jeudi, septembre 10, 2026
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Inclusion sociale, sécurité, bonne gouvernance, socles d’une émergence vertueuse !

Depuis quelques semaines, le Sénégal est secoué par une série de drames humains, d’une violence qui heurte les consciences citoyennes. Meurtres, agressions et suicides soulèvent une indignation justifiée des Sénégalais qui réclament aux autorités plus de sécurité et de protection. Dans une déclaration, M. Youssoupha Diallo, Président du Club Sénégal Emergent (CSE) a évoqué le drame de la disparition de 11 bébés, à l’hôpital Mame Abdoul Aziz Sy de Tivaouane, dans des conditions tragiques après ceux survenus à Linguère puis à Louga, interroge sur le management de nos infrastructures hospitalières malgré les énormes efforts de dotation consentis par le Gouvernement.

Ces drames surviennent à l’évidence dans le difficile contexte d’effets négatifs de la pandémie de la Covid-19 et du conflit armé actuel entre la Russie et l’Ukraine sur les plans économique, social, culturel et environnemental. Les problèmes cruciaux d’approvisionnement en produits alimentaires, pétroliers, gaziers et de fertilisants constituent, en conséquence, une véritable hantise pour les gouvernements, hypothéquant la relance des économies à l’échelle de la planète. En dépit de tous ces facteurs, le Club Sénégal Emergent (CSE) constate que le Président Macky Sall et son Gouvernement ont pris des initiatives de très haute portée sociale pour atténuer les souffrances des couches sociales les plus vulnérables.

En effet l’ampleur de la crise n’a pas empêché la mise en place d’une politique de revalorisation des indemnités et salaires des enseignants ainsi que du personnel de santé entre autres (plus de 120 milliards de FCFA), d’un appui aux entreprises en difficulté, des subventions ( plus de 350 milliards FCFA) sur les prix des denrées de première nécessité ( riz, huile, sucre, savon, lait, pain ) pour les maintenir à des niveaux supportables. A cela s’ajoute le soutien aux prix de l’électricité et du carburant (plus 150 milliards FCFA), sans oublier le renforcement des bourses de sécurité familiales (plus 43 milliards FCFA).

Au total, c’est grâce à une gestion rigoureuse des finances publiques, qu’une mobilisation appréciable de ressources de plus de 620 milliards de FCFA a pu se faire dans un contexte de déficit budgétaire, à plus de 6%,et d’endettement relativement élevé du pays. Ailleurs, face à cette crise, c’est la vérité des prix qui dicte sa loi, les prix s’ajustant à la hausse. Les salaires et revenus sont bloqués, les impôts et taxes augmentés, des licenciements de travailleurs notés et les dépenses sociales réduites drastiquement.

Faut-il rappeler que le PSE, c’est la quête permanente d’une croissance forte et soutenue par le développement des secteurs productifs tels que, l’agriculture, l’élevage, la pêche, les mines et ressources naturelles, l’industrie ainsi que le renforcement des secteurs d’exportation qui permettent d’engranger les richesses à distribuer et à investir. Mais c’est aussi l’inclusion par l’équité et la solidarité sociales.

Le Club Sénégal Émergent considère qu’en faisant de l’équité territoriale et de la solidarité nationale, le socle de la politique d’inclusion sociale, le Président Macky Sall, malgré le goulot d’étranglement de la pauvreté qui concerne un sénégalais sur trois, postule que chaque sénégalaise et chaque sénégalais doit bénéficier des fruits de la croissance et des richesses nationales ! Après la mise en service du TER, des ponts de Foundiougne, de Marsasoum et d’une partie de la Boucle de Kalounayes, vont suivre prochainement les livraisons du BRT et du pont de Rosso sur le fleuve Sénégal, lequel contribuera à booster les échanges avec la Mauritanie alors que dans un horizon immédiat commencera l’exploitation du pétrole et du gaz.

Le Club Sénégal Emergent (CSE), après avoir relevé le contexte marqué par l’insécurité et les violences grandissantes, puis analysé la politique sociale du pays, s’est penché sur ce qu’il estime devoir être les priorités du Gouvernement pour la prochaine législature 2022- 2026.

Ainsi : 1. Le CSE salue les décisions du Président de la République Macky Sall, après le drame survenu au service de néonatalogie à Tivaouane. Il lui apporte son soutien notamment pour l’appui apporté aux familles des victimes, les mesures envisagées pour faire toute la lumière requise et les sanctions prises.

