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Conseil des ministres du mercredi 06 Juillet 2022: Le Communiqué…

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL, a présidé, ce mercredi 06 juillet 2022, le Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a présenté ses meilleurs vœux à la Oumah Islamique, à la communauté musulmane du Sénégal en particulier, à l’occasion de la célébration, en fin de semaine, de la fête de la Tabaski (Aïd Al Adah).

Le Président de la République prie, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix, un Sénégal prospère et solidaire.

Abordant la question liée à la campagne électorale en vue des élections législatives du 31 juillet 2022, le Chef de l’Etat se réjouit du respect du calendrier républicain relatif à ces élections et demande, au Gouvernement et particulièrement au Ministre de l’Intérieur, de prendre toutes les dispositions pour un bon déroulement du processus électoral.

Poursuivant sa communication, le Président de la République rappelle, au Gouvernement, que l’Assemblée nationale a pour prérogatives de voter les lois, de contrôler l’action du Gouvernement et d’évaluer les politiques publiques.

Le Chef de l’Etat salue le travail des honorables députés de la treizième législature (majorité comme opposition) qui ont accompagné, selon les spécificités politiques, l’action du Gouvernement, dans le respect des prérogatives de chaque institution.

Le Président de la République félicite, également, le Gouvernement par la qualité de l’agenda législatif exceptionnel présenté devant l’Assemblée nationale, agenda marqué par le vote de plusieurs textes de loi qui vont durablement marquer la vie économique, sociale, judiciaire, sanitaire, culturelle et environnementale du Sénégal.

Le Chef de l’Etat engage, en outre, le Gouvernement, à accélérer le processus de réhabilitation du siège de l’Assemblée nationale et de ses annexes.

Le Président de la République a notamment saisi l’occasion de ce Conseil, pour rendre un hommage mérité au Président Moustapha NIASSE, qui a géré de main de maitre l’Assemblée nationale.

Le Chef de l’Etat a notamment magnifié le travail remarquable réalisé par le Président Moustapha NIASSE, et salué ses qualités d’homme d’Etat accompli, qui font de lui, un modèle d’engagement républicain, de patriotisme et de loyauté, mais également une référence pour les agents publics et les acteurs politiques.

Sur la question liée à l’accélération de la transformation numérique du secteur public et de l’amélioration de la mobilité dans la fonction publique, le Chef de l’Etat insiste sur la place du numérique dans le renforcement des performances des administrations.

Le Président de la République félicite, à cet égard, le Ministre de la Fonction publique et du Renouveau du Service public, le Ministre chargé de l’Economie numérique et Sénégal Numérique SA, pour les avancées significatives notées dans la dématérialisation des actes administratifs, avec le lancement de la plateforme de gestion intégrée des ressources, administrations et fonctionnaires de l’Etat (GIRAFE 2).

Le Chef de l’Etat rappelle au Ministre des Finances et du Budget, l’urgence d’accentuer la transformation digitale intégrale de la chaine fiscale, ainsi que l’interopérabilité des systèmes d’information des finances publiques, dans le cadre de la modernisation de la gouvernance foncière et financière de l’Etat.

Le Président de la République salue, enfin, la promulgation du projet de loi modifiant le statut général des fonctionnaires visant l’amélioration de la mobilité des agents publics.

Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Président de la République a insisté sur les points suivants :

  1. la signature du décret portant déclassement de trois lots composés de six terrains du périmètre de reboisement de Malika pour le règlement du litige foncier de Gadaye ;
  2. l’écoute des jeunes, des enseignements du « JOKKO SPECIAL AK MACKY » et du suivi évaluation des engagements : à ce titre, le Chef de l’Etat est revenu sur la séance spéciale de rencontre, tenue le jeudi 30 juin 2022, au Palais de la République, avec la participation de 300 jeunes venant des 46 départements du pays.

Le Président de la République demande, aux Ministres sectoriels concernés, de prendre immédiatement en charge les engagements pris lors de cette rencontre, en matière de désenclavement, d’électrification, de réalisation d’infrastructures sanitaires, scolaires, culturelles, sportives et de formation professionnelle, mais également d’ouvrages d’assainissement (de lutte contre les inondations), hydrauliques et socioéconomiques de base.

Le Chef de l’Etat demande, enfin, au Ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires et au Ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, de faire régulièrement (chaque semaine), le monitoring des engagements issus des séances de « JOKKO AK MACKY », particulièrement en matière de développement territorial, de formation, de financement et d’emploi ;

  1. l’insertion des personnes handicapées diplômées dans la fonction publique : à cet effet, le Président de la République invite le Ministre de la Fonction publique et le Ministre des Finances et du Budget en particulier, à accélérer les procédures nécessaires à l’exécution rapide d’un plan spécial de recrutement de personnes handicapées diplômées, dans la fonction publique, selon un quota déterminé.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique et sur le suivi de la coopération et des partenariats.  

