lundi, septembre 7, 2026
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Mérina Dakhar: le Maire Mamour Syll accorde une subvention de 4 millions FCfa aux Asc et aux présidents de Zone

À l’instar des autres communes, celle de Mérina Dakhar a respecté la tradition en accordant une subvention d’un montant de 4 millions FCFA aux ASC et aux présidents de zones.

C’est dans le cadre de son engagement constant en faveur de la jeunesse et du développement du sport local que le Maire de la commune de Mérina Dakhar, M. Mamour Syll, a procédé à la remise de cette enveloppe au profit des ASC et des deux zones de la commune.

Un appui pour la jeunesse et la cohésion sociale

Mamour Syll a souligné que cette contribution témoigne de la volonté de la municipalité «d’accompagner les acteurs sportifs et de soutenir la jeunesse dans ses activités, notamment à travers le développement du sport et le renforcement de la cohésion sociale».

Remerciements aux acteurs

Le maire a tenu à adresser ses sincères remerciements au Président de l’ODCAV, M. Lamine Niang, aux deux Présidents de zone, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs qui ont répondu présents à cette cérémonie. Dans le même sillage, il a salué l’engagement et la disponibilité de tous :

«Ensemble, continuons à faire du sport un véritable levier de jeunesse, de solidarité et de développement pour la commune de Mérina Dakhar », a lancé le maire Mamour Syll.

Par Oumar Ngatty Ba

Conseil des Ministres du 02 septembre 2026: Le gouvernement fixe le cap pour la relance économique et sociale

Réuni ce mercredi 2 septembre 2026 sous la présidence de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Conseil des ministres a été largement consacré aux urgences économiques et sociales. Au lendemain de l’accord technique avec le FMI et de l’annonce du Plan de traitement de la dette, le Chef de l’État demande au Gouvernement d’accélérer les réformes, de préserver le pouvoir d’achat et de produire des résultats concrets pour les populations.

Le ton est donné. Le Président de la République veut désormais un Gouvernement davantage tourné vers l’action, les réalisations et les résultats. Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi au Palais de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a placé la relance économique, la maîtrise du coût de la vie et la prise en charge des urgences sociales au cœur de ses orientations.

Le Chef de l’État s’est d’abord félicité de la conclusion de l’accord technique de principe entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI), qui doit permettre la mobilisation de 1 243 milliards de FCFA, soit 2,2 milliards de dollars, sur trois ans au titre de la Facilité élargie de crédit. Il a salué le travail accompli par le Gouvernement et les services de l’État impliqués dans les négociations.

Mais pour le Président Diomaye Faye, cet accord ne constitue qu’une étape. Il demande à l’équipe gouvernementale d’intensifier le travail et d’engager des mesures concrètes en faveur des ménages et de l’économie nationale. La préservation du pouvoir d’achat et la lutte contre la cherté de la vie figurent ainsi parmi les priorités. Le Chef de l’État insiste notamment sur la maîtrise des prix des denrées et services de consommation courante, ainsi que sur l’application rigoureuse des dispositifs de protection du consommateur.

La question des loyers occupe également une place importante dans les orientations présidentielles. Bassirou Diomaye Faye demande le déploiement effectif des mécanismes réglementaires et coercitifs destinés à réguler les coûts des loyers. Il appelle parallèlement à renforcer la veille stratégique afin de sécuriser les approvisionnements du pays et à accélérer la relance des secteurs et filières essentiels, en partenariat avec le secteur privé.

Dans cette dynamique, le Président de la République a demandé au Premier ministre de préparer la prochaine tenue du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI), avec la participation des organisations du secteur privé. Il a également annoncé une prochaine session spéciale du COS-PETROGAZ et demandé l’activation des instances de pilotage du Fonds intergénérationnel.

Dette et finances publiques : accélération exigée

La communication du Premier ministre a prolongé cette orientation économique. Le chef du Gouvernement a notamment évoqué les diligences à accomplir après l’accord technique avec le FMI et la mise en œuvre du Plan de traitement de la dette du Sénégal, annoncé le 1er septembre.

Il a demandé l’accélération du dispositif de ciblage des subventions et le règlement, au plus tard à la fin septembre, des bourses de sécurité familiale. Il a également instruit le ministre chargé des Finances de déposer rapidement à l’Assemblée nationale le projet de Loi de finances rectificative 2026, adapté aux nouvelles données issues de l’accord avec le FMI.

Autre échéance majeure : les résultats de l’audit sur les arriérés intérieurs doivent être soumis à l’approbation présidentielle afin de permettre le démarrage des paiements avant la fin de l’année. Les créances des TPE, PME et PMI devront être prioritaires.

Le projet de Loi de finances initiale 2027 devra, quant à lui, être finalisé et examiné en Conseil des ministres au plus tard le 30 septembre 2026.

Emploi, protection sociale et santé au premier plan

Au-delà des finances publiques, le Conseil des ministres a accordé une attention particulière aux questions sociales. Le Président de la République demande l’activation rapide du paiement des bourses de sécurité familiale dans le cadre du Registre national unique actualisé.

Il souhaite également une réflexion stratégique sur le financement durable de la Couverture sanitaire universelle, la revalorisation des pensions de retraite et le renforcement des mécanismes de solidarité nationale. Le Gouvernement devra par ailleurs présenter prochainement un projet de loi sur l’autonomisation économique des femmes.

