mercredi, septembre 9, 2026
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Gouvernement d’ouverture du Président Sall: Le CSE invite les compatriotes à faire bloc pour une relance de l’économie

Le Club Sénégal Emergent (CSE) a accueilli avec une grande satisfaction la mise en place d’un nouveau Gouvernement de stabilité et d’ouverture, faisant suite à une lecture pertinente du contexte actuel de nécessité de relance de l’économie nationale. Le président du CSE, Youssoupha Diallo, magnifie la posture et la position du Président Macky Sall relatives à l’ouverture du Gouvernement à la nouvelle majorité politique et surtout à la partie la plus significative de l’opposition, pour mieux faire face et relever les défis du moment.

  C’est le lieu, pour le Club Sénagal Émergent (CSE), de saluer le génie et l’intelligence politiques du Président de la République Macky Sall qui, s’appuyant sur un sens patriotique élevé et le souci de l’intérêt national qui transcendent les calculs politiques, a choisi des femmes et des hommes d’horizons politiques divers mais, aux profils indiqués pour être à la hauteur des enjeux fondamentaux et des défis prioritaires à relever.

Ce Gouvernement, indique le président du CSE Youssoupha Diallo, symbole d’un consensus national fort pour assurer la stabilité politique, civile, sociale et institutionnelle, constitue certainement

une réponse appropriée au regard du contexte mondial si tourmenté, conséquence des ravages provoqués par la pandémie Covid-19, et d’un environnement sous régional traumatisant, marqué par plusieurs conflagrations politico-électorales. Ce contexte de crise sanitaire qui a accentué les difficultés socio-économiques en termes d’augmentation du chômage et du sous-emploi, mentionnent les membres du CSE, est accompagné d’un regain d’émigration clandestine avec de nombreux jeunes valides qui malheureusement peuplent les cimetières marins ainsi que de la recrudescence d’un djihadisme déstabilisateur.

Le (CSE) salue aussi la maturité de la classe politique sénégalaise qui, s’étant déjà  manifestée à travers le dialogue national, l’élan de solidarité dans la lutte contre la pandémie et l’adhésion d’une large frange de patriotes en vue de la mise en œuvre du PR2A,a décidé de s’impliquer pour apporter des solutions efficaces au chômage des jeunes, juguler les impacts négatifs de la Covid-19, de la pauvreté, du sous-emploi et de l’émigration clandestine, pour renforcer l’espoir chez notre jeunesse.

Le CSE appelle le nouveau Gouvernement à   aller résolument dans le sens du fast-tract, aux ministres et à leurs collaborateurs de se retrousser les manches pour moins de discours et plus d’actes. Il les convie à se concentrer sur les missions dictées par les exigences de l’heure et prescrites par le Président de la République.  Le Club les invite à faire preuve d’unité et de solidarité dans la mise en œuvre des politiques publiques, de mutualiser et rationaliser les programmes et projets pour l’emploi des jeunes et des femmes, dans le sens de la mise en place d’un programme d’urgence pour ces franges de la population (PUPEJF), à l’instar du PUDC.

Le CSE appelle les Sénégalaises et les Sénégalais à avoir et cultiver des comportements et attitudes de résilience que dictent la situation post Covid, dont les quatre piliers fondamentaux sont le travail, la discipline, la responsabilité et la solidarité. Le Club invite les compatriotes à faire bloc autour du Président Sall et de ce Gouvernement de stabilité et d’ouverture pour atteindre les objectifs de résilience et de compétitivité du PAP2A.

Ch. Seck NDONG

 

 

Pour une amélioration du service et de la qualité de l’eau; des OSC décident de faire une note au ministère des Finances

La Plateforme des organisations de la société civile sur l’eau et l’assainissement (Posceas) a organisé, ce lundi, un atelier national préparatoire à la contribution des Osc du Sénégal en vue de la réunion des ministères des Finances prévue le 04 novembre 2020 en collaboration avec les partenaires internationaux. Les Osc ont fait état du rôle important le ministère des Finances doit jour dans la mobilisation des fonds pour les investissements dans le secteur.  

