vendredi, septembre 11, 2026
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Mawlid aux Champs des courses de Tivaouane: Un « Check point » avec des exposés et des panels de haute facture sur Seydi Babacar  Sy cette année

Les Moustarchidines préparent activement la nuit de la naissance du Seau des Prophètes, Mouhamed (Psl) dans la ville sainte de Tivaouane. Pour cette année, l’innovation c’est le « Check point » dont le maître d’œuvre est Mame Cheikh Tidiane Sy, capitane se matérialisant par des exposés, des conférences sur la vie et l’œuvre de Serigne Babacar Sy, parrain cette édition.

Tout est fin prêt pour la célébration ce dimanche 15 septembre, de la naissance du prophète Mohamed (PSL) dans les foyers religieux du Sénégal. Et les Mousrarchidines ne sont pas en reste. Le responsable de la cellule communication du Dahira Moustarchidina Wal Moustarchidaaty revient sur le sens de cette cérémonie célébrée au Champ des Courses par Cheikh Ahmed Sy et perpétuée par sa descendance notamment le guide spirituel des moustarchides Serigne Moustapha Sy.

« Le Mawlid communément appelé Gamou marque la célébration de la naissance du prophète Mouhamed (Psl). Et dans le coran le SEIGNEUR a été le premier à rendre hommage à son élu à travers le verset « Inalaha malayikatouhou Youssalouna ala nabi Ya ayouha lazina amanou… », le SEIGNEUR et ses anges ne cessent de prier sur le prophète Mouhamed (Psl) et il demande aux musulmans de le suivre dans cette dynamique. Cet appel n’est pas entré dans l’oreille d’un sourd car le patriarche de Tuvaouane, Seydi Hadj Malick Sy en a profité pour instituer, pour organiser à partir de 1902 le Gamou en y conviant toute la communauté musulmane particulièrement ses disciples tidianes. Mais, qui parle de Mawlid du côté des moustarchidines garde en mémoire le vénéré guide Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Sy. Ce dernier qui, en 1998 est revenu à Tivaouane pour célébrer en compagnie de la communauté musulmane et des moustarchidines en particulier, la naissance du Sceau des prophètes (Psl) aux Champs des courses. Parce que depuis 1984, Serigne Cheikh n’était pas revenu à Tivaouane dans le cadre du Mawlid, il a attendu 1998 pour le faire du e manière exceptionnelle.

Aux Champs des courses, Serigne Cheikh nous a habitués à des conférences de hautes factures intellectuelles, scientifiques et mystiques. C’était l’occasion pour lui de revisiter la généalogie du prophète Mohamed (Psl) pour déceler de chaque ancêtre les traits référentiels et identitaires qui pourraient intéresser la jeunesse musulmane, la jeunesse sénégalaise en quête de référence. Après Serigne Cheikh, Serigne Moustapha Sy a pris le relai dans cette organisation en continuant, en perpétuant cette tradition à l’hypodrome de la ville sainte en compagnie des moustarchidines toujours. Lui aussi a imprimé sa marque en introduisant toujours un thème qui gravite autour de la personne, de la personnalité et des enseignements du prophètes (Psl). Il a confié l’organisation de son gamou à son fils Mame Cheikh  Amed Tidiane Sy, Capitaine qui est en train de le faire d’une main de maître », a expliqué Makhary Mbaye, le responsable de la communication du Dahira Moustarchidina Wal Moustarchidaaty avant d’informer que l’innovation cette année, c’est le « Check point » qui est un point de contrôle céleste dont le maître d’œuvre est Mame Cheikh Tidiane Sy, capitane qui se matérialise par des exposés, des panels très intéressants qui gravitent autour de Serigne Babacar Sy qui en est le parrain cette année-ci.

« Si vous allez à la résidence du responsable moral, vous verrez une exposition sur la vie et l’œuvre du saint homme, la nuit ce sont des exposés de hautes factures intellectuelles qui sont introduits par les moustarchidines juniors en présence où toute la communauté musulmane est conviée en prélude au Gamou. Maintenant le jour du Gamou, on se donne rendez-vous aux Champs des courses en compagnie de Serigne Moustapha pour mieux connaître, pour mieux aimer le prophète Mouhamed (Psl) car aimer le prophète constitue en quelque sorte un gage de sécurité pour la communauté musulmane », fait-il savoir.

Aly Saleh

Thiamine Pass/ le maire Moussa Ndiaye au chevet de sa population: Des médicaments d’une valeur de 07 millions de FCFA octroyés

Par Bathie Ndiaye (Linguère)

Conscient que le secteur de la santé est un levier de développement pour chaque localité, le maire de Thiamine Pass (département de Linguère), Moussa Ndiaye n’a pas lésiné sur les moyens. En effet, ce dernier a débloqué la bagatelle de 07 millions de nos francs pour l’achat de médicaments au profit de trois postes de santé de sa commune.

Il s’agit des structures de santé sises à Thiamene, Ndiossy et Melakh et les cases de santé qu’ils polarisent telles que Darou salam Melakh, Loumbeul kow, Ndiambor Gouy teud, Dedienly, Ndogandou, Djery birane, Deck wott, Guély, Taiba.

