Le Projet de promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides au Sénégal (PROMOGED) a tenu, ce mercredi 28 janvier, un atelier régional consacré à la présentation du rapport méthodologique de l’étude sur l’intercommunalité.
Ce rapport vise à accompagner la mise en place d’ententes entre les collectivités territoriales de la région de Saint-Louis, en vue d’une gestion mutualisée et efficiente des déchets solides autour des Centres intégrés de valorisation des déchets (CIVD) prévus à Gandon, Dagana, Bokhol et Ndioum.
Le PROMOGED fait ainsi le choix de l’intercommunalité pour la réalisation de ces quatre infrastructures. «Au niveau de la région de Saint-Louis, nous avons opté pour une approche intercommunale. Le projet se positionne pour faciliter la mise en place de ces ententes autour d’infrastructures qui nécessitent un financement lourd de l’État du Sénégal», a expliqué Mme Sophie Dione Séne, directrice du PROMOGED.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une forte pression foncière, des coûts élevés d’infrastructures ainsi que des capacités techniques et financières limitées des communes prises individuellement. Adossée au décret institutionnalisant la coopération intercommunale, la démarche vise à identifier les modes d’association les plus adaptés et pertinents pour les territoires polarisés par ces quatre infrastructures.
« Nous avons besoin d’une quantité suffisante de déchets, ce qui ne peut être produit à l’échelle d’une seule commune. Par ailleurs, dans les grandes communes productrices de déchets, le foncier fait souvent défaut », a souligné Mme Dione Séne.
Selon elle, ces ententes permettront de mutualiser ressources, compétences et responsabilités afin d’assurer la viabilité des infrastructures et d’améliorer la performance du service public de gestion des déchets solides dans la région.
Prenant l’exemple de la commune de Saint-Louis, la directrice du PROMOGED a indiqué qu’il s’agit d’une zone fortement productrice de déchets, mais ne disposant pas de l’assiette foncière nécessaire pour accueillir un CIVD. L’infrastructure sera ainsi implantée à Gandon, ce qui exige une coopération et une mutualisation des efforts entre l’ensemble des communes concernées par sa gestion.
Présidant la rencontre, l’adjointe au gouverneur de la région de Saint-Louis, Mme Khoudia Leye Diouf, a estimé que cet atelier constituait un important moment de sensibilisation des acteurs locaux sur le rôle central de l’intercommunalité dans la mise en œuvre du PROMOGED.
Selon l’autorité administrative, le projet ne se limite pas à la gestion des déchets, mais intègre également des dimensions environnementales et économiques. « Le PROMOGED s’appuie sur l’intercommunalité pour déployer ce projet dans la région de Saint-Louis », a-t-elle rappelé.
Revenant sur le rapport présenté, Mme Khoudia Leye Diouf s’est dite globalement satisfaite, tout en soulignant la nécessité de renforcer la communication. « C’est un rapport satisfaisant dans l’ensemble, mais nous devons davantage travailler sur la communication, impliquer et sensibiliser les élus locaux, car le projet reste encore méconnu par certains », a-t-elle conclu.
B. Diaw (avec En Relief)



