Malika est d’abord un village historique, bien avant de devenir une commune.
Elle a été fondée par Seydina Limamou Laye au XIXᵉ siècle, ce qui confère à Malika une dimension spirituelle, culturelle et historique profonde. Son existence est donc antérieure à toute organisation administrative moderne.
Pendant longtemps, Malika a vécu et fonctionné comme un village traditionnel, avec ses règles sociales, religieuses et communautaires propres, bien avant l’indépendance du Sénégal et avant toute réforme territoriale.
En 1972, l’État du Sénégal engage une grande réforme administrative à travers la politique de décentralisation. Cette réforme marque la création et la reconnaissance officielle de plusieurs collectivités locales.Elle est appelée l’acte 1 de la décentralisation.
En 1996, Malika accède au statut de commune d’arrondissements, avec des institutions administratives formelles, un conseil municipal et un maire. Cette réforme est intitulée l’acte 2 de la décentralisation
Il est donc essentiel de retenir que :Malika existait bien avant 1972, en tant que village fondé par Seydina Limamou Laye.1996 marque la reconnaissance administrative et territoriale de Malika comme commune d’arrondissements puis 2013 ave l’acte 3 , elle devient une commune à part entière..
L’identité de Malika repose ainsi sur un double héritage : un héritage spirituel et historique (le village) et un héritage administratif et institutionnel (la commune)
Malika est donc un village par son origine et une commune par l’histoire de la décentralisation
La décentralisation au Sénégal : cadre juridique et évolution
Fondement juridique : la loi n°2013-10 du 28 décembre 2013
La loi n°2013-10 du 28 décembre 2013, portant Code général des Collectivités territoriales, constitue le socle juridique de l’Acte III de la décentralisation. Elle marque une étape décisive dans l’approfondissement de la gouvernance locale au Sénégal.
Évolution historique de la décentralisation
Acte I – 1972 : la réforme fondatrice
Dès son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal a opté pour une politique de décentralisation prudente, progressive et irréversible.
La réforme de 1972 constitue la première réforme majeure :
– création des communautés rurales ;
– promotion de la déconcentration administrative ;
– amorce de la régionalisation ;
– reconnaissance de libertés locales plus affirmées.
Acte II – 1996 : un tournant décisif
La réforme de 1996 marque un tournant majeur dans le processus sénégalais de décentralisation :
– renforcement de l’autonomie de gestion des collectivités locales ;
– allègement du contrôle de l’État ;
– transfert de compétences dans neuf domaines ;
– régionalisation avec l’érection de la région en collectivité locale ;
– création des communes d’arrondissement pour rapprocher l’État des citoyens.
C’est dans ce cadre que Malika devient une commune d’arrondissement.
Acte III – 2013 : la réforme de la territorialisation
Consacré par la loi n°2013-10, l’Acte III de la décentralisation modifie fondamentalement les relations entre l’État et les collectivités territoriales :
– suppression des communes d’arrondissement ;
– suppression des communautés rurales ;
– instauration de la commune comme collectivité territoriale unique ;
– renforcement des moyens financiers, humains et matériels ;
– responsabilisation accrue dans la gestion du développement local.
En résumé, Malika est un village historique fondé par Seydina Limamou Laye, bien avant les réformes administratives.
1972 marque le début de la décentralisation.
1996 voit Malika devenir commune d’arrondissement et 2013, il est une commune à part entière.
Par Souleymane SAGNE candidat aux élections locales de 2027