Lors de la séance de distribution des produits médicaux, les populations bénéficiaires, après avoir lancé un ouf de soulagement, ont vivement salué le geste de leur édile, Moussa  Ndiaye, qu’elles qualifient de haute portée humaine.

 

Arrondissement de Djilor/ Foundiougne: le nouveau sous-préfet Amadou Ngoumb Ba installé  

Par Oumar Ngatty Ba (avec En relief)

Le préfet du département de Foundiougne, Jean Paul Malick Faye, récemment nommé, a procédé, ce mardi, à l’installation du nouveau sous-préfet de l’arrondissement de Djilor, Amadou Ngoumb Ba.

A la tête de la circonscription administrative de Saré Bidji de 2019 à 2024, le sous-préfet Ngoumb Ba remplace ainsi le sous-préfet Yoro Dia Fall nommé à Keur Mbouki. Ce dernier a séjourné à Djilor de 2018 à 2024. Lors de la cérémonie d’installation, le préfet de Foundiougne a salué l’excellent travail accompli par le sous-préfet Yoro Dia Fall à Djîlor.

Le préfet Jean Paul Malick Faye a également mis l’accent sur les capacités du sous-préfet Ba à relever les défis avec le soutien des autorités locales et des populations. De son côté, le nouveau sous-préfet de l’arrondissement de Djilor Amadou Ngoumb Ba a tenu à remercier le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Aussi, a-t-il exprimé tout son engagement à ne ménager aucun effort pour relever les défis avec le soutien de tous les acteurs de l’arrondissement. De plus, a-t-il promis de travailler en étroite collaboration avec les populations.

Rentrée politique de Amadou Ba: « Notre responsabilité est grande au regard… »

Après des mois de concertations, de tractations et de tournées auprès des différents foyers religieux du pays, Amadou Ba a officiellement lancé sa « Nouvelle responsabilité ». La cérémonie tant attendue a eu lieu ce lundi 9 septembre 2024 au King Fahd Palace. Le chef de l’opposition sénégalaise a fait une véritable démonstration de force dans le dessein de marquer, non seulement les esprits, mais surtout de marquer son territoire. Au cours de son allocution, Amadou Ba a fait un clin d’œil aux responsables de Bby et de l’Apr.

A l’entame de son propos, l’ancien Premier ministre sous Macky Sall a fait état d’une pensée pieuse aux familles éplorées et a rendu hommage aux victimes de toutes les violences, mais aussi, à celles des naufragés et des accidents de la route. «Que le Bon Dieu les accueille au paradis», a-t-il prié.

«Notre responsabilité est grande au regard de ces drames. Nous devrons mobiliser tous les moyens nécessaires pour assurer la paix, la sécurité et la sûreté. Il est des moments dans la vie d’un homme, dans la vie d’une nation, où l’histoire elle-même semble retenir son souffle. Des instants où le destin nous appelle à faire un choix décisif, à poser un acte fondateur. Aujourd’hui, nous sommes à un tel tournant », a relevé Amadou Ba.

Voici un extrait de son discours :

«Le Sénégal traverse une période de grandes attentes, de défis économiques et sociaux innombrables. Plus que jamais, l’heure est venue d’agir. Oui, agir! Non pas avec précipitation, mais avec discernement, méthode et détermination. Avant d’aller plus loin, permettez-moi d’exprimer ma profonde gratitude aux Sénégalaises et tous les Sénégalais qui, lors de la dernière élection présidentielle, m’ont accordé plus de 35% de leur confiance. Cela représente une immense responsabilité, et je vous en remercie du fond du cœur.

Au-delà des chiffres, ce soutien est un témoignage des aspirations profondes de notre peuple, des espoirs, des préoccupations et des rêves que vous avez partagés avec moi tout au long de cette campagne.

Depuis lors, de nombreux appels ont été lancés pour que je crée ma propre formation politique. Je vous ai entendu. Je vous ai compris. Et après mûre réflexion, j’ai décidé de répondre à cet appel. C’est pourquoi, mes chers compatriotes, je souhaite que nous avancions de manière réfléchie et inclusive, en suivant une démarche différente : celle de l’écoute et du dialogue avant tout. Ce qui construit un pays ne se fait pas en quelques jours ou quelques semaines. Nous devons poser des bases solides, en consultant largement, avant de formaliser la création de ce parti qui incarne notre nouvelle responsabilité.

C’est pourquoi, aujourd’hui, je vous propose d’entamer ensemble cette démarche. Nous allons d’abord dialoguer, rencontrer les forces vives de la nation, ceux qui m’ont soutenu, ceux qui m’ont accordé leur confiance, mais aussi ceux qui ne m’ont pas compris ou qui hésitent encore.

Au-delà des ambitions personnelles, ce parti sera au service d’une vision collective, ancrée dans les réalités de notre pays. Je tiens à remercier les leaders de la coalition Benno Bokk Yaakaar qui ont œuvré sans relâche pour me soutenir. Je n’oublie pas non plus les responsables de l’Alliance pour la République, à qui je me dois d’informer sur mes démarches actuelles, notamment celles vont matérialiser notre nouvelle responsabilité. J’écouterai tout le monde. Je parlerai à chacun !