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

– Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives et instructions présidentielles ;

– Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur la préparation du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement pour une mise en œuvre des ressources de la vingtième reconstitution de fonds de l’IDA (IDA20) du groupe de la Banque Mondiale ;

– Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur les réformes dans le secteur de la santé et de l’action sociale ;

– Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la situation pluviométrique et sur le suivi de la campagne agricole ;

– Le Ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications a fait une communication sur le Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT) ;

–  Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a fait une communication sur le projet phare Agropole Centre.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

– Le projet de décret relatif aux organes de pilotage de l’aménagement et du développement territorial;
– Le projet de décret relatif à l’Observatoire national des Territoires (ONT) ;

– Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Centre Régional des Œuvres universitaires sociales (CROUS) de Diamniadio ;

– Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Centre Régional des Œuvres universitaires sociales  (CROUS) du Sine Saloum ;

Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose; Verdir et restaurer les écosystèmes pour une ville verte

Par Cheikh Seck NDONG

La Délégation Générale à la Promotion des Pôles Urbains (DGPU) de Diamniadio et du Lac Rose a organisé une journée de verdissement, le samedi 2 juillet 2022, avec comme thème: «Verdir pour restaurer les écosystèmes de Diamniadio». Cette activité s’inscrit en droite ligne avec le respect des exigences de développement de la ville nouvelle de Diamniadio qui est construit sur le concept de ville verte et durable.

Conscient de l’importance de la nature dans la ville, le Délégué général du pôle urbain de Diamniadio, le ministre Diène Farba Sarr, a fait état d’un plan d’aménagement de 230 ha d’espaces verts répartis à travers des parcs et des corridors écologiques pour favoriser la biodiversité.

Cette journée a été un moment de communion entre les acteurs du pôle au cours de laquelle, des centaines d’arbres vont être plantés le long des grandes artères et axes stratégiques du pôle urbain, pour répondre aux objectifs de ville durable que le Président de la République, Macky Sall, a fixé à la nouvelle ville de Diamniadio. «Cette invite du Chef de l’Etat est une motivation supplémentaire pour mettre en place un modèle de ville attractive et résiliente pour une véritable renaissance du Pôle urbain de Diamniadio avec des commodités pour le renforcement de la cohésion sociale, le plaisir des yeux et également pour leur utilité», a relevé le DGPU, Diène Farba Sarr.

Il s’agit, pour lui, de créer un cadre de vie agréable, attractif et résilient qui constitue un enjeu majeur pour l’accueil et le maintien de la population dans le Pôle urbain de Diamniadio. Le pari de cette journée a été donc d’inciter les acteurs à prendre eux-mêmes et progressivement en main la maîtrise intellectuelle et opérationnelle de leurs propres problèmes d’environnement.

L’intégration de l’arbre dans l’aménagement paysager et la planification urbaine

  L’arbre urbain est certainement le moyen le moins cher et le plus facile à mettre en œuvre pour lutter contre le changement climatique et se prémunir de ses effets. Le Secrétaire général du ministère de l’Environnement du Développement durable, M. Guissé, a soutenu que l’intégration de l’arbre dans la ville est devenue un enjeu de taille en matière de planification urbaine. A son avis, cette dimension est bien prise en compte dans la création du pôle urbain de Diamniadio qui s’inscrit ainsi dans cette logique d’intégration paysagère.

En effet, les arbres rendent d’immenses services écologiques aux villes. Ils améliorent la qualité de l’air en absorbant les polluants et en fixant des particules fines, ils participent à l’atténuation du réchauffement climatique global en stockant le gaz carbonique. Ils permettent aussi de lutter contre les phénomènes d’îlot de chaleur urbain grâce à l’ombrage qu’ils fournissent lors des fortes chaleurs et à l’évapotranspiration des eaux pluviales. Ils représentent également un support de biodiversité, permettant la présence de multiples espèces de plantes, insectes, oiseaux, petits mammifères, et forment des trames vertes assurant la connexion avec les espaces forestiers plus naturels. Et ils participent à la diversité et à la qualité des paysages urbains, en apportant des variations de couleurs et de formes, rompant ainsi la monotonie des espaces minéralisés.

Les arbres contribuent aussi à marquer l’histoire des villes; étant considérés comme patrimoniaux, témoins d’évènements remarquables, heureux ou tragiques. Ils contribuent enfin au bien-être et à la bonne santé des populations citadines, qui plébiscitent la présence d’arbres et d’espaces verts boisés à proximité de leurs habitations. Ce qui justifie que ce verdissement prend en compte la dimension «activités intégrées» entre la DGPU et ses partenaires dans le cadre de la promotion de la politique des territoires viables et compétitifs pour un développement national durable et équilibré.