  1. Le CSE appelle l’ensemble des syndicats et forces sociales à faire preuve de patriotisme et d’esprit de responsabilité dans l’action revendicative, tenant compte de l’étroitesse des marges de manœuvre de l’État, due aux effets de la crise.
  2. Le CSE recommande une politique d’inclusion et d’équité sociales pour les moins nantis, le monde rural, les jeunes et les femmes, les banlieues, les couches vulnérables et les personnes vivants avec un handicap… considérant que des mesures fortes doivent être prises en matière de logements, d’infrastructures et d’équipements sociaux de base et que l’amélioration du pouvoir d’achat passe par la création de plus d’emplois, de revenus conséquents et d’activités génératrices de revenus.
  3. Le CSE plaide pour le renforcement des souverainetés et résiliences socio-économiques nationales par des productions agricoles et minières plus fortes, la transformation et l’industrialisation, la souveraineté alimentaire et médicale et pharmaceutique, le soutien au « produire et consommer sénégalais », le renforcement des secteurs moteurs d’exportations…
  4. Le Club Sénégal Émergent recommande, pour lutter de manière efficace et éradiquer les agressions dans les villes, à Dakar en particulier, la mise en place de dispositifs anti-agressions nouveaux et adaptés, après avoir noté avec satisfaction les efforts appréciables et louables du Gouvernement tendant au renforcement des conditions de sûreté, de sécurité et de protection des personnes et des biens et de défense de l’intégrité du territoire. Dans le même ordre d’idées et au regard des enjeux géostratégiques suscité par le Sénégal avec l’exploitation prochaine du gaz et du pétrole, le Club appelle le Gouvernement ainsi que l’ensemble de la Nation à une lutte intelligente et déterminée contre les menaces djihadistes et les subversions de toutes sortes pour assurer l’auto- défense collective de nos vies, de nos richesses et de notre territoire.
  5. Le CSE réitère aussi son appel au Gouvernement pour une lutte renforcée et implacable contre les détournements de deniers publics et la corruption qui constituent des plaies béantes de notre système de gouvernance et de politique d’inclusion et d’équité sociales.
  6. Le CSE salue les décisions prises par le Conseil constitutionnel en conformité avec la loi mais aussi à la nécessité de créer un climat de paix afin que les élections législatives se tiennent dans la stabilité, la démocratie et la transparence. Sous ce rapport, il considère que le système de parrainage est un pas en avant, dans la modernisation de notre démocratie et la rationalisation des partis politiques, même s’il faut l’évaluer et l’améliorer de manière concertée et inclusive après les législatives de juillet 2022.

Enfin, le CSE invite toute la classe politique à faire des prochaines législatives, un grand moment de débats programmatiques sur les problèmes essentiels et les solutions pour réserver un avenir meilleur à notre peuple, en s’armant de responsabilité, de respect et de patriotisme. Souvenons-nous toujours que nos opinions peuvent être différentes en n’oubliant pas que le Sénégal est ce merveilleux pays que nous avons en partage!

Le Club Sénégal Émergent

L’artiste Agsila a présenté son nouvel album «Bët set na» sur scène le samedi 18 Juin au BAAT de Yène

Interview:

«Bët set na» est votre troisième album, dans la continuité de vos engagements féministes et de votre quête spirituelle. Pourquoi avoir choisis la musique jazz comme style ?

Mon premier album «Soupirs» parle d’un féminisme inconciliable; la culture universelle africaine demande un féminisme spécifique qui n’est pas Américain ni Européen, mais qui se situe plus dans notre société à culture matriarcale même si la femme n’est pas valorisée par rapport à l’homme.

Et mon Jazz afro est destiné à unir les africains à travers les langues et les rythmes à la recherche d’une unité. Le jazz est une expression de l’âme avec une base d’improvisation enracinée dans le réel, dans la vie quotidienne.

Après l’album «Soupirs» sorti en 2017, vous enregistrez votre deuxième album «Tegtal» avec 14 nouvelles chansons afro-jazz, plus spirituelles. Quelle est votre inspiration ?

Mon deuxième album s’appelle Tegtal; ce sont des visions.

Dans Tegtal il y a de la colère et une réponse plus spirituelle, une réponse à tous nos malheurs, une réponse à tous les préjugés, et Tegtal sont des recommandations qui amènent la solution à travers l’amour, les sentiments qui permettent de supporter le pire avec compassion.

Les textes sont politiques, ils parlent du juste, celui qui aime le peuple, et de la maltraitance du faible, des vulnérables, mais je m’inspire aussi de l’environnement.