Avec la pandémie de la Covid-19, la question de l’eau est devenue primordiale puis qu’elle fait partie des gestes barrières. Il est important pour les acteurs de la société civile de ne pas oublier le volet ‘’Eau, hygiène et assainissement’’. Voilà pourquoi, les Osc ont décidé de faire une note qu’ils vont transmettre au ministère des Finances pour pouvoir attirer des autorités compétentes. Les membres de la Posceas trouvent qu’au lieu de réduire les financements au niveau du secteur de l’eau et de l’assainissement, il faut les augmenter pour atteindre l’ODD6, à savoir garantir un accès universel à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030.

«Si nous voulons atteindre l’ODD6 d’ici 2030, il faut multiplier le budget actuel par 7, pratiquement plus de 3 000 milliards. Et, vous savez qu’au niveau du Sénégal, ce n’est pas seulement l’eau qui constitue une priorité», a plaidé M. Daouda Sanon, représentant de la Posceas. Selon lui, il y en a beaucoup mais l’eau peut être considérée comme étant la principale priorité car une bonne qualité de l’eau permet d’avoir des populations en bonne santé ; «ça peut réduire les budgets pour la santé, ça permet aussi aux femmes et aux jeunes filles de gagner du temps parce qu’on est seulement en ville, il y a le milieu rural où les gens dégagent du temps pour être productifs dans ce qu’ils font».

La rencontre s’est tenue en présence d’un représentant du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, notamment M. Dame Ndiaye du PEPAM. Ainsi, les acteurs de la société civile pensent qu’en jouant sur ces leviers de l’eau et l’assainissement, ils peuvent jouer sur les autorités publiques qui vont permettre un développement durable du pays.

M. Sanon a rappelé qu’avant, dans les OMD, c’était l’amélioration de l’accès. Or, maintenant nous sommes dans le service; «on ne se contente pas d’améliorer mais on veut avoir le service de l’eau 24 heures sur 24, on veut avoir de l’eau de bonne qualité». Il a souligné qu’en milieu rural ceux qui prennent l’eau des puits ne boivent pas l’eau de bonne qualité. A son avis, il faut non seulement améliorer le service, mais mettre les moyens, faire des analyses bactériologiques, les traiter afin d’avoir une bonne qualité de l’eau à la disposition de tout le monde; en milieu urbain comme en milieu rural. Donc, ça nécessite beaucoup de moyens.

Le représentant de la Posceas a fait comprendre que nous sommes en pleine réforme de l’hydraulique. Les autorités compétentes sont en train de mettre en place le DSP qui vise à professionnaliser le secteur. C’est un processus qui est en cours. Aussi, Babacar Ndiaye, un des présentateurs, a salué le fait que l’Etat ait mis dispositif en cours pour permettre à ce que les opérateurs privés donnent le meilleur pour l’amélioration de la qualité de service. Au cahier de charges va être soumis au privé afin de pouvoir améliorer, non seulement le service, mais la qualité de l’eau. Les acteurs de la société ont vraiment insisté sur la question de la qualité de l’eau que nous consommons.

Par Ch. Seck NDONG 

E-logistics, dématérialisation de la supply chain: La startup sénégalaise Logidoo s’installe au Maroc

Etant l’un des marchés les plus dynamiques du continent, le royaume chérifien attire de plus en plus de regards. Cependant, si accéder à un marché est une chose, disposer d’une logistique d’accompagnement envers cette dynamique commerciale et d’échanges en est une autre. 

Ayant compris cela, la Startup Logidoo démarrera ses activités dès le 1er décembre au Maroc autour du tryptique Connectivité, réactivité et transparence.

Dans cette optique, Mr Tamsir Ousmane Traoré, CEO de Logidoo, prévoit des perspectives reluisantes dans le secteur du commerce et e-commerce grâce à la mise à disposition de prestations logistiques qui permettront aux particuliers et aux entreprises d’effectuer différents types  d’opérations en ligne.