Réhabilitation du stade L.S. Senghor: L’Etat du Sénégal décaisse 20 milliards de francs CFA

Par Ch. Seck NDONG

La communauté sportive du Sénégal et ses partenaires se sont réunis, ce lundi 27 juin 2022, dans ce lieu emblématique pour lancer les travaux de rénovation et de modernisation du Stade Léopold Sédar Senghor à Dakar.

  Le Ministre des Sports, Matar Bâ, a rappelé que le Chef de l’Etat Macky SALL, dans sa politique de développement, matérialisée dans le PSE, accorde une grande place au sport. Avec toutes les infrastructures réalisées depuis 2012 et celles existantes, notre pays est bien parti pour faire du sport un levier de développement économique à l’image des pays émergents.

Inauguré le 31 octobre 1985 par M. Abdou Diouf, Président de la République d’alors, le Stade Léopold Sédar Senghor a été pendant des décennies le centre nodal des activités sportives dans notre pays, en accueillant de grandes compétitions internationales de football et d’athlétisme en particulier, tout en étant le siège d’un grand nombre de  fédérations et d’autres institutions sportives africaines et internationales basées à Dakar.

  Les travaux, qui se chiffrent à plusieurs milliards de francs Cfa, indique le ministre Matar Ba, permettront de disposer, dans la Capitale comme dans certaines régions, d’infrastructures sportives, pour faire éclore les talents et espoirs dans toutes les disciplines sportives que compte notre pays. Devant une assistance enthousiaste et colorée, le ministre a exprimé toute la fierté qui habite la grande famille sportive, dirigeants fédéraux, responsables de clubs, athlètes, compétiteurs, qui voient un de leurs plus grands vœux, se réaliser dans quelques mois.

Le ministre a relevé que les sportifs sénégalais disent Merci au Président Macky Sall pour toutes ces actions de mise aux normes de nos infrastructures sportives, et par les actes qu’il pose au quotidien à notre profit, il est le premier contributeur à tous nos succès sportifs, surtout ceux de ces derniers temps. La cérémonie s’est tenue en présence de l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, des présidentes et présidents de fédérations sportives.

  Ainsi, le ministre des Sports a exprimé également la gratitude du mouvement sportif sénégalais à l’égard de la République Populaire de Chine, dont l’accompagnement constant et l’engagement sans cesse renouvelé envers notre pays contribuent chaque jour à raffermir les liens entre nos deux Peuples. Au-delà des infrastructures sportive, la République Populaire de Chine est déjà grandement mobilisée aux côtés du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesses Dakar 2026 pour appuyer la préparation de cette grande manifestation qui est une première en terre africaine, dans la préparation des jeunes athlètes, dans la cérémonie d’ouverture et de clôture, etc.

Les travaux comprennent aussi ceux de la réhabilitation du stade Manel Fall à Diourbel, du stade Lamine Gueye à Kaolack et du stade Sitoé Diatta à Ziguinchor pour 20 autres milliards de francs CFA… La famille sportive ne pouvait saisir meilleure occasion pour exprimer ses vives félicitations pour les brillants résultats sportifs et pour les efforts faits en faveur de l’élargissement de la carte sportive du pays.

 

 

 

 

 

 

 

Eco-gestes et environnement durable: le Cefe outille des citoyens de Malika

Par Cheikh S. NDONG

Une séance de renforcement des capacités des membres de la commission environnement de la commune de Malika, ce dimanche, à la maison de la femme. Face aux effets des changements climatiques, le Directeur du Centre d’éducation et formation environnementales (Cefe), Dr Gora Niang, s’est donné comme sacerdoce de sensibiliser les citoyens sur les bonnes pratiques pouvant nous mener vers un développement durable.

  D’abord à travers un film, le directeur du Cefe, sis au ministère de l’Environnement et du Développement durable, a fait état des actes dévastateurs portés par l’homme sur notre cadre de vie. Il importe pour Dr Gora Niang de proposer des solutions visant à préserver ce que nous avons en commun, l’environnement. La séance de formation organisée sous le couvert du maire de la commune de Malika, Talla Gadiaga, représenté par le président de la commission environnement, Alioune Mbaye, qui a pris l’initiative, dès sa nomination, de rencontre Dr Niang pour des conseils et orientations.