Au demeurant, il est important de reconnaître que malgré les efforts déployés par certains, des dysfonctionnements internes à notre camp ont freiné nos ambitions communes.

Nous devons tirer les leçons de cette expérience pour bâtir quelque chose de plus fort, de plus sincère et de plus solide. Ma responsabilité m’engage, avant toute décision formelle, à dialoguer avec tous ceux qui m’ont soutenu tant au Sénégal que dans la diaspora. J’ai attendu tout ce temps pour que l’on puisse discuter, échanger, évaluer nos forces, nos faiblesses, les difficultés. Mais, en vain !

Mes chers compatriotes, Je tiens à exprimer une gratitude particulière à nos guides religieux, dont les prières et le soutien spirituel ont toujours été d’un grand réconfort. Vous avez prié pour la paix et la prospérité du Sénégal. Votre accompagnement est une force inestimable, non seulement pour moi, mais pour toute la nation. Votre engagement pour la stabilité et l’harmonie sociale a toujours été une source d’inspiration, et je vous en remercie sincèrement. Le Sénégal en a besoin aujourd’hui plus que par le passé.

Je vous remercie également, chers participants, ainsi que le comité d’initiative qui est à la base de cette démarche. Vous avez relevé le défi. Vous avez répondu à l’appel du peuple. Ensemble, nous allons poser les fondations d’un avenir meilleur pour notre pays »…

Synthèse : Cheikh Seck NDONG

Un Premier ministre qui gouverne- (Par le Prof Makhtar Diouf)

Naufragés du 24 mars 2024, lâchez donc ces primo-élus à la tête du pays qu’ils s’évertuent à extirper du sous-développement dans lequel vous l’avez enfoncé durant une soixantaine d’années

L’actuelle Constitution 2001 du Sénégal (avec sa réforme de 2016) et les précédentes sont toutes inspirées comme en copier-coller de la Constitution française de 1958.

Cette Constitution supprime le titre de ‘’président du conseil des ministres’’ et le remplace par ‘’Premier ministre’’ pour donner plus de poids à la fonction par rapport au président de la République. Ce que Georges Vedel professeur de Droit public à la Faculté de Droit de Paris avait appelé « bicéphalisme administratif ».

Le poste de Premier ministre sera occupé en France par d’éminentes personnalités comme Michel Debré, Georges Pompidou, Maurice Couve de Murville, Pierre Mesmer (ancien gouverneur général de l’AOF), Jacques Chaban-Delmas, Jacques Chirac, Lionel Jospin, Michel Rocard… Pompidou et Chirac accéderont à la présidence. Raymond Barre, professeur émérite d’université avait été nommé Premier ministre par le président Giscard d’Estaing, le présentant comme ‘’le meilleur économiste de France’’. Ce rappel est fait pour montrer l’importance de la fonction de Premier ministre dans une démocratie.

La fonction de Premier ministre est bien mise en évidence lorsque son parti remporte une élection législative. Il est alors imposé au président de la République une cohabitation qui émiette sur ses prérogatives, car il à ses côtés un Premier ministre qu’il n’a pas nommé et qu’il ne peut pas révoquer.

Au Sénégal, c’est pour faire cavalier seul que Senghor avait en décembre 1962 accusé Mamadou Dia de tentative de coup d’Etat pour l’éliminer du champ politique. Le général Jean Alfred Diallo qu’il nomme chef d’Etat-Major de l’Armée dira vers la fin de sa vie que Mamadou Dia n’avait jamais tenté de faire un coup d’Etat et qu’il ne pouvait pas le faire.

Les quatre premiers présidents, Senghor, A. Diouf, Wade et Macky ont tous supprimé le poste de Premier ministre, pour le rétablir. Tout Premier ministre qui affiche une forte personnalité est immédiatement démis. Senghor a rétabli le poste de Premier ministre confié à Abdou Diouf après avoir mis en place une nouvelle Constitution dépouillant la fonction de Premier ministre de l’essentiel de ses prérogatives de la Constitution de 1960.

Sous Wade et Macky, le Premier ministre est ravalé dans les bas-fonds de la servitude, de la servilité. Les images de photo et de vidéo sont là pour nous montrer tel Premier ministre en position ‘’tarbiyou’’ serrant la main du président obséquieusement, se prosternant, s’inclinant en presque angle droit comme un talibé devant son guide spirituel. Un Premier ministre béni-oui-oui qui ne fait qu’exécuter les désirs du président, son maître.

C’est à ce type de Premier ministre qu’on veut nous ramener ? Alors que l’actuelle Constitution du Sénégal donne au Premier ministre une autre dimension, avec une autre image.

Dans la loi constitutionnelle du 5 avril 2016 portant révision de la Constitution, on lit: Le gouvernement conduit et coordonne la politique de la Nation sous la direction du Premier ministre. Il est responsable devant le président de la République et devant l’Assemblée nationale dans les conditions prévues par les articles 85 et 86 de la Constitution…

Le Premier ministre dispose de l’administration et nomme aux emplois civils déterminés par la loi (article 57).