« La création de la filiale marocaine  étant faite, la startup se prépare au lancement de l’activité prévu en début décembre 2020. L’objectif est d’ouvrir les marchés de la CEDEAO  au Maroc grâce à la mise en place de corridor de transport afin de faciliter les échanges commerciaux. A travers ses différents services, Logidoo établira  des canaux de transport routier, maritime et aérien avec des départs toutes les semaines vers les différents marchés ouest africains comme le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire…», A-t-il expliqué.

Une fois mis en place, ces dispositifs de facilitation des échanges contribueront à booster l’intégration africaine par le commerce, le renforcement du partenariat sud-sud, et permettront en outre de renforcer l’axe Sénégal-Maroc, déjà très actif.

A Propos de Logidoo:

LOGIDOO l’un des premiers business unit de la société 2W créé en 2019 et spécialisé dans la conception de solution logistique digitalisée. Sa mission est de connecter les acteurs de la chaine logistique à travers la technologie.

Ayant une triple reconnaissance en 2020 lors d’évènements internationaux et nationaux tels que: la finale internationale de la 10ème édition de l’Annual Investment Meeting, organisée conjointement par l’AIM, la BID, le Ministère de l’Economie (MEPC), la Direction du Développement du Secteur privé, la DER et la Direction de la Promotion de l’Economie numérique et du Partenariat.

Comité national de gestion de la lutte: Le ministre des Sports trace la feuille de route de la nouvelle équipe

L’arrêté portant nomination des nouveaux membres du Comité national de gestion (Cng) de lutte a été publié hier. Une occasion pour le ministre des Sports, Matar Ba, de décliner la feuille de route de la nouvelle équipe qui sera dirigée par Ibrahima Sène. D’après le site d’informations adakar.com, il est attendu d’elle d’insuffler une nouvelle dynamique à la discipline pour lui permettre de développer ses capacités à produire les mutations nécessaires et attendues.

Une nouvelle page s’est ouverte hier pour la lutte sénégalaise avec la nomination de la nouvelle équipe du Comité national de gestion (Cng) que va désormais diriger Ibrahima Sène, jusque-là président du Comité régional de gestion (Crg) de la lutte de Kaolack. Selon le ministre des Sports, le choix des membres de ce comité n’est pas fortuit. «C’est le résultat de longues et précieuses concertations avec tous les acteurs et tous les segments de la lutte à travers une approche d’écoute, d’ouverture et d’unité», a dit Matar Ba qui les a félicités, tout en leur souhaitant beaucoup de réussite dans l’accomplissement de leurs fonctions.

Cette démarche de concertation et de consultation qui a amené à ce choix résulte, selon lui, de «la particularité de la lutte qui est un sport, à la fois, technique, social et inclusif, impliquant plusieurs variétés et plusieurs paramètres (lutte avec frappe, lutte simple dans ses différentes déclinaisons, lutte olympique, association des amateurs, des managers, des promoteurs, animateurs…)».

Inscrire la lutte dans une nouvelle dynamique

Les attentes sont nombreuses. Et pour le ministre des Sports, «la nouvelle équipe du Cng doit inscrire la lutte dans une nouvelle dynamique capable de lui permettre de renforcer sa résilience et de développer ses capacités à produire les mutations nécessaires et attendues». Matar Ba a ainsi dressé la feuille de route de la nouvelle équipe qu’il a invitée à «inscrire la lutte dans une nouvelle dynamique capable de lui permettre de renforcer sa résilience et de développer ses capacités à produire les mutations nécessaires et attendues».

Dans cette perspective, a-t-il indiqué, les concertations nationales sur la lutte sénégalaise ont formulé d’importantes recommandations. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’une Fédération nationale de lutte, de l’amélioration du statut du lutteur, du manager et du promoteur, la formalisation des écuries en associations. La décentralisation des programmes de lutte et leur adaptation au contexte et aux réalités locales fait aussi partie des recommandations.

