jeudi, septembre 10, 2026
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Le miracle HSF-Hôpital Sans Frontière: quatre personnes qui accomplissent un travail à peine croyable

Synthèse- Cheikh Seck NDONG

Depuis plus de trente ans, une petite ONG belge contribue de manière bénévole et responsable à l’amélioration des soins de santé pour des millions de personnes dans le monde grâce à une utilisation plus durable du matériel hospitalier et médical. Près de mille cinq cents (1500) projets humanitaires ont été concrétisés, dans une optique à long terme, avec une approche durable, en équipant des centres de soins principalement en Afrique et en Asie. Hôpital sans frontière (Hsf) intervient également dans l’urgence lors de catastrophes naturelles ou de guerres. Chaque container envoyé représente une valeur de matériel  d’occasion estimée entre 25000 et 50000 Euros (plus de 100 000 Euros en valeur à neuf)

Une petite structure

Hôpital sans frontière (Hsf) est géré par une équipe de Rotariens bénévoles, secondés par une structure permanente de quatre personnes qui  accomplissent un travail à peine croyable: aller chercher et démonter le matériel dans les hôpitaux donateurs de Belgique et du Luxembourg, trier, entreposer ce matériel, le tester, gérer les stocks (une seule personne gère 6300 m2 de stocks), préparer et charger les containers, assurer le travail administratif, la communication et le relationnel, recevoir les porteurs  de projets, analyser et vérifier les projets,…

Bien que reconnue par les instances internationales, telles que la Croix Rouge, les Nations Unies, l’Union Européenne et par la Fondation Roi Baudouin en Belgique, cette ONG ne reçoit aucune subvention, et vit uniquement de dons, venant essentiellement des différents clubs rotariens. Son budget annuel est d’environ 300000 Euros, avec un ratio (frais de fonctionnement par rapport à la valeur apportée) inférieur à 10%

Une magnifique histoire

HSF est né en 1992, de la volonté d’un homme exceptionnel, Claude Simon, secondé par le Rotary Club de Namur-Confluent. Il était porté par la conviction que l’important matériel régulièrement renouvelé par les hôpitaux belges  peut connaitre une nouvelle vie là où les moyens sont plus rares voire inexistants. Il a consacré à ce projet toute son énergie, investissant ses propres deniers, et mettant à disposition d’HSF les locaux de la ferme familiale jusqu’en 2016. A partir de 2005, l’implication de l’ensemble des districts Rotary belgo-luxembourgeois dans le conseil d’administration et la gestion a été formalisée.

Depuis 2016, HSF s’est installé sur le site de Champion (Namur), anciens locaux de la défense nationale, dans des installations de 6300 m2

Quelques exemples de réalisations  et d’interventions

En RDC, l’Hôpital Universitaire de Bukavu a été, en  15 ans, entièrement réhabilité  avec du matériel HSF.  Au Tchad, à Bongor, un centre ophtalmologique entièrement équipé avec du matériel HSF permet chaque année à des milliers de personnes atteintes de cataracte de retrouver la vue. Au Cameroun, à l’hôpital de district de Ntui, un département chirurgie laparoscopie-coloscopie,  a été créé et  équipé grâce à du matériel HSF.

HSF intervient également dans des situations d’urgence, parmi lesquelles on peut citer: Beyrouth (Liban), suite à l’explosion du port; actuellement, en Ukraine, pour soutenir les soins d’urgence; Haïti, lors du tremblement de terre ; Le Népal, suite au tremblement de terre de 2015. Face à Covid-19, HSF a aidé divers hôpitaux belges en rupture de stock de masques;  Ladite structure a fourni 50 respirateurs à l’Inde.

 Histoire d’un Projet parmi des centaines…

HSF est à Kayindi, une grande banlieue pauvre de la Région de Kayes (Mali),  quasi totalement dépourvue d’infrastructures de santé. La vie locale est difficile; on surnomme cette ville la «cocotte-minute» à cause de son climat extrême.  Le paludisme y est important, les conditions sanitaires difficiles ; pas d’accès aux soins  de base, aux soins dentaires, beaucoup de pathologies des yeux, de problèmes de tension, de maladies cardio-vasculaires, de dysenterie,  pas de suivi  gynécologique ni  de conditions d’accouchement décentes. La population doit parcourir à pied jusque 20 Km pour trouver une aide médicale souvent aléatoire.

Les communautés locales s’organisent pour demander de l’aide à la Fondation Maliba, qui intervient et  construit 4 postes de santé  dans cette zone. Il reste à les équiper. Les communautés font alors appel à AHLS Humanitaire, ONG basée à Dakar, active dans toute la sous-région. AHLS envoie un représentant afin  de constater sur place l’état effectif des besoins et la réalité des bâtiments construits. Le représentant valide le projet, et AHLS Humanitaire introduit une demande à HSF, via son partenaire belge, la Fondation pour un Monde Meilleur.

L’équipe de médecins bénévoles d’ HSF analyse la pertinence et l’utilité du projet, le valide, puis établi une liste du matériel le plus adapté à ce projet.  AHLS retourne vers les communautés ; celles-ci rassemblent les fonds pour l’acheminement du container depuis HSF jusqu’aux centres de santé concernés, acheminement complexe qui est géré par AHLS (chargement des 2 containers, transport jusqu’au port d’Anvers, puis jusqu’au port de Dakar, formalités portuaires et douanières, transport par camions jusqu’à destination au Mali).

