Le projet « Fonds-en-dépôt de Chine (CFIT III) dans l’Enseignement Supérieur : Un enseignement technique supérieur en Afrique pour une main-d’œuvre innovante » arrive à terme. Ce projet s’inscrit dans la Stratégie opérationnelle de l’UNESCO pour la priorité Afrique.
En effet, au bout de cinq ans (depuis octobre 2020) d’un partenariat avec le gouvernement de la République Populaire de Chine pour son appui financier et à l’UNESCO pour la coordination et la mise en œuvre de ce projet phare, le projet a été clôturé hier au cours d’un atelier présidé par El Hadji Oumar Thiam Directeur de la Coopération du Mesri. Ce projet a révolutionné l’enseignement supérieur par d’importantes réalisations produites.
Il s’agit de l’alignement des formations avec les besoins de l’écosystème par la révision des maquettes pédagogiques selon les besoins des entreprises et par le renforcement des relations avec les entreprises (conventions actives, stages, immersion, etc.); la co-construction de référentiels, procédures, bilans sociaux qui sont autant de marqueurs d’un tournant vers une gouvernance reposant sur des bases techniques.
Également dans les réalisations, on note une inflexion vers une pédagogie active et contextualisée, accès sur l’adoption de l’approche par les compétences (APC) avec l’introduction de travaux de groupe sur des projets et l’augmentation de la dimension pratique; la reconnaissance de l’autonomie de l’étudiant(e)comme levier pédagogique (allègement des horaires, entreprenariat, compétences transversales, etc.).
Mais aussi la redynamisation de la collaboration avec les structures de formation d’ingénieurs au sein de l’écosystème national avec la création du Réseau des Établissements Publics de Formation d’Ingénieurs du Sénégal (REPFIS). Des résultats salués par le Directeur de la Coopération du Mesri. Toutefois, Pr Thiam estime que «la capitalisation et la pérennisation des résultats demeurent fondamentales pour consolider les acquis ».
Pour lui, «si elles sont assurées convenablement par les établissements impliqués, la transformation concrète et durable dans les domaines de la gouvernance, de la pédagogie et de l’insertion professionnelle sera définitivement ancrée».