De même, l’organisation, de façon périodique, d’un Festival national de lutte en étroite concertation avec les ministères chargés respectivement de la Culture et du Tourisme est préconisée. En outre, le ministre des Sports a formulé des attentes, notamment «l’entrée de la lutte aux Jeux olympiques, la reconversion professionnelle des pratiquants par la mobilisation des potentialités économiques et sociales, le développement, en relation avec les collectivités territoriales, de la dimension culturelle de la lutte et son inscription dans le projet de territorialisation des politiques publiques». Il s’y ajoutent, selon le ministre des Sports, «la prise de mesures nécessaires pour une participation de la lutte sénégalaise à l’animation des prochains Jeux olympiques de la jeunesse «Dakar 2026», l’appui à l’organisation de programmes, de façon régulière, en relation avec les promoteurs et les annonceurs et aussi l’inscription définitive de la lutte, produit sportif, culturel et touristique dans le projet de faire du Sénégal une société émergente à l’horizon 2035».

Matar Ba a ainsi invité Bira Sène et son équipe à relever ces nombreux défis. Car, fait-il savoir, «le travail de modernisation et d’efficience de la lutte sénégalaise est une œuvre en perpétuel renouvellement et chaque acteur doit y réaliser la partition qui est la sienne». Le ministre des Sports a remercié l’ensemble des acteurs de la lutte pour leur courtoisie, leur amour de la discipline, mais surtout «leur volonté de soutenir la lutte sénégalaise dans son processus de transformation vers la modernisation et l’efficience».

Matar Ba a, par ailleurs, rappelé que le «le Cng de lutte est une déconcentration technique, une sorte de démembrement de l’État et non une Fédération». Ce qui explique que ses membres sont nommés. «Le Cng sera donc soutenu et accompagné ; et les actes qu’il va poser sont revêtus du sceau et de l’empreinte de l’autorité publique», a fait savoir le ministre des Sports.

Sénégal: L’Indice de Pérennisation des Osc en 2019 est : 4.2

En 2019, la vie publique au Sénégal a été rythmée par l’élection présidentielle de février et ses retombées. Les élections se sont tenues dans un climat de controverse après l’approbation de la loi de 2018 exigeant que les candidats à la présidence obtiennent, pour se qualifier, les signatures d’environ 1 pour cent des votants dans sept régions. La nouvelle loi a considérablement réduit le nombre des candidats. Sur les vingt-sept candidats qui avaient déposé leur candidature auprès du Conseil constitutionnel pour se présenter aux élections, seuls sept ont été acceptés, et parmi eux le président sortant Macky Salla, dont la candidature a été considérée par certains comme une violation de sa promesse de réduire le nombre de ses mandats. Deux candidats de l’opposition ont été disqualifiés après avoir été condamnés pour détournement de fonds publics, peu de temps après avoir annoncé leur candidature.

Le ministère de l’Intérieur n’a pas communiqué de données sur le nombre d’OSC depuis plusieurs années. D’après des estimations, les OSC enregistrées comprennent plus de 10 000 associations et 589 organisations non gouvernementales. De nombreuses organisations non enregistrées sont également actives.

CONTEXTE JURIDIQUE: 5,0

Le contexte juridique des OSC sénégalaises n’a pas changé en 2019. Les OSC relevaient toujours de la loi n° 76040 de 1976. Le ministre de l’Intérieur approuve tous les enregistrements et supervise toutes les OSC. Après deux années d’existence, les OSC peuvent demander le statut d’ONG en vertu du décret no 2015-145. Le statut d’ONG leur confère le droit à certaines exonérations d’impôts et de droits de douane. Une commission consultative interministérielle approuve les demandes de statut d’ONG, mais ces demandes sont traitées avec lenteur, car la commission se réunit rarement. Les retards d’acquisition du statut d’ONG peuvent engendrer des problèmes pour les organisations qui ont déjà accepté des calendriers de projet avec des donateurs. Les ONG ont souvent des programmes de dépenses pluriannuels approuvés et financés par l’État, et doivent produire des rapports annuels conformément au décret no 2015-145.

