lundi, septembre 7, 2026
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Investiture du Président Macky Sall; son discours lors de la cérémonie de prestation de serment

Excellences, Madame, Messieurs les Chefs d’Etat, chère sœur, chers frères, 
Mesdames les premières Dames, 
Monsieur le Vice-Président, 
Messieurs les Chefs de Gouvernement, Mesdames, Messieurs les Chefs de délégations des pays amis et Institutions partenaires, 
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, 
Monsieur le Premier Ministre, 
Monsieur le Président du Haut Conseil des Collectivités territoriales, Madame la Présidente du Conseil économique, social et environnemental, Monsieur le Président du Conseil constitutionnel, Madame, Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, 
Mesdames, Messieurs les Ministres d’Etat, 
Mesdames, Messieurs les Ministres, 
Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême, 
Monsieur le Procureur général près la Cour suprême, 
Mesdames, Messieurs les membres du Corps diplomatique, 
Mesdames, Messieurs les députés, 
Mesdames, Messieurs les membres du Haut Conseil des Collectivités territoriales, 
Mesdames, Messieurs les membres du Conseil économique, social et environnemental, 
Autorités administratives, territoriales, religieuses et coutumières, Distingués hôtes, 
Mesdames, Messieurs, 
Avant tout propos, je tiens à vous saluer, mes chers frères et sœur, Chefs d’Etat africains, et vous remercier chaleureusement, pour l’amitié et l’honneur que vous nous faites, en rehaussant cette cérémonie d’investiture de votre présence. 

Merci à vous, Présidents DENIS SASSOU NGUESSO, PAUL KAGAME, FAURE GNASSINGBE, MOHAMED OULD ABDEL AZIZ, ALPHA CONDE, MAHAMADOU ISSOUFOU, ALASSANE OUATTARA, JOSE CARLOS FONSECA, IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, JOSE MARIO VAZ, MUHAMMADU BUHARI, ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, ADAMA BARROW, GEORGE WEAH, JULIUS MAADA BIO, SAHLE-WORK ZEWDE, ANDRY RAJOELINA et FELIX TSHISEKEDI. 
Fidèle à l’attachement panafricaniste du Sénégal, je me réjouis de poursuivre, avec vous, nos efforts communs pour la paix, la sécurité, la stabilité et l’intégration africaine. Je remercie tous les pays amis et Institutions partenaires qui ont envoyé des délégations à l’occasion de cette cérémonie, ainsi que tous nos invités ici présents. 
Au nom du peuple sénégalais et en mon nom personnel, je vous souhaite la bienvenue et un agréable séjour parmi nous. 
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel, je voudrais vous remercier, ainsi que les membres du Conseil, pour vos félicitations et vos propos aimables. 
Le 24 février dernier, les citoyens sénégalais se sont massivement rendus aux urnes, avec un taux de participation de 66,23%, pour choisir, dans le calme et la sérénité, leur futur Président de la République. 
Les observateurs nationaux et internationaux ont salué à l’unanimité la bonne organisation du scrutin et attesté que le vote a été libre et transparent. Le mérite en revient au peuple sénégalais. 
Je rends grâce à Dieu. Je réitère ma profonde gratitude aux concitoyennes et concitoyens qui m’ont renouvelé leur confiance à une majorité confortable de 58,26%. Je ressens dans cette confiance renouvelée un honneur pour le bilan qu’elle approuve, et une motivation à poursuivre mes efforts pour répondre aux espérances de la Nation. Je pense aussi aux compatriotes qui ont exprimé d’autres choix. Ces voix, comme celles de la majorité, méritent le respect pour la diversité qu’elles apportent à notre expérience démocratique. 

Je dois reconnaissance et gratitude à ma famille, pour son soutien et sa patience qui me donnent la force et la quiétude de me consacrer aux servitudes de l’Etat. 
En vertu du serment que je viens de prêter, je serai le Président de toutes les sénégalaises et de tous les Sénégalais. 
Je renouvelle, par conséquent, mon appel au dialogue sans exclusive ; un dialogue constructif et ouvert à toutes les forces vives du pays ; forces politiques, économiques et sociales. 
A la tête de l’Etat, je mesure pleinement la responsabilité et la gravité de la charge. Elle rappelle, cette charge, que la démocratie et la République consacrent l’égale dignité des citoyens ; et que le mandat électif n’établit aucun privilège au profit du mandataire sur les mandants, mais plutôt une mission au service du bien commun. 
Il s’agit de servir et non de se servir. C’est donc avec humilité et détermination que je me remets au service du peuple sénégalais. 
Au cours des sept dernières années, je me suis pleinement consacré à l’avènement d’un Sénégal pour tous, à travers le Plan Sénégal Emergent, et en mettant en place des politiques publiques fondées sur l’équité territoriale et la justice sociale. 
Ainsi, nous avons amélioré les performances de notre économie, grâce à l’assainissement des finances publiques, et des réformes hardies en matière de gouvernance. 
Nous avons réalisé des infrastructures structurantes, redressé le secteur de l’énergie, désenclavé des zones isolées et apporté des services sociaux de base dans des localités jusque-là défavorisées. 
Nous avons élargi les cartes sanitaire, scolaire et universitaire de notre pays, et amélioré la condition de l’enseignant et de l’étudiant. 
Nous avons amorcé le processus de modernisation de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage. L’autosuffisance alimentaire est désormais à notre portée. 

