Abidjan, le 29 juillet 2026 – Réunie à Abidjan du 27 au 29 juillet, la troisième session du Conseil de l’Organisme régional de normalisation, de certification et de promotion de la qualité (NORMCERQ) a permis à la Commission de l’UEMOA de franchir une nouvelle étape dans la consolidation de l’infrastructure régionale de la qualité. Au cœur des travaux : l’harmonisation des normes communautaires, le renforcement des dispositifs nationaux et l’amélioration de la compétitivité des entreprises de l’Union.
Organisée par la Direction du Secteur privé de la Commission de l’UEMOA, sous la conduite de sa Directrice, Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye, la rencontre a réuni les organismes nationaux de normalisation des huit États membres, des représentants de la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA) et du Comité ouest- africain d’organisation et de normalisation bancaire et financière (CONOBAFI).
La normalisation, un levier de compétitivité
Au cours des travaux, les participants ont examiné l’état des systèmes national et régional de normalisation, identifié les filières prioritaires en cohérence avec le Plan stratégique IMPACT 2030, défini les modalités de fonctionnement des futurs Comités techniques de normalisation communautaires et adopté un plan d’actions destiné à accélérer la production de normes régionales.
Pour Khady Evelyne Denise Ndiaye, la normalisation constitue désormais un véritable outil de politique économique. « La norme constitue un langage commun, un instrument de confiance et une condition d’accès aux marchés. Elle peut faire la différence entre un produit qui demeure local et un produit capable de circuler et de se positionner sur les chaînes de valeur régionales et internationales », a-t-elle déclaré.
Selon elle, les normes communautaires doivent accompagner la transformation locale, soutenir l’innovation, protéger les consommateurs et renforcer la compétitivité des entreprises, en particulier des PME.
Une forte contribution sénégalaise
Le Sénégal était représenté par El Hadji Abdourahmane Ndione, Directeur général de l’Association sénégalaise de normalisation (ASN) et Président du Comité de l’ISO pour les pays en développement (DEVCO), Djibrilou Ba, représentant du Sénégal à la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA et Secrétaire général de l’Union des prestataires, des industriels et des commerçants du Sénégal, ainsi que Hassane Diop, représentant du CONOBAFI, organisme communautaire basé à Dakar et chargé de la normalisation du secteur bancaire et financier.
Des engagements pour passer à l’action
Clôturant les travaux au nom du Président de la Commission de l’UEMOA et du Commissaire chargé du Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Énergie et de l’Économie numérique (DEMEN), Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye a réaffirmé l’engagement de la Commission à mettre en œuvre les recommandations relevant de sa responsabilité. Elle a appelé les États membres et les institutions concernées à traduire rapidement les décisions adoptées en actions concrètes.
À travers cette session du Conseil de NORMCERQ, la Commission de l’UEMOA confirme sa volonté de faire de la normalisation un levier stratégique d’intégration économique, de compétitivité et d’accès des entreprises ouest- africaines aux marchés régionaux et internationaux, notamment dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Doudou NDIAYE