La séance de renforcement de capacités a permis au formateur d’aborder les questions liées à l’énergie qui cause des dégâts sur l’atmosphère, influe sur les changements climatiques, d’évoquer les énergies fossiles, le carburant; gaz- oil, diesel, kérosène, etc.  Dr Niang a beaucoup parlé du réchauffement climatique, de l’atténuation, de l’adaptation, de l’efficacité énergétique, des éco-gestes qui doivent permettre d’économiser l’énergie au niveau du lieu de travail, à la maison; notamment au sein des bureaux, des résidences universitaires, des camps militaires, entre autres, pour réduire la consommation d’énergie. Cela, explique le formateur, pourra permettre de diminuer le taux d’émission du gaz à effet de serf dans l’atmosphère.

 Lors de cette séance, le formateur a abordé la concession durable, le transport durable, l’utilisation des appareils électriques à la maison. En résumé, Dr Niang a beaucoup parlé des éco-gestes; les gestes qu’il faut mettre en œuvre pour économiser l’eau, l’énergie, gérer les déchets solides, particulièrement les déchets plastiques. Il a beaucoup parlé du péril plastique qui tue les poissons, les animaux, qui ont un impact négatif sur l’environnement.

Le Directeur du Cefe a aussi parlé de l’importance et du rôle de l’arbre dans la protection de l’environnement, dans la lutte contre le réchauffement climatique; parce que l’arbre est un puits de carbone. «Il absorbe le gaz carbonique (CO2) émis à partir des combustibles fossiles et nous fournit de l’oxygène (O2) et d’autres choses utiles tels les médicaments, la nourriture, etc», a renseigné Dr Niang. Il a passé en revue les différents aspects de l’environnement.

 Ainsi, le président Alioune Mbaye, a réaffirmé l’importance de renforcer les capacités des membres de la commission environnement afin qu’ils puissent devenir des relais et disséminer l’information auprès de la communauté. Il s’agit pour lui de voir les mesures à mettre en place pour élaborer un Plan d’actions dans le domaine de l’environnement surtout pour pouvoir dérouler et accompagner la stratégie communale et plus globalement la stratégie gouvernementale en matière de protection et de préservation de l’environnement et des ressources naturelles.

 

 

Un Complexe frigorifique à Hann sur mer: Le ministre constate l’avancement des travaux

Le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, M. Alioune Ndoye, a visité, ce samedi, le chantier de la construction d’un complexe frigorifique de Hann sur mer qui s’érige actuellement sur le site.

«Le travail a  commencé et c’est un délai d’exécution de douze (12) mois», a constaté le ministre. Ayant débuté au mois d’octobre, plus précisément fin octobre, avec les aléas qui ont  été rencontrés tels que les effets de la pandémie. «Nous pensons qu’au mois de novembre, ce sentier sera livré. Il coute plus de quatre (4) millions de dollars, soit l’équivalent de trois (3) milliards de francs Cfa; 2,5 milliards par la Corée et 500 millions la participation de l’Etat du Sénégal», a indiqué le ministre.

Le ministre a fait savoir que le gouvernement a pris la décision de construire le complexe frigorifique depuis longtemps. Ce qui constituait les difficultés majeurs est qu’il y avait beaucoup d’acteurs qui occupaient le site. «Avec l’appui des autorités administratives locales de Dakar, le gouverneur, le préfet, le sous- préfet, nous avons pu indemniser les impactés afin qu’ils puissent libérer le site mis à la disposition de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) qui a piloté le projet», a relevé Alioune Ndoye.

  Le complexe frigorifique est constitué de plusieurs ouvrages, dont deux (2) chambres de fabrique de glaces et trois (3) chambres de congélateurs avec des températures allant de moins cinq (-5) degré à plus cinq (+5), de capacité de 500 tonnes chacune. Pour la glace c’est dix (10) tonnes chaque chambre dont vingt (20) tonnes de capacité.

Mame Khady NDAO

Convention ONUDI/ Ministère du commerce et des PME: le Sénégal confirme son engagement pour la réussite du Projet P2R

Le 24 juin 2022, les locaux du ministère du Commerce et des PME du Sénégal ont abrité une cérémonie officielle de signature de convention liant le département ministériel représenté par son ministre de tutelle, Mme Assome Aminata Diatta et l’Organisation des Nations-Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), représenté par M. Christophe YVETOT, son Représentant résident pour le Sénégal, le Cap-Vert, la Mauritanie, la Gambie et la Guinée Bissau.

Cette convention entre dans le cadre particulier de la mise en œuvre du Programme de Résilience et de Relance des micros, petites et moyennes entreprises au Sénégal (P2R) financé par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par l’ONUDI.