Le matériel est déchargé sur place et installé, avec l’aide d’un technicien spécialiste du matériel bio-technologique-médical, technicien détaché sur place par AHLS

Une cérémonie officielle de remise a lieu,  un reportage photo est réalisé et envoyé à HSF. Une structure de gestion mixte incluant les communautés bénéficiaires et les représentants des pouvoirs publics maliens est mise en place; l’Etat malien détache et rémunère le personnel médical, technique et administratif qui va faire fonctionner la structure. La boucle est bouclée, qui va améliorer durablement les conditions de vie de milliers de personnes

La devise d’AHLS Humanitaire, souvent reprise par son Président, Mr Amadou Sow, illustre parfaitement cette magnifique aventure d’Hôpital Sans Frontière, cette petite ONG portée par des humains au grand cœur: «Avec la volonté, l’impossible devient possible. Gardons l’Espoir vivant». Ces humains au grand cœur souhaitent longue vie à HSF afin que cette histoire puisse leur inspirer et leur donner l’envie d’œuvrer pour un Monde meilleur et de garder leur Espoir vivant.

 

OUSMANE SONKO ET LA LOGIQUE PASTEFIENNE

Critique citoyenne

L’art de ruiner les institutions de la République

Quand je dis Sonko, il ne s’agit pas que du responsable politique, mais il s’agit surtout de la vision qu’il incarne, du chemin qu’il trace, du monde qu’il crée par son action (pas celui qu’il dit), du citoyen qu’il façonne… Quand je dis Sonko, il s’agit de tous ces mutants à rebours qui se sont fait les personnages d’un scénario qu’ils ont écrit eux-mêmes ou qu’on a écrit pour eux, et qu’ils confondent avec le monde réel. Ces Sénégalais déconnectés culturellement qui, au lieu d’agir sur le présent concret pour impacter le futur, veulent faire de leurs chimères la réalité. Ainsi donc, à les voir agir, on a le sentiment d’une fracture, d’un décalage, comme s’ils vivaient dans un film, leur propre film, on a l’impression d’un dédoublement, d’un mensonge permanent, d’une caricature de vie.

Quand je dis pastefien, je ne parle pas que des militants du Pastef, mais aussi de cette multitude qui peuplent la planète internet et dont les constituantes ont le cerveau dans leur tablette ou dans leur téléphone portable. Vous les trouverez sur les inforoutes cherchant à couvrir de chair leurs personnages, à crédibiliser leurs scénarios, à donner vie à leur monde et à s’attaquer à quiconque met en cause la réalité de leur fabrication ou ose dire que ce qu’ils font n’est pas bien ou ne s’appelle pas de la politique. Vous les verrez alors, plein d’une sainte colère, se plonger le nez dans les poubelles pour démontrer la pourriture de leur contradicteur, non sans répandre les déchets et empester l’air. Mais ils s’en fichent. Car pour eux, car chez eux, il y a deux camps, deux Sénégal, je devrais dire (comme dans les films) : celui des bons, c’est-à-dire eux-mêmes, et celui des mauvais : tous les autres.

Une logique de troupeau : Il y a donc les prétendus bons d’un côté et les prétendus mauvais de l’autre. Tout ce que font les uns est bon. Tout ce que font les autres est mauvais. Le bon qui rejoint le camp des mauvais devient mauvais d’office et vice versa. Pour comprendre un acte quelconque, plus besoin d’analyser, on cherche le camp supposé ou réel de celui qui le pose. Idem pour apprécier la pertinence d’une réflexion. Car on qualifie la personne non pas en fonction de ce qu’elle est véritablement, des réflexions qu’elle fait et des actes qu’elle pose, mais en fonction de son positionnement politique, quelles que soient, par ailleurs, les valeurs qu’elle incarne. Fini la complexité. Fini la tension, le doute et l’humilité. Fini la subtilité et l’intelligence de la nuance. Car il s’agit de simplifier le monde, d’inventer une logique pour tous, une logique de foule, comme on dit, une logique de troupeau. Et tout devient tellement simple, bien trop  élémentaire : il s’agit de taper dans l’œil et dans les oreilles des gens par l’insolence et la grandiloquence, oubliant que la vérité qui crève les tympans ne saurait profiter à l’intelligence. Alors se produit un renversement des valeurs spectaculaire : aligner des slogans creux et des révélations fracassantes souvent mensongères c’est faire un bon discours ; bien ou beaucoup gesticuler, c’est être éloquent ; transporter la rumeur en y rajoutant des couleurs s’appelle investigation ; parler beaucoup avec emphase signifie être savant ; savoir fabuler signifie être convaincant ; savoir insulter (surtout ceux qui incarnent le pouvoir et l’autorité) signifie être courageux ; s’entêter dans la bêtise est preuve de constance ; l’outrecuidance, c’est le comble du génie…

