Depuis quelques semaines, le Sénégal est secoué par une série de drames humains, d’une violence qui heurte les consciences citoyennes. Meurtres, agressions et suicides soulèvent une indignation justifiée des Sénégalais qui réclament aux autorités plus de sécurité et de protection. Dans une déclaration, M. Youssoupha Diallo, Président du Club Sénégal Emergent (CSE) a évoqué le drame de la disparition de 11 bébés, à l’hôpital Mame Abdoul Aziz Sy de Tivaouane, dans des conditions tragiques après ceux survenus à Linguère puis à Louga, interroge sur le management de nos infrastructures hospitalières malgré les énormes efforts de dotation consentis par le Gouvernement.
Ces drames surviennent à l’évidence dans le difficile contexte d’effets négatifs de la pandémie de la Covid-19 et du conflit armé actuel entre la Russie et l’Ukraine sur les plans économique, social, culturel et environnemental. Les problèmes cruciaux d’approvisionnement en produits alimentaires, pétroliers, gaziers et de fertilisants constituent, en conséquence, une véritable hantise pour les gouvernements, hypothéquant la relance des économies à l’échelle de la planète. En dépit de tous ces facteurs, le Club Sénégal Emergent (CSE) constate que le Président Macky Sall et son Gouvernement ont pris des initiatives de très haute portée sociale pour atténuer les souffrances des couches sociales les plus vulnérables.
En effet l’ampleur de la crise n’a pas empêché la mise en place d’une politique de revalorisation des indemnités et salaires des enseignants ainsi que du personnel de santé entre autres (plus de 120 milliards de FCFA), d’un appui aux entreprises en difficulté, des subventions ( plus de 350 milliards FCFA) sur les prix des denrées de première nécessité ( riz, huile, sucre, savon, lait, pain ) pour les maintenir à des niveaux supportables. A cela s’ajoute le soutien aux prix de l’électricité et du carburant (plus 150 milliards FCFA), sans oublier le renforcement des bourses de sécurité familiales (plus 43 milliards FCFA).
Au total, c’est grâce à une gestion rigoureuse des finances publiques, qu’une mobilisation appréciable de ressources de plus de 620 milliards de FCFA a pu se faire dans un contexte de déficit budgétaire, à plus de 6%,et d’endettement relativement élevé du pays. Ailleurs, face à cette crise, c’est la vérité des prix qui dicte sa loi, les prix s’ajustant à la hausse. Les salaires et revenus sont bloqués, les impôts et taxes augmentés, des licenciements de travailleurs notés et les dépenses sociales réduites drastiquement.
Faut-il rappeler que le PSE, c’est la quête permanente d’une croissance forte et soutenue par le développement des secteurs productifs tels que, l’agriculture, l’élevage, la pêche, les mines et ressources naturelles, l’industrie ainsi que le renforcement des secteurs d’exportation qui permettent d’engranger les richesses à distribuer et à investir. Mais c’est aussi l’inclusion par l’équité et la solidarité sociales.
Le Club Sénégal Émergent considère qu’en faisant de l’équité territoriale et de la solidarité nationale, le socle de la politique d’inclusion sociale, le Président Macky Sall, malgré le goulot d’étranglement de la pauvreté qui concerne un sénégalais sur trois, postule que chaque sénégalaise et chaque sénégalais doit bénéficier des fruits de la croissance et des richesses nationales ! Après la mise en service du TER, des ponts de Foundiougne, de Marsasoum et d’une partie de la Boucle de Kalounayes, vont suivre prochainement les livraisons du BRT et du pont de Rosso sur le fleuve Sénégal, lequel contribuera à booster les échanges avec la Mauritanie alors que dans un horizon immédiat commencera l’exploitation du pétrole et du gaz.
Le Club Sénégal Emergent (CSE), après avoir relevé le contexte marqué par l’insécurité et les violences grandissantes, puis analysé la politique sociale du pays, s’est penché sur ce qu’il estime devoir être les priorités du Gouvernement pour la prochaine législature 2022- 2026.