Nous avons mis en place des instruments novateurs d’inclusion sociale et d’équité territoriale, notamment : le Programme d’Urgence de Développement Communautaire, le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers, les Programmes de Modernisation des Villes et des Cités religieuses, les Bourses de Sécurité familiale, la Couverture Maladie universelle et les Cartes d’Egalité des chances pour les personnes vivant avec un handicap. 
Voilà un aperçu du bilan que le peuple sénégalais souverain a positivement sanctionné le 24 février 2019. 
Nos acquis sont indéniables et seront renforcés par la mise en œuvre de la deuxième phase du PSE qui porte sur la période 2019-2024. 
En même temps, je suis conscient des défis devant nous ; parce que j’ai le Sénégal au cœur. 
Du fin fond de nos campagnes aux confins de nos cités, je ressens toutes les pulsions de notre pays, dont celles, ardentes et chaleureuses de notre jeunesse. 
Pour la séquence que nous ouvrons aujourd’hui, cette jeunesse, vibrante et créative, qui incarne l’espoir et la force vitale de la nation sénégalaise, restera au premier rang de mes priorités. En conséquence, des efforts encore plus soutenus seront consacrés à l’emploi et à l’employabilité des jeunes. 
Je poursuivrai la réforme de notre système éducatif afin qu’à tous les niveaux, il ouvre davantage de possibilités à la formation professionnelle. 
Je renforcerai par conséquent les initiatives et programmes dédiés à l’apprentissage aux métiers et à l’esprit d’entreprise, comme la Formation-Ecole-Entreprise en collaboration avec le secteur privé, la Délégation à l’Entreprenariat Rapide des femmes et des jeunes (DER) et l’Office national de Formation professionnelle. 
De même, le réseau des Centres de formation professionnelle et technique sera étendu, à raison d’un Centre au moins dans chacun de nos 45 Départements. La DER et le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires soutiendront davantage les jeunes créateurs de start ups, en particulier dans l’économie numérique. 

Je porterai également une attention particulière aux politiques publiques en faveur des femmes et des filles. 
Toujours à la tâche, dans nos villes comme dans nos campagnes, les femmes sont des héroïnes au quotidien. Nous ne pourrons pas avancer sur la voie du développement en laissant derrière plus de la moitié de notre société : nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles. 
Toutes les initiatives de soutien à l’amélioration de la condition féminine seront par conséquent maintenues et renforcées. 
Je pense aux facilités en matière de soins de santé pour la femme et les enfants à bas âge, aux équipements d’allègement des travaux pour les femmes, au financement de la DER, au Fonds d’Impulsion de la Microfinance, au nouveau Fonds de Promotion de la Microfinance Islamique (PROMISE) et à la construction de nouveaux Centres d’Assistance et de Formation dédiés aux femmes et aux jeunes filles. 
La troisième priorité que je compte mettre en œuvre tient à l’amélioration de notre cadre de vie, à la promotion d’un habitat décent pour tous et à la sauvegarde de notre environnement. 
Il y a urgence à mettre fin à l’encombrement urbain, à l’insalubrité, aux occupations illégales de l’espace public et aux constructions anarchiques dans des zones inondables comme le Technopôle de Dakar. 
J’appelle à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal ; un Sénégal plus propre dans ses quartiers, plus propre dans ses villages, plus propre dans ses villes ; en un mot un Sénégal « Zéro déchet ». 
Je ferai prendre sans délai des mesures vigoureuses dans ce sens. J’y engage aussi les autorités territoriales et locales, ainsi que les mouvements associatifs et citoyens. 
S’agissant de l’habitat, je lancerai un vaste programme pour la construction de 100 000 logements sur cinq ans, afin que progressivement, chaque famille sénégalaise, quels que soient ses revenus, puisse accéder à un logement décent, à un coût accessible. 

La protection de notre environnement reste un défi majeur de notre temps. 
J’ai initié le PSE vert, pour consacrer plus d’efforts à la sauvegarde de notre écosystème, par le reboisement et une lutte plus ferme contre la déforestation et la spéculation foncière autour des zones humides et celles à vocation agricole, notamment les Niayes. 
Outre sa beauté naturelle, la zone des Niayes est un maillon essentiel de notre chaine alimentaire. Elle contribue à nourrir la nation et à générer des recettes d’exportation. Je voudrais dire solennellement que je ne laisserai pas la frénésie de la spéculation foncière détruire cette zone d’intérêt vital pour les producteurs agricoles et la nation tout entière. 
Je veillerai personnellement à la protection des zones à vocation agricole sur l’étendue du territoire national. 
En même temps, dans le processus d’aménagement des nouvelles zones urbaines de Diamniadio et du Lac Rose, je réitère l’attention particulière que j’accorde à la préservation de l’écosystème, en particulier la conservation du baobab, emblème de notre pays. 
La réforme de l’administration est la quatrième priorité que je compte mettre en œuvre pour soutenir nos efforts vers l’émergence et le développement. 
Notre administration, ancienne et rompue à la tâche, est l’épine dorsale de l’Etat. Elle en assure la stabilité et la continuité au-delà des changements de gouvernements et de régimes. 
Je sais, et je m’en félicite, qu’elle recèle de ressources humaines de qualité, dévouées corps et âme à la bonne marche du service public. Tout cela est appréciable. Mais nous pouvons faire mieux. 
Notre administration doit épouser les réalités de son temps et s’adapter à ses missions devenues plus nombreuses, plus diversifiées, plus complexes et donc plus exigeantes. Or, dans bien des cas, trop de routine, trop de lenteurs, trop de procédures et de formalités indues continuent d’altérer l’efficacité du service public et la compétitivité de notre économie. 

