Par Adama Diop
L’association des journalistes en Santé, Population et Développement, a organisé du 23 au 25, une caravane de presse dans la région de Ziguinchor pour la promotion de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (SRMNIA N).
C’était sous l’égide de la direction de la Santé de la mère et de l’enfant. Cette caravane de presse a pour but de mieux gagner la collaboration des médias dans cette stratégie destinée à booster la planification familiale, renforcer le plaidoyer et la sensibilisation sur la (SRMNIA-N). La commune d’Adéane distante d’une trentaine de kilomètres de Ziguinchor fut la première étape. Malgré un personnel dévoué avec un taux de prévalence de 75% en matière de planification familiale.
Il s’agit là de mettre l’accent sur les structures d’accueil, la motivation des personnels, la disponibilité en ambulance, matériels et autres intrants nécessaires dans la prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant. « Il faut que les autorités nous mettent dans de meilleures conditions de travail » a insisté l’infirmier chef de poste Abdoulaye Dabo, qui nous confie également qu’il peut arriver des moments cruciaux où nous n’arrivons pas à évacuer des malades sur Ziguinchor.
« Il y a eu des situations où l’évacuation a été faite par le biais de « taxis-clando » ou ma propre voiture », ajoute-t-il. «Du fait de la sensibilisation, la formation, l’appui de direction régionale et du district sanitaire de Ziguinchor, les relais, les chefs de village, nous sommes arrivé à un résultat satisfaisant de 75 %, cela comparé au début du programme où l’on était à près de 40 % », nous a révélé l’infirmier chef de poste.
« Dans ce déploiement pour la santé de la mère et de l’enfant, nous avons avec bonheur les concours fort appréciables des ‘’Badiénou gokh’’ et des jeunes pour impulser la planification familiale », précise l’infirmier. Sur ce registre, il souligne « qu’avec la prise de conscience et la pratique des méthodes diverses, il y avait pratiquement plus de réticence. Les résultats ont suivi et les enfants ne tombaient plus malades, donc il y avait moins de dépenses. Pour ce qui est de la structure, on notait une baisse des cas de malnutrition aigüe, une acceptabilité et une adhésion accrue des femmes aux méthodes de la PF.
L’infirmier Abdoulaye Dabo a beaucoup insisté sur l’amélioration du bâtiment du poste de santé d’Adéane « car il peut arriver des moments une croissance des accouchements, pour une seule salle d’observation avec quatre lits.
Dans la même zone se trouve une case de santé précisément à Tamba Coumba qui dépend du poste de santé d’Adéane avec 6.646 habitants. Malgré les difficultés, elle a pu mener des activités de planification et de vaccination. « L’appui de ISMIA a permis de rénover une salle d’une capacité de 12 lits d’hospitalisation répartis en 8 tables de réanimation fonctionnelles et 3 couveuses », nous a fait savoir le Pr Thiam, pédiatre à l’hôpital de la Paix, lors de la deuxième étape de la caravane. Et ceci permet de prendre en charge de nouveaux d’ici et d’autres provenant de diverses localités environnantes.
Il a précisé « la nécessité de relever le défi du point de vue des distances pour faciliter certaines évacuations urgentes de cas compliquées sur Dakar et les pays limitrophes ». Les longues distances ne facilitent pas ainsi les tâches. Donc du fait de cette position stratégique il faut maximum d’offres de soins. Concernant ce volet capital, le Pr Thiam a indiqué « l’urgence de les doter d’un aspirateur pédiatrique entre autres matériels et des ressources humaines suffisantes », du fait de la fréquence des cas compliqués chez les nouveau-nés, comme la prématurité et diverses infections néonatales.