Le tandem Diomaye- Sonko n’a rien à voir avec le tandem Senghor-Dia, deux personnages que tout opposait. Il s’apparente plutôt au binôme Abdou Diouf- Habib Thiam : même génération d’âge, même formation supérieure, même socle d’amitié de longue date. Habib Thiam a occupé une dizaine d’années le poste de Premier ministre à deux reprises (1981-83, puis 1991-98), en se conformant aux pouvoirs que lui conférait la Constitution.

Ceux qui disent que c’est l’actuel Premier ministre Sonko qui gouverne à la place du président de la République ne se donnent même pas la peine de visiter ou de revisiter la Constitution. Ils préfèrent fonctionner au crypto-personnel émotionnel. Peuvent-ils citer un seul acte pris par l’actuel Premier ministre en dehors des attributions que lui confère la Constitution ?

S’ils se donnaient la peine de consulter l’histoire constitutionnelle du Sénégal, ils verraient que de tous les Premiers ministres, c’est Mamadou Dia qui disposait le plus de pouvoirs qui lui étaient conférés par la Constitution de 1960. Raison pour laquelle Senghor l’avait brutalement éliminé de la scène politique pour instaurer un régime présidentiel.

Il est impossible de ne pas mentionner ici le cas spécial constitué par Jean Collin. Français naturalisé Sénégalais, il a une trentaine d’années (1960-91) occupé de nombreuses et hautes fonctions dans l’appareil d’Etat. Il ne s’est jamais départi de ce réflexe colonial de commander des Africains. Il commandait, prenait des décisions, intervenait dans la nomination des ministres, des gouverneurs, des préfets, qui tous le craignaient. Collin a même fait incursion une fois sur un problème d’ordre pédagogique à la Faculté de Droit et de Sciences économiques de l’Ucad pour y imposer son diktat, par-dessus la tête du ministre de l’Enseignement supérieur et du recteur.

L’opinion le considérait à juste titre comme le maître du pays, alors qu’il n’était investi par aucun article de la Constitution. A la surprise générale, en 1991, Abdou Diouf limoge Jean Collin lors d’un remaniement réduisant le nombre de ministres de 27 à 21. Habib Thiam était un des rares à lui faire de la résistance.

Collin est tout le contraire de Sonko que certains s’offusquent de voir gouverner le pays. Comme l’y autorise la Constitution.

Ses détracteurs n’acceptent pas qu’il prenne l’avion de commandement pour représenter Diomaye à l’investiture du président du Rwanda, invoquant l’impératif de rationaliser les dépenses. Pourtant lorsque Macky prenait le même avion pour faire du tourisme dans les Caraïbes, personne ne les entendait. Ils crient au scandale lorsque le Premier ministre reçoit des ambassadeurs. Parce que pour eux, seul le président est habilité à recevoir des ambassadeurs, alors que même le recteur de l’Ucad reçoit des ambassadeurs.

Ils s’offusquent aussi de l’intention des nouvelles autorités de supprimer le Conseil économique et social et le Haut conseil des collectivités territoriales (ancien Sénat). L’histoire de ces deux institutions a été ponctuée de création, suppressions et rétablissements, sans que cela fasse de bruit. C’est maintenant qu’on cherche à en faire un problème.

Le Conseil économique et social n’avait été créé en France que pour recaser des barons du régime battus aux élections. La France, pays développé, avec ses hôpitaux bien équipés, ne comptant pas une seule école abri provisoire, peut se permettre une telle fantaisie. Les dignitaires du défunt régime au Sénégal, défenseurs du Cese et du Hcct n’envoient pas leurs enfants dans des écoles abris provisoires et allaient se faire soigner dans des hôpitaux français, avec l’argent public. La quinzaine de milliards de francs récupérée chaque année de la suppression de ces deux institutions pourra servir à supprimer toutes les écoles abris provisoires et contribuer à l’équipement de nos hôpitaux.

Le 13 décembre 2018 dans un article ‘’Le Sénégal d’un président à l’autre’’ j’écrivais :

Les pratiques dénoncées sous Abdou Diouf ont été reconduites sous Wade, puis sous Macky Sall. Les tares communes à tous ces régimes sont le gaspillage des deniers publics et l’ignorance des priorités.

L’économie sénégalaise plie aussi sous le poids d’éléphants blancs institutionnels…

Des structures comme le Conseil économique et social (ajouter ‘’environnemental’’ pour faire comme Sarkozy, et avoir Cese), le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) qui sont aussi inutiles que coûteuses sont à supprimer.

Pour rappel, les économistes appellent éléphants blancs des éléphants à peau blanche qui en Inde sont du décor des palaces des grands dignitaires. Chacun de ces pachydermes ingurgite 200 kg de végétaux et 100 litres d’eau par jour, et ne rapporte rien, étant exempté de tout travail.