Dans la nouvelle dynamique que je compte imprimer à la conduite des affaires publiques, j’ai la ferme intention d’inscrire toutes les actions de l’Etat en mode fast track. Nous l’avons déjà réussi pour des projets et initiatives majeurs. Il nous faut généraliser ces meilleures pratiques. 
Quand on aspire à l’émergence et qu’on est tenu par l’impératif du résultat, l’urgence des tâches à accomplir requiert de la diligence dans le travail. Ce qui doit être fait aujourd’hui ne peut être remis à demain. Voilà le cap que j’entends fixer aux équipes qui m’accompagneront dans ce nouvel élan de réformes transformatives. 
En tant qu’usagers du service public, nous attendons tous de l’administration qu’elle soit plus accueillante à notre endroit, plus diligente dans son fonctionnement et plus performante dans ses résultats. 
J’engagerai donc sans tarder des réformes en profondeur, visant à simplifier et rationaliser nos structures, réformer nos textes là où c’est nécessaire, et dématérialiser davantage nos procédures et formalités administratives. 
Dans la continuité du Forum national de l’administration tenu en avril 2016, il s’agit de moderniser davantage notre système administratif de façon à ce qu’il réponde mieux à ses missions régaliennes de service public et de développement. 
J’appelle chaque agent de l’administration à être un acteur et un partenaire de cette mutation qualitative. 
Dans le même esprit, je compte saisir l’Assemblée nationale afin qu’elle accompagne les changements dans la gouvernance de l’exécutif pour un meilleur suivi des politiques publiques. 
Pour ce chantier et pour d’autres, l’ardeur de la tâche ne doit jamais tempérer notre détermination à explorer de nouveaux horizons pour mener notre pays vers plus de progrès et de prospérité. 
Telle est la finalité que j’assigne à notre ambition collective de réaliser le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous. 
Ensemble, mes chers compatriotes, ayons la confiance qui féconde l’action et le résultat. 
Ensemble, gardons à l’esprit que cette nation qui nous rassemble sous son ombre protectrice est beaucoup plus grande que la somme de toutes nos ambitions réunies. Ensemble, restons dans le temps de l’action et continuons notre marche résolue vers le Sénégal émergent. 

Ensemble, dans un monde de turbulences et d’incertitudes, restons fidèles aux générations passées et dignes des générations futures, en maintenant notre cher pays dans les eaux calmes de la paix, de la stabilité et du développement solidaire et inclusif. Notre histoire commune nous le commande. 
Notre destin partagé nous le demande. 
Madame, Messieurs les Chefs d’Etat, Vice-Président, et Chefs de gouvernement, 
Mesdames les Premières dames, 
Mesdames, Messieurs les Chefs de délégations, 
Mesdames Messieurs, 
Je vous remercie de votre aimable attention. 

Doudou Gnagna Diop: « Il est temps de tenir les assises du tourisme »

ENTRETIEN AVEC… (Economie) 

Doudou Gnagna Diop, membre du Bureau politique du Ps, responsable communication de l’union communale socialiste de Thiès et président de l’Onits

Que peut-on dire de la situation du tourisme dans la région de Thiès ?

Globalement on a eu de nettes avancées depuis un an et demi, juste après les effets de Ebola, du Visa que le Président Macky Sall a su résoudre assez rapidement; et puis l’impact du terrorisme sur le secteur. C’étaient des problèmes exogènes qui avaient freiné l’arrivée des touristes dans notre pays. Maintenant en termes d’investissement en infrastructures, je confirme qu’au niveau de Saly, l’érosion côtière est en train d’être résolue. A propos de la situation même du boulevard de Saly, des investissements importants y ont été faits. Il y a la nouvelle station balnéaire qui est en train d’être créée à Pointe Sarène, Mbodiene et Finio. Sur place, vous trouverez des hôtels de 5 ou 7 étoiles qui vont bientôt ouvrir. Et ça va donner un coup d’oxygène dans la région de Thiès économiquement, socialement.

Nous avons aussi, la Grande côte qui stagne, Mboro, Cayar, avec un potentiel très important pour le développement du tourisme de haut de gamme qui, jusqu’à présent, n’est pas visible de nos acteurs et gouvernants. Je crie fort pour que ‘’Allou Kagne’’, qui est vallonné, montagneux, puisse développer un tourisme maitrisable pour booster la ville de Thiès en créant plus d’emplois et caser des jeunes. A Marrakech, qui n’a pas de mer, ni de lac mais des montagnes, le tourisme s’est bien développé là-bas.

C’est un secteur d’activités auquel il faut prêter attention. Il crée une forte valeur ajoutée, ‘’Allou Kagne’’ est une potentialité. Notto Diobass, notre Casamance verte, on peut y développer le tourisme intégré. Ces potentialités doivent être exploitées, développées. N’oublions pas que Thiès fut la plus grande ville pour l’artisanat et la culture du Cayor avec un centre artisanal à Dixième qui agonise, pratiquement en léthargie depuis des années. Nous avons le centre culturel Léopold Sédar Senghor dont le président de la République envisage de mettre les moyens pour le rénover. Nous avons aussi le chemin de fer qui est une infrastructure où on peut créer un produit touristique en terme d’attractivité ; par exemple un wagon Thiès-Kayes en découverte. Il est temps de promouvoir et de prendre des décisions avec ce deuxième mandat du président de la République, d’aider les Thiessois, surtout les jeunes.

N’oublions pas que nous avons l’aéroport à côté qui est une très grande faveur pour développer le tourisme de Thiès. Thiès est la valeur élevée du tourisme sénégalais.