M. YVETOT a d’abord remercié Mme le ministre pour son engagement, et l’excellente coopération de son Département avec l’ONUDI. «Ce programme (P2R) est vraiment très important parce qu’il vient soutenir le gouvernement du Sénégal, notamment à travers le Programme national de résilience économique et social (Pres) mais aussi le Programme de relance économique, le Programme d’actions prioritaires ajustées et accélérées», a relevé M. YVETOT. Tous ces programmes, qui visent l’industrialisation du Sénégal à travers la mise en place de Zones économiques spéciales (Zes), de parcs industriels, d’agropoles, a-t-il souligné, ont pour objectif le développement de la production locale.

Selon lui, la crise Covid-19 mais aussi le conflit en Ukraine, montrent de façon claire combien il est essentiel que les Etats travaillent à assurer leur autonomie qui, certainement, passe par la production locale et la consommation locale des produits les plus essentiels.

M. Yvetot était accompagné de l’équipe du P2R, en l’occurrence le Coordonnateur national, M. Ousmane Sy et l’expert international en finances et en management, M. Khaled Katar.

Rappelons que le P2R est une composante du volet national du Programme de Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (WACOMP). Il est mis en œuvre par l’ONUDI en relation avec le ministère du Commerce et des PME et particulièrement sa Direction des PME, qui fait office de point focal . Le P2R vise entre autres, à appuyer 200 MPME affectées par la Covid 19, à mettre à niveau 5 laboratoires dans les domaines de la santé et du contrôle de la qualité des produits importés ou destinés à l’exportation, et à introduire des innovations technologiques afin d’améliorer la compétitivité des MPME.

Au nom du ministre, M. Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, Directeur des PME, donc Point focal du P2R dans le Département ministériel, a exprimé sa satisfaction par rapport au plan d’actions du P2R, qui vient en contribution du PRES que le Gouvernement met en œuvre. «Suite à l’appel que le Chef de l’Etat avait fait aux partenaires, l’Union européenne avait répondu favorablement pour financer ce programme et c’est l’ONUDI qui avait été choisie pour l’exécuter, compte tenu de son expérience en matière de mise en niveau », a-t-il tenu à rappeler.

Depuis lors, le P2R a mené quelques activités, dont une tournée d’information et de sensibilisation dans les 14 régions du Sénégal avec l’accompagnement des gouverneurs. L’objectif était d’identifier les besoins des MPME dans le contexte difficile de la Covid-19. L’analyse approfondie des besoins des bénéficiaires avait permis de retenir des thématiques très importantes et transversales qui intéresseront les PME. C’est dans ce cadre qu’il faut loger les ateliers déjà organisés par le P2R sur l’accès au marché (22 mars 2022) et sur la problématique de l’emballage (23 juin 2022).

 

Le Gospel wolof, Agsila s’élance avec «Xale yi» à Yène

Compositrice wolof, Agsila a présenté, ce samedi soir, son troisième album «Bët set na». Face à la mer et sous la menace des nuages noirs, ils étaient une vingtaine d’artistes sur scène à chanter du Gospel, dans le village lébou de Yenne. Agsila était accompagnée du groupe Echo de Dakar, de la chorale de Thiès, et de Anto de Saint Louis, pour un spectacle lumineux.

  «Ce projet m’a été divinement inspiré il y a peu de temps après le décès de mon père. Son départ a participé à mon éveil spirituel» dit Agsila, en hommage.  Elle enchaine ensuite ses titres pendant plus de deux (2) heures, entrecoupés des chansons de ses invités.  «Doomi leer» parle de la présence de l’esprit saint dans notre vie. Elle dit : On allume pas une lampe pour la mettre sous une calebasse, mais on la met sur le pied pour qu’elle éclaire toute la maison» Dans un Mbalax doux «Nonous», elle incite à éclairer et à aider les autres.

«Yeesoo ngi dellusi …» est une chanson de réveil car, explique-t-elle, chrétiens comme musulmans, nous croyons au retour du Messie. «Le Messie nous a toujours incité à être prêt pour ce jour, à préparer les cœurs», a relevé Agsila.

Ensuite « Séetoo -séet » est une chanson de mariage. Elle est imagée, car elle parle de Insa ; il comparait l’assemblée des croyants à une épouse, car une épouse se prépare avec soin pour le jour de son mariage, symbolisé par le retour du messie. Les temps sont spéciaux, mais le challenge est de garder une vie vertueuse et honnête. »

La soirée s’est poursuivie avec «Turam am na doole». Le public reprenait le refrain comme le tube de la soirée. Cette chanson reggae a un avenir certain au Sénégal comme un slogan populaire. «Turam est mon propre  témoignage. A un certain moment de ma vie personnelle, j’ai vécu une crise mystique et j’ai vécu des visions. Cela a complétement changé ma vie», a révélé l’artiste.