Bien auparavant, j’avais tiré sur le Conseil économique et social et sur le Sénat, au nom de la rationalité économique en termes de calcul économique coût-avantage. Un pays ne peut pas se développer si les dépenses publiques ne sont pas rapportées à leur avantage à l’économie nationale. Le développement passe par la chasse aux « faux frais ». La rationalisation des choix budgétaires est un impératif de développement. Le projet de suppression de ces deux institutions n’est donc pas une lubie de l’invention du nouveau régime. Rien à voir avec une politique politicienne. Pourquoi tous ces bruits ?

Je précise que je ne suis pas membre de Pastef, ni d’aucun parti politique. Je ne suis candidat à aucun poste. J’écris toujours sous la dictée des valeurs éthiques de raison, vérité et justice, en guerre contre la déraison, le mensonge et l’injustice. Comme bien d’autres compatriotes patriotes qui ne sont animés que par l’intérêt du Sénégal. Nous continuerons à le faire au gré de l’actualité. Personnellement, je me suis toujours donné comme règle de n’évaluer un nouveau régime au pouvoir qu’à mi-terme de son mandat. Aucun régime nouvellement arrivé au pouvoir n’a été aussi harcelé que celui de Pastef avec Sonko. Il dérange certains, allez savoir pourquoi.

Naufragés du 24 mars 2024, foutez donc la paix à ces primo élus à la tête du pays qu’ils s’évertuent à extirper du sous-développement dans lequel vous l’avez enfoncé durant une soixantaine d’années ! A l’indice de développement humain du Programme des nations unies pour le développement (calculé à partir du produit intérieur brut, des indicateurs de santé, d’éducation et des droits humains) en 2023, le Cap Vert et la Mauritanie dépassent le Sénégal du Plan émergent et du Livre blanc de l’APR (extirpé des pages rouges).

La démocratie s’accommode mal d’une opposition politique uniquement fondée sur la haine, la jalousie, la frustration, la crainte de poursuites judiciaires justifiées.

Cela dit, préservons-nous de cette quête effrénée de visibilité, de m’as-tu vu avec des interventions au quotidien, maladroites, non réfléchies. Les personnes de valeur reconnue qui s’y adonnent font mal à leur capital de crédibilité.

Interdiction de sortie du territoire: Abdoulaye Saidou Sow hausse le ton et affirme sa détermination à faire face

Abdoulaye Saidou Sow, vice-président de la Fédération sénégalaise de football, maire de Kaffrine, a dénoncé une persécution politique liée à son positionnement dans l’opposition après avoir été empêché de quitter le territoire sénégalais.

Abdoulaye Saidou Sow, a récemment été empêché de quitter le territoire sénégalais. Lors d’une conférence de presse tenue à cet effet, Sow a dénoncé une mesure qu’il qualifie de «politique», liée à son engagement dans l’opposition depuis le 24 mars dernier. Ce fut l’occasion pour lui de relater les événements qui ont conduit à cette interdiction de voyage et d’affirmer sa détermination à faire face à ce qu’il considère comme une intimidation.

Abdoulaye Saidou Sow raconte que l’incident s’est produit lorsqu’il se préparait à voyager en tant que membre de la Fédération sénégalaise de football pour accompagner l’équipe nationale lors des qualifications de la CAN 2025. «Ils ont mis le cachet et après tranquillement, je devais faire le voyage vers Malawi», explique-t-il. Un agent de la police s’est approché de lui et lui a demandé son passeport pour une «petite vérification» et soudain, un lieutenant lui a ensuite demandé s’il possédait un passeport diplomatique.

«Je dis non. Moi, depuis la fin du régime, j’ai renouvelé mon passeport ordinaire daté du 18 avril 2024 », a-t-il précisé. M. Sow a continué en expliquant que le lieutenant a alors mentionné une « opposition pour [sa] sortie du territoire national ». Cependant, lorsqu’il a demandé à voir l’instruction officielle justifiant cette interdiction, le lieutenant n’a pas pu la fournir, se contentant de dire qu’il avait «reçu une instruction».

Plutôt que de créer un scandale à l’aéroport, Sow a choisi de garder son calme. « Je pouvais, à partir de l’aéroport, perturber l’inquiétude du groupe. J’ai refusé de communiquer sur la question », a-t-il expliqué. Son intention était de ne pas perturber l’équipe nationale de football, soulignant qu’il ne voulait pas que son cas déstabilise l’équipe. « Pour moi, le Sénégal est au-dessus de tout et je n’ai pas voulu perturber l’équipe nationale », a-t-il déclaré. Il a mentionné que lorsque Me Augustin Senghor et certains membres de l’équipe nationale ont été mis au courant, ils ont voulu agir, mais Sow leur a demandé de ne pas intervenir et de se concentrer sur les performances de l’équipe.

Sur les raisons de son interdiction de sortie, Sow est catégorique : « À ce jour, je n’ai aucun rapport de la Cour des comptes qui m’incrimine dans n’importe quelle gestion ». Il assure n’avoir reçu aucun texte officiel l’informant des accusations portées contre lui. Il a aussi fait savoir que le collectif des avocats de son parti allait « agir sur la question juridique et sur d’autres questions ». Pour lui, cette interdiction de voyager est liée à sa déclaration publique du 24 mars dernier, dans laquelle il avait annoncé qu’il était désormais dans l’opposition.