La Phase 2 du Plan Sénégal émergent (Pse 2) va être déroulée durant le dernier mandat du président de la République. Quelles sont les attentes du secteur touristique ?

Le Pse 1 a permis d’appuyer le secteur. Pour relancer le tourisme, le président de la République a donné des avantages dans la gestion économique de l’industrie touristique en détaxant les aéroports, la région de Casamance et rénovant certaines infrastructures qui étaient un tout petit peu obsolètes. Dans le Pse 1, le crédit hôtelier a été débloqué. Ce qui a donné de l’oxygène à certaines infrastructures qui étaient un peu suffoquées. Tout ceci représente des coûts énormes.

Avec le Pse 2, ce serait bien qu’on déploie la création de richesses et d’emplois au niveau de la Grande côte et globalement à travers le pays. J’aurais souhaité qu’on fasse globalement un état des lieux du secteur. Le tourisme, c’est quelque chose d’industriel, d’assez important pour un pays. Il est temps de tenir les assises du tourisme pour déceler ce qui ne va pas et mettre l’appui là où il faut.

Dans le Pse 2, il faut aller au-delà, notamment dans le milieu rural où il y des auberges, et débloquer un budget pour les rénover, leur donner un coup de pouce.

Aujourd’hui, le tourisme intérieur est en train de se développer. Les mentalités ont changé, les revenus sont un peu plus conséquents par rapport à avant. Maintenant les cadres sénégalais avec leurs familles partent en week-end, en vacances à l’intérieur du pays. Il faudrait leur tendre la main, les inciter à découvrir le pays avec des formules avantageuses.

Quelles nouvelles offres peut-on envisager dans le secteur touristique ?

J’ai investi dans le co-voiturage qui constitue le transport de l’avenir. De l’hôtel à l’aéroport et puis de ville en ville. Aujourd’hui, les jeunes qui quittent d’autres villes pour aller travailler à Dakar peuvent faire un aller-retour durant la journée mais difficilement. Je pense que ce système de transport va les avantager. C’est la tendance du développement des voyages à l’intérieur des pays. Il y a aussi un parc animalier et un lodge en même temps que j’ai créés du côté de Joal. C’est aussi une attraction.

Dans le Pse 2, quand on veut développer le tourisme, il faut que nous repensions aussi nos parcs d’attraction. Parce que l’attraction au Sénégal fait défaut. Un pays touristique, c’est un pays qui a ces trois facteurs : l’accessibilité l’attraction, et l’accommodation. Le pôle d’attraction que nous avons aujourd’hui, vraiment efficace, c’est Gorée. Tout le reste est à requalifier.

Investiture de Macky Sall : 15 chefs d’État attendus à Diamniadio

Alassane Ouattara, Félix Tshisekedi, Roch Marc Christian Kaboré ou encore Ibrahim Boubacar Keïta ont déjà confirmé leur présence à la cérémonie d’investiture de Macky Sall, qui aura lieu le 2 avril à Diamniadio. Au total, une quinzaine de chefs d’État africains ont été conviés…

Accusé de corruption, le ministre Oumar Guèye n’entend pas laisser cette affaire…

L’air décontracté et visiblement à l’aise dans ses propos, le ministre de la pêche a démonté, pièce par pièce et avec une facilité déconcertante, le puzzle d’accusations de corruption portées contre sa personne et ayant trait à de supposés virements à son compte bancaire en guise de corruption.

Face aux journalistes, ce mardi, dans les locaux de son ministère, il s’est montré ferme, rigoureux et entend, après concertation avec son avocat, utiliser toutes les voies que lui offre la loi pour garder intacts sa dignité, son honneur et sa réputation. Le quotidien «L’Exclusif», qui a couvert à la conférence de presse, reproduit in-extenso, la déclaration liminaire.

Le journal LIBERATION dans son Edition de ce 26 Mars 2019 (N°4034), a titré à sa Une « Oumar GUEYE cité dans une sale affaire » et que « selon « Jeune Afrique », il ferait partie des personnalités ayant reçu des fonds de l’intermédiaire Phillipe Bourcier, sous le coup d’un mandat d’arrêt international ».

J’ai été nommément cité dans une affaire de corruption qui s’est déroulée au Cameroun et impliquant des autorités de ce pays.

Sur ce même registre, le site d’informations Rewmi.com affirme dans un article publié ce jour, intitulé

« CAMEROUN : OUMAR GUEYE CITE DANS UNE AFFAIRE DE CORRUPTION »

« Révélation embarrassantes pour Oumar GUEYE. Le Ministre de la pêche est mentionné dans une affaire de corruption concernant un contrat militaire de surveillance des côtes et de l’espace maritime camerounais passé le 18 Novembre 2010 entre le ministre de la défense de l’époque, Edgard Alain Mebe Ngo’o et la société espagnole DEFEX SA. »

Je tiens à préciser d’emblée que ces informations sont mensongères, fausses et dénuées de tout fondement.

Je tiens solennellement à faire les précisions suivantes :

  1. L’article de Libération citant le journal Jeune Afrique, affirme de manière péremptoire à sa « Une », ma responsabilité dans cette affaire alors que dans les développements, il n’est aucunement fait mention de mon implication dans ce dossier et le journaliste reconnait lui-même avoir « pu consulter l’acte d’accusation du juge étalée sur 90 pages ».
  2. Le journal Jeune Afrique source du journal Libération avance que l’affaire s’est déroulée entre 2006 et 2013

Je suis membre du Gouvernement depuis 2012, en tant que Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement (2012 à 2013),

Ministre du Tourisme et des Transports Aériens de 2013 à 2014 et depuis 2014 Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime.

