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HOMMAGE A LAT DIOR NGONE LATYR  Dammeel –  Teeñ – Héros National (1842 -1886)

 Gloire à vous, fiers vainqueurs  de Paate Baajaan où Pinet-Laprade essuya l’échec  de la France, de réduire à nu la résistance au Sénégal,

En lettres d’or le Sénégal écrit vos  noms.

 Salut à toi, qui fit trembler Faidherbe au Kadior

Et Pinet Laprade à Paos koto,

Salut à toi, Gloire du Panthéon Sénégalais,

Toi qui , après 25 ans de  guerre , de 1861 à 1886 ,  incarna ,  à ces moments , le génie collectif de la nation.

Chef de guerre ,  homme politique  , musulman , tu présentes toutes les qualités nécessaires pour devenir un allié , au-delà, un héros consensuel , puisque ayant  scellé des alliances partout , pour défendre le sol sacré du Sénégal ,  contre le colonisateur,   en Afrique Occidentale Française ( AOF)

  Ton personnage revêt une valeur singulière: fils  du Geet, ton nom est également attaché à ton Kadior natal, lieu de  tes hauts faits d’armes, avec   l’armée de ce pays tien.

 Premier Damel à avoir porté le nom Diop,  tu fus voué  à une destinée mémorielle exceptionnelle qui  a  fait l’objet de nombreuses commémorations institutionnelles, artistiques  et populaires, suscitées ou spontanées.

Pourtant,  ta mort au combat peut sembler être un échec , Mais fort heureusement ,  Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba , le Grand marabout , qui t ‘avait prédit à Mbacke Kadior:  – demain sur cette terre que tu as tant aimée ,  dans un monde de prières de lumière et de minarets , la patrie éternellement se souviendra de toi   !

 La manière de  te commémorer, pourrait évoluer, pour que finalement cette journée soit la  JOURNÉE DU HEROS,  pour tous les Heros.

 Guerrier  infatigable ,  défenseur glorieux  de la dynastie des GÉEJ  ,  Commandeur des croyants , héritier des valeurs du Kadior ,   tu as  toujours incarné une  stature nationale à vocation sous régionale .

 La première de  tes qualités est celle qui te confère ton  attachement à la terre de  tes ancêtres,   Lat Sukaabe ,  Meysa Tend Joor et les autres ,

Ta  bravoure ,  ton  audace d’ accepter de devenir Bargeet en 1869 pour ensuite retrouver le trône de Dammeel en 1871 après  une éclatante victoire sur le Capitaine Canard et les troupes françaises à Mekhe , prouve ton courage , ta bravoure , ta persévérance .

 Lat Sukaabe 2 de ton  nom d ‘intronisation, tu revêts les plus beaux atours, ceux du vainqueur, preuve de ta popularité

 Le Sénégal,  ta chère patrie, t ‘a rendu un vibrant hommage lors du centenaire de ta  mort à Dekheule en 1986 ,  ce 27 Octobre 1886 , comme il est normal de célébrer son Héros National , le Sénégal se souviendra éternellement de  Toi !

Tes victoires de Ngol Ngol en 1863 ,  la plus grande défaite française en AOF , de Kokki , de Mekhe ,  de Pathe Badiane  et autres , furent chantées par les grands Griots du Sénégal , les  Assane Marokhaya Samb , Samba  Diabare Samb ,  Abdoulaye Nar Samb , Aly Bata Mboup , Mame  Mbenda Mboup , El Hadji Mansour Mbaye ,  El Hadji Kany Samb , El Hadji Mor Dior Seck , Khar Mbaye  Madiaga , Ndeye Seck  et tous les grands griots avec  la voix envoûtante  de Amadou Ndiaye Samb qui entonnait l’hymne de la bravoure   ÑAANI BAÑ NA  .

 Fier dans la bataille et face  à la mort dans la mitraille  , qui supporta  l’étendard ferme et haut  , 

Tu mérites avec tes compagnons , la gloire,

Toi le résistant  qui disait « Gan  du tabax » et privilégiait    » le chemin de l honneur  » que  chante encore le livre de  Thierno Ba  ,

Tu es  un homme  de refus ,  celui qui   dit NON ,  NON à la colonisation , comme ton  célèbre cheval Maalaw allait le montrer ,   en refusant de voir les rails .

 Dans la savane pleine de chaleur , tu fis  douter le colon à plusieurs reprises ,

Tu viens conforter l’idée que le  le Ngor le Jom ,  le Fit , et le Gor , le Garmi , le Gelewaar ,  le Tooroodo ,   ne  doivent être vaincus que par la mort !

 Ton personnage Lat Dior ,  se trouve dès lors investi de manière exceptionnelle , pour le jour de délivrance ;  On t’aurait vu aller à  Dekheule ,   pour rejoindre ton marabout Maba Diakhou Ba , avec  tes deux fils , Sakhewar Niabasse et Thiendella Niabasse ,  et tes fiers guerriers ,

Tu incarnes les valeurs ancestrales des GÉEJ ,  en une généalogie en ligne directe , avec Lat Sukaabe Ngóonen Jéey ,

Tu es  porté au faîte de la gloire, pour avoir  résisté à la colonisation jusqu’à la mort ,

L homme , le  résistant vénéré ,  tu es  d’une essence particulière , un homme acquis aux valeurs républicaines, aux opinions connues depuis 1861 a l ‘âge de 18 ans , un héritier des  Dammeel  et Dammeel Teeñ ,

Malgré des dissensions parfois évoquées , tu restes consensuel ou tu le deviens .