Dans le secteur de la santé, le Chef de l’État appelle à des concertations avec les partenaires sociaux afin de parvenir à une stabilité durable. Il demande aussi d’accélérer la livraison des infrastructures sanitaires en construction, notamment l’hôpital Aristide Le Dantec, le Centre national d’Oncologie et l’hôpital de Ourossogui, ainsi que le recrutement de nouveaux personnels de santé.

Jeunesse et JOJ : mobilisation générale

La jeunesse demeure également au cœur des priorités présidentielles. Bassirou Diomaye Faye demande l’accélération de la formation duale, de la construction des centres départementaux de formation professionnelle et technique et du développement des ISEP et autres infrastructures scolaires et universitaires.

À l’approche des JOJ Dakar 2026, le Chef de l’État a salué les efforts déployés pour livrer les infrastructures majeures, notamment le Village olympique et le Centre équestre de Diamniadio. Il appelle désormais à une mobilisation nationale pour assurer le succès de cette première édition africaine des Jeux olympiques de la jeunesse.

Le Gouvernement est ainsi appelé à finaliser les travaux de proximité et à améliorer le cadre de vie dans les zones d’accueil, avec une implication accrue des populations et particulièrement des jeunes.

Au terme de ce Conseil des ministres, une ligne ðdirectrice se dégage : après les annonces et les réformes engagées, l’exécutif est désormais attendu sur leur traduction concrète dans le quotidien des Sénégalais. Le prochain rendez-vous majeur sera la Déclaration de politique générale du Premier ministre, prévue devant l’Assemblée nationale en session extraordinaire, qui devra décliner le programme de travail du Gouvernement pour les prochains mois.

Par Ch. S. NDONG (avec En Relief)  

Société Nationale de Recouvrement: Papa Ibrahima Senghor fixe le cap autour de «sécuriser structurer et accélérer»

Installé officiellement le 17 août 2026 à la tête de la Société Nationale de Recouvrement (SNR), Papa Ibrahima Senghor entend imprimer une nouvelle dynamique à l’institution. Son ambition : faire de la SNR une référence sous-régionale dans le recouvrement et la gestion des actifs en difficulté. Pour y parvenir, le nouveau Directeur général mise sur trois leviers : sécuriser, structurer et accélérer.

La nouvelle direction de la Société Nationale de Recouvrement veut passer à l’action. À peine installé, Papa Ibrahima Senghor a dévoilé une feuille de route articulée autour d’un objectif majeur : renforcer la performance de la SNR et accroître son rôle dans la souveraineté économique du Sénégal.

Pour le nouveau Directeur général, la SNR ne saurait être réduite à une simple structure de recouvrement de créances. Elle constitue, à ses yeux, un instrument stratégique d’assainissement du système financier, de préservation des ressources publiques et de restauration de la confiance économique.

Cinq piliers pour transformer la SNR

La stratégie annoncée repose sur cinq axes : le renforcement du cadre juridique, l’excellence opérationnelle, le développement commercial et le rayonnement sous-régional, la transformation digitale, ainsi que la gouvernance et le capital humain.

Sur le plan juridique, Papa Ibrahima Senghor veut davantage sécuriser les interventions de la SNR et renforcer ses capacités d’action, notamment à travers un meilleur alignement sur les standards de l’espace OHADA.

L’efficacité opérationnelle constitue également un chantier prioritaire. Il s’agit de réduire les délais, simplifier les procédures, améliorer le traitement des dossiers et, surtout, inscrire la performance au cœur du fonctionnement de l’institution.

La nouvelle direction entend par ailleurs élargir le portefeuille de partenariats de la SNR. Banques, entreprises publiques, investisseurs et acteurs privés sont ciblés, au Sénégal comme dans l’espace UEMOA, avec l’ambition de positionner la société comme un acteur incontournable de la gestion des actifs en difficulté.

Le virage numérique assumé

Autre chantier majeur : la transformation digitale. La dématérialisation des procédures, la mise en place d’un système d’information intégré et une exploitation plus poussée des données doivent permettre à la SNR de gagner en efficacité, en transparence et en capacité de pilotage.

Cette transformation devra s’accompagner d’une nouvelle culture managériale. Le nouveau DG place ainsi son management sous le signe de l’écoute, de la responsabilisation, de l’équité et de l’obligation de résultats.

Les «100 premiers jours» comme test grandeur nature

Papa Ibrahima Senghor veut donner un contenu concret à ses engagements. Les cent premiers jours de son mandat seront consacrés à trois urgences : sécuriser les finances, les processus et les responsabilités ; structurer la gouvernance et l’organisation interne ; accélérer enfin les réformes et les partenariats stratégiques.

Un tableau de bord de la Direction générale doit permettre de suivre les décisions, les objectifs et les performances. Les résultats, mais aussi les difficultés rencontrées, seront régulièrement présentés au Conseil de surveillance et à l’autorité de tutelle.

Une SNR au service de la souveraineté économique

Face aux collaborateurs, le nouveau patron de la SNR a insisté sur le rôle déterminant du capital humain. La transformation de l’institution ne pourra, selon lui, réussir sans l’adhésion et l’engagement des équipes.

Papa Ibrahima Senghor affiche à travers cette nouvelle orientation, une ambition claire: faire de la SNR une structure plus forte, plus performante, plus transparente et résolument digitale, capable de jouer pleinement son rôle dans la consolidation de la souveraineté économique du Sénégal.

Le message est désormais posé. Sécuriser pour maîtriser, structurer pour performer et accélérer pour transformer. La nouvelle direction de la SNR entend juger son action à l’aune des résultats.

