, les femmes, les jeunes, le mouvement des étudiants avec plus de 120 membres, sont engagés et soutiennent sa candidature à la mairie de Tataguine.

Cheikh Seck NDONG  

 

ABC ou la belle âme ! Par Yoro Ba Ecrivain Poète Ingénieur

ABC ou la Belle âme

L’ homme aimait mes articles et vers ;

J’aimais et j’aime  son élocution succulente mais verte de vérité ;

Proche par amis  communs,  

 L’homme des grands principes,

L’homme venu jusqu’au parc de Hann soutenir en 2016 le festival  des arts et des métiers Won Ma Ni Nga Meune ,

Le festival de l’ éclosion des talents;

Le Talent c’est Toi,

Je me souviens de ta claquette sur mes doigts qui tentaient d’ouvrir ta portière pour te raccompagner.

Grandeur d âme !

Sans états d’âme, quand la République l’exige.

Je me souviens, chez toi, disant que du bien de l’Autre et de la République .

Je ne te remercierai jamais assez pour tes encouragements à la belle écriture .

Va avec mes deux rakkas de ce jour ;

Va et rejoins  les belles âmes qui nous ont devancées dans les allées des jardins où coulent les ruisseaux.

Yoro Ba Ecrivain Poète Ingénieur agnamgodo@gmail.com 

 

 

Lettre adressée á Augustin SENGHOR: Le ministre Matar BA félicite Edouard MENDY 

« A la suite de la qualification historique de notre sélection nationale de beach soccer en demi-finale de la Coupe du Monde de la discipline, l’international senegalais, Édouard MENDY, vient á son tour d’être élu meilleur gardien de l’UEFA de la Ligue des Champions de la saison 2020-2021.
Cette distinction est un honneur immense qui couronne, au delà du talent, un parcours exceptionnel, un modèle de courage et de persévérance, un exemple de dignité et de foi en soi C’est aussi une grande source de fierté et de satisfaction pour tout le peuple sénégalais. C’est pourquoi, au nom du Président de la République, je voudrais vous demander de lui transmettre mes chaleureuses félicitations, mes encouragements ainsi que l’expression renouvelée de ma sincère et profonde gratitude.
Nul doute que celui qui est perçu, aujourd’hui, comme l’un des meilleurs à son poste au monde, a encore des pages de succès à écrire pour redorer le football sénégalais, africain et mondial. Et nous prions afin que le Tout Puissant lui donne les moyens et l’inspiration nécessaires pour la réalisation de ces objectifs.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.
Matar BA
Ministre des Sports « 

Chronologie des vingt-et-un ans de l’affaire judiciaire impliquant Hissène Habré.

Exil à Dakar, commission d’enquête, procès devant les CAE, condamnation à vie…

Hissène Habré, 79 ans, a été condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie par le juge des Chambres africaines extraordinaires (CAE). C’était à l’issue d’un procès mouvementé à l’issue duquel, l’ex dictateur, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, a été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement. De l’exil à Dakar, en passant par son procès devant les CAE, jusqu’à la condamnation à vie, voici la chronologie des vingt-et-un ans de l’affaire judiciaire impliquant l’ex-président tchadien.

1990, l’exil à Dakar pour fuir l’avancée des troupes rebelles d’Idriss Déby

 Pour fuir l’avancée des troupes rebelles d’Idriss Déby, Hissène Habré s’était exilé à Dakar, où il avait obtenu l’asile politique, en décembre 1990. Au Tchad, l’ex-dictateur est accusé d’avoir brutalement réprimé ses opposants. La plupart d’entre eux ont été arrêtés par la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), avant d’être torturés, parfois exécutés.

 21 mai 1992, création d’une commission d’enquête visant Hissène Habré

 Delà, une commission d’enquête sur « les crimes et détournements » commis par l’ex-homme fort de N’Diaména a été mise en place. Les enquêteurs ont estimé à 40 000 le nombre de personnes exécutées ou mortes en détention. 4 000 victimes ont été identifiées. Il a été nécessaire de faire appel à des témoins. Des milliers de victimes ont été interrogées, des fosses communes visitées avec des experts, des documents de la DDS, la police de‪‎ Habré, étudiés.