A ta  mort et plus encore ,  au tournant du siècle, les différentes sensibilités de résistance ,  surtout la jeunesse , se réclament de  Toi , de ton refus avec en juxtaposition cet hymne de la jeunesse que composa et proposa le président poète , Léopold ,

Ton nom  se trouve d’ailleurs associé à des substantifs ou des qualificatifs connotés : Résistant , Patriote  , Góor etc.

Le rapport de tes plus grands  ennemis de l’époque est présenté par le Capitaine Valois qui a dirigé le combat de la fin à Dekheule pour dire ,  «qu’ aucun résistant en Afrique Occidentale Française n’a infligé des pertes aussi considérables aux troupes françaises que Lat Dior»  ,

Tu deviens incontestablement le Héros National,

À Toi  donc, le «temple de la nation » ou le Panthéon.

 Célébrons Lat Dior !

La popularité dont il bénéficie est immédiate et doit bénéficier aux nouvelles générations !

«On nous tue ,  on ne nous déshonore pas »   !

 Défenseur  du Kadior et commandant  de son armée , il entretient des liens indissolubles avec tous les royaumes ,  tous les habitants du Kadior , et  au-delà , tous les  Sénégalais  et l ‘Afrique même sont concernés par l’hommage qui lui est rendu : Nous disons NON à la peur qui fait fuir . 

Dans  nos veines coule un sang  des grands résistants ,

 Rendre hommage à Lat Dior  c’est célébrer la résistance , indifféremment  dans son ensemble  : génie, foi, audace, primauté au Fusil et au Sabre  , talent, , immortalité, mérite, triomphe, vaillance, valeur, hauts faits, loyauté, héroïsme , le dessin du grand homme est précis, achevé et orné.

 

Au centenaire de Lat Dior à Dekheule en 1986 devant le Président de la République , c’est l’ensemble des combattants  à la résistance ,  et après même la résistance ,  que l’on a porté en terre avec les honneurs .

Au plan des institutions, les Présidents se partagent les hommages. 

A l’inauguration du  musée à Dekheule en 2018 , un  livre d’Or à Dekheule , nous encourageons la démarche de l état pour les futurs projets de Dekheule , seul témoin aujourd’hui , de cette bataille épique .

L’exemple le plus frappant  ces derniers temps , est sans doute ,  la venue du Président de la République ,  pour inaugurer le musée à Dekheule en 2018 ,  trente deux ans après le Centenaire de sa mort .

Certes, les contributions sont généralement modestes mais ,  l ‘armée ,  à travers son Musée ,  fait des efforts considérables à saluer ,  au grand bonheur des militaires et du concept  » Armée Nation  » .

Saer Diop

Journée des D3é: pour favoriser la transition vers une économie à faible empreinte carbone

Par Ch. Seck NDONG

La journée internationale des Déchets des équipements électriques et électroniques (D3é) tenue, ce vendredi à Dakar, montre la vision pro active des autorités et la prise en charge des questions essentielles de développement dans les politiques publiques. Les organisateurs misent sur une société dans laquelle les individus ne sont pas seulement des consommateurs, mais aussi des producteurs de savoir et des fournisseurs de bien-être.

Le Sénégal s’est lancé dans une nouvelle politique de développement et de promotion d’une société de l’information plus équitable fondée sur l’accès aux TIC. Pour la réalisation des objectifs de développement durable, le ministère de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique œuvre pour une société en faveur des droits des personnes et de l’ouverture des pouvoirs publics, afin de permettre à nos populations de jouir d’une éducation inclusive. Il s’agit d’une société qui se soucie de l’environnement et qui tire parti des nouveaux moyens d’améliorer l’efficacité énergétique, le transport, la dématérialisation et la numérisation des biens et des services, afin de favoriser la transition vers une économie à faible empreinte carbone, tout en s’adaptant mieux aux effets des changements climatiques.

Afin de répondre à ces différentes problématiques, le Global Green Growth Institute (GGGI) a décidé de se mobiliser pour la gestion durable des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3é) au Sénégal. Dans le cadre d’un projet financé par le Gouvernement du Grand-Duché, Mme Assana Magagi Alio représentante residente gggi a salué la présence effective de Tania Martins Fidalgo cheffe de la coopération de l’Ambassade de Luxembourg.

La rencontre s’est tenue en présence du secrétaire général du ministère de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique; des représentants de l’Institut mondial pour la croissance verte; du directeur de l’Environnement et des établissements classés; de Chefs de division; de représentants des associations des recycleurs; entre autres collaborateurs.

Lors de la première édition nationale du Forum Sénégal numérique, le Président de la République, Macky Sall, a réitéré son plaidoyer pour la promotion d’une société de l’information plus équitable fondée sur l’accès aux TIC. Son souhait est de voir un Sénégal numérisé et digitalisé à l’horizon 2025. Pour matérialiser cette vision du Chef de l’Etat, Sénégal numérique (Sénum S.a), grâce à une approche holistique, a su mettre en application les TIC au service du citoyen à travers, la dématérialisation de plusieurs procédures administratives, l’aménagement numérique du territoire, l’accès et le partage de l’information, la réduction de la fracture numérique, la gestion des déchets des équipements électriques et électroniques, entre autres.