Par A. L. NDIAYE

L’économie en urgence, la politique en campagne

Le Sénégal traverse un moment charnière de son histoire économique et politique. Depuis près de deux ans, les plateaux de télévision, les unes des journaux et les réseaux sociaux sont largement dominés par les débats politiques, les rivalités entre acteurs, les déclarations et les contre-déclarations. Pendant ce temps, une autre réalité, beaucoup plus préoccupante, s’installe progressivement dans le quotidien des Sénégalais : celle d’une économie sous forte tension et d’un pouvoir d’achat qui s’érode.

La question qui mérite aujourd’hui d’être posée est simple : avons-nous encore suffisamment de temps à consacrer aux batailles d’ego politiques alors que les fondamentaux économiques exigent toute notre attention ?

Une économie sous contrainte financière

Le niveau de la dette publique rapporté au PIB a atteint des proportions particulièrement préoccupantes, avec un ratio qui frôle les 130 %. Cette situation réduit considérablement les marges de manœuvre de l’État et pèse sur sa capacité à financer les investissements, les services publics et les politiques sociales.

Dans ce contexte, une étape importante vient toutefois d’être franchie dans les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international. Après plusieurs mois de négociations, les deux parties sont parvenues à un accord autour d’un nouveau programme d’environ 1 245 milliards de FCFA sur trois ans. Cette avancée ouvre une nouvelle perspective pour les finances publiques sénégalaises, même si elle doit encore suivre les procédures d’approbation prévues.

Mais au-delà de l’importance de l’enveloppe financière, l’enjeu est surtout de restaurer durablement la crédibilité financière du pays. Le Sénégal doit désormais démontrer sa capacité à renforcer la transparence budgétaire, à améliorer la qualité de la dépense publique et à inscrire sa gestion des finances publiques dans une trajectoire soutenable.

L’accord avec le FMI ne saurait donc être considéré comme une simple bouffée d’oxygène financière. Il doit être l’occasion de remettre les finances publiques sur des bases plus solides et de créer les conditions d’une reprise durable de l’investissement et de la croissance.

La confiance financière doit être restaurée

Cette exigence est d’autant plus importante que l’évolution de la notation souveraine du Sénégal constitue un autre signal préoccupant. Les différentes agences de notation ont porté un regard de plus en plus sévère sur la situation financière du pays.

Une dégradation de la note souveraine n’est jamais anodine. Elle peut entraîner une augmentation du coût des financements, réduire l’attractivité du pays pour certains investisseurs et rendre plus difficile la mobilisation des ressources nécessaires au développement.

Dans un pays qui doit simultanément financer ses infrastructures, renforcer son système éducatif et sanitaire, développer l’agriculture, soutenir l’emploi des jeunes et améliorer les conditions de vie des populations, la confiance des investisseurs ne peut pas être traitée comme une question secondaire.

La restauration de cette confiance doit donc devenir une priorité économique. Elle suppose de la discipline budgétaire, de la transparence, de la prévisibilité dans l’action publique et une capacité à démontrer que chaque franc mobilisé produit un impact réel sur l’économie et sur les conditions de vie des citoyens.

L’investissement ne doit pas devenir la variable d’ajustement

L’autre motif d’inquiétude tient à la place accordée à l’investissement dans les finances publiques. Sur les 7 433,9 milliards de FCFA de dépenses prévus dans la loi de finances 2026, les crédits d’investissement ne représentent que 27,5 % de l’enveloppe globale, soit un peu plus de 2 000 milliards de FCFA. À l’inverse, près des trois quarts des dépenses sont absorbés par le fonctionnement de l’État et le service de la dette.

Cette configuration budgétaire mérite une attention particulière. Lorsque le poids de la dette et des dépenses courantes réduit les marges de manœuvre de l’État, l’investissement devient souvent la variable sur laquelle s’exerce la pression budgétaire. Il est en effet plus facile de reporter ou de réduire certains projets d’investissement que de diminuer les salaires, les dépenses de fonctionnement ou les échéances dues aux créanciers.

Mais cette facilité apparente peut coûter cher à l’économie. Les investissements publics constituent l’un des principaux moteurs de la transformation économique d’un pays. Routes, énergie, infrastructures de production, numérique, formation professionnelle, aménagement du territoire : ces dépenses ne sont pas de simples charges budgétaires. Elles contribuent à améliorer la productivité, à réduire les coûts pour les entreprises et à créer les conditions d’une croissance plus forte.

Le risque, pour le Sénégal, serait donc de chercher à résoudre les difficultés financières du présent en affaiblissant les capacités de production de demain. Un pays qui investit insuffisamment dans ses infrastructures, ses ressources humaines et son appareil productif compromet progressivement sa croissance future. Et une croissance plus faible signifie, à terme, moins de recettes publiques et une capacité réduite à supporter le poids de la dette.

C’est là tout le paradoxe de la situation actuelle : la dette impose de réduire les marges budgétaires, mais une réduction excessive de l’investissement peut elle-même rendre la dette plus difficile à soutenir. La véritable sortie de cette équation ne peut donc pas reposer uniquement sur la compression des dépenses. Elle doit également passer par une économie plus productive, plus compétitive et capable de générer davantage de richesses et de recettes.