Et le mensonge triomphe et ne s’appelle mensonge que lorsqu’il dessert. Et l’injustice qui profite à soi est bonne, tandis que celle qui profite à l’adversaire est un scandale. Et l’on confond information et propagande. On confond journalisme et militantisme. On confond adversité politique et animosité. (- Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est bon ? Qu’est-ce qui est beau ?… – Ce qui arrange ma cause ou qui nuit à celle de mon adversaire. – Qu’est-ce qui est faux ? Qu’est-ce qui est mauvais ? Qu’est-ce qui est laid ?… – Ce qui nuit à ma cause ou arrange celle de mon adversaire.)  Car le slogan est connu : « lula naxari nex nama », c’est-à-dire : « ton malheur fait ma joie ». Et la politique, hélas, devient l’art du mensonge, du maquillage et de la roublardise. L’art de blesser l’honneur et la fierté, d’humilier et de traîner dans la boue. Et les pastefiens d’inventer un système d’amplification ou de brouillage des évènements où 6 + 9 n’est pas toujours égal à 15, mais parfois à 69 ou à 0, selon la situation… Car il s’agit, pour eux, de ravaler l’homme au rang de bête. Il s’agit de transformer le peuple en bétail politique facile à manipuler.

Et l’intolérance devient la règle : on s’insulte, on se dénigre, on piétine les institutions comme jamais on ne l’a fait dans ce pays. Chacun veut la liberté totale pour lui et les siens, l’esclavage pour les autres. Tout le monde rêve du pouvoir. Tout le monde cherche le buzz qui confère, semble-t-il, une sorte de légitimité. Et la racaille triomphe. Et l’on recrute des insulteurs sans vergogne, des fouilleurs de poubelles, des médiateurs intéressés, des prêcheurs hypocrites, des charlatans en tous genres. L’on paie des analystes bigles, des intellectuels aveugles, des analphabètes rusés. On promeut les contre-valeurs, oubliant, hélas, que la canaille turbulente ignore la morale, ignore l’intérêt général et la République. Et l’espace politique devient un cirque. Et l’hémicycle, une arène de singes où les députés se giflent, se donnent des coups de pied, se jettent chaises et chaussures… C’est à qui fera le plus de dégâts, c’est à qui ira plus loin dans l’insolence, le je-m’en-fichisme et le piétinement des institutions… Mais (il est bon de le préciser) si la logique pastefienne a si bien prospéré, en si peu de temps, c’est que le terrain lui a été préparé par une autre logique : celle-là incarnée par le parti au pouvoir et caractérisée par l’esprit de clan, le favoritisme, l’accaparement et l’arrogance, et qui dure depuis les indépendances, et prend de l’envergure d’alternance à alternance. (J’y reviendrai dans un prochain papier, inch Allah).