Ainsi, le Secrétaire général de Sénum S.a, M. Malick Sow, a souligné tous ces projets innovants s’inscrivent dans les activités du développement durable de la réduction des documents physiques; par conséquent des papiers, des concentrations urbaines sources de pollution, en passant par la réutilisation et la revalorisation pour la réduction de l’empreinte carbone.

Malgré tout, selon M. Sow, il convient de noter que les TIC peuvent avoir un impact négatif aussi bien sur la santé des populations, sur l’environnement que sur la consommation énergétique. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est clairement stipulé dans le document stratégique SN2025 à la page 39, la nécessité de prendre en compte et d’assurer le traitement et le recyclage d’au moins 90% des déchets des équipements électriques et électroniques, d’ici à 2025.

Aussi, le directeur du Centre de formation et d’éducation environnementale (Cefe), Dr Gora Niang qui modérait le panel après la cérémonie d’ouverture, a soutenu que le flux de ces déchets connait de nos jours une des croissances les plus rapides du monde. Plus de 50 millions de tonnes générés annuellement, ce chiffre devrait atteindre 120 millions de tonnes d’ici 2050.

Alors qu’une législation spécifique a été élaborée dans les pays développés pour une meilleure gestion des déchets, Dr Niang révèle que plus de la moitié atterrit naturellement dans les pays en voie de développement sous forme de dons, d’équipements de seconde main à l’image des containers d’équipements de seconde main (ordinateurs, écrans, réfrigérateurs, micro-onde etc…) dans nos quartiers. A son avis, il urge dès lors de s’atteler à la réglementation du secteur de manière durable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FIED-Dakar 2022; pour faire face à l’impact de la crise mondiale

«Les défis des Femmes Entreprenantes et Dynamiques face à l’impact de la crise mondiale.» C’est le thème du Forum International des Femmes Entreprenantes et Dynamiques (FIED) prévu du 23 au 25 octobre 2022 à Dakar, au Sénégal.

 Cet événement économique international de référence en Afrique, organisé par l’ONG Femmes Entreprenantes et Dynamiques, placé sous le Haut Patronage du Chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, en collaboration avec le  ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection des Enfants, prévoit la publication d’une Déclaration de Dakar et sera marqué par des panels, une exposition et une soirée de gala.

Cette édition fait suite à celles qui se sont tenues en République Démocratique du Congo (RDC) en 2018 qui avait vu la participation de la Princesse du Koweït, Son Altesse Hissa Saad Sheikha Alsabah comme Invitée spéciale et en 2019 en Côte d’Ivoire, celle de Mme Catherine Samba-Panza, ancienne Chef de l’Etat de la transition en Centrafrique, comme marraine.

Le FIED a pour objectif de valoriser l’entrepreneuriat féminin et de lui assurer une croissance continue, grâce au partage d’outils et de mécanismes qui permettront aux femmes d’être performantes. Il se positionne comme un événement stratégique qui fait la promotion des initiatives féminines et qui contribuera à rendre visibles le travail et l’effort quotidiennement déployés par les femmes dans les différents secteurs d’activité économique, à l’échelle africaine et mondiale.

Le FIED se veut un rendez-vous annuel incontournable des actrices économiques de l’Afrique et du Monde où la jeune génération issue du milieu rural et urbain, au contact d’exemples et modèles de réussite, d’innovations et d’ingéniosité, peut accéder à des opportunités d’affaires et puiser des sources d’inspiration dans les parcours exceptionnels d’illustres Femmes Entreprenantes et Dynamiques.

A l’instar des éditions précédentes, l’édition de Dakar va accueillir, des leaders d’organisations féminines, et d’illustres autres personnalités du monde économique, des affaires et de la société civile, en provenance de différents pays d’Afrique et d’ailleurs.

 

Journée « Portes ouvertes »: Enda J.A. et le MAEJT alertent sur la situation dégradante des enfants en Afrique

L’alerte sur la situation dégradante des enfants en Afrique est sonnée. La situation économique, l’explosion démographique et le développement des conflits en Afrique poussent trop souvent de nombreux enfants à développer des stratégies de survie y compris de devoir travailler pour subvenir à leurs besoins vitaux. Selon un des récents rapports du BIT, 1/5 enfant africain travaille (72,1 millions). Il s’agit du pourcentage le plus élevé de toutes les régions du monde.

Vidéo et Images: Bounama BA

La restitution des résultats d’une enquête sur l’effet du coût de la vie, de l’inflation économique sur les enfants depuis l’avènement de la Covid-19 et de la guerre Ukraino Russie, est tenue en présence des représentantes du Préfet de Dakar, du ministère en charge de la Famille et de la Protection de l’enfant. Ce webinaire a permis de partager les résultats de l’étude intitulée « Les effets du coût de la vie et de l’inflation économique sur les enfants et les jeunes en Afrique ». Et, ces résultats stratégiques vont permettre d’accompagner des groupes vulnérables. Les initiateurs attendent du Président de l’Union Africaine (UA), Macky Sall, des actions fortes afin de trouver des solutions à ces difficultés auxquelles est confrontée cette couche vulnérable.

Ainsi, le coordinateur régional de Enda, M. Aimé Bada, a indiqué que les enfants sont toujours les premières victimes des crises qu’elles soient politiques, sociales ou économiques. «Quel que soit leur nature, ces crises font évoluer la pauvreté, et par conséquent la violence sous toutes ses formes envers les enfants», a-t-il relevé. A son avis, la pandémie Covid-19 a fortement contribué à la dégradation de la situation des familles avec le confinement, la perte d’emploi de beaucoup de parents, les réductions salariales. Il a évoqué les failles des mécanismes de protection existants.