Pour autant, il ne s’agit pas de plaider pour une augmentation mécanique des dépenses d’investissement. Dans un contexte de fortes contraintes financières, chaque projet doit être soumis à une exigence accrue de pertinence, de rentabilité économique et d’impact social. Le Sénégal doit investir davantage là où l’investissement produit le plus d’effets sur la croissance et l’emploi, tout en améliorant le taux d’exécution et le suivi des projets.

La question centrale n’est donc pas seulement combien l’État investit, mais dans quoi il investit, avec quelle efficacité et pour quels résultats. L’investissement public doit être placé au cœur de la stratégie de redressement économique du pays.

Pendant ce temps, les ménages affrontent une autre crise

Derrière les indicateurs macroéconomiques se trouve une réalité encore plus immédiate : celle des ménages.

Pour une grande partie de la population, les préoccupations prioritaires ne sont ni les fonds politiques, ni les querelles institutionnelles, ni les affrontements entre responsables politiques. Elles sont beaucoup plus concrètes : comment trouver un emploi ? Comment payer son loyer ? Comment nourrir sa famille ? Comment faire face à la hausse du prix des produits de première nécessité ?

La viande illustre particulièrement bien cette difficulté. Avec des prix qui peuvent atteindre 5 000 à 6 000 FCFA le kilogramme selon les morceaux et les lieux de vente, elle devient progressivement inaccessible pour de nombreux ménages. Derrière cette hausse, ce sont les habitudes alimentaires des familles qui sont bouleversées. Pour certains foyers, consommer régulièrement de la viande devient un luxe. Pour d’autres, il faut simplement réduire les quantités ou se tourner vers des produits moins coûteux. Et la question ne concerne pas uniquement la viande. Elle touche l’ensemble du panier de consommation : riz, huile, lait, poisson, légumes, carburant, logement et services essentiels.

Le pouvoir d’achat n’est donc pas une notion abstraite. Il se mesure chaque jour dans les marchés, dans les boutiques et dans les foyers. Une politique économique qui ne parvient pas à améliorer concrètement les conditions de vie des ménages reste incomplète, quels que soient les indicateurs macroéconomiques affichés.

 

 

Le chômage reste la véritable urgence

À côté de la question du coût de la vie, celle de l’emploi demeure l’un des principaux défis auxquels le Sénégal doit faire face. Avec un taux de chômage qui s’établit à 23 %, la situation du marché du travail constitue une véritable urgence économique et sociale. Une jeunesse nombreuse aspire à travailler, entreprendre et participer au développement du pays. Elle ne demande pas seulement des discours. Elle demande des perspectives, des emplois et la possibilité de construire son avenir dans son propre pays.

Un taux de chômage de 23 % signifie qu’une part importante de la population demeure en marge du marché du travail, alors même que les besoins des ménages augmentent et que le coût de la vie pèse de plus en plus lourdement sur leurs revenus. Or, aucune économie ne peut durablement absorber sa jeunesse sans une stratégie cohérente combinant investissement, industrialisation, soutien à l’agriculture, développement des PME, formation professionnelle et amélioration du climat des affaires.

Le véritable enjeu économique est donc de transformer la jeunesse sénégalaise en force productive. Chaque année qui passe sans création suffisante d’emplois représente non seulement une perte de revenus pour les ménages, mais aussi une occasion manquée de transformer le dividende démographique en moteur de croissance. C’est pourquoi le débat national devrait davantage porter sur les politiques publiques capables de créer des emplois durables que sur les affrontements qui occupent quotidiennement l’espace médiatique.

Quand la logique électorale prend le pas sur la logique économique

C’est précisément à ce niveau que la situation politique actuelle mérite d’être interrogée. Pendant que le pays fait face à des contraintes budgétaires, à un endettement élevé, à un chômage important et à une pression croissante sur le pouvoir d’achat, une partie de la classe politique semble déjà avoir les yeux rivés sur les prochaines échéances électorales.

Certains responsables politiques consacrent une énergie considérable à renforcer leur ancrage territorial et à élargir la base de leurs partis. Cette démarche peut naturellement se comprendre dans une démocratie pluraliste. Mais elle devient préoccupante lorsque la conquête ou la conservation du pouvoir finit par prendre le pas sur la construction d’une économie productive et compétitive.

On assiste alors à un paradoxe : au lieu de chercher à mieux vendre la destination Sénégal aux investisseurs, aux touristes et aux partenaires économiques, certains acteurs semblent davantage préoccupés par la vente de cartes de membres et l’élargissement de leurs appareils politiques. Plus fondamentalement, le véritable enjeu national devrait être de vendre le Sénégal autrement : un Sénégal qui attire les investissements, qui crée des emplois, qui développe ses entreprises, qui transforme ses ressources locales et qui offre des perspectives à sa jeunesse.

Chaque énergie mobilisée pour la compétition politique a un coût d’opportunité. Elle pourrait être consacrée à la promotion de l’investissement privé, à la recherche de marchés pour les entreprises sénégalaises, au développement de partenariats économiques ou encore à la conception de politiques publiques susceptibles d’améliorer la productivité et la compétitivité du pays.

Le problème n’est donc pas l’existence des partis politiques ou la préparation des échéances électorales. C’est leur sur-priorisation dans un contexte où les urgences économiques exigent une mobilisation collective.À force de penser aux prochaines municipales, aux prochaines législatives ou à l’élection présidentielle de 2029, le risque est de gouverner avec un horizon électoral de quelques années alors que le développement économique exige une vision de long terme.