La nature nous montre que les vulnérables ne sont pas que les humains, mais aussi les animaux, comme cet oiseau qui prie dans la chanson Nãan (prière), car il n’y a plus de branches, il n’a plus d’eau et il s’adresse à Dieu dans sa prière.

Ce nouvel album, composé pendant le confinement, porte l’espoir et appel à la compassion. Avec «Bët set na», est-ce que le jour se lève pour tout le monde ?

Avec «Bët set na» c’est le jour se lève.  Nous étions dans les « soupirs », nous sommes passé aux visions «Tegtal», irréelles, et là le voile est tombé, le jour se lève, nous sommes dans la réalité et la mise en garde.

Nous marchons dans une vie consacrée à la lumière : la lumière pour les gens, la lumière sur nous et la lumière pour les plus opprimés.

Et la solution c’est Gospel, c’est la bonne nouvelle. La bonne nouvelle est arrivée, c’est le salut pour toutes et tous, la solution pour tout le monde.

L’humain n’est pas dieu. Dieu c’est le divin, une manifestation universelle. L’homme est restreint mais Dieu n’est pas comme ça ; il veut la paix pour tout le monde et il ne restreint pas les autres. Bët set na c’est ça : le livre est ouvert, les bras sont grand ouverts.

Quelles sont les nouveautés dans votre spectacle GOSPEL ?

Le 18 Juin je présente 10 nouvelles compositions de mon nouvel album Bët set na avec de nombreux invités : la chorale de Thiès, Anto de Saint Louis, Echo de Dakar et le chanteur Justin Badara. C’est pour moi l’aboutissement de deux ans de travail de composition que je vais mettre en scène avec de nouveaux musiciens où là je sors du jazz pour aller vers le Mbalax, le reggae, le slam, la soul mais avec le désir de renouveler le genre Gospel tout en gardant les racines de notre musique Sénégalaise.

Le défi est de rester à la fois populaire en wolof et de créer de nouvelles formes musicales savantes. C’est pourquoi j’écris et je chante ici à Yene dans un village traditionnel à la culture séculaire sénégalaise qui m’inspire beaucoup dans cette période de bouleversements où il ne faut pas perdre la foi.

Agriculture et irrigation: Cmgp Sénégal et Delta Irrigation montrent la voie

Dakar a abrité un Atelier de partage, le jeudi 12 Mai 2022 à Dakar, la rencontre a réuni des chercheurs, des ingénieries agronomes partenaires au développement. Cette rencontre est Organisé par le Groupe CMGP et Delta Irrigation Sénégal.

Selon M. Bruno le Directeur Général Delta Irrigué Sénégal, l’objectif général, c’est de partager des expériences, entre les acteurs, en se rapprochant de Cmgp Sénégal et Delta Irrigation qui améliorent leur capacité à servir les acteurs de l’agriculture au Sénégal.

«D’une part les deux (2) entreprises mutualisent leurs ressources et leurs compétences: deux (2) agences aujourd’hui, Dakar et Saint Louis pour servir les grandes zones d’irrigation agricole. Une grande équipe de près de 40 personnes fait noter, dans un secteur avec des équipes toutes petites et le stock le plus important du pays pour servir dans des délais optimisés. Les conditions de stockage de leur entrepôt de Diamnadio sont sans doute les meilleurs du secteur en local», lit-on dans un document.

Coronavirus et cœurs-à-virus: Par Dr. Christophe Sékène DIOUF

A Diam fo o Daay, les habitants s’attelèrent à leurs labeurs comme à l’accoutumée. Malgré les péripéties de la vie, dans leurs aspirations profondes au Bonheur, hommes et femmes de toutes catégories sociales, langues, peuples et nations semblaient vivre en toute quiétude. Dès l’aube, les responsables de famille quittèrent le foyer et partirent à la recherche du pain quotidien pour subvenir aux besoins vitaux des leurs. Dès lors, une épreuve effrénée s’imposa car le capitalisme individualiste transformait les us et coutumes des peuples.

Dans cette quête de lendemains meilleurs, les bouleversements se manifestèrent. Le monde s’agitait, l’illusion se démarquait de la réalité. Hélas ! Ce fut l’apparition d’une maladie dénommée «coronavirus» à caractère épidémique qui, finit par embrasser le nom de «Covid-19» à la figure pandémique dont on priait pour qu’elle ne soit pas endémique. Aux visions charismatiques d’Isabelle, de Codou et de l’Imam de la Mosquée Massiah, Goss l’Etudiant en Droit Foncier et Ngor Ngongol le Conservateur des Valeurs traditionnelles y ajoutèrent des idées révolutionnaires pour sauver le peuple de ce coronavirus.