Quant au prophète du « gatsa-gatsa » (ta gueule-ta gueule), Sonko je veux nommer, il n’est donc pas l’inventeur de la logique pastefienne, même s’il en est le digne héritier, représentant et porte-étendard. Car elle est une sécrétion de notre peuple, tout comme l’indiscipline, le laisser-aller et le je-m’en-fichisme qui la suscite et qu’elle implique et renforce. Le patriote en chef se déclare pur sans sourciller ainsi que tous ses compagnons et alliés, dénonce l’impureté de ses adversaires et aime étendre sur la place publique leurs ordures. Il oublie que le bien et le mal coexistent dans le cœur humain, que l’homme n’est pas seulement producteur de richesse : il l’est aussi de déchets. Il oublie que fouiller dans les poubelles des gens pour en révéler la puanteur est la pire occupation qui soit. La meilleure c’est surveiller son propre cœur, ses pensées et actions. En vérité, ses contradictions sont énormes. Voyons ça ensemble, comme dans ma critique citoyenne « Yewwi askan wi ou Yeew askan wi » : l’homme flirte avec Khalifa Sall et traite Aminata Mbengue Ndiaye de « suceur de sang du peuple ». Il accuse Wade d’antisystème et grand détourneur de denier public, le fusille (ainsi que ses prédécesseurs), pour ensuite le ressusciter et battre campagne avec lui et chanter ses louanges. Il refuse de répondre à l’appel téléphonique de Karim sous prétexte qu’il a mauvaise haleine, pour ensuite lui faire l’accolade et l’embrasser en se réjouissant de sa bonne odeur. Comment peut-on ainsi se comporter et faire croire qu’on abhorre le reniement et oser qualifier Mansour Sy Djamil de versatilité et Serigne Modou Kara de complicité avec le « système » ? Comment peut-on, de bonne foi, accuser Thierno Alassane Sall et Abdou Rakhmane Diouf de mercenaires politiques, et « rompre le pacte d’amitié », et refuser de s’excuser, et ensuite leur tendre si nonchalamment la main, comme si de rien n’était, en les menaçant de mort politique s’ils ne marchent pas comme on veut ? Comment peut-on (comble de sottise !) traiter de tous les noms d’oiseaux ses adversaires politiques sans distinction pendant la campagne électorale des législatives, et solliciter leur soutien après publication des résultats pour avoir la majorité à l’assemblée, et s’étonner qu’ils se souviennent et tournent le dos ? Si de la sorte, en tant qu’opposant, on traite ses adversaires de l’opposition, comment traitera-t-on l’opposition si jamais on accède au pouvoir ? Comment peut-on dénoncer l’intolérance du pouvoir et faire montre d’autant de sectarisme ? Comment peut-on faire de la dénonciation tous azimuts, de l’insulte et de la caricature des armes politiques et crier au complot lorsque ses propres cibles ripostent avec les mêmes armes ? Comment peut-on traiter Pape Diop de dinosaure politique, de poisson pourri et autres méchancetés du genre tout simplement parce qu’il a choisi le camp présidentiel avec lequel il partage la même idéologie politique, cependant qu’on s’accommode Abib Sy et consort ? Comment peut-on critiquer le choix de Pape Djibril Fall de rester non inscrit pour marquer sa différence, comme si l’on ne savait pas que la démocratie c’est la liberté et la diversité des opinions et expressions ? Comment peut-on prétendre que le statut de non inscrit est contraire à la morale et à l’éthique, et cela après être resté soi-même non inscrit pendant toute une législature ? Comment peut-on traiter ses propres marabouts-souteneurs de saints et tous les religieux qui soutiennent les autres de traîtres ? Comment peut-on détourner les une de journaux de la place pour faire passer ses messages, sourd aux récriminations, et crier à l’acharnement lorsque la justice fait son travail, et parler d’humour pour se tirer d’affaire ? Comment peut-on s’acharner sur Gabriel Kane parce qu’elle est reçue par le khalife général des Mourides, cependant que l’on s’était acharné sur Mamadou Ibra Kane lorsqu’il dénonçait dans une chronique la réception par la même autorité religieuse d’Assane Diouf et Clédor Sène ? Comment peut-on confondre rotation des troupes sénégalaises au Mali et désengagement du Sénégal, et traiter avec autant de désinvolture nos Jambars de mercenaires à la solde de la France ?… Comment peut-on scander France dégage, taxer tous les médias français de colonialistes, fustiger tous les dirigeants africains qui les fréquentent et fricoter avec France 24 et RFI ? Comment un homme qui ambitionne diriger le pays peut-il cautionner les turpitudes des députés de Yewwi à la séance d’ouverture de la 14e législature ? Comment peut-il approuver la bastonnade de la dame Amy Ndiaye par deux collègues députés, et en pleine session parlementaire ? Comment peut-il aussi légèrement accuser Mame Mbaye Niang d’avoir été épinglé par un rapport qu’il détient et s’écrier après plainte qu’il n’y a pas diffamation parce qu’il a lu l’information dans le Net, alors qu’il avait juré détenir le document en question ? Comment peut-il, suite à une accusation de viol, d’abord nier avoir fréquenté le salon de massage où se seraient déroulés les faits, ensuite le reconnaître et en révéler les raisons (un mal de dos, parfois insoutenable, remontant à son enfance, et le manque de moyens financiers pour aller se faire soigner dans les institutions habilitées), et enfin refuser de répondre aux questions du juge, refuser de se soumettre à un test ADN et crier au complot, et insulter les magistrats, et hurler « gatsa-gatsa » en menaçant de faire attaquer leur domicile et de semer le chaos ?…

Tout simplement dire, pour terminer ce papier, qu’il est temps pour nos autorités politiques, religieuses et coutumières, pour nous tous, de nous pencher sur l’homme sénégalais, d’œuvrer au relèvement des mœurs et au renforcement du civisme et de la citoyenneté afin de mettre ce peuple au travail et que plus personne ne puisse se jouer de son intelligence. Il est temps pour nous de changer nos comportements, de respecter nos institutions et de développer notre pays, de soulager nos populations d’encadrer, d’éduquer et de former notre jeunesse. Il est temps de déparasiter l’espace politique… Dire aussi que si le contrôle citoyen est une bonne chose, le mensonge, la délation, les accusations et contre-accusations ne font pas avancer un pays. Rappeler avec Wolof Ndiaye que : « tooñ baxul »         (faire du tort à son prochain est mauvais), « toñarbi baxul » (répondre à un tort par un tort plus grand est mauvais), « feyantoo baxul » (faire de la riposte un principe de vie n’est pas bon) et que le « gatsa-gatsa »  (ta gueule-ta gueule) n’enfante que malheurs et regrets à travers des formules exprimant la tristesse et la compassion du genre « ndeysaan-ndesaan », « massa-massa »… Car si le bétail électoral sait donner des coups de tête et de cornes, le bélier digne de ce nom n’épargne personne, même pas son engraisseur. Sans oublier que toutes les violences sont mauvaises, aussi bien celle de l’argent, celle du pouvoir politique, que celle de la force politique. Je suis riche, donc j’ai raison. J’ai le pouvoir politique, donc j’ai raison. La foule est avec moi, donc j’ai raison… Tout cela annonce la fin de la République et doit être condamné et combattu. Vive le Sénégal ! Vive la République !

ABDOU KHADRE GAYE

Écrivain, président de l’EMAD

 

 

Mairie Ngathie Naodé: Un collectif exige l’audit de Yaye Fatou Diagne

Polémique et nébuleuse autour de 40 millions de Fcfa et 14 autres destinés respectivement à la construction d’un poste de Santé, et du marché de la commune de Ngathie Naodé, dans le département de Guinguinéo. D’ailleurs, le collectif pour la défense des intérêts de Ngathie Naodé invite les corps de Contrôle à auditer la gestion du maire, Yaye Fatou Diagne.