Un pays ne peut pas construire son avenir uniquement en préparant les prochaines élections. Il doit aussi préparer les prochaines générations.

Remettre les priorités dans le bon ordre

Le débat démocratique est indispensable. Les institutions doivent fonctionner et le Parlement doit pleinement exercer ses prérogatives. Mais dans une démocratie confrontée à une situation économique difficile, toutes les questions ne peuvent pas avoir le même degré d’urgence.

Les discussions sur les fonds politiques et certaines propositions de loi peuvent avoir leur importance. Mais elles ne sauraient occulter les questions fondamentales auxquelles les citoyens attendent des réponses : l’emploi, le pouvoir d’achat, la dette, l’investissement, l’accès aux services publics et les perspectives économiques du pays.La politique ne doit pas devenir une fin en soi. Elle doit rester un instrument au service de l’intérêt général.

Le Sénégal a besoin d’un changement de posture. Les responsables politiques, de quelque bord qu’ils soient, doivent comprendre que le pays ne peut pas rester prisonnier des rivalités personnelles, des calculs politiques et des affrontements permanents.L’heure devrait être à la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Responsabilité dans le débat politique. Responsabilité dans la communication gouvernementale. Responsabilité également dans l’utilisation des ressources publiques.

Le pays dispose pourtant d’atouts considérables : une population jeune, une position géographique stratégique, des ressources naturelles importantes, un potentiel agricole et touristique, ainsi qu’un tissu entrepreneurial qui ne demande qu’à se développer.

Mais ces atouts ne suffiront pas si le Sénégal ne parvient pas à restaurer la confiance, à maîtriser son endettement, à mieux orienter ses investissements et à créer un environnement favorable à l’investissement et à l’emploi.

 

Le véritable enjeu est ailleurs

Le Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins. Il peut continuer à consacrer une grande partie de son énergie aux affrontements politiques, aux polémiques et aux batailles d’ego. Ou il peut décider de remettre l’économie et les préoccupations quotidiennes des citoyens au centre de l’action publique.

L’enjeu n’est pas d’opposer la politique à l’économie. Une démocratie a besoin de débat, de contradiction et de pluralisme. Mais elle a également besoin d’une hiérarchie des priorités. Lorsque la dette atteint des niveaux préoccupants, que la confiance financière doit être restaurée, que l’investissement reste sous pression, que le chômage demeure élevé et que le coût de la vie pèse sur les ménages, l’urgence économique doit nécessairement occuper une place centrale dans le débat national.

Le nouveau programme envisagé avec le FMI peut constituer une étape importante. Mais aucune enveloppe financière ne remplacera durablement les réformes, la discipline budgétaire, l’investissement productif et la création d’emplois. Les ressources mobilisées ne prendront leur véritable sens que si elles contribuent à reconstruire une économie capable de créer davantage de richesses et de mieux répondre aux besoins des Sénégalais.

Le véritable défi est donc de dépasser les querelles de court terme pour construire une vision économique de long terme. Un pays ne se développe pas avec des affrontements politiques permanents. Il se développe avec des institutions solides, une économie productive, des investissements efficaces, des emplois et une population qui peut vivre dignement de son travail.

Le Sénégal ne peut plus se permettre que l’ego des politiques prenne le dessus sur l’économie. Le temps est venu de remettre les priorités à leur juste place : l’intérêt général avant les intérêts particuliers, l’économie avant les querelles, et les préoccupations des Sénégalais avant les ambitions personnelles.

Libasse Sow, Économiste

Asc Sandial du Plateau en Deuil: Décès de Mamadou Ndiaye dit «Thiathia»

DAKAR – L’ASC SANDIAL du Plateau est en deuil. Mamadou Ndiaye, plus connu sous le nom de « Thiathia », membre actif et dirigeant de l’association, est décédé le mercredi 02 septembre 2026 à l’Hôpital Militaire de Ouakam (HMO).

Le Président de l’ASC SANDIAL du Plateau et l’ensemble du Comité Directeur ont annoncé la triste nouvelle et présenté leurs « sincères condoléances à la famille éplorée ainsi qu’à toute la famille de l’ASC SANDIAL du Plateau ».

Programme des obsèques

La levée du corps est prévue ce jeudi 03 septembre 2026 à 11h00 à la mosquée de Mboth. 

L’inhumation suivra au cimetière musulman de Yoff.

Les condoléances seront reçues au domicile du défunt, situé au 57 Avenue William Ponty.

Un dirigeant engagé

Figure connue et appréciée au sein de l’ASC SANDIAL, Mamadou Ndiaye dit « Thiathia » s’était distingué par son engagement et son dévouement dans le milieu de la culture notamment à Dakar.

En cette douloureuse circonstance, toute la communauté sportive et les proches du défunt lui rendent hommage.

«Que Firdawsi soit ta demeure éternelle Thiathia » 🙏La Rédaction

Accord de 2,2 milliards de dollars avec le FMI: Le Sénégal retrouve sa signature Financière

ÉCONOMIE / FINANCES PUBLIQUES

Le Sénégal tourne la page. Après deux années de bras de fer et de suspension du précédent programme, Dakar et le Fonds monétaire international ont conclu un accord au niveau des services pour un nouveau programme de financement de 2,2 milliards de dollars sur 36 mois, soit environ 1 240 milliards de FCFA.

L’annonce intervient à l’issue de la mission du FMI conduite à Dakar du 19 août au 1er septembre 2026. Une bouffée d’oxygène pour les finances publiques et surtout, un signal fort du retour progressif de la confiance des partenaires internationaux.