Au-delà de cette maladie, ils s’érigèrent en sentinelles contre toutes les personnes qui entravèrent l’épanouissement humain, les «cœurs-à-virus» exploitant les pauvres en les dépossédant de leurs terres. Des jeunes filles devinrent des agnelles immolées à l’autel des potentats. Sister NGB, figure de proue du Mouvement Révolutionnaire «Notre Devoir, Notre Droit», se joignit à la lutte pour un changement de mentalités: assumer les devoirs citoyens d’abord et réclamer les droits inaliénables. Tous entendaient donner un élan nouveau à l’engagement citoyen dans le respect de la parole donnée.

En effet, dans le prétexte de la pandémie de la Covid-19, cette Nouvelle touche les autres «épidémies» tant spirituelles, politiques, sociales qu’économiques dont souffre le pays de Diam fo o Daay. Face au coronavirus, les gens ont tendance a enterré ces maux à la tombe de l’oubli.

Corona virus (1) (5)

Renaissance africaine: des pensées nouvelles et des actions novatrices à partir d’un socle solide  

Les conférenciers ont essayé d’utiliser un langage concret à partir de la flore, de la faune, de ce que l’être humain voit, au Monument de la renaissance ce samedi 4 juin.

Le professeur Bouba Diop a abordé du thème portant sur « Une Renaissance de l’Afrique est-ce possible? Pourquoi et comment ? ». Il a montré que dans nos traditions, dans nos religions, la renaissance est acceptée et même chantée. «Nous avons commencé par cette chanson de ‘’Tadjabogne’’. Et je fais un plaidoyer pour qu’on laisse les enfants jouir du ‘’Tadjabogne’’, comme ailleurs en Amérique, en Europe, les européens jouissent de Aloïne, pour permettre aux jeunes de comprendre qu’il est possible de renaitre», a relevé Pr Diop.

A son avis, il faut des programmes, des actions concrètes. Et c’est cela qui a fait l’objet de la discussion sur beaucoup de plans. Sur le plan médical, il y a des greffes qui se font pour permettre de continuer à vivre. Même nos ancêtres avaient développé des techniques qui faisaient croire que l’être humaine peut revenir, renaitre. Tout cela doit permettre aux esprits de se préparer pour cette idée de renaissance africaine; soit une idée que l’on comprenne, que l’on accepte  et pour laquelle on va œuvrer.

  Le professeur Bouba Diop a souligné que c’est le point de penseurs tels que Cheikh Anta Diop, Léopold Sédar Senghor, Théophile Obenga,… Bref, il y a à boire et à manger sur la renaissance africaine. Maintenant, dira-t-il, l’essentiel c’est de passer à la phase à la phase pratique.

Pr Diop a évoqué les contrats de performance à l’université de Dakar. La Banque mondiale, les bailleurs de fonds ont mis beaucoup d’argent. «J’ai dit à mes collègues et aux autorités que la meilleure façon pour aider les étudiants c’est de leur montrer des histoires de vie. Vous prenez des personnes qui ont du vécu, qui raconte leur itinéraire; comment ces personnes ont fait pour réussir à l’Université, trouver du boulot, gagner leur vie », a-t- il soutenu. Il a réalisé trois films dont l’un porte l’ancien ministre Ousmane Camara qui explique comment on a créé l’université de Dakar et comment on a pu en faire ce qu’elle est aujourd’hui.         

Selon lui, la renaissance ne signifie pas reproduire ce que les anciens faisaient. Il faut innover car la renaissance suppose de nouvelles pensées, de nouvelles actions. Il faut partir d’un socle solide. «Notre combat c’est de vivre mieux et d’aider les autres à comprendre qu’ils doivent être solidaire. Pour manger, boire, s’épanouir, on a besoin de tuer les autres qui sont autour de nous. Et, l’Afrique doit revenir à ce que l’on appelle des équilibres», a-t- il relevé.  Il s’agit de faire en sorte que les extrêmes en matière d’appétit de gain, de violence; parce que la violence il faut la maitriser.