Ainsi : 1. Le CSE salue les décisions du Président de la République Macky Sall, après le drame survenu au service de néonatalogie à Tivaouane. Il lui apporte son soutien notamment pour l’appui apporté aux familles des victimes, les mesures envisagées pour faire toute la lumière requise et les sanctions prises.
- Le CSE appelle l’ensemble des syndicats et forces sociales à faire preuve de patriotisme et d’esprit de responsabilité dans l’action revendicative, tenant compte de l’étroitesse des marges de manœuvre de l’État, due aux effets de la crise.
- Le CSE recommande une politique d’inclusion et d’équité sociales pour les moins nantis, le monde rural, les jeunes et les femmes, les banlieues, les couches vulnérables et les personnes vivants avec un handicap… considérant que des mesures fortes doivent être prises en matière de logements, d’infrastructures et d’équipements sociaux de base et que l’amélioration du pouvoir d’achat passe par la création de plus d’emplois, de revenus conséquents et d’activités génératrices de revenus.
- Le CSE plaide pour le renforcement des souverainetés et résiliences socio-économiques nationales par des productions agricoles et minières plus fortes, la transformation et l’industrialisation, la souveraineté alimentaire et médicale et pharmaceutique, le soutien au « produire et consommer sénégalais », le renforcement des secteurs moteurs d’exportations…
- Le Club Sénégal Émergent recommande, pour lutter de manière efficace et éradiquer les agressions dans les villes, à Dakar en particulier, la mise en place de dispositifs anti-agressions nouveaux et adaptés, après avoir noté avec satisfaction les efforts appréciables et louables du Gouvernement tendant au renforcement des conditions de sûreté, de sécurité et de protection des personnes et des biens et de défense de l’intégrité du territoire. Dans le même ordre d’idées et au regard des enjeux géostratégiques suscité par le Sénégal avec l’exploitation prochaine du gaz et du pétrole, le Club appelle le Gouvernement ainsi que l’ensemble de la Nation à une lutte intelligente et déterminée contre les menaces djihadistes et les subversions de toutes sortes pour assurer l’auto- défense collective de nos vies, de nos richesses et de notre territoire.
- Le CSE réitère aussi son appel au Gouvernement pour une lutte renforcée et implacable contre les détournements de deniers publics et la corruption qui constituent des plaies béantes de notre système de gouvernance et de politique d’inclusion et d’équité sociales.
- Le CSE salue les décisions prises par le Conseil constitutionnel en conformité avec la loi mais aussi à la nécessité de créer un climat de paix afin que les élections législatives se tiennent dans la stabilité, la démocratie et la transparence. Sous ce rapport, il considère que le système de parrainage est un pas en avant, dans la modernisation de notre démocratie et la rationalisation des partis politiques, même s’il faut l’évaluer et l’améliorer de manière concertée et inclusive après les législatives de juillet 2022.
Enfin, le CSE invite toute la classe politique à faire des prochaines législatives, un grand moment de débats programmatiques sur les problèmes essentiels et les solutions pour réserver un avenir meilleur à notre peuple, en s’armant de responsabilité, de respect et de patriotisme. Souvenons-nous toujours que nos opinions peuvent être différentes en n’oubliant pas que le Sénégal est ce merveilleux pays que nous avons en partage!
Le Club Sénégal Émergent

















Le professeur Bouba Diop a souligné que c’est le point de penseurs tels que Cheikh Anta Diop, Léopold Sédar Senghor, Théophile Obenga,… Bref, il y a à boire et à manger sur la renaissance africaine. Maintenant, dira-t-il, l’essentiel c’est de passer à la phase à la phase pratique.