Abdoulaye Saidou Sow a tenu à clarifier qu’il n’a « aucun bien à l’étranger » et qu’il n’a pas l’intention de fuir. «Je peux dire ici et devant tout le monde que je n’ai aucun compte à l’étranger autre que mon salaire», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il est prêt à prouver l’intégrité de ses avoirs financiers.  Il a également tenu à adresser un message à Ousmane Sonko, leader de l’opposition, indiquant qu’il « se trompe lourdement » s’il pense que Sow reculera. « Nous ferons face. Moi, tant que je vivrai, je ferai face à toute intimidation », a-t-il conclu.

Cette conférence de presse d’Abdoulaye Saidou Sow montre la complexité de la situation politique actuelle au Sénégal, où les tensions entre le pouvoir et l’opposition continuent de monter. L’interdiction de sortie du territoire de Sow soulève des questions sur l’utilisation de mesures administratives à des fins politiques, et cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes dans les semaines à venir.

Seydou Diallo -samagal.sn

Eliminatoires de la Can 2025; Burundi-Sénégal 0-1: Ils n’ont pas convaincu mais ils ont fait l’essentiel

Foot/2e journée : ils n’ont pas convaincu, mais le résultat attendu était là et c’est ce qui était important après la contre-performance face au Burkina Faso (1-1), vendredi dernier. Hier face au Burundi leader du Groupe L lors de la première journée, les « Lions » se devaient de rebondir pour passer devant. Ils l’ont fait même si la manière n’était pas là.

L’essentiel c’est de gagner et le Sénégal y est parvenu en déplacement loin de sa base de Diamniadio qui commence à installer le doute dans les esprits. Face au Burundi, Sadio Mané et ses partenaires sont allés puiser loin pour s’imposer en terrain hostile. Il le fallait après la bronca qui a suivi leur nul-défaite devant le Burkina Faso vendredi dernier au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio.

Hier sur la pelouse du Bingu National Stadium de Lilongwe au Malawi, Aliou Cissé a dû revoir son système de jeu en ramenant le 4-3-3 qui convenait à ses joueurs. Mais malgré cela, les « Lions » ont éprouvé toutes les difficultés pour désarçonner des « Hirondelles » du Burundi bien arc-boutés sur leur fauteuil de leader du Groupe L. Et au finish, la victoire a été obtenue au bout de l’effort et elle a fait du bien à tout le monde. Mais une fois de plus ce fut difficile comme les « Lions » nous ont habitué à ce genre de situation à l’entame de cette année 2024 toutes compétitions confondues.

Et à l’instar du Burkina qui a créée moult difficultés pour contraindre le Sénégal au nul sur ses terres, le Burundi y est allé lui aussi à sa manière en se montrant solide derrière avec Youssouf Ndayishumiye et perspicace devant. Mais les « Lions » voulaient cette fois-ci retrouver leur allant et faire oublier la contreperformance de vendredi dernier. Dans ce domaine, Sadio Mané a été bien remuant devant avec le soutien d’Ismail Jacobs, mais le gardien burundais était bien sur sa ligne comme sur cette tentative de Sadio Mané qui a vu le gardien burundais Matteo Nkurunziza se détendre sur un bel arrêt (22e) et sur cette autre d’Ismaila Sarr qui voyait son ballon franchir la ligne de sortie (32e).

A la reprise, presque le même scénario avec des burundais qui résistaient comme ils pouvaient et des sénégalais qui pressaient, mais qui s’y prenaient mal à la finition malgré un bon Lamine Camara. D’ailleurs ce dernier offrait une belle occasion à Nicolas Jackson qui seul face à la cage tirait inexplicablement à côté. Néanmoins le Sénégal trouvera finalement la faille sur une action des plus bizarres ; dans une situation confuse dans la surface burundaise, le défenseur Aruna Mussa lève un peu haut le pied qui touche le visage de Sadio Mané.

Pénalty, siffla l’arbitre égyptien (71e). Ismaila Sarr qui se chargeait d’exécuter la sentence, ne laissait aucune chance au gardien burundais. Les « Lions » auraient pu doubler la mise si la tentative d’Iliman Ndiaye avait connu un meilleur sort, mais le gardien burundais effectuait un excellent arrêt sur l’action (75e). A 15 minutes de la fin, le Sénégal tenait le bon bout et ne lâchait pas cette fois les trois précieux points qui lui tendaient la main.

Le 11 de départ du Sénégal

Edouard Mendy, Formose Mendy, Kalidou Koulibaly (cap), Moussa Niakhaté, Ismail Jakobs, Lamine Camara, Pape Guéye, Idrissa Gana Guéye, Ismaila Sarr, Nicolas Jackson Sadio Mané

Italie/ Aly Baba Faye tire sa révérence: La diaspora sénégalaise perd un monument

C’est avec une immense tristesse et une profonde douleur que nous avons appris la disparition de notre grand frère Aly Baba, survenue ce samedi 07/09/2024. Figure incontournable de la diaspora sénégalaise, et plus particulièrement de celle établie en Italie, Aly Baba s’est consacré corps et âme à la défense des droits des Sénégalais de l’extérieure et, de manière plus large, à la protection et au soutien de l’ensemble des émigrés.

