« L’objectif, c’est de fixer nos jeunes talents bacheliers dans domaine scientifique », selon le directeur, Pr. Magaye Diop.
Le gouvernement du Sénégal a créé les premières Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) dans le domaine scientifique et technique pour pouvoir fixer les jeunes talents sénégalais dans le domaine scientifique qui étaient envoyés en France avant 2021. Le directeur du projet, Pr. Magaye Diop, a expliqué que l’objectif est de permettre aux jeunes Sénégalais de bénéficier d’une formation de qualité dans leur pays d’origine.
Selon Pr. Magaye Diop, l’État du Sénégal envoyait les meilleurs bacheliers en France, mais ils n’arrivaient pas à intégrer les plus grandes écoles d’ingénieurs françaises. C’est pourquoi, a-t-il souligné, l’État du Sénégal s’est engagé à ouvrir sur le sol sénégalais ces classes préparatoires pour pouvoir fixer ces jeunes là et dans leur environnement naturel pour leur permettre de mieux performer.
Aussi, l’autre facette, a-t-il dit, qui a poussé l’État sénégalais à mettre en place ces classes préparatoires c’est de pouvoir accompagner les écoles d’ingénieurs sénégalaises. Et dans le cadre de cet accompagnement initié depuis 2022, selon lui, ils ont voulu offrir une formation alternative à la formation d’ingénieurs.
Dans le même sillage, il a déclaré que l’autre alternative qu’offrent les CPGE après le bac c’est de leur offrir 2 ans de formation généraliste dans les domaines des sciences et techniques. Et puis, a-t-il ajouté, de permettre à ces étudiants, durant leur formation de 2 ans, de mûrir leurs projets. « Après les deux ans, ils feront un concours pour accéder en 3ème année aux grandes écoles internationales ou aux écoles d’ingénieurs locales », a-t-il laissé entendre.
Pr. Magaye Diop a rappelé que ce projet des CPGE a été créé en partenariat avec plusieurs pays, en somme c’est une coopération triangulaire (France-Tunisie-Sénégal). « Progressivement, nous accédons à l’autonomisation du corps professoral car ce qu’on veut c’est un transfert de compétences et cette année nous sommes à 80 pour cent d’autonomisation », a-t-il soutenu.
Cette école a sorti 2 promotions. Et le directeur Magaye Diop a clairement dit qu’ils sont obligés de les confronter aux autres du monde. C’est pourquoi, il a fait savoir qu’ils ont instauré un centre d’examen à Thiès pour pouvoir inscrire les candidats aux concours français, marocains, pôle Afrique avec l’Ensae et très bientôt, il y aura les Arts et Métiers. « C’est permettre à nos jeunes de se frotter aux meilleurs du monde et cela va nous permettre de pouvoir évoluer le projet qu’on est en train de mettre en place parce qu’on voudrait asseoir un modèle de formation d’excellence », a-t-il déclaré.
Mettant l’accent sur les résultats, Pr Magaye Diop a rappelé que lors des concours français, avec la 1ère promotion, le taux de réussite est de 80 pour cent tandis que la 2ème promotion a fait mieux avec un taux de 95 pour cent. Selon le directeur des CPGE, sur les 44 présentés au concours français, il y a eu 42 admis. « Cela permet de montrer que le modèle de formation qu’on est en train d’asseoir ici est un modèle probant qui pourrait nous valoir de bonnes satisfactions », s’est-il plu à dire.
Aussi, a-t-il rappelé que cette année, il a fait appel à des experts français qui sont d’anciens professeurs de CPGE français qui ont séjourné durant une semaine avec eux il y a quelques semaines. Selon lui, ces experts vont pouvoir les accompagner dans le cadre d’une mission d’observation et de conseils.
De plus, il a annoncé que le grand chantier des CPGE, sis à l’EPT, est en train d’être finalisé « pour voir après ces CPGE monter en puissance en termes d’effectifs et de filières de formation ».
Oumar Ngatty Ba