Le gospel  Sénégalais garde ses tendances afro- américains du négro spirituel, avec des variantes de chœurs parfois de l’Afrique centrale ou des pays francophones. Le défi de cet album «Bët set na» est d’apporter des harmonies classiques wolofs pour un nouveau type de Gospel Sénégalais. Gospel voulant dire «la bonne nouvelle», elle permet de le réviser avec la culture nationale et la langue Wolof.

  Avec ce nouvel album «Bët set na», la compositrice wolof Agsila renouvelle le style Gospel et s’affirme sur la scène sénégalaise.

 

Le Festi-Aalam sur l’environnement: les éco-gestes, l’importance et le rôle de l’arbre, la gestion des déchets, etc

Le Festi- Aalam a démarré ce Vendredi 17 juin 2022 à 10h au Daara de Malika.

La troupe THIOSSANE de Malika a ouvert les travaux par une sensibilisation pathétique en effet les acteurs culturels symbolisant le baobab, l’oiseau, l’eau ont parlé à l’homme, lui demandant d’être bienveillant envers eux, de faire attention à la manière dont il dégrade son environnement, d’avoir pitié de la faune et de la flore qu’il détruit de façon extraordinaire.

Dr Gora NIANG, Directeur du CEFE, a ensuite enchaîné par une conférence sur le réchauffement climatique, sur les éco-gestes, l’importance et le rôle de l’arbre, la gestion des déchets, etc.

M. Ibrahima DIAGNE Coordonnateur du PROMOGED a par la suite présenté les composantes du PROMOGED, son volet RSE, ses différentes actions dans le département de Keur Massar, …

Le Festival se poursuit demain Samedi 18 juin 2022 par une séance de renforcement des capacités en environnement, par le CEFE et PROMOGED, des représentants des 06 communes de Keur Massar.

Une mention spéciale a été faite à l’organisateur du Festi- Aalam Malcom Fall et son équipe, aux partenaires CEFE, SONATEL, ORANGE, PROMOGED.

 

Coopération Sénégal-Japon: 52 milliards pour trois accords

Le Sénégal et le Japon ont paraphé, ce jeudi, des accords dans le cadre de la construction de l’émergence du Sénégal. C’est le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération qui a reçu l’ambassadeur du Japon, Izawa Osamu.

Les trois accords portent sur le programme de soutien à la couverture sanitaire universelle (CSU) phase 2. Le Japon accorde un prêt concessionnel de 50 milliards francs Cfa pour le premier financement. Selon les deux autorités confirmées par la note circulaire remise à la presse, c’est le second prêt du genre après celui de 40 milliards qui a permis de financer la première phase d’octobre 2017 à décembre 2021. Le souci des deux parties, c’est d’avoir une société résiliente et durable et de la sécurité humaine comme fondement de l’amélioration continue du bien-être et de la croissance économique.

Le second acte paraphé concerne l’assistance alimentaire du Japon pour un montant de 1 milliard 250 millions avec une dotation de 1.600 tonnes de riz japonais. Un appui renouvelé tous les ans depuis 1998. Il constitue un des principaux domaines de la coopération entre les deux pays. Le ministère en question souligne que compte tenu de la tension sur les marchés internationaux de céréales en raison du conflit ukrainien, cette assistance pourrait contribuer ainsi à la couverture des besoins alimentaires.

Et enfin, le troisième accord est en rapport avec l’éducation. Le Japon offre aux cadres de l’administration sénégalaise, futurs dirigeants du Sénégal, les connaissances théoriques les plus pointues et un savoir-faire japonais qui met l’accent sur l’efficience et l’efficacité. Le montant de cet accord porte sur un montant de 1 milliard 120 millions renouvelable chaque année sur cinq ans.

Message à la Nation d’un fou à lier (Par Abdou Khadre Gaye)

UNE FOLLE SOLUTION POUR UNE FOLLE PIROGUE

 J’ai publié, il n’y a pas longtemps, un papier intitulé : « Alerte rouge : Pluie d’insanités sur notre pays ». J’en ai beaucoup publié, dans ce sens, depuis le naufrage du bateau le Joola, et même bien avant. Cela a donné mon livre : « Les chantiers de l’homme ». J’en ai aussi lu de la part d’éminents intellectuels et hommes de culture de ce pays et d’ailleurs. J’ai écouté des  discours et des prêches de haute facture, et de la même vaine. Mais, chez nous, aujourd’hui, hélas, la bêtise fait tellement de bruit, que la voix de la sagesse, à peine, s’entend ! Alors je propose dans mon texte de ce jour de partager « la sagesse» d’un fou. Un fou à lier, il est vrai. Mais, puisque tout le monde parle et fait le fou, laissons la parole au vrai fou : écoutons son message à la nation.