Son charisme naturel, sa grande sociabilité et sa disponibilité exemplaire faisaient de lui une personne respectée et aimée de tous. Toujours à l’écoute, il était animé par un profond sens de l’entraide et de la solidarité. Son action ne se limitait pas aux paroles ; il nourrissait de véritables perspectives de cohésion et d’harmonie au sein de la communauté, veillant à bâtir des ponts solides entre la diaspora et les pays d’accueil. Son engagement sans faille et sa probité l’ont conduit à intégrer les rangs de l’administration italienne, où il est devenu un acteur majeur dans la défense des droits des émigrés. Il a été coordonnateur à l’Institut National de Statistiques de 2009 à 2010, avant de devenir, de 2013 à 2018, conseiller technique du sous-secrétaire au ministère de l’Intérieur, Domenico Manzione. Dans ces fonctions, il a su porter haut la voix des sans-voix, facilitant leur intégration tout en plaidant pour une meilleure reconnaissance de leurs droits. Il incarnait une véritable réussite, tout en restant profondément attaché à ses racines et à ses valeurs de partage et de justice.

Je me souviens encore de notre dernier échange, en date du 3 septembre dernier. Nous avions longuement discuté de sa volonté de terminer son livre, de nos projets communs et des nouvelles perspectives à explorer ensemble. Jamais, à ce moment-là, je n’aurais pu imaginer que cet échange serait le dernier, car il m’avait promis de me revenir rapidement. Aujourd’hui, avec le recul, il me semble que ces paroles étaient peut-être son adieu, subtil et inattendu.

Sa disparition laisse un vide béant, non seulement au sein de la communauté sénégalaise en Italie, mais également pour tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin. La diaspora perd une icône, un monument, un frère au cœur noble, un homme dont l’humanité rayonnait dans chacun de ses gestes et engagements.

En ces moments de douleur indicible, je tiens à exprimer mes sincères condoléances à sa famille, à la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (FASNI), à mon frère Alioune Ndiaye, à l’honorable Député Nango Seck, au doyen Alioune Gueye, ainsi qu’à l’ensemble de la diaspora sénégalaise. Le rappel à Dieu de notre grand frère Aly Baba Faye est une perte incommensurable. Sa générosité, son courage et sa bienveillance resteront gravés à jamais dans nos mémoires. Que son âme repose en paix et que son héritage continue d’inspirer et de guider ceux qui poursuivront son œuvre.

À Dieu, Mon Ambassadeur, Mon Grand frère !

Momar Dieng Diop/ Espagne.

Merina Dakhar: Sargal Aymerou Gningue, désigné maire honoraire

Les populations rendent un vibrant hommage à leur ancien maire                    

Les populations du Kadior fortement mobilisées ont rendu un vibrant hommage à l’ancien maire de la commune de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, au cours d’une cérémonie de « Sargal » organisée, samedi dernier, par l’actuel maire de ladite commune, Mamour Sylla.

Cette journée dédiée à l’ancien président du groupe parlementaire de Benoo Bokk Yakaar a été un moment fort pour les populations de louer ses multiples actions dans tous les domaines allant dans le sens de l’amélioration des conditions d’existence de la localité. Président du conseil rural de Mérina Dakhar de 2009 à 2014, Aymérou Gningue a été le premier maire de cette commune de 2014 à 2022.  Après sa réélection à la tête de la commune en 2022 pour la 3éme fois, il décida de démissionner. Reconnu connu comme étant un homme multidimensionnel voire un bâtisseur, Aymérou Gningue s’est ainsi retiré pour se consacrer à des actions sociales dans le cadre d’une Fondation dénommée « Ibra Kata pour le développement du Kadior » qu’il a personnellement créée.  En guise de reconnaissance pour ses multiples réalisations dans les domaines de l’hydraulique, de l’électrification, des pistes de production, des infrastructures, des financements, a été désigné il y’a quelques mois maire honoraire de la commune de Mérina Dakhar par le conseil municipal. Ce n’est pas tout car l’actuel maire Mamour Sylla, un des fidèles compagnons de ce grand acteur du développement, a tenu cette journée de « Sargal » à son honneur.

Au cours de la cérémonie, le maire de Mérina Dakhar à loué les nombreuses qualités de l’enfant de Nguiguis, Aymérou Gningue qui est « un homme multidimensionnel ». Selon lui, l’homme a réussi à faire décoller cette commune qui jadis était confrontée à de nombreuses difficultés dans tous les domaines. « Avec les 56 conseillers de la commune, nous devons tout faire pour mériter la confiance que le président Aymérou Gningue a placée en nous », a-t-il tenu à dire. Après avoir remercié le comité d’organisation, le maire Mamour Sylla a également remercié tous ceux qui sont des quatre coins du Cayor participer à la réussite de cette fête. Trés sensible à cette marque de reconnaissance et de sympathie, le maire honoraire de Mérina Dakhar a tenu à remercier vivement les populations du Kadior notamment celles de Mérina Dakhar. Aussi, a-t-il adressé une mention spéciale au maire Mamour Sylla pour cette idée généreuse d’organiser ce « Sargal » suite à sa désignation comme maire honoraire.