La fin d’une longue période de tension

Le nouvel accord doit couvrir la période 2026-2029. Il marque le retour du Sénégal vers les mécanismes classiques de financement international après la suspension du précédent programme.

Le FMI précise toutefois que l’accord reste soumis à l’approbation de sa direction et de son Conseil d’administration, ainsi qu’à la mise en œuvre de mesures correctrices et à l’obtention des assurances de financement nécessaires auprès des autres partenaires du Sénégal.

Le retour de la confiance et ses effets attendus

Au-delà du montant, c’est le symbole qui compte. La reprise de la coopération avec le FMI devrait rassurer les partenaires techniques et financiers et faciliter la mobilisation de nouveaux financements auprès de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et d’autres bailleurs.

Pour Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, cette nouvelle étape ouvre une « nouvelle dynamique » pour le redressement, la relance et le développement du pays. L’objectif du gouvernement : restaurer les équilibres budgétaires, améliorer le profil de la dette et retrouver des marges de manœuvre pour financer les priorités nationales.

Les contreparties : discipline et réformes

L’argent du FMI ne sera pas sans conditions. Le nouveau programme repose sur :Une discipline budgétaire renforcée ; une meilleure mobilisation des recettes intérieures ; une rationalisation des dépenses publiques ; une réforme du système de subventions énergétiques ; un traitement de la dette publique via le nouveau Plan de Traitement de la Dette du Sénégal (PTDS).

Le gouvernement annonce aussi un ciblage plus précis des aides publiques afin de mieux protéger les ménages les plus vulnérables.300 milliards pour le secteur privé et le social. Deux mesures fortes ont été annoncées pour soutenir l’économie réelle : Le secteur privé; une enveloppe de 300 milliards de FCFA est prévue d’ici à la fin de l’année pour apurer les créances de l’État envers les entreprises.

Objectif : améliorer la trésorerie, préserver les emplois et relancer l’investissement.

Le social : Le paiement des bourses de sécurité familiale est annoncé avant la fin septembre. À partir de 2027, leur enveloppe devrait doubler, passant de 70 à 140 milliards de FCFA, avec un nombre de bénéficiaires qui devrait dépasser le million.

Un défi immense sur la dette

Le défi reste de taille. Selon le gouvernement, la dette de l’administration centrale représentait 119% du PIB à fin 2024, hors travaux de rebasage du PIB. Le service des intérêts absorbe par ailleurs une part considérable des recettes publiques.

Le PTDS doit précisément permettre de réduire cette pression et de restaurer la capacité de l’État à investir.

Une nouvelle équation pour Dakar

Le Sénégal revient donc dans le giron du FMI avec une équation nouvelle : assainir sans étouffer, réformer sans fragiliser les plus vulnérables et réduire la dette tout en maintenant l’investissement.

Après la crise de confiance, Dakar veut reconquérir sa crédibilité financière. L’accord de 2,2 milliards de dollars ne constitue pas seulement une ligne de financement : il peut devenir le point de départ d’une nouvelle séquence économique pour le Sénégal.

Par Ch. Seck NDONG

CEDEAO: Le Général Birame Diop prend les commandes de la commission à Abuja

Le général sénégalais Birame Diop a officiellement pris ses fonctions de président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lors d’une cérémonie officielle organisée à Abuja, au Nigeria. Il succède au Gambien Omar Alieu Touray, arrivé au terme de son mandat de quatre ans.

La cérémonie de passation de charges s’est tenue au nouveau siège de la Commission de la CEDEAO, en présence de plusieurs responsables des institutions communautaires. À cette occasion, les procès-verbaux de passation de pouvoir entre les responsables sortants et entrants ont été signés, consacrant officiellement l’installation de la nouvelle équipe dirigeante. Le Nigérian Anthony Ogunjimi a également pris ses fonctions de vice-président de la Commission.

L’installation du général Birame Diop intervient après sa désignation, le 19 juillet 2026, lors du 69e sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO tenu à Lungi, en Sierra Leone. Il dirigera l’institution communautaire pour la période 2026-2030.

Une responsabilité majeure dans un contexte régional difficile

Ancien ministre sénégalais des Forces armées, le général Birame Diop prend les rênes de la Commission dans un contexte particulièrement délicat pour l’organisation ouest-africaine. La CEDEAO reste confrontée à d’importants défis politiques, sécuritaires et économiques, notamment avec la recomposition de l’espace communautaire et le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Pour le nouveau président de la Commission, l’enjeu sera notamment de contribuer à renforcer l’unité, la solidarité et la coopération entre les États membres, tout en donnant un nouvel élan à l’intégration régionale.

Parmi les priorités figurent également le renforcement des infrastructures et des interconnexions régionales, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la mise en œuvre des engagements communautaires liés au lancement de l’ECO. Le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères souligne notamment l’importance du respect des engagements liés à la monnaie communautaire et au renforcement de la coopération régionale.

Le Sénégal au cœur du dispositif communautaire

Cette accession du général Birame Diop à la présidence de la Commission intervient alors que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye assure, lui aussi, la présidence en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

Le Sénégal se retrouve ainsi au cœur du dispositif institutionnel de l’organisation ouest-africaine. Cette double responsabilité confère à Dakar une position particulière au moment où la CEDEAO cherche à consolider son unité et à redonner un nouvel élan au processus d’intégration.

