Par Ch. Seck NDONG
Le ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires, Dr Fatou Diouf, a présidé, ce jeudi, une importante cérémonie marquant la remise officielle de matériels à l’Agence Nationale de l’Aquaculture. Elle a aussi procédé à l’octroi de subventions à plusieurs groupements de femmes, grâce au soutien du projet Fish4ACP, mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).
«Ce geste, que nous saluons avec reconnaissance, s’inscrit dans une démarche stratégique de modernisation, d’inclusion et de durabilité de notre secteur halieutique», indique Dr Fatou Diouf. Il ne s’agit pas simplement d’un appui matériel ou financier, mais bien d’un engagement concret en faveur de l’amélioration des chaînes de valeur de la pêche et de l’aquaculture en général, et de la filière huître en particulier. Le ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires a souligné que cette action s’inscrit pleinement dans la Stratégie Nationale de Développement, qui traduit l’ambition des autorités de promouvoir un développement endogène et durable, porté par un secteur privé national fort, des territoires autonomes, responsables et viables, et jetant ainsi les bases de notre souveraineté économique et sociale.
Le projet Fish4ACP, initiative de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, financé par l’Union européenne et le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), constitue un modèle exemplaire de coopération internationale au service du développement local. Il œuvre non seulement pour la compétitivité de la filière, mais également pour sa durabilité écologique, sociale et économique. La chaîne de valeur des huîtres, choisie dans le cadre de ce projet, représente un levier important pour l’économie locale, notamment dans les zones côtières telles que les Iles du Saloum, la Casamance et la Petite Côte.
En remettant des subventions d’un montant global de 170 millions de francs CFA à des groupements de femmes, Fish4ACP contribue de manière significative à l’autonomisation économique des femmes – actrices clés de la transformation, de la commercialisation et de la gestion des ressources halieutiques. Trop souvent sous-estimé, leur rôle est pourtant essentiel à la survie de milliers de familles et à la sécurité alimentaire de nos communautés. «Vous êtes les pionniers de notre société, plus particulièrement celles de notre secteur maritime. À cet égard, je tiens à saluer le rôle crucial que joue la FAO dans le renforcement des capacités institutionnelles de mon Département. Soyez-en infiniment remerciés», a ajouté Dr Fatou Diouf.
C’est pourquoi, au nom du Gouvernement, le ministre a tenu à réitérer ses plus sincères remerciements à la FAO, à l’Union européenne, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires mobilisés autour de Fish4ACP. «Votre appui est précieux, et nous réaffirmons ici notre engagement total à garantir l’efficacité et la pérennité de ces investissements», dit Dr Fatou Diouf. «À vous, braves femmes bénéficiaires, je veux adresser un message d’encouragement et de confiance : travaillez avec détermination, pour vous-mêmes, pour vos familles, et pour l’avenir de la pêche artisanale. Vous êtes les véritables piliers du changement, et vous avez toute notre estime et notre soutien», a-t-elle ajouté.
Quant à l’Agence Nationale de l’Aquaculture, la dotation en équipements – composée notamment de trois pirogues motorisées en fibre de verre, pour une valeur de 43 millions de francs CFA- vient renforcer ses capacités d’encadrement technique, de formation et d’accompagnement de proximité de la filière aquacole au Sénégal. «Il est essentiel que nos institutions nationales soient suffisamment outillées pour assurer la continuité et la durabilité des actions menées sur le terrain. Nous nous trouvons à un tournant décisif», a soutenu le représentant du Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aquaculture.
Le Sénégal a résolument fait le choix de développer une Economie bleue durable, fondée sur une gestion responsable des ressources aquatiques, une valorisation locale accrue, et l’implication active des communautés – en particulier des femmes et des jeunes.