Les OSC peuvent faire des offres pour des marchés publics, mais après avoir signé les contrats, elles sont souvent payées en retard ou pas du tout. Les OSC ont le droit de vendre des biens et des services et d’avoir des entreprises à caractère social à condition que leurs bénéfices servent à financer leur mission.

Des juristes professionnels à Dakar et dans des villes de l’intérieur sont capables de répondre aux sollicitations juridiques des OSC. Les OSC de défense les droits humains ont souvent des juristes dans leurs effectifs qui accompagnent, généralement à titre gracieux, les requêtes de citoyens et d’OSC qui n’ont pas les moyens d’accéder aux professionnels du privé. Ces clients font souvent face aux problèmes rencontrés par les populations vulnérables, comme l’absence de protection des femmes et des enfants ou les affaires foncières.

CAPACITÉ ORGANISATIONNELLE: 4,1

La capacité organisationnelle des OSC sénégalaises n’a pas changé en 2019. Les OSC ont continué d’autonomiser les communautés grâce au renforcement des capacités et au transfert des ressources. Les démarches et les méthodes d’intervention des OSC ont fait leurs preuves, et elles leur permettent d’entretenir de bonnes relations avec leurs communautés. Parmi les OSC connues pour leurs relations particulièrement solides avec leurs bénéficiaires, on peut citer l’Union pour la solidarité et l’entraide (USE), Ndeyi Jirim, Eau vive, et le Collectif pour la modernisation des Daara. Toutefois, la plupart des projets sont de courte durée (de six mois à deux ans), ce qui représente une forte contrainte pour obtenir un impact réel et durable. La capacité des OSC à prendre l’initiative diminue parce qu’elles peuvent de moins en moins choisir librement et en toute responsabilité leurs thématiques, leurs zones d’intervention, ces paramètres étant plutôt définis en amont par les bailleurs.

La loi exige que les OSC enregistrées aient des instances statutaires telles que les assemblées générales, les conseils d’administration et les comités exécutifs. Ces instances ont généralement du mal à fonctionner par manque de ressources. Indice de Perennisation des Organisations de la Société Civile au Sénégal en 2019

Les OSC ont pleinement recours aux technologies numériques malgré la faiblesse de leurs ressources, ce qui rend souvent les services internet inabordables. Les personnels disposent de smartphones qu’ils utilisent régulièrement pour leurs projets. Les smartphones ont permis d’améliorer la qualité du travail des OSC ces dernières années.

VIABILITÉ FINANCIÈRE: 4,9

La viabilité financière des OSC était stable en 2019. Les ressources financières des OSC varient pour ce qui est de leur origine, leur volume et leurs conditions d’utilisation. En général, les financements sont de courte durée et pratiquement aucun projet ne dure plus de trois ans.

Les principaux bailleurs internationaux au Sénégal comprennent l’USAID, l’Union européenne et le gouvernement français. Plusieurs autres bailleurs relevant de la coopération bilatérale ont des programmes de moindre envergure financière, ciblant un seul secteur ou localisés. Le montant exact des financements en 2019 n’est pas disponible. Une grande partie des fonds des donateurs a continué de se diriger vers les projets des secteurs de la santé et de l’éducation. En 2019, l’UE a annoncé une aide de 4 millions EUR (environ 4,5 millions USD) pour la société civile en vue d’encourager un dialogue constructif entre les OSC, l’État, le secteur privé et les partenaires de développement du Sénégal. Sinon, les bailleurs étrangers offrent peu de soutien direct aux OSC locales qui doivent en général se faire concurrence pour obtenir un financement sous les auspices des OSC internationales. Comme elles jouent un rôle de soutien auprès d’organisations de premier plan à forte visibilité, les OSC sénégalaises n’ont pas la possibilité d’améliorer leurs capacités organisationnelles et d’accroître leur visibilité auprès des donateurs potentiels et du public.