Après avoir rendu hommage aux femmes, Aymérou Gningue a rappelé qu’avec sa Fondation, il va poursuivre ses nobles actions à travers toute la commune. Après avoir également remercié les chefs de villages, les chefs religieux, il a invité les populations du Kadior à l’unité et à la cohésion pour l’intérêt de la communauté. De plus, il a laissé entendre qu’ils ont un vaste programme agricole pour permettre aux jeunes de s’occuper avec les cultures de contre-saison. Selon lui, ce programme sera étendu à la commune de Mérina Dakhar. M. Aymérou Gningue a reçu au cours de cette cérémonie de nombreux cadeaux. Il a mis à la disposition de la commune un véhicule tout terrain. Il faut noter que tous ceux qui ont eu à prendre la parole ont fait des témoignages élogieux à l’endroit d’Aymérou Gnigue surnommé le bâtisseur.

Oumar Ngatty Ba

Pour un Maoulid dans le respect de la Sunna et la Charia

A quelques heures de la célébration du Maoulid ou Gamou en wolof, il nous plait de rappeler les enseignements du guide religieux Mourchid Ahmed Iyane Sy (RA), né le 17 avril 1913 à Saint-Louis, et rappelé à Dieu en 1984. Ce message enregistré en cassette audio en 1982 a été relayé par son homonyme feu Ahmed Iyane Thiam. La transcription et la synthèse de ce message ont été faites à l’initiative de Monsieur Abdoul Aziz Bathily, professeur de photographie au CESTI à la retraite.

De son vivant, ce géant de l’Islam, Mouqaddam de la Tijâniyya, n’a eu de cesse d’évoquer l’importance de cet événement de la Umma islamique. « Une célébration qui doit être basée sur la Sunna et la Charia », disait-il. Des conditions essentielles à l’organisation du Gamou, et qu’il importe de rappeler dans le contexte actuel.

A travers la Dahira CHABIBA AHMADIYATOU IYANIYATOU TIDIANIYATOU qu’il a créée en 1933, cet homme plein de sagesse a su donner un sens important à l’organisation du Gamou dont ses conditions devraient être basées sur la Sunna et la Charia. Il invitait la communauté musulmane à se débarrasser de superflus qu’on aurait dits à propos du Prophète (Psl) et à se consacrer sur sa véritable mission qui est de créer un monde islamique et de sortir l’Humanité de l’obscurantisme vers la lumière divine. Il demandait à tous les musulmans de suivre les pas du Messager d’Allah (Psl).

Selon Mourchid Ahmad lyane Sy, le Gamou est un cadeau immense. Durant cette nuit de célébration, il préférait plus exhorter ses compagnons, ses talibés, ses amis, sa famille et la famille de Thierno Ousmane Sy (1867-1932) à un appui conséquent à la célébration du Prophète qu’ils adoraient et que la récompense viendra immanquablement d’ALLAH Soubhanahou wa taala, aussi bien dans ce bas monde qu’au-delà. Il nous recommandait de laisser tout ce qui pourrait nous détourner d’ALLAH et de son Prophète bien aimé. Selon lui tous les miracles falsifiés et les prodiges mensongers qui lui ont été attribués par des juifs malintentionnés durant sa vie doivent être exclus de nos discours.

Nous devons nous limiter à ne parler que des choses acceptables sur le Prophète. Ainsi a-t-il écrit dans une hagiographie du Prophète (Psl) de 357 vers intitulée : Le rétablissement [de la vérité] dans les louanges de l’Elu, que son objectif « est d’extraire la vérité, de la mettre en évidence et d’évoquer des écrits authentiques et réels qui ont été rapportés à propos de la naissance du plus grand Réformateur du monde, du Génie incomparable, Joyau des créatures, Lumière du savoir, Source de l’univers, Ame de l’existence, Apôtre de la clémence et de l’humanisme, Messager de la vérité et de la Justice, notre Maître, Mohamed. Meilleures grâces et bénédictions sur lui. »

La finalité de la démarche de Mourchid Ahmed lyane Sy était de transmettre la mission divine du prophète Mohamed. La Dahira CHABIBA AHMADIYATOU IYANIYATOU TIDIANIYATOU qu’il a créée a pour unique but de refléter les enseignements du Prophète (PSL), sans contre façon et le Gamou permet de célébrer la naissance du Prophète (PSL) en évoquant sa mission.

Ladite dahira procède à la célébration du Gamou le dimanche 15 Septembre 2024

, sous l’égide du Khalife de la famille Thierno Ousmane Sy, Son Excellence Ousmane Noureyni Iyane Sy, le président Pape yoro Diop, les membres de CHABIBA AHMADIYATOU IYANIYATOU TIDIANIYATOU et toute la famille Thierno Ousmane, au quartier Ndiolofene, à l’avenue Thierno Ousmane Sy.

Toute la population de Saint-Louis en général et du quartier de Ndiolofene en particulier, sous la présence du 1er magistrat de la ville M. Mansour Faye, est cordialement invitée à cet événement.

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