 27 janvier 2000, ouverture d’une information judiciaire contre Hissène, à Dakar

 C’est le 27 janvier 2000 qu’une information judiciaire a été ouverte à Dakar contre Hissène Habré pour « crimes contre l’humanité et actes de torture ». Cela fait suite à un dépôt de plainte par des ressortissants tchadiens et autres ONG. Il sera inculpé, une semaine après, pour « complicité d’actes de torture ». Début novembre, les plaintes ont tombé de partout, après constitution de partie civile d’une vingtaine de victimes en Belgique.

 19 septembre 2005, mandat d’arrêt international contre Habré prononcé par les autorités belges

 Les autorités belges, qui avaient adopté une loi de « compétence universelle », ont lancé, le 19 septembre 2005, un mandat d’arrêt international contre l’ex-président tchadien, en demandant son extradition. « Violations graves du droit humanitaire international », c’est le chef d’accusation visé dans l’acte d’accusation produit par la justice belge. Le 15 novembre, il a été arrêté puis relâché après que la Cour d’appel de Dakar se déclare incompétente. Ce qui n’a pas empêché la justice tchadienne de mener à bien la mission qui lui avait été assignée.

 15 août 2008, Habré condamné à mort par contumace au Tchad

 C’est le 15 août 2008 que le juge de N’Djaména a prononcé une condamnation à mort par contumace de Hissène Habré et onze chefs rebelles pour « atteinte à la sécurité de l’État ». Il lui était reproché, contrairement à la procédure engagée à Dakar, d’avoir « soutenu les rebelles » après sa chute.  

 25 juin 2012, Macky Sall dit niet à l’extradition de Habré vers la Belgique

 Beaucoup d’encre a coulé après la  décision du président sénégalais, Macky Sall, de ne pas approuver l’extradition de Habré vers la Belgique. Le Chef de l’État avait informé, le 25 juin 2012, l’opinion internationale de la possibilité de faire juger les cas impliquant des crimes et violations des droits de l’homme au Sénégal. Bien avant cela, notre pays, mandaté depuis 2006 par l’UA, a été mis en demeure par la Cour internationale de justice (CIJ) qui avait réclamé des poursuites ou une extradition. 

 22 août 2012, signature d’un accord entre le Sénégal et l’UA pour la création des CAE

 S’il est finalement décidé que c’est le pays de la Téranga qui jugera Habré, c’est parce que l’Union Africaine (UA) a précédemment signé un accord, qui a été ratifié par le Parlement, portant création de quatre « chambres africaines extraordinaires » (CAE) : deux pour l’instruction et l’accusation, une cour d’assises et une cour d’appel.

 30 juin 2013, Hissène Habré placé en garde à vue à Dakar

 C’est finalement le 30 juin 2013 qu’Hissène Habré a été placé en garde à vue à Dakar, avant d’être inculpé, en juillet de la même année, de « crimes de guerre, crimes contre l’humanité et tortures ». Le juge des Chambres africaines extraordinaires (CAE) l’avait placé en détention provisoire, en compagnie de cinq autres responsables de la répression sous son régime.

 20 juillet 2015, ouverture mouvementée du procès de Habré devant les CAE

 Deux ans d’instruction pour une affaire politico-judiciaire n’excédant pas « le délai raisonnable » que peut attendre un chef d’État pour être jugé. En 2015, nous avons pu assister à l’ouverture mouvementée du procès Hissène Habré devant les CAE. Cette juridiction s’est attirée les railleries de l’ex-président tchadien, faisant silence radio devant le juge.

 30 mai 2016, Habré condamné à la prison à vie pour crimes contre l’humanité, viols, exécutions…

 Hissène Habré, 73 ans à l’époque, a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvements. S’en est suivie une condamnation à la prison à vie, comme demandé par le procureur spécial qui avait réclamé « une condamnation à la hauteur des crimes » dont il est accusé.

 6 avril 2020, placement en résidence surveillée de l’ex-dictateur tchadien

 Après quatre années de détention, l’ex-dictateur tchadien a été placé en résidence surveillée, officiellement en raison de l’épidémie de Covid-19. Il avait ainsi quitté la prison du Cap Manuel, après un transfèrement pour deux mois seulement, dans sa résidence de Dakar au Sénégal.