Lors de l’installation du général Birame Diop, le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, qui préside le Conseil des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO, lui a adressé les félicitations et les vœux de succès du président Bassirou Diomaye Faye. Il a également rendu hommage à l’équipe sortante pour le travail accompli.

Avec cette prise de fonction, le général Birame Diop ouvre donc un nouveau chapitre de son parcours au service de l’Afrique de l’Ouest. Son mandat de quatre ans sera particulièrement scruté, tant les attentes sont fortes autour de la relance de l’intégration, de la consolidation de la coopération régionale et de la capacité de la CEDEAO à répondre aux défis sécuritaires, économiques et politiques qui traversent l’espace ouest-africain.

Ch. S. NDONG (avec En Relief)

DPG: le Premier ministre attendu le 8 septembre à l’Assemblée nationale

La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a retenu la date du mardi 8 septembre 2026 à 10 heures pour la tenue de la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre. Une échéance qui reste toutefois soumise à la possibilité d’une modification par le Président de la République.

Le Premier ministre est attendu, mardi 8 septembre 2026 à 10 heures, devant l’Assemblée nationale pour prononcer sa Déclaration de politique générale. La date a été retenue ce mardi 1er septembre par la Conférence des présidents de l’institution parlementaire, réunie pour arrêter les modalités d’organisation de cette importante échéance institutionnelle.

La réunion s’est tenue conformément aux articles 22 et 77 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. À l’issue des échanges, les présidents des groupes parlementaires ont fixé au 8 septembre la date proposée pour la présentation de la DPG devant les députés.

Cette programmation demeure néanmoins susceptible d’évoluer. Selon le communiqué rendu public à l’issue de la réunion, le Président de la République dispose d’un délai réglementaire de huit jours pour, s’il le juge nécessaire, fixer une autre date.

Un rendez-vous parlementaire majeur

Très attendue, la Déclaration de politique générale constitue un moment important de la vie institutionnelle. Elle permet au chef du gouvernement de présenter devant la représentation nationale les grandes orientations de son action, ses priorités ainsi que les principales mesures envisagées pour conduire la politique de la Nation.

Après la présentation du Premier ministre, les députés seront appelés à débattre des orientations annoncées. La séance devrait ainsi offrir l’occasion à la majorité comme à l’opposition de faire entendre leurs positions sur les choix politiques, économiques et sociaux du gouvernement.

À une semaine de cette échéance, l’attention se porte donc désormais sur le contenu de la déclaration que le Premier ministre doit livrer devant les députés. Au-delà de l’exercice constitutionnel, la séance constituera un moment particulièrement scruté de la présente législature.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Finances Publiques:, Abdoulaye Wilane démonte, la communication de Cheikh Diba, et réclame des preuves

Le Parti Socialiste monte au créneau. Dans une note politique au ton très critique, Abdoulaye Wilane, porte-parole du PS, démonte la communication du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, sur la situation financière du pays.

Pour lui, les annonces du gouvernement ne suffisent pas. « La communication ne peut jamais se substituer à la démonstration », assène-t-il, réclamant rigueur, transparence et précision sur la dette, le déficit et les dépenses.

«Un accord technique n’est pas 2,2 milliards disponibles»

Premier point de friction : l’accord conclu avec le FMI pour 2,2 milliards de dollars sur 3 ans. Abdoulaye Wilane rappelle que cet accord au niveau des services n’est pas un décaissement. « Les procédures d’approbation doivent encore être franchies et certaines conditions restent à satisfaire ». Il invite le gouvernement à faire la distinction entre « ce qui est acquis, ce qui est négocié, ce qui est espéré et ce qui reste à démontrer ».

Le PTDS : Wilane veut le contenu, pas l’acronyme

Le porte-parole socialiste s’attaque aussi au Plan de Traitement de la Dette du Sénégal (PTDS). S’il reconnaît la nécessité d’améliorer le profil de la dette, il exige des détails.« Reprofilage, rééchelonnement, échange de titres ou restructuration ? Quels créanciers ? Quelles maturités ? Quelles contreparties ? » s’interroge-t-il.

« Les Sénégalais ont besoin du contenu du plan, pas seulement de son acronyme », martèle-t-il.

Les 300 milliards pour les entreprises : « Sont-ils sécurisés ? »Autre zone d’ombre : l’annonce de 300 milliards de FCFA pour payer les créances de l’État aux entreprises. Wilane souhaite que les entreprises soient payées, mais demande si cette enveloppe est « déjà disponible et sécurisée » ou si elle dépend encore de financements conditionnés. Une question cruciale pour la trésorerie de l’État et des banques.

Déficit, dette, social: l’équation jugée incohérente

Le PS pointe aussi des incohérences dans les engagements : réduction du déficit, renforcement de la protection sociale, maintien des investissements et paiement des entreprises en même temps.

Abdoulaye Wilane réclame la démonstration : « économies prévues, recettes supplémentaires, hypothèses de croissance, impact réel sur le déficit et la dette». Il s’interroge aussi sur le doublement des bourses de sécurité familiale annoncé à 140 milliards en 2027. Mesure « légitime » selon lui, mais qui doit avoir « un financement clairement identifié».

Subventions énergétiques : réclamer la méthodologie

Sur les subventions, le PS ne rejette pas le principe d’un meilleur ciblage. Mais il exige la méthodologie derrière le chiffre de « 65% des subventions qui bénéficient aux 20% les plus aisés ». Même exigence sur l’annonce d’une baisse du coût de l’énergie de 30% : « trajectoire précise, calendrier et mécanismes de protection » sont réclamés.