En aucun moment dans l’exercice de mes fonctions ministérielles, je n’ai eu à m’occuper de questions d’armement.

  • Je n’ai jamais été dans ma vie au Cameroun et je ne connais aucune autorité de ce pays encore moins la société espagnole incriminée dans cette affaire DEFEX et ses dirigeants.
  • Aucun des départements ministériels que j’ai eu à diriger de par la confiance de son Excellence Monsieur Macky SALL, Président

de la République, n’a eu à avoir des contacts avec la société DEFEX.

  • L’auteur de l’article parle d’un virement de 9973,02 euros soit exactement 6.532.328 Francs CFA. Un virement suppose l’existence d’un compte bancaire et je n’en ai qu’un seul au Sénégal ouvert dans les livres de la Banque Atlantique.

Je n’ai jamais eu de compte bancaire ni en Suisse, ni en Espagne, ni au Cameroun.

Personne ne peut tracer dans mon unique compte bancaire un tel virement.

Mesdames et Messieurs, les journalistes, depuis que le Président de la République Macky SALL, m’a fait confiance en me nommant Ministre dans son Gouvernement, je me suis toujours évertué à mériter cette confiance.

Je m’emploie toujours avec toute la rigueur nécessaire et en me basant sur les valeurs qui fondent sa gouvernance à atteindre les objectifs qu’il m’a assignés.

Chers journalistes

Je tiens à vous dire que je n’entends pas laisser cette affaire passer sans une réaction appropriée parce que j’estime qu’elle pourrait entacher ma dignité, mon honneur et ma réputation.

C’est pourquoi, après concertation avec mon avocat, Maître Baboucar Cisse, j’ai décidé d’envoyer à ces différents journaux des citations directes pour qu’ils rapportent la preuve de leurs allégations mensongères et diffamatoires.

«Maîtresse d’un homme marié»: la série dans le viseur des organisations de défense des valeurs…

Visée par une plainte de l’association islamique Jamra et du Comité de défense des valeurs morales du Sénégal, la série « Maîtresse d’un homme marié » pourrait être sanctionnée voire interdite sur les écrans par le CNRA. Le gendarme de l’audiovisuel devrait rendre sa décision à partir du 29 mars.

« Dépravation des mœurs », « comportements déviants », « promotion de l’obscénité ». Autant de griefs pour lesquels le Comité de défense des valeurs morales du Sénégal a saisi le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) le 31 janvier dernier. La plainte vise la série sénégalaise « Maîtresse d’un homme marié », dont la première saison est diffusée sur la chaîne 2sTV, et sur laquelle s’est alignée l’ONG islamique Jamra le mercredi 20 mars.

La fiction met en scène le personnage de Marème Dial, jeune sénégalaise qui entretient une liaison avec un homme marié. « Des histoires de femmes qui rappellent notre vécu », écrit sur son site le groupe Marodi qui produit la série, mais qui ne sont visiblement pas du goût des organisations de défense des valeurs morales. Pour cause, les épisodes, diffusés à 20h30 à la suite du journal télévisé de 2sTV, seraient regardés notamment par des enfants, selon Mame Makhtar Gueye, vice-président de Jamra. « Les associations de consommateurs font attention aux denrées alimentaires pour ne pas que les clients mangent n’importe quoi. De la même manière, nous sommes vigilants à ce que l’on peut faire entrer dans le cerveau des enfants », explique-t-il pour justifier la plainte…

Victoire 2-0 sur l’équipe de Madagascar, les Lions du Sénégal au sommet…

Vainqueur (2-0) du Madagascar samedi soir à Thiès, l’équipe du Sénégal boucle brillamment les éliminatoires de la CAN 2019, grâce à un doublé de Mbaye Niang

L’équipe nationale de football du Sénégal s’est imposée (2-0), samedi soir au stade Lat Dior de Thiès (70 km de Dakar), devant son homologue de Madagascar et termine du coup leader (avec 16 points) de la poule A des éliminatoires de la CAN « Égypte 2019 » à laquelle elle s’est déjà qualifiée depuis la cinquième journée.

Les buts du Sénégal ont été inscrits sur un doublé de l’attaquant de Rennes (L1 France), Mbaye Niang, en première (27e) et en seconde mi-temps (56e).

Le Sénégal réussit à battre ainsi Madagascar (10 points), la seule qui a réussi à lui tenir tête dans ce groupe après le match nul au match aller (2-2) à Antananarivo.

Sur l’ensemble de la partie, l’équipe du sélectionneur Aliou Cissé, remaniée au milieu avec les titularisations du revenant Pape Alioune Ndiaye et du nouveau Krépin Diatta aux côtés du relayeur habituel Idrissa Gana Guèye, a montré une réelle envie de produire du beau jeu malgré les défaillances techniques.

Emmenés par le capitaine du jour Sadio Mané, en l’absence de Cheikhou Kouyaté, sur le banc, les Lions posent le ballon et procèdent à des offensives qui sont primairement freinées par une solide et téméraire équipe de Madagascar. Mais cela ne sera que de courte durée. 

A la 27e minute, Ismaila Sarr profitant du relâchement des Malgaches au milieu réussit à glisser le ballon dans la course de son coéquipier de Rennes, Mbaye Niang, qui fusille à bout portant le gardien adverse : 1 – 0 pour le Sénégal… au grand bonheur du public thiessois qui accueille pour la première fois l’équipe nationale qui, d’habitude, reçoit ses matchs au stade Léopold Sedar Senghor de Dakar.