 18 avril 2021, le juge de l’application des peines refuse de libérer Hissène Habré

 La demande de libération de l’ex-président tchadien, Hissène Habré, condamné à perpétuité par les CAE pour crimes contre l’humanité, a été rejetée par le juge de l’application des peines au Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, le dimanche 18 avril 2021. Mes Ibrahima Diawara et François Serres, qui avaient déposé le 29 mars 2021 une « demande de permission » visant la libération de leur client, n’ont pas obtenu gain de cause. Et ce malgré le fait que des membres de la société civile se sont fait entendre à ce sujet…

 

Le Sénégal signe l’Accord de Participation à l’ACA

La République du Sénégal et l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA) ont signé aujourd’hui un Accord de participation afin de satisfaire les dernières conditions de l’adhésion du gouvernement du Sénégal à l’ACA.

L’Accord de participation sera assorti d’un apport de capital de 15 millions d’euros, financé par la Banque Européenne d’Investissement (BEI), pour l’adhésion du Sénégal à l’ACA par suite de la signature d’un accord de financement entre le Sénégal et la BEI en octobre 2020.

L’adhésion à l’ACA permettra au Sénégal d’attirer des financements à plus long terme et à des taux concurrentiels, et donnera aux investisseurs et aux financiers internationaux l’assurance que les transactions souveraines et autres investissements bénéficient d’un soutien de l’ACA, un fournisseur de garanties d’assurance hautement noté et réputé.

 La République du Sénégal et l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA) ont conclu et signé aujourd’hui un Accord de participation, la dernière condition préalable à l’adhésion du gouvernement du Sénégal à l’ACA. L’Accord de participation sera suivi du versement d’une contribution de 15 millions d’euros à l’ACA par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) au nom du gouvernement du Sénégal, par suite d’un accord de financement conclu et signé entre le Sénégal et la BEI en octobre 2020.

L’Adhésion à l’ACA permettra au  Sénégal d’attirer des financements à des taux concurrentiels et à plus long terme. La notation de catégorie investissement de l’ACA permet d’atténuer les risques d’investissement et d’obtenir une capacité d’assurance-investissement pour couvrir d’importants emprunts, ce qui permet au Sénégal de satisfaire les conditions des prêteurs et investisseurs internationaux. L’ACA est de plus en plus considérée comme un partenaire de développement stratégique pour les gouvernements africains, assurant entre 1 et 2% du PIB annuel de ses États membres et participant à certains des plus grands projets stratégiques de développement du continent en vue de stimuler l’investissement et le commerce intra-africain à l’appui de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA).

 L’adhésion du Sénégal à l’ACA s’inscrit dans le plan stratégique du pays (2019-2023) qui vise à contribuer à la réalisation de la stratégie nationale de développement socio-économique du gouvernement. En outre, les secteurs privé et public locaux bénéficieront également de la disposition de solutions d’assurance innovantes pour soutenir le commerce et les investissements, et renforceront également l’accès du Sénégal aux investissements directs étrangers (IDE) pour la croissance économique du pays.

L’exposition actuelle de l’ACA au Sénégal s’élève à 21 millions d’USD, grâce au  mandat panafricain de l’ACA qui lui permet de soutenir des transactions stratégiques dans des pays non-membres. Cette exposition brute est prévue d’augmenter au cours des prochaines années, vu que les requêtes commerciales provenant du Sénégal s’élèvent à plus de 4 milliards d’USD – couvrant principalement les secteurs de la finance, de l’énergie et des infrastructures.