 Mais d’abord, permettez-moi un petit rappel : à l’occasion d’une conférence dans le cadre des universités de l’EMAD sur le changement des comportements, c’était avant les années 2000, Élie Charles Moreau, le poète, avait fait un discours intitulé : « Tout fout le camp ». Entendez toutes les valeurs : spirituelles, intellectuelles, morales, civiques, citoyennes, etc. À l’époque, malgré le contexte, cela paraissait quelque peu excessif. Alors on a ri et pensé : « Ah, les poètes, ces rêveurs ! »

Aujourd’hui, le rire est devenu un rictus, et je lui emprunte sa formule en y ajoutant le mot : « partout ». Cela donne : « Tout fout le camp, partout ». Partout : c’est-à-dire en religion, en politique… Partout ! Voilà !

Car, on a l’impression que les fous – on pourrait dire « Les Possédés », comme dans le livre de Dostoïevski – occupent tout l’espace public. Tout. Et les sages et les intelligents se terrent, hélas ! À juste titre. Car, quand la racaille occupe l’espace public, les autres restent chez eux : ils ne veulent pas prendre de risques, ils ne veulent pas être confondus. Et ils ont raison. Ou peut-être tors. Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Réfléchissons : il y a peu de temps, on disait : on parle beaucoup trop dans ce pays. On ne s’écoute plus. On ne sait plus se comprendre. On chante et l’on danse beaucoup trop. On aime la fête. On aime le bruit. Mais, aujourd’hui, on n’entend plus que des insultes. Partout. Tous les jours. On ne crie plus, on vocifère. On brait. On grogne. On aime les commérages et les radotages. On s’espionne, on s’accuse, on se dénonce… On aurait dit que ce peuple se nourrit de dénigrements, d’offenses et de scandales. Et ceux liés au sexe qui, disait-on, étaient l’apanage d’une certaine catégorie sociale sont maintenant l’affaire d’une élite supposée; et ils n’émeuvent plus personne.

On disait : les intelligences sont maigres, et les cœurs étroits. Les parents ne s’occupent plus des enfants qui royalement les ignorent. Les aînés ne protègent plus les plus jeunes, qui ne les respectent plus. Les éducateurs ont besoin d’être éduqués. Les prêcheurs ont besoin d’être convertis. Aujourd’hui, comme dit Brel : Le ventre grignote le cœur. Et le bas ventre démange plus souvent que la tête. Nous sommes devenus égoïstes et individualistes, à l’excès. Et la politique est devenue un métier, la religion un commerce. La chapelle est de beaucoup plus importante que le pays ou que l’humanité entière. Fini la camaraderie de parti. Fini la fraternité. Et la caricature et le ridicule sont notre jeu favori. On rit de tout. On casse et l’on détruit toutes les valeurs, toutes nos références. On peine à reconnaître ce peuple.

Et, comme si la césure historique opérée par la colonisation ne suffisait pas, on déchire des pages entières de nos livres. On piétine notre patrimoine. On tutoie nos fondateurs de confréries, au lieu de nous inspirer de leur enseignement. On fusille Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. On les plonge en enfer, plutôt que de méditer leur œuvre. On traite Moustapha Niass et Amineta Mbengue Ndiaye de suceurs de sang du peuple, Idrissa Seck de zombie. Par méchanceté. Tout simplement parce qu’on n’est pas du même bord. Car, on les aurait louangés, alors. On (un député) insulte outrageusement le président, en plein meeting, sous les applaudissements, cependant que lui-même (le président) fait la fête à un insulteur du Net « repenti » au grand étonnement de tout le peuple ; et qu’un de ses lieutenants se fait voler plusieurs centaines de millions de francs CFA à son domicile. Un leader de l’opposition (le même qui fusille les ex-présidents et traite les ministres de vampires ; et qui est devenu le crachoir des fous du régime libéral) désigne des maisons et des enfants de dignitaires à la vindicte populaire. Et pendant que l’opposition accuse et menace, les gens du pouvoir préparent leurs troupes, et, au vu et au su de tout le monde, publient la liste de domiciles d’opposants à attaquer, en s’écriant tout bêtement, comme les demeurés qu’ils sont : œil pour œil, dent pour dent… On agresse des journalistes. D’aucuns s’en prennent au Bercy de Youssou Ndour, et veulent le sabotage. C’est bizarre. C’est fou. Absolument. Nous appelons sur nous le feu, mais nous ne le savons pas.