«L’effet du coût de la vie, de l’inflation économique sur les enfants et jeunes en Afrique», était au menu d’un débat au cours de la vidéo-conférence lancée à partir de Dakar. Cette initiative du réseau du Mouvement Africain des Enfants et Jeunes Travailleurs (MAEJT) en collaboration avec Enda Jeunesse Action a vu le concours et la participation efficiente des Partenaires Techniques et Financiers (PTF). La rencontre vise à faire comprendre aux différentes parties prenantes afin de les permettre de s’enquérir de la situation de cette couche vulnérable dans la plupart des pays africains et surtout depuis la présence de Covid-19.

Aujourd’hui dans beaucoup de pays, constate le coordinateur régional du MAEJT, « la cherté de la vie, la guerre Ukraine-Russie » constitue une menace très dévastatrice pour les enfants, leurs familles et d’autres couches vulnérables. M. Aimé Bada a fait savoir que si rien n’est fait, les organisations d’aide au développement, «les risques d’exploitation, de déviance, d’abandon de l’école et même de mobilités transnationales des mineurs, peuvent s’accroître et échapper à tout contrôle».

Les enfants du MAEJT, par la voix de leur représentante, Melle Rosalie Diallo, ont voulu faire une alerte très forte. C’est en ce sens qu’ils ont appelé les autorités africains à agir au plus vite. Ils estiment qu’en appliquant des mesures spéciales de soutien direct aux droits et aux besoins spécifiques des enfants, les dirigeants doivent prendre en charge et sérieusement cette situation.

 A cet effet, le chargé de suivi et évaluation à Enda Jeunesse Action M. Wilfried Onguene a retenu que «l’enquête menée montre clairement qu’il y a aujourd’hui beaucoup de tensions au sein des familles entre les parents et leurs enfants à cause de ces crises». Pour lui, les filles sont les plus touchées par ces difficultés de la vie et plus exposées; car; cette couche travaille plus pour gagner moins dans plusieurs pays.

Le MAEJT envisage des mesures d’atténuation pour éviter demain l’irréparable. Après la réalisation de cette enquête, les initiateurs vont mettre en place des structures d’accompagnement mais aussi procéder à la vulgarisation du document au niveau des instances étatiques. Il faut noter qu’au Sénégal, l’enquête a été menée au niveau des régions de Dakar, Fatick et Diourbel.

 

 

 

 

Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port de la FAO; Le PSMA vise à lutter contre la pêche illicite

La réunion de coordination régionale sur l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port de la FAO Région de l’Afrique, Proche Orient et la Méditerranée se tient du 3 au 7 octobre 2022, à Dakar.

La cérémonie d’ouverture de la réunion a été présidée par le ministre des Pêches et de l’Economie Maritime, Papa Sagna Mbaye, et le Représentant de la FAO, Dr Gouantoueu Robert Gueï en présence de Conseillers techniques et Directeurs généraux. Il y avait aussi le Chef de l’équipe des processus mondiaux et régionaux de la pêche de la FAO, les représentants des parties prenantes, les représentants des partenaires au développement, entre autres grades et qualité.

Environ 80 délégués d’États d’Afrique, du Proche-Orient et d’Europe, ainsi que des organismes régionaux de pêche travaillant dans la région, se sont réunis à Dakar, au Sénégal, pour la réunion de coordination régionale sur l’Accord de la FAO relatif aux mesures du ressort de l’État du Port (PSMA) pour l’Afrique, le Proche-Orient et la Méditerranée.

Le Fonctionnaire principal Chargé de Programme au bureau Sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest (SFW), M. Mehdi Drisse, a d’abord salué le choix du Sénégal pour abriter cette importante; «ce qui témoigne une fois encore la reconnaissance faite du rôle majeur que joue le Sénégal dans le secteur des Pêches».

Le PSMA, qui est entré en vigueur en 2016, est le premier accord international contraignant, a ciblé spécifiquement la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN). La réunion s’est tenue sous une forme hybride. Certains délégués sont présents à Dakar et d’autres ont participé en ligne.

La réunion a fait le point sur l’état et l’application du PSMA dans la région et a abordé les défis propres à la région et les stratégies régionales de mise en œuvre des mesures du ressort de l’État du port, y compris par l’intermédiaire des organismes régionaux de pêche compétents. La réunion a permis de coordonner les préparatifs des prochaines réunions mondiales du PSMA, y compris la quatrième réunion des parties.

A l’échelle mondiale, les organisateurs de la rencontre ont estimé que la pêche INN est responsable de captures annuelles allant jusqu’à 26 millions de tonnes de poissons- d’une valeur pouvant atteindre 23 milliards de dollars- et constitue une menace majeure non seulement pour la durabilité des ressources halieutiques, mais aussi pour les écosystèmes marins en général. La pêche INN menace également les moyens de subsistance des pêcheurs légitimes, y compris les pêcheurs à petite échelle, et leur propre sécurité alimentaire.

Le PSMA vise à lutter contre la pêche INN en empêchant les navires étrangers, engagés dans la pêche INN, ou les activités soutenant cette pêche, d’utiliser les ports et de débarquer leurs prises. À ce jour, 71 États et l’Union européenne, au nom de l’ensemble de ses 27 États membres, font déjà parties à l’Accord, et au moins deux autres États sont actuellement en passe de devenir parties. Cela signifie que le PSMA sera bientôt adopté par 100 pays, dont 42 d’Afrique, du Proche-Orient et de la Méditerranée.