  Ainsi, l’initiateur de cette conférence, M. Dibombari Mbock à développer un thème sur: « Cheickh Anta Diop, les hiéroglyphes égyptiens, 30 ans après ». Il a soutenu que dans le cadre de la renaissance africaine, le fait d’y voir une forme matérialisation, l’Afrique a besoin de concepts qui permettent d’implémenter ce que nous appelons la Renaissance Africaine. Les  discussions ont permis de voir dans quelle mesure nous arriverons à réaliser cette Renaissance que nous aspirons tant. «Elle ressemble à une civilisation qui nous ressemble. Aujourd’hui, nous sommes traversés par différents courants, intellectuels, religieux, etc. Mais nous oublions souvent que nous venons de peuples plus anciens de cette terre. Et nous avons un certain nombre de chose à apprendre et à partager avec le reste de l’humanité », a-t- il ajouté.

De même, professeur Mouhamadou Nissiré Sarr, est intervenu sur « La problématique de l’unité culturelle égypto-africaine dans l’œuvre de Cheikh Anta Diop », Mme Marie Ndèye Fall sur « Contribution de la femme africaine au renouveau du panafricanisme ».

L’idée c’est de ré axer les préoccupations des intellectuels africains vers ce que l’on appelle une richesse non encore exploitée, la culture et même la religiosité, la diversité du monde noir…

 

 

 

Mamadou Sarr, la bonhomie et la passion journalistique personnifiées…

Notre frère et confrère Mamadou Moustapha Sarr est donc parti sur la pointe des pieds ce mercredi 08 juin 2022 au crépuscule.
Un véritable signe du destin pour cet homme jovial à la bonhomie légendaire,un être arrimé à une compétence et une conscience professionnelle chevillées au corps.
Sarr comme l’appellent ses nombreux amis de la presse et des autres secteurs d’activités a donc assuré son dernier bouclage sans crier gare,sans gêner personne.
Comme il a du reste vécu dans la probité, la dignité, la compétence et surtout l’amour de son prochain et la crainte de Dieu notre Créateur.
Sarr a rejoint l’au-delà laissant derrière lui épouses et enfants éplorés mais aussi ses valeureuses casquettes d’ Administrateur du site www.toutinfo.net et de chef de Desk Economie du Quotidien l’Info.
Nous gardons de lui le souvenir d’une figure appréciable des médias pour avoir laissé une empreinte indélébile dans un laps de temps assez court pour nous autres mortels.
Il savait pertinemment qu’il évoluait dans un écosystème médiatique à problèmes mais son exquise urbanité et son état d’esprit positif faisaient partie de ses meilleurs alliés.
Mamadou Moustapha Sarr était aussi et surtout un professionnel de l’information à la résilience avérée.
Sorti frais émoulu de l’école nationale des travailleurs sociaux et éducateurs spécialisés ( ENTSS), les chemins vertueux du noble métier de journaliste se sont ouverts à lui sans doute dans sa quête inextinguible de savoir et de savoir-faire dans un monde tourmenté.
C’est le groupe Walfadjri qui lui donne sa première chance dans cet univers impitoyable de la presse.
Puis Sarr fait preuve d’ingéniosité et d’ambition en réussissant avec brio son entrée au Cesti de Dakar ( concours professionnel), le Saint des Saints pour ne pas dire la Mecque du journalisme en Afrique francophone aux côtés de l’ISSTIC de Yaoundé.
L’homme parvient rapidement à décrocher son parchemin avant de connaître d’autres expériences professionnelles enrichissantes notamment à l’agence de presse sénégalaise ( APS) ,au Populaire mais surtout au groupe Toutinfo médias (GTIM).
C’est d’abord Thierno Talla professionnel chevronné,dynamique et respectable qui lui offre sa chance dans ce nouveau challenge avant qu’il ne parvienne à gravir plusieurs échelons dans ce groupe médiatique en pleine expansion et récemment acquis par un repreneur de grande dimension avec ses titres phares à savoir le quotidien l’Info mais aussi le site d’informations www.toutinfo.net dont Sarr était justement l’Administrateur…
En vérité, Toutinfo et l’Info étaient ses bébés à lui.
En conséquence il a cajolé et poli ces titres pour les imposer dans le landerneau médiatique du reste difficile et complexe.
C’était ce qui distinguait ce passionné de journalisme économique et professionnel réseauté des autres.
Il avait visiblement très bien assimilé ses cours du Cesti pour savoir que le bon journaliste, c’était aussi un carnet d’adresses assez fourni, ce qui lui permet par ricochet de s’adresser aux meilleures sources d’information en cas de nécessité impérieuse pour un organe de presse rudement engagé dans un environnement concurrentiel sans merci.
Autant dire que Mamadou Moustapha Sarr était un professionnel accompli,un homme bon et bien sous tous rapports aussi.
Sarr est d’ailleurs parti comme il a vécu à la suite d’une courte maladie.
Son inhumation ce jeudi 09 juin 2022 à Touba témoigne de son affection et de sa relation indéfectible avec le mouridisme et les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.
Dieu lui fasse Miséricorde et veille sur sa famille.
Adieu Yaalmine comme j’aimais t’appeller pour rester fidèle à ce cousinage à plaisanterie,socle du vivre-ensemble au Sénégal.