La ratification et la signature du traité de l’ACA en mars 2020 par le Président du Sénégal, S.E. Macky Sall, confère à l’ACA  un statut de créancier privilégié au Sénégal, reconnaissant le rôle de l’ACA comme assureur de dernier recours et par conséquent, la nécessité de rembourser l’ACA toutes les réclamations et recouvrements effectués dans le cadre des obligations ou défauts souverains. Les gouvernements de l’Angola, du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Égypte et du Tchad devraient également devenir membres de l’ACA dans les prochains mois, alors qu’ils s’efforcent de finaliser les diverses conditions d’adhésion

Citation de M. Manuel MOSES, DG de l’ACA

« La République du Sénégal est en bonne voie pour devenir le 19ème État membre de l’ACA. Nous saluons l’engagement du pays envers le renforcement de la croissance économique inclusive qui, avec certitude, ouvrira la voie à une croissance et à un développement plus durables au Sénégal. L’ACA s’engage à approfondir son soutien au Sénégal, en particulier pendant la pandémie de la COVID-19, car le pays peut bénéficier des services d’atténuation des risques et de renforcement du crédit offerts par l’ACA pour développer les IDE et les flux commerciaux au Sénégal ».

Citation de M. Amadou HOTT, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération

«Les instruments et services de garantie offerts par l’ACA sont utiles pour notre pays. Ils pourront servir de catalyseur de développement pour une accélération de notre croissance économique en harmonie avec nos priorités actuelles réaffirmées dans le PAP 2A du PSE… Ainsi, avec l’option du Sénégal de faire de l’investissement privé et des Partenariats Public-Privé (PPP) un des leviers du PAP 2A du PSE, l’ACA pourra servir d’interface fiable entre le secteur public et le secteur privé pour des partenariats solides et gagnant-gagnant pour notre pays ».

À propos de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique

L’ACA a été fondée en 2001 par des États africains afin de couvrir les risques commerciaux et d’investissement des entreprises faisant des affaires en Afrique. L’ACA fournit principalement de l’assurance risques politiques, de l’assurance-crédit et des cautions. En 2020, l’ACA a déclaré des expositions brutes de 6,3 milliards d’USD et un bénéfice net de 39,4 millions d’USD, ces résultats étant attribuables à une forte demande du secteur financier international et des gouvernements africains pour les solutions d’assurance de l’ACA. Depuis sa création, l’ACA a soutenu des investissements et des échanges commerciaux d’une valeur de 66 milliards d’USD en Afrique. Et depuis plus de dix ans, l’ACA a maintenu sa notation de crédit « A/Stable » de Standard & Poor’s pour sa solidité financière et son crédit de contrepartie. En 2019, l’ACA a obtenu une notation « A3/Stable » de Moody’s.

www.ati-aca.org,  –www.economie.gouv.sn

 

Mise en oeuvre du Plan ORSEC: Le ministre del’Intérieur trouve l’interconnexion des ouvrages en cours de réalisation comme solution définitive aux inondations

Antoine Felix Diome à Keur Massar rassure: «une fois l’interconnexion des bassins réalisée(…) il n’y aura plus ce problème».

En visite, ce 22 août, dans les zones sinistrées de Diamaguène, Keur Massar et Yembeul, pour superviser la mise en œuvre effective du plan d’Organisation nationale des Secours (ORSEC), le ministre de l’intérieur, a tenu à rassurer les populations de ces localités fortement impactées par les inondations.

Le ministre Antoine Félix Abdoulaye Diome estime que l’interconnexion des ouvrages en cours de réalisation sera une solution définitive au problème.

Une fois l’interconnexion des bassins réalisée avec le drainage vers la mer, en principe, il n’y aura plus ce problème », a-t-il expliqué. Le ministre a notamment souligné que le projet de gestion des eaux pluviales (Projef) a été renforcé au delà du plan ORSEC qui a été enclenché pour répondre aux attentes des populations.

Le ministre était accompagné de plusieurs personnalités dont son homologue de la gouvernance territoriale, du développement et de l’aménagement du territoire, Oumar Guèye.

Covid-19/ Vih, Palu. et Tb: Le Comité de suivi/ SC vise à rendre le système de santé résilient…

Par Ch. Seck NDONG 

Le Comité de suivi mis en place par la Société Civile pour lutter contre le VIH, le Paludisme, et la Tuberculose a organisé un atelier de suivi post soumission de la demande de financement complète du C19RM. Cet atelier qui a duré deux jours, les 17 et 18 août, a pour objectif de rendre le système de santé résilient et pérenne y compris le système communautaire et de pousser les acteurs privés du Sénégal à participer à la lutte contre ces trois maladies. (avec Afrikbreakingnews.com)

Vidéos et images: Mohamed FICOU

La coordonnatrice du comité de suivi, Mme Ndiaye née Aïssatou Mbaye, a indiqué que l’atelier qui démarre «aujourd’hui vient couronner six (6) à sept (7) mois d’efforts concernant le dialogue-pays dans le cadre de la lutte contre la Covid-19». Sur ce, le Fonds Mondial est venu avec une rallonge budgétaire pour accompagner le Sénégal dans la lutte contre le coronavirus.