Le Diaraf

 

 

3ème mandat ou 2nd quinquennat: Tidiane Samba Ly soutient la candidature de Macky Sall

Une importante délégation de la Coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) de Côte d’Ivoire séjourne à Dakar en ce moment. Elle a organisé une conférence de presse, hier. Par ailleurs président de l’Amicale centrale des sénégalais de Côte d’Ivoire, le responsable politique de l’Apr, M. Tidiane Samba Ly, s’est prononcé sur l’actualité socio-économique et politique du Sénégal. Il soutient la candidature du Président Macky Sall en 2024.

 Face à la presse nationale, le président de l’Amicale centrale des sénégalais de Côte d’Ivoire, Tidiane Samba Ly, responsable de l’Alliance pour la République (Apr) a d’abord rendu grâce à Dieu après la belle victoire de leur Coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) lors des dernières élections législatives.  M. Ly s’est adressé à la presse en tant que Responsable politique de l’Apr au pays de la Lagune Ebrié.

C’est l’occasion pour lui aussi de remercier tous ceux qui ont contribué à l’atteinte de ce résultat tant important pour la coalition Bby de Côte d’Ivoire dont certains sont ici à Dakar en ce moment. «Nous sommes ici en délégation en compagnie de l’honorable député Dial SANE. La Côte  d’Ivoire fait partie des fiefs du Président SALL. Et, nous comptons y renforcer et creuser l’écart vis à vis l’opposition. Notre objectif est de gagner dès le premier tour avec le candidat Macky à l’élection présidentielle de 2024», a-t-il relevé.

Ainsi, ses collaborateurs et lui réaffirment leur pleine disponibilité au Président de la République Macky Sall et apportent leur modeste contribution à la grande œuvre de construction nationale qu’il a entamé depuis 2012. «Le Chef de l’Etat a toujours appelé au dialogue et à la concertation. Il est un homme de paix. Nous saluons son initiative concernant la proposition visant l’amnistie de Karim Wade et de Khalifa Sall», a dit M. Ly.

A l’en croire, les Sénégalais résidant en Côte d’Ivoire sont fiers du Président Sall avec son leadership incontestable en Afrique voire dans le monde entier. «Gardons-le jalousement! Il y va de l’intérêt du Sénégal surtout, puis de la Sous-région… Otes-toi, je m’y mets ! Cet état d’esprit a fini de chambouler l’Afrique, retarder son développement», a-t-il laissé entendre.

En présence de ses proches collaborateurs, Babacar Gning, Oumar Ly et Younouss Guèye, le président Tidiane Samba Ly appelle les républicains, les patriotes non déguisés, «à prendre langue avec cet homme plein de sagesse, travailleur, qui aime son pays le Sénégal; l’homme des grands défis. Attention !  On ne change pas un coach gagnant.»  Les responsables de l’Apr en Côte d’Ivoire restent debout comme un seul homme pour accompagner leur candidat Macky Sall à l’élection présidentielle de 2024.  «Il est et il reste notre candidat en 2024. Et rien ne peut nous ébranler…

En dehors de Macky SALL, nous ne voyons personne dans la mouvance présidentielle pour la compétition de 2024. Nous avons des arguments solides tirés de son bilan dont toutes les actions entrent dans la mise en œuvre de son programme d’équité territoriale pour un Sénégal Emergent», ont-ils mentionné dans leur déclaration livrée à la presse.  A propos de l’histoire de passeports diplomatiques, ils considèrent que force reste à la loi; ceux qui sont mêlés à ces faits devront répondre et se laver à grand eau quel que soit leur niveau de responsabilité étatique.

«Réaction aux délires de Baaba Wone et Amadou Lamine Sall par rapport à Sandaga», par Sélé Dieye

Dans sa parution du 3 octobre 2022, le quotidien 24 Heures a publié un pamphlet d’Amadou Tidiane Wane qui a fait une exploitation très malhonnête de l’annulation de la Cour Suprême, de l’autorisation de démolir le marché Sandaga.

Selon lui ; « la Cour Suprême du Sénégal aura tranché en faveur de la Ville de Dakar alors opposée à la démolition de l’édifice du marché Sandaga ». Ce qui lui inspire le titre de « Justice sur les décombres…A Soham Wardini ». Il est important de rétablir la vérité ; la Cour Suprême n’a pas été saisie pour se prononcer sur la démolition du bâtiment, elle se serait d’ailleurs déclarée incompétente. Elle s’est prononcée par rapport à l’autorisation de démolir qui est un acte administratif. Pour rappel, le bâtiment a commencé à être démoli dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 août 2021 par l’entreprise qui a épuisé toute la procédure d’appel d’offres avant de se voir notifier l’autorisation de démarrer ses travaux. La démolition s’est poursuivie jusqu’au lundi 16 août avant que le Conseil municipal de la Ville de Dakar ne délibère pour autoriser la Mairesse Soham Wardini à mener le combat pour que le marché Sandaga revienne à la Ville de Dakar qui prétendait détenir un titre foncier. Ce qui était donc attendu, c’est un verdict qui vient confirmer cette allégation grotesque soutenue par tous les prétendus experts qui ont eu à affirmer  que « Sandaga aurait pu être sauvé » alors qu’ils travaillaient tous dans la perspective d’un projet culturel pour le compte de la Ville de Dakar. Pourquoi il ne cite pas un seul parmi ces fameux experts ? Comment un bâtiment construit en 1933 peut être la propriété d’une institution qui n’a vu le jour qu’en 2014 suite à un décret présidentiel après que toutes les collectivités du Sénégal aient été dissoutes ?