Ils ont interpelé la mairesse sur la destination des fonds qui sont alloués à la construction du Poste de Santé et du marché de la commune de Ngathie Naodé.

Sur les ondes de Sudfm, Aliou Badara Diaw et Cie qui ont confirmé le scandale, comme l’avait révélé le journal Libration entre le maire et son assistant, demandent à la justice de bien vouloir faire preuve de diligence afin que les responsabilités soient situées et que ces fonds qui auraient été détournés, comme l’affirme l’assistant du maire, Babacar Ndong, lors de son audition, puissent être rapidement recouvrés et destinés à l’exécution des projets auxquels ils doivent être consacrés.

Un complexe sportif moderne à Niacourab: Gana Kébé agit en faveur des acteurs 

Le président de ‘’Mbebetu Askanwi’’, Gana Kébé, s’est illustré de très belle manière en prototype de leader s’est engagé  au service des acteurs sportifs avec la mise en place d’une infrastructure sportive digne de ce nom. Le complexe sportif implanté dans la commune de Niague- Niacourab constitue une véritable bouffée d’oxygène pour les nombreuses associations sportives que polarisent les départements de Rufisque et de Keur Massar.

Une vielle doléance vient d’être réalisée dans un contexte difficile où les Asc souffraient atrocement de manque d’infrastructures sportives. Ce qui constituait un véritable casse-tête pour le leader Mame Gana Kébé surnommé le ‘’visionnaire’’. En collaboration avec le maire Papis Diop, et L’ex maire de Jaxaay, Mor Sarr Ba, qui lui a doté trois (3) ha, il est parvenu à réaliser cette infrastructure digne de ce nom avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux.  

«Ce joyau doté d’une pelouse synthétique, vestiaire, grille de protection autour de la clôture, permet aux jeunes joueurs issus des départements de Rufisque et de Keur Masser d’éclore leurs talents et mettre fin à cette situation draconienne qui plombent les activités sportives», a indiqué le président de zone Cheikh Guéye. Selon, cette infrastructure permettra aux usagers de se départir de la précarité grandissante dont ils étaient confrontés au quotidien.  

Les zones de Tivaouane Peul et celle de l’Odcav du département de Keur Massar vont en bénéficier pour abriter le championnat populaire en 2023. L’occasion a été saisie par les présidents de zone de saluer l’initiative noble du président ‘’Mbebetu Askanwi’’ Mame Gana Kébé. Ils l’ont félicité et l’ont encouragé à continuer dans cette lancée qui constitue un tournant essentiel pour les acteurs sportifs.  

Pour rappel, M. Kébé fut le parrain de la zone présidée par Saliou Dieng dont il a accompagné pour 700 000 F Cfa pour les frais d’organisation, deux (2) jeux de blousons aux équipes finalistes, des ballons aux différentes Asc. Il y a eu une forte mobilisation des membres de son mouvement bien représenté à Keur Massar. Des appuis ont été faits aux lutteurs en tee-shirt, aux groupements de femmes, aux associations sportives.

En sa qualité de président de l’Asc ‘’Sante Yallah’’ qui a remporté la coupe zonale au stade Alassane Djigo devant l’Asc Diappo sur le score d’un (1) but à zéro (0), il a inscrit son nom dans l’histoire du football au niveau du département de Keur Massar. M. Kébé a épargné ses concitoyen des problèmes liés à l’éloignement du terrain; les déplacements coûteux des Asc, le public ne suivait pas tous les matchs, les Asc ne parvenaient pas à recevoir leur côte- part, etc.

«Il a réussi là où certains dirigeants ont lamentablement échoué; ce qui est dû à leur manque de vison, de foncier mis à la disposition de la jeunesse pour la construction d’infrastructures sportives sachant que leur département un grenier sportif», a soutenu M. Gueye. «Le promoteur Gana Kébé, président de ‘’Mbebetu Askanwi’’ est un pur produit du département de Keur Massar. Il est du mouvement associatif en tant qu’ancien joueur de l’Asc ‘’Domou Africa’’ de la zone 1. La réalisation de ce projet sur fonds propres lui permettra certainement d’avoir un gain politique très probant. Il mérite une audience auprès du Président Macky Sall»,  a ajouté le président d’Asc.

Par Ibrahima FALL

Stratégie nationale «ne laisser personne en rade»: Les parties prenantes partagent les documents de planification territoriale

Par Omar MBAYE

Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad), en collaboration avec la DGPPE et avec le soutien financier du programme Recover Better Support Fund – GIZ, a tenu un atelier national d’articulation de la stratégie nationale «ne laisser personne en rade» à la planification territoriale pour le suivi des ODD. Le directeur de la Promotion du Développement territorial, Mbagnick Diouf qui présidait l’ouverture officielle de cette rencontre, a fait état des conditions préalables minimales exigibles.

Au regard du caractère transversal des compétences transférées et des interdépendances évidentes entre les ODD, il convient pour les organisateurs de ce atelier de souligner l’importance à faire prendre en charge par les collectivités territoriales la stratégie nationale «ne laisser personne en rade». Pour cela, il sera question de poursuivre le processus de socialisation des ODD, de renforcement des capacités des acteur locaux, d’accompagnement et d’appui à l’élaboration de documents de planification articulés aux ODD, de mise en place de dispositifs territoriaux de génération, de collecte et de gestion de données inclusives.