Le coût de l’emprunt, « le véritable test »

La critique la plus sévère porte sur le financement. « La vraie question est : à quel prix le Sénégal peut-il encore emprunter ? » Wilane rappelle la dégradation de la note souveraine par Moody’s, passée de Caa1 à Caa2 perspective négative, et les taux proches de 8% lors de la dernière adjudication du 28 août. «Conserver l’accès au marché ne signifie pas nécessairement pouvoir se financer dans de bonnes conditions».

« La situation est trop sérieuse pour les effets d’annonce »

En conclusion, Abdoulaye Wilane durcit le ton : il n’attend pas du ministre qu’il rassure par « la multiplication des annonces » mais par « la maîtrise de son dossier ». «Lorsqu’un ministre des Finances manque de précision, ce n’est pas seulement sa communication qui s’affaiblit. C’est la crédibilité financière de l’État qui est engagée », avertit le porte-parole du PS.

Une sortie qui met le gouvernement face à une exigence : au-delà des intentions, démontrer chiffres à l’appui que l’équation financière tient.

Ch. Seck NDONG (avec En Relief)

Amadou Diallo Nayafa: De Mampatim à Kolda, l’ancrage à la base comme levier d’une dynamique de victoire pour KIIRAY

À Mampatim, dans le département de Kolda, le maire Amadou Diallo «Nayafa» entend faire de l’ancrage à la base, de la proximité avec les populations et de l’action de terrain les fondements d’une nouvelle dynamique politique.

À travers ses initiatives sociales, communautaires et politiques, l’édile de Mampatim multiplie les contacts avec les populations et affirme progressivement son positionnement au sein du paysage politique départemental. A l’ en croire « cette démarche qui s’inscrit également dans une perspective plus large afin de contribuer à construire une dynamique de victoire pour le parti KIIRAAY dans le département de Kolda ».

Membre de KIIRAAY, Amadou Diallo « Nayafa » défend une conviction simple. Il demeure convaincu que « la force politique se construit d’abord à la base ». Et, précise qu’« en politique, la légitimité ne descend pas du sommet; elle remonte de la base. Elle naît dans les quartiers, les villages et les communes; là où le peuple observe, juge et accorde sa confiance ». Et, à travers cette vision, le maire de Mampatim veut promouvoir une politique de proximité, fondée sur l’écoute, le dialogue et la présence permanente auprès des populations.

Pour Amadou Diallo « Nayafa », l’enjeu dépasse désormais les limites de la commune de Mampatim. «Il s’agit de participer à la construction d’une force politique départementale capable de fédérer les énergies, de rassembler les acteurs locaux et de porter une ambition commune pour Kolda », explique-t-il.

Actuellement selon les observateurs de la scène politique, il est l’un des rares à fédérer les acteurs politiques du département de Kolda.

Il poursuit en affirmant que « dans cette perspective, l’ancrage territorial constitue un atout majeur. Mampatim devient ainsi un point d’appui pour une démarche qui entend s’étendre progressivement aux différents villages, communes et communautés du département ».

Avant de rappeler que « l’objectif est de créer une dynamique fondée sur la proximité avec les populations, la mobilisation des forces vives et la capacité à transformer les attentes des citoyens en projets et en actions concrètes ».

L’édile de Mampatim et membre du parti présidentiel est convaincu d’ailleurs que l’unité et la mobilisation sont les « clés » de la victoire. « Dans le camp de KIIRAAY, cette démarche s’inscrit dans une logique de rassemblement », dit-il.

Selon Amadou Diallo « Nayafa », «une victoire politique durable ne peut être construite qu’à travers l’unité, la cohésion et la mobilisation de la base ».  Il soutient dans le même sillage que « la stratégie repose ainsi sur un principe à savoir aller vers les populations plutôt que d’attendre qu’elles viennent vers les responsables politiques ».

A cet effet, le maire de la commune de Mampatim mentionne que « les quartiers, les villages, les communes, les jeunes, les femmes, les acteurs communautaires et les  forces vives du territoire sont appelés à participer à cette dynamique ».

Le maire voudrait ainsi démontrer qu’un engagement politique crédible doit d’abord se traduire par une présence sur le terrain et par des actions concrètes au bénéfice des citoyens. D’où son slogan « Engagé pour Mampatim, au service des populations ».

À l’approche des prochaines échéances électorales, le département de Kolda pourrait devenir un terrain majeur de mobilisation politique. C’est dans cette perspective qu’Amadou Diallo « Nayafa » entend mettre son expérience locale, son implantation à Mampatim et ses relations avec les acteurs du territoire au service d’une ambition plus large. Une ambition qui consiste à faire de KIIRAAY une force politique solidement implantée dans le département.

Son approche se veut fondée sur le rassemblement plutôt que sur la division, sur le dialogue plutôt que sur la confrontation et sur le travail de terrain plutôt que sur les seules déclarations politiques.

L’ambition affichée est claire: Il veut construire, village après village, commune après commune une majorité politique fondée sur la confiance des populations.

Pour Amadou Diallo «Nayafa», la bataille politique se gagnera donc à la base. Et, c’est précisément à cette base qu’il entend consacrer son énergie en écoutant, rassemblant, mobilisant et agissant pour préparer une nouvelle dynamique de victoire de KIIRAAY dans le département de Kolda.

Par Abdoulaye WANDIANGA

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