Mamadou Lamine DIATTA spécialiste en Communication Corporate et Intelligence économique

La mort de Philippe Maguilen Senghor le 07 juin 1981 ou le désarroi du couple Senghor.

(Il a toujours refusé d’aller étudier hors du Sénégal)

En quittant volontairement le pouvoir le mercredi 31 décembre 1980,Léopold Sédar Senghor ne savait pas que l’unique enfant qu’ il a eu de son mariage avec Colette Hubert allait le quitter à jamais pour nourrir les racines de la vie. Philippe mourut le dimanche 07 juin 1981 lors d’un tragique accident de circulation sur la route de l’aéroport de Dakar.
Né le 17 octobre 1958 un an après le remariage de Senghor en 1957,Philippe succombe à 22 ans.

Senghor ne pouvait pas croire à cette mort brutale. En atteste ces mots :  » Et j’ai dit « non » au médecin : « Mon fils n’est pas mort, ce n’est pas possible.  »
Pardonne-moi ,Seigneur, et balaie mon blasphème, mais ce n’est pas possible.
Non non ! Ceux qui sont mignotés des dieux ne meurent pas si jeunes.
Tu n’es pas ,non !un dieu jaloux, comme Baal qui se nourrit d’éphèbes
De notre automne déclinant il était le printemps ;son sourire était de l’aurore » (Elégie pour Philippe Maguilen Senghor ).
C’est dire que le poète ne pouvait croire à cette mort.
Philippe était le symbole vivant et la matérialisation de sa pensée fondée sur le métissage des races et des cultures. C’est pourquoi cette mort est atroce. Mais comme victor Hugo s’était plié face à la mort tragique de sa fille Léopoldine ,Senghor était aussi obligé de faire face à cet événement tragique .

Mais qu’ est- ce qui fait la particularité de Philippe Maguilen Senghor?
En réalité, en tant que fils de Président de la République, il étudiait au Sénégal. Il n’a jamais émis le souhait d’aller étudier hors du Sénégal. Aller poursuivre ses études à l’extérieur était une punition à ses yeux. À chaque fois que son père Senghor voulait le punir, il lui disait que  » je vais t’envoyer en France pour étudier » . Et Philippe pleurait!
Le grand avocat sénégalais et meilleur ami d’enfance de Philippe Senghor Boucounta Diallo peut en témoigner.

Philippe a été source de bonheur pour ses parents. Mais sa mort brutale et atroce a plongé ce couple mixte heureux dans une profonde douleur.

Le Petit-fils spirituel de Senghor.

‘’Artistou Bamba’’: Un engagement à perpétuer l’œuvre du Serigne Touba

‘’Artistou Bamba’’, un intitulé bien collé à un jeune artiste qui a démarré sous le sobriquet de ‘’Bour Gueweul’’ et qui, à un moment donné, entend d’autres personnes utiliser la même appellation. Ainsi, il s’est fait du marketing pour se faire distinguer des autres. C’est un artiste talentueux, un musicien fidèle à Serigne Touba et qui cesse toute activité pour être au service des Khalife général des Mourides. Il veut servir davantage toute personne vivant au Sénégal et à travers le monde notamment ceux qui s’activent dans les domaines de la culture, de la religion, du commerce.

   A l’occasion de la venue de Sérigne Mountakha Bassirou Mbacké, khalife général des Mourides venu à Dakar, vendredi dernier, ‘’Artistou Bamba’’ a invité tous les Sénégalais, même ceux de la diaspora à l’accueillir. «Nous étions très contents et nous avons posé des actes importants consistant à accueillir les fidèles qui avaient convergé à Mazalicoulzinane. ‘’Artistou Bamba’’ a bien préparé cet événement avec son ami Abdou Karim Kanouté plus connu sous le pseudonyme ‘’Oumfa’’ et sa compagnie pour accueillir les invités et de bien s’occuper d’eux.