La rencontre s’est tenue en présence de représentants du ministère des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des territoires, en l’occurrence le directeur de la Promotion du Développement territorial, M. Mbagnick Diouf. Il y avait les représentants du Conseil économique social & environnemental, du Développement communautaire, du ministère de la Solidarité nationale, de l’Equité sociale & territoriale, de l’Union des Associations d’élus locaux (Uael), de l’Association des maires du Sénégal (Ams) et de l’Association des départements du Sénégal (Ads). La contribution des Partenaires techniques et financiers notamment du PNUD et de la GIZ a été déterminante  pour la réalisation de cette activité.

Le directeur Mbagnick Diouf, a salué la présence massive qui traduit l’intérêt que les acteurs de la société civile accordent à la domestication des ODD à l’échelle territoriale. D’emblée, il a remercié et félicité le CONGAD et ses partenaires notamment le PNUD, la DGPPE et la GIZ qui ne ménagent aucun effort dans le cadre du suivi de l’agenda 2030.

M. Diouf a exprimé, au nom du Ministre des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des Territoires, Mamadou Talla, sa profonde gratitude au CONGAD et a magnifié sa riche et fructueuse expertise dans la conception et l’exécution des politiques publiques relatives à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et l’atteinte des Objectifs de Développement durable (ODD).

Dans la ligne de son engagement international en faveur du développement durable et de sa mobilisation, a-t-il souligné, le Sénégal s’est engagé, dans une démarche participative et inclusive, à mettre en œuvre les ODD à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE) et à présenter des rapports annuels périodiques.

Le principe fondamental «ne laisser personne en rade», soutient la porte-parole du Groupe de travail des Osc sur les ODD, Rouguyatou Ka, occupe une place centrale dans la mise en œuvre et le suivi des ODD. Celui-ci découle des recommandations des acteurs, notamment des organisations de la société civile pour exiger de leurs dirigeants qu’ils hissent les besoins et les intérêts des plus pauvres, marginalisés et défavorisés au rang de priorité du développement durable.

La posture est bien conforme à la définition du concept de développement durable, appuie le représentant de l’Uael, M. Badara Samb, comme étant «un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Deux concepts sont inhérents à cette notion: le concept de «besoins» et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité et l’idée des limitations que nos techniques et notre organisation sociale imposent à la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir ».

Citée par le leader de Pastef dans son différend avec Adji Sarr: Dior démonte Sonko et s’apitoie sur son sort

Il a fallu un temps sans doute de retenue pour pouvoir évacuer certaines considérations relevant d’un subjectivisme béat, d’une pulsion ou d’une quelconque émotion pouvant éloigner d’une réflexion intelligente ou d’un jugement objectif, pour que Maitre Dior Diagne se mette au-devant de la scène et devant la presse. Ceci, pour apporter la réplique au leader de Pastef et de la coalition de l’opposition Yewi Askanewi Ousmane Sonoko  devant probablement  comparaitre devant la barre, pour une affaire de viol contre la dame Adji Sarr.

Maitre Dior Diagne, avocate de son état, membre du barreau sénégalais et épouse de l’actuel ministre de l’intérieur Antoine Félix Diom, a été objet d’une citation directe de la part de Ousmane Sonko comme d’autres personnalités et personnes du monde politique, juridique, de la haute administration étatique, pour des implications directes ou indirectes dans son inculpation. Pour ce qui concerne Mme Dior Diagne, on lui a imputé la paternité ou la maternité d’un sms  qui faisait cas d’une volonté de l’auteur d’aller jusqu’au bout, pour « détruire » Ousmane SoNKo.

Dans un communiqué rendu public, Dior Diagne a d’abord dégagé en touche certaines insinuations  et accointances avec des acteuts de cette dite affaire. Elle a ainsi affirmé n’avoir jamais être à la rencontre de Sonko lui- même, de Khady Ndiaye, de Adji Sarr, de Sidy Ameth Mbaye, du capitaine Touré.

Elle a aussi soutenu mordicus qu’elle n’est pas l’auteur de ce sms faussement brandi par son accusateur. Et que rien ni personne ne pourrait prouver cela.

Maitre Dior Diagne a ainsi fait savoir qu’une réalité pathologique et obsessionnelle vécue par Ousmane Sonko lui a fait voir et établir une implication portée à son encontre, du fait principalement qu’elle est femme et qu’elle est surtout l’épouse du ministre de l’intérieur.

Tout en révélant qu’elle n’a pas manqué de saisir le bâtonnier dans cette fausse accusation envers sa personne, Maitre Dior Diagne dit , néanmoins éprouver de la pitié, de la compassion, envers Ousmane Sonko, qui est aussi et avant tout un époux, un père de famille. Malheureusement et selon une opinion largement  partagée, celui qui se prévalait du statut de «ibadou» est aujourd’hui dépouillé de toute consistance valorisante dans la conscience restée dubitative et troublante des sénégalais qui continuent de se mouvoir dans leurs croyances et leurs convictions socio- religieuses.