« Le droit est dit mais trop tard. Le mal est fait, irréparable. Irréversible » ! Pouvait-il en être autrement si au moment où elle introduisait ce recourt, le bâtiment était déjà pratiquement démoli ?

« Quelle suite sera donnée à cette victoire judiciaire…posthume » ? Attendons ensemble de voir au lieu de juger des faits qu’on ne maitrise même pas.

Quand on finit par se consoler d’une question de procédure alors que ne l’oublions pas, l’enjeu de son combat n’était pas autre chose que de reprendre un patrimoine foncier ; c’était d’ailleurs cela l’objet de la délibération. Je ne vois pas de quelle pugnacité parle Baaba ? Quand on parle de prédateurs fonciers, on ne peut indexer un maire qui a tout fait pour que le marché soit reconstruit sur fonds propres pour rester dans le patrimoine de l’Etat. Regardez alors du côté de ceux qui ont essayé toutes les combinaisons pour nous spolier de notre marché. Sandaga avait été construit pour être un marché des indigènes pas pour autre chose ; c’est cela sa fonction essentielle. Ce n’est qu’en 2006 qu’il a été classé. Ce sont des bureaux d’études habilités qui ont préconisé la formule de la démolition reconstruction ; ce sont des considérations techniques qui dépassent les prérogatives d’un Maire.

« Quelles sont les forces économiques et financières qui ont décidé de piétiner les arrêtés du Ministre de la Culture et ceux des ministères en charge de l’urbanisme et du cadre de vie » ? Il tire d’où Baaba Wane qu’il y’a des arrêtés qui auraient été violés ?  Quels sont ces fameux arrêtés ? Baaba ; wata wate !

Il parle de «forces qui restent sourdes aux alertes des architectes et des urbanistes ainsi qu’aux complaintes de riverains impuissants» ? De quels architectes parlent-ils ? De ceux-là qui étaient engagés avec la Ville sur un autre projet que la reconstruction du marché Sandaga ? Vous êtes apparemment les seuls à ignorer toutes les péripéties de cette histoire de reconstruction des ruines qui étaient devenues un abri de malfrats. Qu’est-ce qui a été fait par la Ville de Dakar depuis que le marché a été vidé de tous ses occupants depuis 2013, à cause d’un état de vétusté alarmant ?

Baaba, le Plateau est une commune de plein exercice qui a choisi son Maire qui sait ce qu’il fait ; ce qui lui vaut la confiance de ses administrés depuis 2009 et il en est à l’an zéro d’un mandat qui court jusqu’en 2027. Nous sommes une commune de plein exercice qui n’a besoin de personne pour nous dicter ce que nous faisons d’un patrimoine qui nous a été affecté. Savez-vous combien de rencontre ont été organisées avec les populations du Plateau ? Vous étiez où pendant tout ce temps que ces urbanistes et architectes essayaient de fournir à la Ville de Dakar des arguments fallacieux pour freiner, sinon retarder à l’infini la reconstruction d’un marché déguerpi depuis 2013 ? Est-ce la faute de celui qui a été le seul à proposer une solution concrète aux déplacés et aux riverains condamnés depuis cette époque à sortir de leur commune pour faire leur marché ? On ne peut pas dire que les vôtres ont les mêmes soucis que les populations du Plateau.

Le boulot a été entamé depuis le début de la démolition ; le maire ne saurait être tenu pour responsable de l’incompétence d’une entreprise qui a gagné le marché.

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que le poète  Amadou Lamine Sall, à la page 10 de Walf Quotidien du vendredi 7 octobre 2022 s-y met avec une méchanceté gratuite qu’on ne lui connaissait pas.

Quand on en est à se poser la question de savoir si « la Cour suprême a statué également sur la faute commise par celui qui est allé détruire de nuit ce patrimoine culturel classé ?» ; on devrait à la limite respecter la personne qui n’a été jusque-là indexée et encore moins condamnée. Au nom de quoi vous vous érigez en juge ? Vous vous êtes permis d’accabler une personne par rapport à une affaire dont vous ignorez manifestement l’essentiel ; et celui qui vous a fait réagir n’a pas été honnête. En réalité, ce pays souffre de la malhonnêteté de ses intellectuels qui prennent leurs fantasmes pour des règles auxquelles tout le monde devrait se plier. Le seul diagnostic qui est sorti des travaux de deux bureaux d’études différentes était qu’il fallait démolir le bâtiment et le reconstruire. Est-ce à un poète ou à des architectes de décider du contraire ? Monsieur Sall, vous êtes apprécié à travers vos poésies qu’on peut aimer ou pas ; mais s’attaquer aux gens avec autant de légèreté, ne fait que vous déprécier au niveau de l’opinion ; d’autant plus que tout ce que vous dites repose sur des inepties.

« Tous les peuples méritent que leur histoire soit racontée » comme vous dites ; mais l’histoire sera racontée par tous les témoins qui ont réellement vécu les péripéties de le reconstruction de Sandaga ; pas par des gens qui se disent homme de culture alors qu’ils ne trahissent qu’un orgueil mal placé et un manque de respect notoire à ceux qui ne pensent pas comme eux.