A chaque fois, ‘’Artistou Bamba’’ fait partie des premiers arrivés à l’occasion du Grand Magal de Touba, du Gamou de Tivaouane. En tant qu’artiste, il évolue bien au rythme des différentes confréries du Sénégal. Etant connu auparavant comme un vendeur de ce produit tant prisé par les sénégalais notamment les fidèles mourides, il ambitionne de créer une marque ‘’Café Touba Artistou Bamba’’. Leur objectif final, c’est de faire apparaître le nom de Sérigne Touba, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, avec leur créativité en tant qu’artistes.

En ce moment, le sobriquet ‘’Artistou Bamba’’ est plus populaire que ‘’Bour Gueweul’’.  Son projet consiste à mettre en place une entreprise dénommée ‘’Café Touba Artistou Bamba’’ qui va employer des citoyens du pays, du monde entier. Il va confectionner des tee-shirts, des casquettes, des vêtements portant le logo ‘’Artistou Bamba’’. Sa volonté c’est de contribuer à la propagation du nom Bamba à travers l’humanité.   Son engagement, précise-t-il, passe par son appartenance à une famille de griots ayant comme don naturel la chanson, le fait de battre le tam-tam. Il travaille avec le tambour majeure ‘’Sunu Ndiaye Rose’’. ‘’Artistou Bamba’’ travaille sur ce projet avec Abdou Karim Kanouté dit Oumfa, un acteur de développement résident à Malika. Ce dernier a fait comprendre que ‘’Artistou Bamba’’ est basé à ‘’Bène Barague’’. Il fait de la musique et travaille en même temps au sein de la troupe «Doudou Ndiaye Coumba Rose» qui  est géré par un fils nommé Wagane Doudou Ndiaye Coumba Rose, un artiste  chantant et qui aime aussi faire l’art, la culture.

  L’artiste regarde comment en faire avec certains tailleurs pour confectionner des livres coraniques, coudre des draps, des habits portant les logos ’’Artistou Bamba’’. Ce qui permettra d’éviter d’aller chercher un Bop Marley ou un Toubab. Il préconise d’enlever ces noms étranges sur les habits portés par les fidèles. «Nous nous référons à nos ancêtres qui ont fait un travail remarquable pour la Nation surtout dans le domaine de la religion. Ceux-là, que nous voulons mettre leurs noms sur nos habits. Pour contribuer au développement local. Nous avons décidé d’y travailler, parce que la consommation locale ce n’est pas ce qu’on cultive pour manger seulement; les habits et les chaussures que nous portons en font partie», a soutenu M. Kanouté.

«Artistou Bamba» ambitionne de créer de grands sites d’expositions où ces collaborateurs et lui vont mettre un bureau et chercher des personnes qui vont installer des kiosques comme l’a fait le personnel d’Orange Money et autres. Ces kiosques, ajoute M. Kanoué, vont être placés à travers le pays avec la mention sus indiquée; le café Touba y sera vendu. Les initiateurs dudit projet veulent en faire du succès. Ils iront jusqu’en Europe et partout dans le monde pour s’y implanter en confectionnant beaucoup de vêtements, des habits traditionnels ou modernes.

Cheikh S. NDONG

 

 

 

 

Le CEM Alioune Diop de Grand Dakar renforce sa collaboration avec le Cefe

Au nom de Monsieur le Ministre de l’environnement et du Développement durable Abdou Karim SALL, j’ai reçu ce Mardi 24 mai 2022 à 11h les membres du Club Environnement et développement durable du CEM Alioune Diop de Grand Dakar.

Au menu de la rencontre, il a été question de procéder d’abord à la projection du film « Agir pour l’Environnement » réalisé par l’Oceanium de Dakar et qui met en exergue les pollutions de l’environnement et les mesures à prendre pour y remédier.

Le deuxième axe de la rencontre a porté sur la présentation de Dr Gora Niang sur les enjeux climatiques et les opportunités économiques de la Transition Énergétique, les gestes pour l’utilisation rationnelle de l’eau, de l’énergie, la gestion des déchets, l’importance de l’arbre,…

Au nom du Ministre Abdou karim SALL, le Directeur du Cefe Dr Gora Niang a félicité Madame la Principale, les élèves du CEM Alioune DIOP, leur encadreur Professeur Faye pour leur engagement dans la protection et la préservation de l’environnement.