Ce programme C19RM a permis aux acteurs de la société civile d’aller rencontrer les acteurs communautaires sur le terrain pour permettre d’identifier les stratégies communautaires, leur permettant de venir à bout de la Covid-19. «Ce qui nous amené à organiser des ateliers virtuels pour les régions du sud et pour les régions du centre et du nord, nous avons organisé des ateliers en présentiel. Cela nous a permis effectivement d’identifier les stratégies et les activités prioritaires, qui ont permis d’alimenter la demande complète et accélérée pour le Fonds mondial dont il a été accepté fin juillet 2021», a fait savoir Mme Ndiaye.

Poursuivant, elle a souligné que le feed-back va leur permettre de partager avec les acteurs communautaires, de tirer les leçons apprises, de définir les stratégies qui leur permettent de suivre le processus. « Il nous faut des stratégies, des activités qui nous permettent vraiment de suivre les activités sur le terrain», a plaidé Aïssatou Mbaye. Aussi a-t-elle fait savoir, la Direction Générale de la Santé travaille maintenant avec les autres unités en charge du VIH, de la Tuberculose et du Paludisme.

Ainsi, les acteurs de la société Civile organisés en Comité de veille, sous la modération du Doyen Amadou Cissé et avec BabacarThiam comme facilitateur, ont décidé d’accompagner le processus sur le terrain pour travailler avec les programmes et aussi avec les acteurs communautaires pour la complétude de leurs activités mais également pour s’assurer qu’effectivement toutes les activités identifiées ont été mises sur le terrain. Ils ont salués les rallonges que le Fonds mondial est venu apporter avec des moyens assez conséquents pour aider le comité de suivi à faire face au Covid-19.

Option pour la pérennisation des ressources domestiques

Pour accompagner les acteurs communautaires sur le terrain, la Coordonnatrice a fait savoir qu’il faut des suivis sur le terrain et des activités de plaidoyer. «C’est l’objectif de la rencontre, nous allons demander aux acteurs communautaires de définir les stratégies qui permettent de les accompagner; ce sont des suivis sur le terrain, des activités de plaidoyers, de pérennisation, puis que c’est le Fonds mondial qui nous accompagne. Mais demain, il faut qu’on pense à pérenniser ce qu’on est en train de faire et peut-être, cela va nous donner des ressources domestiques au Sénégal. On va tout faire pour développer notre temps de plaidoyer, permettre à l’Etat d’accompagner la société civile dans ce suivi sur le terrain, aux collectivités locales d’accompagner les acteurs locaux pour leur permettre de venir à bout du Covid- 19», a laissé entendre la coordonnatrice du comité de suivi.

Mme Aïssatou Mbaye Ndiaye a relevé que le Fonds mondial n’est pas très visible au niveau de la société civile mais puisque la Santé est une compétence transférée, il y a les collectivités locales qui gèrent des aspects de Santé au niveau local. A son avis,  ces dernières sont en train de dérouler des activités sur le VIH, le Paludisme et la Tuberculose. «Par contre, nous, au niveau du comité de suivi, on ne se sent pas tellement ces ressources domestiques », a-t-elle précisé.

C’est la raison pour laquelle les acteurs de la société civile ont mis en place un plan plaidoyer qui leur permet d’aller parler aux autorités compétentes. A ce niveau, ce qui les intéressent le plus, c’est la ressource domestique du secteur privé; si on arrive à demander aux privés de s’approprier ce que nous sommes en train de faire et que les privés arrivent à adhérer à la cause, je pense qu’on aura vraiment gagné la bataille du VIH, du Paludisme et de la Tuberculose », a rassuré Mme Ndiaye.

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