Après la célébration, le Sénégal reprend la partie qu’il peine toutefois à contrôler face au sérieux dont fait montre l’équipe adverse. Cette dernière donne même des sueurs froides aux supporters, profitant des erreurs d’appréciation de la défense sénégalaise sur certaines relances mal faites. Mais plus de peur que de mal, le gardien Édouard Mendy, titularisé pour la deuxième fois avec les Lions, était toujours là pour rassurer par ses sorties et arrêts décisifs. 

Le Sénégal rentre ainsi dans les vestiaires par cette avance avant de revenir en deuxième période avec les mêmes ambitions que la première : poser le jeu et marquer plus de buts sans en encaisser. 

Ce que les Lions réussissent à force d’appuyer sur l’accélérateur. A la 56e minute, Gana Guèye délivre une passe à Mbaye Niang, qui fait usage de sa puissance physique pour maintenir le ballon avant de le loger au fond des filets. Il signe ainsi un doublé et cède sa place a la 67e minute à Moussa Konaté, sous les applaudissements du stade. 

Le Sénégal cherche coûte que coûte un 3e but, qu’une certaine partie du public aimerait voir Sadio Mané marquer… mais en vain. Malgré son implication et son altruisme, l’attaquant de Liverpool n’a pas réussi à se mettre en position de scorer.

Pour sa part, Krépin Diatta, remplacé à la 75e minute par Alfred Ndiaye, a donné une forte impression grâce à une palette technique qui a ravi le public. 

Sada Thioub a également joué les 5 dernières minutes à la place d’Ismaila Sarr, avec quelques accélérations à l’appui qui ne lui ont pas permis d’exprimer tout son talent en percussion et en dribble. 

Aliou Cissé a probablement noté cela en prévision du match amical de mardi contre le Mali, à Dakar, où plusieurs joueurs restés sur le banc aujourd’hui devraient démarrer.

Cela sera un bon baromètre également pour lui en vue d’apporter des correctifs et régler certains automatismes à l’approche de la CAN, prévue l’été prochain en Égypte et où le Sénégal est classé  parmi les favoris.

Doudou Gnagna Diop sur la posture du PS: « ce sera de voir les modalités de gestion de la coalition et… »

ENTRETIEN avec …( Partie politique)

Le Parti socialiste a invité ses militants exclus à regagner la maison mère. Cet appel n’est pas accueilli favorablement par les proches de Khalifa Sall. Est-ce que vous êtes déçu de cette réaction ?

La bonne appréciation qui a été faite de cela, c’est le retour du maire de la Patte d’Oie (Ndlr : Banda Diop) et de l’adjoint au maire de la Médina. Et le secrétaire général (Ndlr : Ousmane Tanor Dieng) a dit que tout militant qui était parti et qui serait prêt à revenir, sera accueilli favorablement. Si quelqu’un d’autre trouve qu’il n’est pas d’accord et l’a manifesté, c’est regrettable. Pour le parti, vaut mieux des additions que des soustractions, nous sommes de la même famille politique avec les mêmes motivations.

Mais est-ce que vous ne trouvez pas incohérent de la part du Ps de rappeler ses militants exclus ?

Non du tout, parce que parmi les camarades qui étaient déjà partis d’eux-mêmes par démission ou exclusion, certains étaient déjà présents à la réunion du Bureau politique de samedi dernier. Il n’y a aucune incohérence. Peut-être que certains de ces camarades partis veulent retourner au Ps. C’est un parti politique, je peux quitter mais aussi je peux adhérer à nouveau, où est e problème ? Il n’y en a pas… Ça se passe comme ça dans tous les partis politiques du monde. On souhaite que ceux qui étaient partis reviennent au sein de la famille. Maintenant, si parmi ceux qui étaient partis, il y a quelques-uns qui ne sont pas d’accord avec leurs camarades, qu’ils s’expliquent.

A l’issue de la Présidentielle, le Président Macky Sall a été élu avec plus de 58% des suffrages valablement exprimés. Par rapport à cette réélection, quelle est la posture qu’on peut attendre du Ps durant le second mandat du Président Macky Sall ?

Notre candidat vient de remporter haut la main l’élection présidentielle. Le Président Macky Sall était le candidat de la coalition Bby dans laquelle nous avons une place très privilégiée et très importante en termes de qualité de travail et donc les résultats de cette élection nous impliquent à 100%, pour le moment. Cet ensemble de coalitions marche très bien. Et, la posture du Parti socialiste, ce sera de voir les modalités de gestion de cette coalition et du pouvoir pendant le second mandat qui est à l’entame.

Maintenant, il est un peu prématuré de prendre des positions. Bby a un président qui est le Président Macky Sall et il a des responsables politiques dans cette coalition. Tout ce qu’on est en train de dire ou de concocter, ce sont des supputations tant que les responsables de cette coalition ne se sont pas vus et n’ont pas décidé ensemble comment gérer les intérêts du pays dans l’avenir.

Le candidat de Bby a été battu à Thiès, votre département d’origine où vous évoluez sur le plan politique. Qu’est-ce qui justifie cette déconvenue ?

Moi, j’entends dire que la coalition a été battue. De toutes les façons, nous sommes dans une élection présidentielle, il faut résumer en termes de globalité au niveau national. Parce que l’intérêt aurait été qu’il y ait un vainqueur et des vaincus, c’est le cas. Maintenant, dans la région de Thiès, il y a une spécificité. Thiès département et commune est assez complexe. Nous avions en face de nous, il ne faut pas le négliger, une coalition assez forte, qui était la coalition «Idy 2019» composée de plusieurs démembrements d’autres partis. Nous avons réussi à avoir 100 032 voix dans le département de Thiès. Et nous faisons partie des huit départements qui ont élu le Président Macky Sall. Donc, nous avons gagné. Parce que si c’était seulement un vote contre la coalition Bby et le parti Rewmi, je crois qu’on ne parlerait pas de déconfiture.