Je dis : faisons la part des choses. On peut être des adversaires, mais on doit se respecter : l’adversaire n’est pas un ennemi. On peut se faire face dans le terrain politique, on peut même se faire la guerre, mais dans le respect des règles de l’honneur et de la dignité. Si nous ne le faisons pas pour nous même, faisons-le pour nos enfants et nos petits enfants qui nous regardent, nous écoutent et nous jugent. Ne troublons pas leur innocence. Car, quoi qu’il advienne, nous devons rester des hommes, nous devons préserver notre humanité. Préserver ce pays. Ne pas le transformer en une jungle. Réfléchissons : un pouvoir peut toujours faire dans l’abus. Une opposition peut toujours saboter le travail du pouvoir. Alors, le pays de stagner, ses populations de piétiner, d’alternance à alternance, de changement de gouvernement à changement de gouvernement, sans amélioration aucune. Khalil Gibran l’a dit : « Pitié pour la nation où l’on accueille un nouveau souverain aux accents de la trompette pour le renvoyer sous les huées et en acclamer un autre aux mêmes accents de trompettes que le précédent. »

Le roi avait raison qui disait qu’il allait interdire la caricature et l’ironie dans son royaume. Car l’ironie, disait-il, est du cancre. Et caricaturer le roi, c’est désacraliser l’institution qu’il représente. Caricaturer le roi, c’est vider la fonction de sa substance. Caricaturer un quelconque guide, c’est caricaturer tous les guides, fragiliser la hiérarchie. Qu’adviendrait-il, en effet, dans un pays où chacun se mettrait à lire le ridicule sur le visage, la posture et la vie de son vis-à-vis et à rire de lui.

Et j’imagine, comme dans la chanson de Jacques Brel, le diable se frotter les mains et chanter : « Ça va, ça va, ça va, ça va ! » C’est-à-dire : ça marche comme je le veux, moi le diable, sur la terre des hommes, et dans ce coin du globe qu’on nomme le Sénégal. Ça va, parce qu’on y traite les braves de fous et les poètes de nigauds. Et dans les journaux de partout, tous les salauds ont leur photo. Ça va, alors, bien sûr. (Je vous conseille d’écouter la chanson, elle colle bien à notre réalité du moment. Son titre : « Le diable, ça va »).

Je pense aussi à Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy inquiet du contenu des poitrines, s’exclamer : « Les cœurs, les cœurs, les cœurs ! Prenons soin de nos cœurs ! »J’essaie d’imaginer ce qu’aurait dit Abdou Aziz Sy Dabakh, s’il était encore parmi nous. Ce qu’auraient dit Serigne Abdoul Ahad Mbacke, le Cardinal Hyacinthe Thiandoum et l’imam Maodo Sylla. Je devine la désolation de Cheikh Anta, la tristesse de Senghor et les larmes de tant d’autres…

Bref, laissons le fou authentique nous faire part de sa folle solution pour notre folle pirogue : c’était, il y a longtemps, à Keur Gou Mag, au 16 avenue Jean Jaurès. L’homme parlait comme Élie Charles Moreau. Vous savez, la distance n’est pas longue qui sépare les fous des poètes et des grands sages. Il disait, le fou, en grimaçant et en gesticulant sans mesure : « Ce pays est malade ! Et il faut le sauver d’urgence ! – Comment, lui avons-nous demandé ? en riant. »

Il répondit ainsi : « Nous possédons plusieurs îles, n’est-ce pas ! Emmenons-y tous les nouveau-nés. Seulement les nouveau-nés. Et les enfants de moins de sept ans aussi. Oui. Sans les adultes. Peut-être quelques-uns. Quelques adultes pour s’occuper des petits. Des femmes. Surtout pas d’hommes. Pas d’hommes. Ils sont tous contaminés, les hommes. Des femmes. Mais un petit nombre. Le minimum nécessaire… »

Il s’arrêta de parler, comme s’il avait oublié son sujet. On l’interpella : « Ensuite ? – Ensuite, dit-il… Ensuite. Oui, ensuite, une fois les nouveau-nés et les enfants en sécurité dans les îles, on met le feu à la Grande Terre, et l’on brûle tous les autres, tous les adultes sans exception, vous tous, nous tous, moi y compris… Tout le monde… »

Personne ne posa de question. On était interloqué. On avait les visages en point d’interrogation. Il nous regarda bizarrement, grimaça, puis après un rire méchant poursuivit en gesticulant, l’écume dans la bouche : « Une fois que tous les fous, tous les chiens, tous les rats, tous les cafards, les puces, les poux et les punaises que nous sommes, seront morts, et leur cendre jetée dans la mer, peut-être alors les enfants pourront habiter le pays et bâtir du bon et du  bien, du bon et du bien, du bon et du bien… »

Ainsi avait parlé le vrai fou, il y a très longtemps de cela. Et quand j’entends les faux fous, je pense à lui, et au proverbe qui dit : « Gaalu dof du téer… » (La pirogue d’un fou n’accoste pas…)

Dieu sauve le Sénégal.

ABDOU KHADRE GAYE

Écrivain, président de l’EMAD

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