Ainsi, l’initiateur de cette conférence, M. Dibombari Mbock à développer un thème sur: « Cheickh Anta Diop, les hiéroglyphes égyptiens, 30 ans après ». Il a soutenu que dans le cadre de la renaissance africaine, le fait d’y voir une forme matérialisation, l’Afrique a besoin de concepts qui permettent d’implémenter ce que nous appelons la Renaissance Africaine. Les discussions ont permis de voir dans quelle mesure nous arriverons à réaliser cette Renaissance que nous aspirons tant. «Elle ressemble à une civilisation qui nous ressemble. Aujourd’hui, nous sommes traversés par différents courants, intellectuels, religieux, etc. Mais nous oublions souvent que nous venons de peuples plus anciens de cette terre. Et nous avons un certain nombre de chose à apprendre et à partager avec le reste de l’humanité », a-t- il ajouté.


A l’occasion de la venue de Sérigne Mountakha Bassirou Mbacké, khalife général des Mourides venu à Dakar, vendredi dernier, ‘’Artistou Bamba’’ a invité tous les Sénégalais, même ceux de la diaspora à l’accueillir. «Nous étions très contents et nous avons posé des actes importants consistant à accueillir les fidèles qui avaient convergé à Mazalicoulzinane. ‘’Artistou Bamba’’ a bien préparé cet événement avec son ami Abdou Karim Kanouté plus connu sous le pseudonyme ‘’Oumfa’’ et sa compagnie pour accueillir les invités et de bien s’occuper d’eux.
L’artiste regarde comment en faire avec certains tailleurs pour confectionner des livres coraniques, coudre des draps, des habits portant les logos ’’Artistou Bamba’’. Ce qui permettra d’éviter d’aller chercher un Bop Marley ou un Toubab. Il préconise d’enlever ces noms étranges sur les habits portés par les fidèles. «Nous nous référons à nos ancêtres qui ont fait un travail remarquable pour la Nation surtout dans le domaine de la religion. Ceux-là, que nous voulons mettre leurs noms sur nos habits. Pour contribuer au développement local. Nous avons décidé d’y travailler, parce que la consommation locale ce n’est pas ce qu’on cultive pour manger seulement; les habits et les chaussures que nous portons en font partie», a soutenu M. Kanouté.

La rencontre entre Agsila, chanteuse- compositrice et l’artiste française, Anouchka Desseilles est justement artistique, un pont qu’offrent deux personnes qui s’interrogent sur la culture de l’autre. Elle s’est tenue, ce samedi, au BAAT (voix en wolof) qui se décline sous les abréviations Bureau Africain des Arts et Techniques, un petit centre culturel que Monsieur et Madame Breuil ont créé. C’est une réunion du talent et du savoir-faire technique qui doit aboutir à la création, de se faire et d’exister. C’est la deuxième biennale dans ce site majestueux au cœur du village traditionnel, en bordure de l’océan atlantique, marquant le début de la Petite- Côte à partir de Dakar, la capitale sénégalaise. La première était en 2018 dans ce même lieu. Il y avait aussi des artistes invités dont un martiniquais qui est venu travailler avec les habitants du village, les enfants du quartier à travers des ateliers.
Cette deuxième édition est plus basée sur la peinture, la qualité picturale de Anouchka Desseilles qui une très grande peintre, qui maîtrise très bien la matière, la peinture. Pendant ce vernissage, durant la soirée Agsila a développé ses chansons. Elle a ressorti un album de dix morceaux qui avait été enregistré au BAAT même en 2017 et qui s’appelle Soupirs. Ce sont des chansons parfois wolof, parfois en français. Et qui sont plus sur le rapprochement entre ces deux continents, l’Afrique et l’Europe.
Rappelons que Hervé Breuil est cinéaste, plus dans l’image. Il est français résidant au Sénégal depuis plusieurs années. La première fois qu’il est venu au Sénégal, c’était en 2008 pour la Biennale justement; un événement qui l’a fait découvrir ce pays de la ‘’Téranga’’. «C’était la première fois que je venais changer ma vie puisque j’ai décidé de venir m’installer au Sénégal. Depuis quelques années nous sommes installés ici à Yène Kao avec ma femme, Agsila; une chanteuse- compositrice avec un répertoire surtout wolof. Elle chante aussi en français et dans d’autres langues africaines», a relevé M. Breuil.






