En tournée dans plusieurs centres d’examen de Dakar, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Boubacar Camara, s’est félicité du bon démarrage des épreuves du Baccalauréat 2026. Il a salué la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation de l’examen, tout en annonçant une accélération de la digitalisation et une réforme destinée à moderniser durablement le Bac sénégalais.
Le Baccalauréat 2026 a officiellement démarré ce mardi 30 juin sur l’ensemble du territoire national dans un climat marqué par une organisation jugée satisfaisante par les autorités. À l’occasion d’une visite de terrain au lycée Blaise Diagne et à l’Université Amadou Hampâté Bâ, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Boubacar Camara, a salué le bon déroulement des premières épreuves.
Pour le ministre, cette réussite est le fruit d’une mobilisation collective. Il a rendu hommage à tous les acteurs qui ont contribué au bon fonctionnement de l’examen, notamment les Forces armées pour l’acheminement sécurisé des sujets, les présidents de jury, les gouverneurs, préfets et sous-préfets, les chefs d’établissement, les enseignants, ainsi que les parents d’élèves. «Chacun a joué sa partition», a-t-il déclaré, soulignant que cette synergie d’actions garantit le bon déroulement de l’un des examens les plus importants du système éducatif sénégalais.
Le Dr Boubacar Camara a également insisté sur la nécessité de préserver les principes d’équité, de transparence et de rigueur qui fondent la crédibilité du Baccalauréat. À cet effet, il a indiqué que plusieurs dispositifs ont été mis en place pour prévenir la fraude et renforcer la sécurisation de l’examen.
Le ministre a surtout mis en avant les innovations introduites cette année dans le cadre de la modernisation du Bac. Convocations électroniques, remise de clés USB aux présidents de jury et poursuite de la digitalisation des procédures illustrent, selon lui, la volonté de l’État d’adapter l’organisation de l’examen aux exigences du numérique. «Nous arriverons à un moment où toute l’organisation du Bac se fera de manière digitale, sans pour autant supprimer l’importance du contact physique», a-t-il assuré.
Au-delà de ces avancées technologiques, le ministère travaille également sur une réforme plus globale du Baccalauréat. Celle-ci, a précisé Dr Camara, préservera les valeurs et le prestige de ce diplôme tout en le modernisant afin de répondre aux défis actuels de l’enseignement supérieur.
Enfin, le ministre s’est réjoui de la forte participation des filles à cette session 2026. Selon les chiffres communiqués, elles représentent 60 % des candidats, contre 40 % pour les garçons. Une évolution qu’il considère comme un signal encourageant pour l’avenir de l’éducation au Sénégal. Il a réaffirmé l’engagement des pouvoirs publics à promouvoir la scolarisation des filles et leur accès à l’enseignement supérieur, estimant que leur réussite constitue un levier essentiel de développement pour les familles et pour le pays.
Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)