Comprend-on ainsi que dès l’entame de l’introduction de son communiqué, Maître Dior Diagne, moulée dès la prime enfance dans l’univers de la culture et des valeurs du monde de la khadriyya (son père Cheikh Ousmane Diagne a été depuis longtemps responsable moral et représentant de la dite tarikha au Sénégal) ait fait référence à un hadiths du prophète Mohamed (Paix et salut sur la meilleure des créatures), qui a invité à  bannir le mensonge qui mène à la géhenne, pour adopter et faire prospérer la vérité qui conduit à la félicité.

Mohamed Al Amin THIOUNE

Présidentielle de 2024: Les Forces émergentes républicaines de Keur Massar affutent leurs armes

Dans le cadre de la relance de leurs activités politiques, les candidats indépendants lors des élections locales du février dernier avaient décidé de mettre en place une plateforme  dénommée  Fer- KM (les Forces émergentes républicaines de Keur Massar).  Leur ambition est de  constituer  la première force  politique du nouveau département de la région de Dakar.  

Après moult réflexions et échanges fructueux très constructifs les membres de la  plateforme les Forces émergentes républicaines de Keur Massar (Fer KM) ont constaté plusieurs maux qui gangrènent leur département. Lesquels maux, mentionnent-ils, ont influés sur l’insuffisance des résultats de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) lors des locales précédentes. Ils ont état du manque notoire d’un leadership capable de fédérer toutes les forces vives de la mouvance présidentielle. Le découpage du nouveau département est d’une complexité qui nécessite une alternative sûre et crédible pour le Président Macky Sall.

Les dirigeants de la Plateforme Fer KM ont souligné le manque d’aptitude et de compétence de certains responsables susceptibles de prendre en charge les défis politiques du département et de répondre efficacement aux aspirations  légitimes des populations.  L’ampleur de la manipulation et la désinformation orchestrées par une opposition irresponsable qui  a fini d’installer le doute et la suspicion chez une bonne frange de la population. «D’où la nécessité impérieuse et la volonté manifeste des candidats d’apporter des réponses justes à la fois aux attaques  de l’opposition et  les pourfendeurs du régime», a déclaré Abdourahmane Niang.

Ce dernier a évoqué l’absence de bonne stratégie de communication et de vulgarisation des réalisations multiples du Président Macky Sall à l’intention des populations de Keur Massar. La plateforme Fer KM composée essentiellement de candidats indépendants Laye Zoulou Gaye, Cheikh Mbacke Ndiaye, Mansour Sow, Matar Diop Ndary, Ndiogou Sow, Abdourahmane Niang, Babacar Diasse, Mounirou Kane, Gamou Boye, Mamadou Bah, Amadou Barry, Mamadou Sow, Mme Gisèle Faye, Fatou Diao, Nabou Lèye, Moriba Diallo, Arona Diop, Birama Niang et Diène Ndiaye.

«Cette plateforme dynamique s’active autour des questions politiques spécifiques afin de participer davantage à l’œuvre de la mouvance présidentielle», a soutenu M. Niang.  Ces collaborateurs et lui ont décidé d’aller à la rencontre des populations du département de Keur Massar en vue de les écouter et de recueillir  leurs besoins socio- économiques.

Ainsi, ils ont mis sur pied un cadre dynamique de réflexion pour  identifier de déploiement et favoriser une participation active au sein de leurs communes respectives. Selon Bébé Gisèle Faye, ses partisans s’impliquent dans l’animation et la mobilisation des militants et sympathisants des responsables pour mettre en exergue les réalisations du Président Macky Sall. Aussi, il a fait part de la concrétisation des projets politiques par le biais d’approches rationnelles au profit de la mouvance présidentielle.

Les responsables de ladite plateforme ont rappelé au leader de Pastef Ousmane Sonko que les menaces qu’il a proférées à l’endroit du Président Macky Sall ne les ébranlent pas.  Les Fer-KM restent droit dans leurs bottes et demeurent plus que jamais déterminées à découdre avec lui sur le terrain politique et qu’il sache que rien ne sera plus comme avant.

Ibrahima FALL

A l’image du mercure,…, Macky Sall est caractérisé de la solidité du métal et de la fluidité de l’eau. (Par Dr. Mohamed Diallo)

Comme du mercure, le seul métal qui peut se liquéfier à la température ambiante, notre engagement pour soutenir le Président de la République, Macky Sall est caractérisé de la solidité du métal et de la fluidité de l’eau. Il est des moments dans l’histoire d’un pays qui interpellent l’esprit des patriotes. Des moments où le devoir de servir se fait prégnant et impérieux.

Je suis convaincu que notre pays est à un tournant décisif qui nécessite que toutes ses filles et fils se mobilisent pour forger des lendemains meilleurs.

La maturité du débat public est une nécessité absolue pour consolider la démocratie au Sénégal. Nous devons rétablir la confiance des citoyens en la politique et les mobiliser dans des aspirations utiles et fécondes. Cela passe par l’exigence de responsabilité. Soyons les vigiles de la République.

