La transhumance est bien ancrée dans les gênes de nos hommes politiques. Pour le pouvoir et le prestige, ils n’hésitent pas à renier toutes leurs idéologies. Bamba Fall vient de rejoindre le Président Macky Sall qui l’a nommé ministre-conseiller. Une nomination qui fait grand bruit dans le landerneau politique. L’actuel maire de la Médina a trahi les médinois qui l’ont élu sous la base du programme de la grande coalition Gueum Sa Bopp de Bougane. Et selon des sources, Bamba Fall pourrait ne pas être le seul opposant à rejoindre les rangs de la mouvance présidentielle. Après Bamba Fall, quatre (4) gros opposants sont sur la listes des audiences de Macky Sall.
Après ses appels du pied, Bamba Fall a finalement rejoint le camp de Macky Sall. Dans un décret publié le lundi, tard dans la nuit, il a été nommé ministre-conseiller au Palais de la République. Une alliance qui n’a pas surpris les personnes dotées d’un bon sens politique. Mais son arrivée ne sera pas la seule car d’autres opposants sont annoncés. Le chef de l’Etat, qui veut éviter que le scénario du 23 Janvier 2022 ne se reproduise, va ratisser large dans l’opposition avant les Législatives. Et le leader du mouvement Gueum Sa Bopp pourrait être le suivant à franchir les grilles du Palais.
Bougane Guèye Dany est le leader politique le moins hostile au pouvoir en place. Depuis l’affaire du blocage des comptes bancaires de D-média, il est devenu moins virulent. D’ailleurs depuis qu’il a quitté Yewwi Askan Wi pour créer sa propre coalition, il n’a cessé d’être persécuté par ses pairs de l’opposition. Mais ce ralliement de Bamba Fall et le silence de Bougane laissent dubitatif certains analystes politiques, sur ses relations avec le locataire du Palais. Bougane dans les rangs de Benno Bokk Yakaar pourrait donner plus de chance à la mouvance présidentielle de garder sa majorité à l’Assemblée nationale.
Et Bougane ne serait pas le seul qui pourrait retourner sa veste. Malick Gackou du Grand Parti est un bon pion qui est déjà chuchoté dans les coulisses du Palais comme l’allié masqué de Macky au sein de l’opposition. Il pourrait être d’un apport considérable pour la reconquête de Dakar aux Législatives. Il a une très grosse notoriété à Guédiawaye ; s’il n’avait pas appuyé Ahmed Aïdara, le journaliste n’aurait jamais détrôné Aliou Sall.
Sa transhumance ne serait pas une surprise. Le leader du Grand Parti fait partie des grosses pointures de la coalition Yewwi Askan Wi qui n’ont été candidats à rien du tout. Et ce dernier est loin de s’opposer vraiment au régime en place. Il cache son jeu au sein de l’opposition.
Mais les gros morceaux que Macky Sall convoitent sont Karim Wade et Khalifa Sall. Le chef de l’État irait même jusqu’à leur accorder l’amnistie. D’ailleurs, c’est à cause de cette amnistie que Macky Sall et Abdoulaye Wade avaient fait la paix. Macky pourrait marchander leur amnistie contre leur ralliement à la mouvance présidentielle. Et Karim Wade, depuis le Qatar aurait déjà négocié son retour au Sénégal avec Macky Sall. Khalifa Sall, selon nos sources, est en train dêtre démarché.
Avec ces deux grosses pointures dans l’escarcelle, le patron de Benno réussira à réduire l’opposition à sa plus simple expression. Et ainsi réduire les chances de son principal adversaire, Ousmane Sonko.
Tout ce recrutement stratégique est une manière pour Macky Sall d’isoler Ousmane Sonko. Le leader du Parti des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF) est le seul opposant qui empêche au chef de l’État de dormir. Si Macky ratisse large avant les Législatives, le Patriote en chef n’y verra que du feu et la balance tanguera en faveur de Benno. Les prochains jours nous diront qui sont réellement les opposants qui vont suivre Bamba Fall.














Aussi, après plus soixante années d’indépendance, les parents d’élèves préconisent une réorientation de l’école par nos dirigeants pour en faire une institution véritablement africaine; car, «pour nous développer nous avons plus besoin d’un enseignement pratique».
A son avis, l’article 20 de cette même Constitution dit ceci: «les parents ont le droit naturel et le devoir d’élever leurs enfants. Ils sont soutenus dans cette tâche, par l’Etat et les collectivités publiques». M. Traoré n’a pas manqué de dire que l’Etat constate ainsi le droit naturel et le devoir qu’ont les parents d’élever leurs enfants.
A côté de ces contenus d’enseignement parfois inadaptés à nos réalités, voilà que les enseignants, par des mouvements permanents de grève, privent nos enfants de ce droit fondamental, des bienfaits de l’école. Ils bafouent le droit à l’éducation et à la formation au nom d’un autre droit, le droit de grève que leur confère aussi la Constitution en son article 25 qui dit: «Le travailleur peut adhérer à un syndicat et défendre ses droits par l’action syndicale …». Déjà un huitième plan d’action est décrété pour la semaine prochaine (débrayage à 9 h du lundi 07 au mercredi 09 et jeudi 10 grève totale) parce que la rencontre Etat-Syndicat du jeudi 03 février n’a rien donné. La «confrontation» de ces deux parties prenantes de l’éducation impacte négativement sur le quantum horaire et par conséquent sur les enseignements-apprentissages. Ainsi les parents comprennent bien le cri de détresse des enfants qui sont les principales victimes, et sacrifier les enfants c’est sacrifier le Sénégal.
Ainsi, le président de l’A.p.e. a tenu à leur remercier de leur présence qui signifie l’intérêt que les parents portent en leurs enfants et à leur avenir car l’APE n’existe que pour accompagner l’école dans sa mission d’éducation et d’instruction. Ces derniers ont cotisé 2 000 F pour chaque élève afin de d’obtenir la somme de quatre (4) millions de francs Cfa leur permettant de contribuer à la construction de nouvelles salles fonctionnelles.
Sur une pelouse encore une fois difficile avec plusieurs glissades de joueurs, les Lions Indomptables occupaient rapidement la moitié de terrain adverse. Plus forts physiquement, les locaux multipliaient les centres pour semer la zizanie dans la défense égyptienne.