La seule question  qui doit tout le temps revenir est où est-ce que vous étiez tous pendant toutes ces années que le site était devenu un endroit mal famé, squatté par des agresseurs qui y avaient imposé leur règle. Si c’est de cette manière que vous concevez la protection et l’entretien de ce que vous appelez un monument historique et culturel, nous n’avons pas la même conception des choses.

Cela dit ; j’espère que vous avez laissé intact l’héritage de vos grands parents ! Nous nous reconstruisons notre marché, pour lui redonner sa fonction essentielle. Les ruines abandonnées depuis 2013 sans aucune forme d’entretien cèderont la place à un bâtiment flambant neuf avec des commodités qui ne se retrouvent pas encore dans aucun marché de ce pays ; et cela au grand bonheur des populations du Plateau qui pourront enfin aller s’approvisionner à proximité comme tout le monde, mais aussi pour tous les marchands obligés depuis 2013 de se cantonner dans un endroit où ils disent ne pas trouver leur compte. Si c’est cela le crime que vous reprochez au maire, nous en redemandons.

Nous attendons encore le verdict de la bataille qui était annoncée : celle qui devra confirmer que la Ville de Dakar détient un titre foncier.

Sélé Dieye

Administré à Dakar Plateau

Seledieye@gmail.com  

   

  

 

Matériels électriques non conformes: L’Asn incite les usagers à respecter les normes

La validation finale des projets de norme sur les matériels électriques a eu lieu à Dakar le jeudi 29 septembre 2022 par l’Association sénégalaise de normalisation (Asn). La cérémonie d’ouverture a été co-présidée par les représentants du ministre du Pétrole et des Energies et du ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries. Il s’est agi aussi de sensibiliser les participants sur l’importance de l’évaluation de la conformité.

 L’Energie, particulièrement l’électricité est le moteur de l’économie. Le Directeur Général de l’Asn, El Hadji Abdourahmane Ndione, a soulignée qu’elle est considérée comme l’un des secteurs clé dont le développement est indispensable pour soutenir la compétitivité des entreprises et le développement durable. «Il ne fait donc aucun doute que l’électricité est une source d’énergie extrêmement puissante utilisée pour alimenter les machines, les articles d’éclairage, les appareils électrodomestiques et autres produits que nous utilisons dans notre vie quotidienne», a dit M. Ndione.

Cependant, la même électricité peut également constituer un énorme danger pour la santé et la sécurité des personnes. En effet chaque année, plusieurs cas d’accidents causés essentiellement par des incendies dus à des installations électriques non conformes ou à l’utilisation de matériels électriques défectueux ou de contrefaçon sont notés. Dans les deux cas, les organisateurs de la rencontre estiment que le recours aux normes est indispensable.

Ainsi, le Comité électrotechnique national (Cen) a approuvé l’adoption définitive des projets de normes sur les matériels électriques pour leur homologation comme normes sénégalaises. Le secrétaire du Cen, Assane Mbengue, a fait savoir que pour l’interdiction de mise en circulation ces matériels, le gouvernement du Sénégal s’est engagé dans une dynamique d’obliger les populations à respecter les normes. Il a cité le cas du domaine de l’éclairage donc l’Etat, à travers un arrêté interministériel exige que les importations ou la fabrication de lampes soit conforme aux normes nationales qui ont été validées.

M. Mbengue a soutenu que ces différentes mesures contribuent considérablement à l’instauration d’un cadre réglementaire devant assurer la sécurité des personnes ainsi que la protection de leurs biens. «Toutefois, force est de constater que si les matériels utilisés dans les installations électriques sont contrefaits ou de mauvaise qualité, les risques encourus deviennent plus importants et pourront remettre en cause les différentes actions jusque-là menées dans le cadre de l’évaluation de la conformité» a-t-il réaffirmé.

A son avis, il est apparu nécessaire de mettre en place un cadre normatif comme base d’une réglementation permettant de garantir la qualité et la sécurité du matériel électrique utilisé dans les installations électriques. C’est la raison pour laquelle Proquelec, en collaboration avec l’Asn, a financé les travaux d’élaboration de normes sur les matériels électriques par le Cen.

Dans ce contexte, le décret n°2017- 1333 du 08 juin 2017 relatif au contrôle de conformité aux normes des installations électriques intérieures a été pris. La mise en application de ce décret a conduit à l’agrément par le Ministère du Pétrole et des Energies, du Comité sénégalais pour la sécurité des usagers de l’électricité (Cossuel) par arrêté n°022609 du 22 août 2019 en tant qu’organisme chargé de délivrer les visas d’attestation de conformité des installations électriques intérieures avant leur mise sous tension par le distributeur d’énergie électrique.                                                                                                                                                     Le Diaraf

 

 

 

 

Réunions du G20 en Indonésie; la participation remarquable du ministre Amadou HOTT

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération a participé aux réunions des Ministres chargés du Développement du G20, organisées à Belitung en Indonésie, du 7 au 9 septembre 2022. Ces réunions ont aussi enregistré la participation d’organisations internationales comme la BEI, le FIDA, la BID et l’OCDE.