Je me suis longtemps tenu éloigné des querelles partisanes, des lourdeurs idéologiques et des débats stériles. Mon engagement a toujours été de servir mon pays.  Je crois profondément en l’énorme potentialité et au génie de la jeunesse de mon pays. C’est pourquoi, je prends l’engagement d’être l’avocat des jeunes et des femmes au cœur du projet du Chef de l’état sur la construction d’un Sénégal créateur de talents.

Nous devons leur assurer un avenir radieux en leur donnant toutes les opportunités nécessaires à leur épanouissement.

Il est de notre devoir, à tout un chacun, d’incarner ce génie sénégalais qui a inspiré et inspire encore la marche de l’Afrique vers le progrès. Construisons ensemble un avenir commun et désirable.

Avec toute ma gratitude et ma reconnaissance.

Dr Mohamed Diallo

Membre de la conférence des leaders de la coalition BBY

Président de la Coalition Natangué

Discours ‘’inapproprié et incendiaire’’ de Ousmane Sonko: Pape Modou Fall condamne et avertit 

Les membres de la Coalition Républicaine ‘’Samm Sunu Rew’’, fustigent le discours inapproprié et incendiaire d’une gravité extrême sur une affaire purement privée. La conférence des leaders l’appelle à la sérénité et à assumer ses dérives car la justice doit aller jusqu’au bout pour élucider cette affaire privée.

 Le coordinateur Pape Modou Fall et ses partisans invitent solennellement la jeunesse sénégalaise à plus de retenue, à la responsabilité et au respect des institutions de la République, seule garant de la paix sociale. «Le Sénégal est un pays de paix, symbole de stabilité et de transmission démocratique du pouvoir.

Un legs  historique que tout homme politique jouissant d’une probité morale et intellectuelle se doit de préserver», a relevé M. Fall. Des érudits et des hommes glorieux à l’image de Cheikh Ahmadou Bamba, El hadji Malick Sy, Kéba Mbaye, Cheikh Anta Diop, Valdiodio Ndiaye, Me Abdoulaye Wade…, a-t-il cité, ont toujours prôné la paix, le droit d’aînesse, la probité morale, la discipline, l’autorité religieuse.

A son avis, les hommes politiques ont toujours lutté pour la stabilité politique du pays malgré leurs divergences d’opinions. Et, cette volonté de vivre en paix et dans la concorde nationale ne peut être ébranlée par des anarchistes, des politiciens inexpérimentés sans scrupules.

Ibrahima FALL

 

 

Dans son ouvrage « Macky Sall face à l’histoire »: Cheikh Yérim Seck descend en flammes le PASTEF

Cheikh Yérim Seck est formel : Macky Sall a bâti un nouveau type de Sénégalais. Sur la liste, figure le PASTEF d’Ousmane Sonko. Il s’explique d’emblée : «Le nouveau type de Sénégalais que Macky Sall a bâti présente un profil qui interroge. La rubrique la plus lourde de son bilan immatériel, c’est la création de l’homo pastefensis, le militant de Pastef, acronyme de Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité »,

Ainsi, dans son nouvel ouvrage intitulé «Macky Sall face à l’histoire : passage d’un scanner d’un pouvoir africain», l’auteur a voulu déconstruire le mythe du parti. Il est convaincu que « les pastéfiens sont une nouvelle race de politiciens surgis sur la scène, telle une génération spontanée, à la faveur de la radiation de la Fonction publique de l’inspecteur des Impôts, Ousmane Sonko ».

S’ils sont aujourd’hui une réalité politique tangible voire incontournable, ils posent des actes qui brutalisent les mœurs politiques et les valeurs humaines du Sénégal. L’homo pastefensis manque de profondeur historique, de culture politique et d’intelligence sociologique. Il a introduit dans le jeu politique l’irrévérence, l’invective, l’insulte voire la violence », déclare-t-il. Tout en accusant : «les insulteurs du Web, qui sont quasiment tous de Pastef, ont réussi à terroriser les têtes pensantes, les valeurs sûres de la société civile et même certains politiciens poltrons. La hantise d’être traîné dans la boue les dissuade de participer au débat.

«Les insulteurs du Web, qui sont quasiment tous de Pastef, ont réussi à terroriser les têtes pensantes, les valeurs sûres de la société civile et même certains politiciens poltrons»

Poursuivant, Cheikh Yérim Seck soutient que dans la tête de l’homo pastefensis, le monde est divisé entre les bons qui soutiennent Sonko et les méchants qui ne le soutiennent pas. «Les premiers doivent être adulés quels que soient leurs défauts. Les autres doivent être traînés dans la boue, diffamés, voire violentés, quelles que soient leurs qualités », éclaire-t-il.

L’écrivain a, dans ce sens, indiqué que cette doctrine brutale a réussi à faire sortir de ses gonds même le très modéré Amadou Ba, le 15 décembre 2022, à l’occasion de l’examen de la motion de censure déposée contre son gouvernement par Yewwi Askan Wi (‘’Libérer le peuple’’, en wolof, coalition ayant Sonko comme tête de pont). «Le Premier ministre n’a pu réprimer cette tirade: ‘’Libérez le peuple de la désinformation, de la manipulation et de l’arrogance ! Libérez le peuple de la violence verbale, morale et physique comme moyen de pression politique !’’ », écrit-il.

 

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