Il faut éviter la dispersion de la coalition ;  parce que ce sont des erreurs qu’on paie très cher, chaque parti de la coalition voulant aller de son côté et faire le travail de manière inachevée. Parce qu’il faut que les responsables se mettent ensemble pour gagner ensemble.

Au niveau de Thiès, nous avons très bien travaillé. Tout le monde a vu l’accueil que le Président a eu là-bas. Tout le monde s’est impliqué, c’est peut-être au niveau de la coordination que ça n’a pas marché à un moment donné.

Durant les dernières Législatives, Idrissa Seck avait été battu dans le département. Qu’est-ce qui explique cette remontée en surface d’Idy jusqu’à parvenir à se défaire de vous ?

Ici on est dans une élection présidentielle. Ce n’est pas la même teneur. Dans le département, Idy avait été battu parce qu’il était partant seul. Il n’y avait pas une forte coalition, la coalition Idy 2019 était composée de plusieurs autres partis politiques qui sont fort représentés dans notre région ; il ne faut pas l’oublier. Et, ces partis sont venus appuyer la coalition de Idy. Je pense que cette raison est là, une autre raison est que le département doit aussi travailler davantage. Parce que dans certains coins du département, le parti (Ndlr : le Parti socialiste) devrait faire l’objet d’une redynamisation et d’une animation. Qu’on y mobilise davantage et fasse le travail qu’il faut faire. Parce que quand on est responsable, on a des comptes à rendre ; on a aussi un travail à faire avec tout le monde pour pouvoir produire de bons résultats. Pour moi, il faut des hommes et des femmes qu’il faut aux places qu’ils méritent. Le saupoudrage n’est jamais rentable en période d’élection.

Avec les élections locales, qu’allez-vous adopter comme position en tant que Socialistes : continuer à cheminer avec Bby ou présenter une liste parallèle à celle de Benno ?

Du temps où il y avait Bby que tout le monde se positionnait et se posait la question sur sa crédibilité, notre secrétaire général (Ndlr : Ousmane Tanor Dieng) disait : ‘’Vous pouvez cheminer avec le parti avec lequel vous vous entendrez. Sinon, chacun pouvait partir de son côté pour gagner pas pour perdre’’. Ça s’est produit dans le passé et il y en a qui ont gagné et d’autres qui ont perdus. J’espère que ça nous servira de leçon. Au niveau de la commune de Thiès s’il y a lieu d’aller ensemble parce que notre parti l’a décidé, nous irons ensemble. Mais pour le moment, c’est assez précoce ; c’est très tôt de dire quoi qu’il en soit…

Tournées nationales du Cosec: Les acteurs économiques expriment leur besoin accru en…

Le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a organisé, ce samedi, un atelier de restitution et de validation des tournées nationales d’identification des besoins des acteurs économiques dans les pôles territoriaux. A l’issue de la rencontre qui a enregistré la participation des chambres de commerce, des collectivités locales, il est ressorti un besoin accru en renforcement de capacités et en financement des acteurs économiques territoriaux.

La tournée nationale organisée par le COSEC durant l’année 2018 a fait  constater un besoin d’assistance accru de proximité des acteurs économiques territoriaux pour la valorisation et la promotion du label «Made in Sénégal».  Le directeur général du COSEC, Mamadou Ndione, a indiqué ce besoin qui s’est faire ressentir en termes de formation en renforcement de capacités; financement, technique managériale.  «C’est dans cette perspectives que le COSEC, en conformité avec le PSE entend mettre en place une stratégie d’accompagnement des petites entreprises en vue de l’information des filières porteuses de croissance au sein de chacun des 5 pôles de croissance économique. Il s’agira de promouvoir une stratégie en termes de renforcement techniques de capacités de production et de commercialisation des produits et de services dans les foires et les salons et concevoir la stratégie de mise en place de pré clusters», précise-t-on dans le document remis à la presse.
Quant au directeur général du COSEC, M. Ndione a souligné qu’il s’est agi dans le cadre de cet atelier de valider un peu ce qui a été recueilli comme informations stratégiques pour davantage accompagner les structures à la base qui sont dans la production, la commercialisation et qui interviennent également sur les chaînes de distribution. «Concrètement, il s’agira au sortir de cet atelier de validation de s’accorder sur les grandes lignes en termes de renforcement de capacités, également de formalisation et de formation des acteurs à la base mais aussi en termes d’intervention sur les chaînes logistiques», a-t-il insisté. Le Dg du COSEC estime qu’il reste tout simplement à mieux organiser les acteurs mais surtout le zonage, faire de sorte que les avantages comparatifs de certaines zones puissent être mis en exergue pour qu’il ait un tout petit peu de rationalisation des productions. Selon M. Ndione, Il est hors de question que les régions entrent en concurrence coûte que coûte sur des segments. Et c’est la raison pour laquelle, à l’issu de leur tournée, ils ont procédé à un travail de profilage qui a abouti à l’organisation un peu du Sénégal en zone de production. Il précise que le défi majeur est à la conservation et au stockage sur certains segments de production.

Ch. S. NDONG

Suivi des Odd au Sénégal: Le rôle fondamental attendu des jeunes…

Le Conseil des Ongs d’appui au développement (Congad) organise avec l’appui de la GIZ et en partenariat avec l’ONG Sightsavers, depuis hier, un atelier de renforcement des capacités des jeunes pour l’appropriation et le suivi de l’agenda 2030.