Les discussions étaient articulées autour de deux thématiques majeures : (i) la progression dans la réalisation des Objectifs de Développement durable (ODD) par le renforcement de la résilience des pays face aux futures crises et la promotion de mécanismes de financement innovants, ainsi que (ii) la redynamisation de l’engagement mondial en faveur du multilatéralisme pour la réalisation des ODD.

Ces réunions ont été l’occasion pour Monsieur le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération de rappeler la montée de l’insécurité alimentaire et de l’inflation dans nos pays induite par la guerre en Ukraine, la persistance de la dégradation des conditions macroéconomiques découlant de cette conjoncture difficile ainsi que la nécessité de s’adapter au changement climatique pour mieux faire face à ses conséquences comme les fortes pluies à l’origine de graves inondations dans le monde.

Il a ainsi préconisé un accès plus large aux financements concessionnels pour adresser ces défis, une synergie d’actions sur les PME pour densifier nos tissus économiques et la réalisation d’une transition énergétique juste et inclusive. Il a en outre exprimé le soutien de notre pays aux piliers de la feuille de route de la Présidence indonésienne du G20 relatifs notamment à la protection sociale adaptative et l’économie verte et bleue.

Enfin, partageant les orientations de S.E.M. Macky SALL, Président de la République, le ministre HOTT a insisté sur la nécessité et la pertinence d’avoir l’Union Africaine comme membre permanent du G20. Il a également plaidé pour plus de financements mixtes, la mise en œuvre effective des Droits de Tirage Spéciaux (DTS), plus de fonds de préparation de projets, et plus de volonté politique pour mobiliser les trillions de dollars nécessaires à la réalisation des ODD en Afrique. Il a indiqué que ces mesures peuvent être mises en œuvre dans un délai rapide dans la mesure où les pays du G20 ont mobilisé en un temps record plus de 20 trillions de dollars pour lutter contre la Covid-19 et ses conséquences.

En marge de cette rencontre, le ministre en charge de l’Économie, du Plan et de la Coopération a tenu plusieurs séances de travail dans le cadre de la coopération bilatérale avec, notamment les délégations de l’Afrique du Sud, de la France, de la Corée du Sud et de l’Arabie Saoudite.

Avec la France, l’Allemagne et l’Union Européenne, les discussions ont porté sur le «Just Energy Transition Partnership» (JETP). L’occasion pour le Ministre HOTT de rappeler le plaidoyer de Son Excellence Macky SALL, Président de la République, pour l’intégration du gaz dans les énergies propres de manière durable et son utilisation dans ce partenariat, pour accompagner l’industrialisation et l’accès à l’électricité.

Les travailleurs du secteur primaire protestent contre la suppression de leur prime de motivation

L’intersyndicale des travailleurs des ministères du secteur primaire tient une conférence de presse le mardi 20 septembre 2022 au siège de la CNTS, pour dénoncer la pression arbitraire de leur prime de motivation. Le secrétaire administratif de l’intersyndicale, Omar Dramé, et ses camarades se  mobilisent et poursuit le combat pour faire face à ce fait qu’ils considèrent comme étant une injustice sociale.     

L’intersyndicale des travailleurs du secteur primaire a reçu une information officielle en date du 7 Septembre 2022, à travers une note du ministre des finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo. Cette note adressée aux secrétaires généraux des ministères des Pêches et de l’Economie Maritime, de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, de l’Elevage et de la Production Animale, et a pour objet : La suppression des indemnités internes que percevaient les agents des dits Ministères.

Cette décision a été apprise avec stupeur, consternation et aussi avec amertume. Il est en déphasage avec la volonté du Président de la République, Macky SALL qui, en décidant d’octroyer ces indemnités internes voulait corriger les disparités dans le traitement salarial afin de sortir les agents de ces secteurs fondamentaux de notre économie du gouffre dans lequel ils se trouvaient et ce qui leur permet de se départir de leurs ((salaires misérables)) selon les termes de l’autorité suprême de ce pays.

En effet, le secrétaire administratif de l’intersyndicale de l’intersyndicale des travailleurs du secteur primaire, ces indemnités contribuent au rehaussement du niveau des salaires et, par conséquent, réduisent le nombre de départs des agents travaillant dans ces secteurs si importants en termes de PIB.

Cette mesure du Chef de l’Etat a été élargie aux travailleurs contractuels au sein des départements ministériels. D’ailleurs, Omar Dramé souligne qu’il s’agit d’un acquis qui n’impacte en aucune manière la masse salariale et qui reste conforme aux directives du chef de l’Etat concernant les solutions intra ministérielles. Le ministre des finances et du budget affirme que les augmentations générales de la fonction publique seront substituées aux primes internes.

A son avis, cela constitue une véritable aberration, car les fonds mobilisés pour le paiement des indemnités trouvent leurs sources dans des structures internes des ministères comme cela se fait au Ministère des finances que dirige Abdoulaye Daouda Diallo. Les agents du ministère des finances bénéficient d’indemnités internes que sont entre autres : prime à l’incitation au recouvrement, l’heure du budget, en plus de leurs fonds communs.

«Cette injustice démesurée qu’il veut infliger à certains ministères qui ont une seule et unique indemnité depuis leur existence est inacceptable. Par ailleurs, il est avéré que cette mesure qui concerne le secteur primaire, derniers à bénéficier de primes internes. Cette prime restaure à la fois le pouvoir d’achat et la dignité des agents. Si toutes les primes internes dans les autres départements ministériels seront supprimées. Il faut commencer par le ministère des Finances», ont mentionné les syndicalistes.

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