Les anciens handballeurs et handballeuses de Fatick ont renoué, le week-end dernier, avec la tradition des 72 heures du handball, à l’occasion de la troisième édition de cet événement sportif et culturel devenu un rendez-vous attendu. Une célébration marquée par la convivialité, la mémoire et la passion du ballon à sept.
Par M. SAGNE
Les activités se sont déroulées les 29, 30 et 31 décembre, sous le haut parrainage de M. Issa Diéye, homme politique et président de la Chambre des métiers de Fatick. Selon Ndick Faye, chargé de la commission communication, le programme est resté fidèle aux éditions précédentes, à l’exception de la kermesse qui n’a pas été organisée cette année.
La manifestation a débuté par une lecture du Saint Coran, organisée à l’école Salif Ba, en mémoire des illustres disparus du handball fatickois. Un lieu symbolique, témoin de nombreuses heures de gloire de la discipline, où plusieurs générations de joueurs ont fait leurs premiers pas sous la houlette de figures emblématiques comme Jo Kane Zaul et Samba Baldé. Pour ceux qui ont découvert le handball plus tard, la Maison des jeunes et de la culture, située entre le District sanitaire et la Poste, demeure également un repère historique.
Dans l’après-midi, aux environs de 17 heures, une grande randonnée pédestre a été organisée en collaboration avec deux amicales de randonneurs. Le circuit a sillonné plusieurs artères de la ville, des Berges du Sine à la route de Ndouk, en passant par des quartiers et sites emblématiques, avant de boucler le parcours au point de départ. Les organisateurs ont salué le soutien de La Casamançaise, qui a assuré l’approvisionnement en eau, ainsi que celui d’Alassane Ndiaye, parrain de la randonnée.
Le lendemain, le terrain Guygui du quartier Ndiaye-Ndiaye a accueilli le grand tournoi de handball, réunissant quatre équipes venues de localités voisines. La première rencontre a opposé l’Avenir de Toubacouta à l’équipe féminine de Diofior, dirigée par Bouba Roger, ancien handballeur de Fatick. Au terme d’un match disputé, les joueuses de Toubacouta se sont imposées grâce à leur expérience, malgré la belle résistance de leurs adversaires.
La seconde rencontre s’est cependant jouée dans des conditions difficiles, en raison d’un éclairage insuffisant du terrain. Une situation qui a conduit les acteurs à formuler une doléance portant sur l’installation d’un éclairage adéquat et l’aménagement d’infrastructures plus adaptées à la pratique du handball, sport qui a longtemps fait la fierté de la cité de Mame Mindis.
Le point d’orgue de ces 72 heures a été la grande soirée salsa, animée par l’incontournable Balla Ndiaye, figure emblématique et fierté culturelle de Fatick. Une soirée haute en couleurs qui a tenu toutes ses promesses et marqué les esprits, concluant ainsi, dans l’allégresse, cette édition réussie.