Le principe fondamental des Odd, indique le président Amacodou Diouf, est de «ne laisser personne en rade» dans sa mise en œuvre des politiques concernant notamment la jeunesse. Il découle des recommandations des acteurs, notamment des organisations de la société civile pour exiger de leurs dirigeants qu’ils hissent les besoins et les intérêts des plus pauvres, marginalisés et défavorisés au rang de priorité du développement durable.

Les Objectifs de développement durable (Odd) ont été adoptés en septembre 2015 par 193 pays membres des Nations Unies dont le Sénégal, à la suite des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Les Odd constituent, selon le président du Congad un plan d’action pour la paix, l’humanité, la planète et la prospérité, nécessitant la mise en œuvre de partenariats multi-acteurs. Pour Amacodou Diouf, ils ambitionnent de transformer nos sociétés en éradiquant la pauvreté et en assurant une transition juste vers un développement durable d’ici à 2030.

Abondant dans le même sens, la directrice de l’Ong Sightsavers, Mme Salimata Bocoum soutiendra qu’au Sénégal, les jeunes constituent 65% de la population. Suffisant pour que ces derniers jouent leur rôle dans le suivi des objectifs des Odd. Mieux, soutient-t-elle, 10 des objectifs des Odd traitent des questions en rapport avec les jeunes.» La contribution des jeunes permet de trouver des solutions novatrices pour améliorer les conditions de vie des jeunes », argumente-t-elle.

Le Congad a enrôlé des jeunes issus de toutes les régions du Sénégal afin de les capaciter pour qu’ils puissent s’approprier les Odd et qu’ils puissent réussir le défi de sa mise en œuvre. Selon Fada Diop, membre du Groupe de travail et de suivi des Odd, cette initiative vient à son heure puisque les jeunes constituent un maillon très important: «les jeunes jouent un rôle fondamental dans l’appropriation et le suivi des Odd d’autant plus que ce sont des acteurs et il est important qu’ils soient impliqués dans l’élaboration et le suivi des politiques et c’est pourquoi il est important que les jeunes soient orientés pour qu’ils puissent jouer un rôle significative en termes de bien être», a-t-il ajouté.

L’atelier de renforcement des capacités des jeunes qui s’est tenu les 21 et 22 mars 2018à Dakar, a regroupé les représentants des associations de jeunesse, des structures techniques de l’Etat, des organisations de la société civile et des collectivités territoriales. Au sortir de l’atelier de deux jours, il est prévu un document  qui va servir de feuille de route aux parties prenantes et des actions concrètes en matière de santé, d’éducation, pour apporter des réponses holistiques à cette question.

Bby d’Adjamé: Tidiane Samba LY invite les sénégalais à dialoguer davantage…

Des responsables de la coalition Benno Bokk Yakaar en Côte d’Ivoire notamment à Abidjan ont rencontré la presse, hier, à Dakar pour donner leur point de vue sur la situation post- électorale.

El hadj Tidiane Samba Ly, coordinateur de l’Apr dans le quartier populaire d’Adjamé incite une partie de l’opposition à se ressaisir. A son avis, il est important de conserver cet acquis qu’est la démocratie sénégalaise en dialoguant  davantage.

Le coordinateur de l’Apr en Adjamé a indiqué que ses collaborateurs ont travaillé en parfaite harmonie, la main dans la main. Selon El Hadji Tidiane Samba Ly le Président Macky Sall ne doit rien à personne ; la victoire c’est grâce à son travail, son bilan. «Notre tableau de bord durant la campagne électorale était axé sur son bilan. Il mérite ce deuxième mandat.

Une partie de l’opposition doit se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard, la patrie a besoin d’eux, notre démocratie est en avance en Afrique et ailleurs. Il faut conserver cet acquis et dialoguer davantage ; le dialogue c’est l’arme des hommes forts», a-t-il relevé. Face aux journalistes, M. Ly a d’abord félicite tous ceux qui ont œuvré à cette belle victoire du Président Macky Sall; les militants, sympathisants, adhérents, etc.

Le président de l’Amicale des sénégalais d’Adjamé a souligné qu’au pays de la Lagune ébrié, la préférence c’est le Président Sall. «Wolof, sérère, al pular, diola, layène, mouride, tidiane, ont voté Macky. Personne ne peut nous tromper en parlant d’autres choses, le Sénégal est indivisible. Il ne faut pas stigmatiser une ethnie. Il faut savoir perdre dans la dignité», a-t-il laissé entendre.

Dans le bureau présidentiel, affirme M. Ly,  il y a un seul fauteuil pour une personne. Il n’y a pas de banc où plusieurs personnes peuvent s’assoir en même temps. Ce beau pays, le Sénégal, d’El hadj Omar Tall, Serigne Touba, Thierno Souleymane Baal, Maodo Malick Sy, Kocc Barma Fall, a besoin de lucidité et de paix. A l’en croire, le Président Sall fait toujours preuve d’ouverture dans la gestion du pays en déclarant sa disponibilité à Dialoguer avec tout le monde.

Pour lui, le défi est désormais à l’action devant consister en des réalisations, comme par le passé, qui marqueront le prochain quinquennat. Macky Sall a réussi à disposer d’engagement de partenaires financiers pour le travail devant assurer la continuité des réalisations que nos concitoyens et la majorité des sénégalais ont su apprécier avec classe. «Le PSE phase II va démarrer incessamment avec son cocktail de social», a rassuré M. Ly.

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