Rencontre entre Agsila et Anouchka Desseilles: S’interroger sur la culture de l’autre pour établir un pont entre l’Europe et l’Afrique

C’est à l’occasion de la Biennale off ce samedi 21 mai 2022 au BAAT à Yène Kao.  «Anouchka dresse son regard personnel avec sa sensibilité d’artiste sur le Sénégal, à travers ses voyages, ce qu’elle a pu voir, rencontrer. Agsila aussi, qui est quand même quelqu’une qui est allée que deux fois en France jusqu’à présent et qu’un regard aussi qui peut être compassionnel, aimant, regarde sur ce continent européen qu’on peut détester mais qui peux aussi fasciner, qui peut créer des relations intéressantes et profondes», a laissé entendre Hervé Breuil.

  La rencontre entre Agsila, chanteuse- compositrice et l’artiste française, Anouchka Desseilles est justement artistique, un pont qu’offrent deux personnes qui s’interrogent sur la culture de l’autre. Elle s’est tenue, ce samedi, au BAAT (voix en wolof) qui se décline sous les abréviations Bureau Africain des Arts et Techniques, un petit centre culturel que Monsieur et Madame Breuil ont créé.  C’est une réunion du talent et du savoir-faire technique qui doit aboutir à la création, de se faire et d’exister. C’est la deuxième biennale dans ce site majestueux au cœur du village traditionnel, en bordure de l’océan atlantique, marquant le début de la Petite- Côte à partir de Dakar, la capitale sénégalaise. La première était en 2018 dans ce même lieu.  Il y avait aussi des artistes invités dont un martiniquais qui est venu travailler avec les habitants du village, les enfants du quartier à travers des ateliers.

  Cette deuxième édition est plus basée sur  la peinture, la qualité picturale de Anouchka Desseilles qui une très grande peintre, qui maîtrise très bien la matière, la peinture. Pendant ce vernissage, durant la soirée Agsila a développé ses chansons. Elle a ressorti un album de dix morceaux qui avait été enregistré au BAAT même en 2017 et qui s’appelle Soupirs. Ce sont des chansons parfois wolof, parfois en français. Et qui sont plus sur le rapprochement entre ces deux continents, l’Afrique et l’Europe.

Les derniers dessins d’Anouchka Desseilles tournent autour de l’idéologie de la domination. «Je me suis appuyée sur l’ouvrage d’Anne Lafont. L’art et la race. L’Africain (tout) contre l’œil des Lumières» qui analyse au XVIII siècle la représentation des Noirs dans l’art Français avant l’abolition de l’esclavage. Son idée première était de représenter des amis dans leur quotidien en 2020, après son dernier voyage au Sénégal en 2018. D’abord, elle s’est attachée à un thème universel: l’adolescence, en faisant correspondre des dessins avec des extraits des romans d’Alain Mabanckou. Ensuite, elle s’est interrogée sur l’indécence de représenter des individus d’autres cultures que la sienne. Depuis toujours ce qui l’intéresse dans sa pratique de plasticienne, c’est d’interroger les rapports de domination dans nos sociétés quels que soient les continents.

  Rappelons que Hervé Breuil est cinéaste, plus dans l’image. Il est français résidant au Sénégal depuis plusieurs années. La première fois qu’il est venu au Sénégal, c’était en 2008 pour la Biennale justement; un événement qui l’a fait découvrir ce pays de la ‘’Téranga’’. «C’était la première fois que je venais changer ma vie puisque j’ai décidé de venir m’installer au Sénégal. Depuis quelques années nous sommes installés ici à Yène Kao avec ma femme, Agsila; une chanteuse- compositrice avec un répertoire surtout wolof. Elle chante aussi en français et dans d’autres langues africaines», a relevé M. Breuil.

Son épouse, Agsila, de son vrai nom Daba Diop, et lui sont très sensibles au pont entre les deux continents africain et européen. «En toute simplicité ce pont qui puisse exister entre l’Europe et l’Afrique, la France et le Sénégal, des liens très forts qui se nouent entre des humains, indépendamment de la politique, de l’économie, sans vouloir non plus dissimuler l’histoire tragique entre ces pays. Et, nous avons conscience des traumatismes qui subsistent mais notre relation peut-être saine et c’est un tout petit peu dans ce rapport des choses dont on se place, 60 ans après l’indépendance», explique M. Breuil estimant qu’on a le temps de tisser de nouvelles histoires. A son entendement, le BAAT, c’est une rencontre entre le son (Agsila) et l’image (Hervé).

SNd. Le Diaraf

 

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