Les OSC ont des difficultés d’accès au financement public. Certaines organisations signent des contrats de service avec l’État pour des projets dans la gouvernance, l’éducation, l’eau potable et l’assainissement ou la santé. Le ministère des Finances accorde parfois aux OSC des financements à court terme pour appuyer la mise en œuvre de projets approuvés, en recourant à des ressources de bailleurs tels que l’UE.

L’équipe de direction des grandes OSC comprend en général des responsables financiers et comptables compétents. Mais pour ce qui est des autres OSC, la faiblesse des ressources entrave le recrutement et de maintien des compétences en gestion financière.

PLAIDOYER: 3,5

Le plaidoyer des OSC a légèrement progressé en 2019, car les organisations de femmes ont fait des progrès importants en se mobilisant en appui à une loi pénalisant le viol et la pédophilie et les OSC ont joué un rôle de médiateur neutre dans les discussions entre la majorité au pouvoir et les partis de l’opposition au sujet des élections.

Les OSC coopèrent régulièrement avec l’État dans le cadre de politiques publiques et de programmes tels que le Programme 2030 pour le développement durable, qui est aligné sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Les OSC participent au Conseil économique, social et environnemental et contribuent au travail des organes de veille tels que l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption et l’Autorité de régulation des marchés publics. L’administration centrale et les OSC se rencontrent régulièrement dans des concertations, des initiatives de planification stratégique et des conférences internationales sur des thématiques diverses telles que l’accès à l’eau et l’assainissement, les femmes, la santé de la reproduction et l’éducation. Les OSC rédigent souvent des documents de position pour soutenir leurs initiatives qui visent à influer sur la politique publique. En 2019 par exemple, le groupe de travail du CONGAD sur le suivi des ODD, la Plateforme des OSC pour le suivi des ODD (POSCO Agenda-2030), et le Groupe national des partenaires de l’éducation et de la formation (GNPEF) ont soumis un document de position lors de l’examen annuel du programme éducatif et ont contribué au rapport annuel sur la mise en œuvre des ODD.

Les organisations membres du CONGAD ont réuni des parties prenantes des quatorze régions du Sénégal et de la diaspora pour les Assises nationales de la société civile en février 2019. Les assises ont discuté des stratégies de renforcement du rôle des OSC dans le processus de développement.

PRESTATION DE SERVICES: 3,7

La prestation de service n’a pas changé en 2019. Les OSC ont continué d’offrir des services dans de nombreux domaines. Par exemple dans le secteur de l’éducation, les OSC travaillent sur une large gamme de problèmes, y compris l’exclusion de certains enfants du système éducatif, l’éducation des filles, les modèles éducatifs non traditionnels, l’alphabétisation et la formation professionnelle des jeunes et des adultes. Les OSC se sont particulièrement investies dans l’employabilité des jeunes. L’organisation internationale Education Développement Center (ECD) a continué de coopérer avec le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat sur un nouveau programme d’employabilité des jeunes dans le système éducatif national, CARITAS, l’Alliance nationale des unions chrétiennes de jeunes gens du Sénégal (YMCA), Jeunesse et Développement (JED) et Entreprises du Monde (EDM) ont contractualisé avec EDC mener des diagnostics participatifs communautaires, établir clubs d’entrepreneuriat, le service communautaire, et fournir de l’apprentissage en milieu professionnel et d’autres services aux bénéficiaires.

Les OSC estiment en général que les analyses de situation sont un préalable à leur travail sur le terrain, et elles effectuent de plus en plus une planification qui requiert une bonne connaissance de l’environnement et des acteurs cibles.

À la demande des OSC, le gouvernement a reconnu qu’une bonne gouvernance est essentielle pour le renforcement de la transparence et de la redevabilité dans les secteurs sociaux clés comme la santé, l’éducation, et l’eau. L’État reconnaît la valeur ajoutée des OSC dans la prestation et la supervision de services de base. Par exemple, dans son évaluation de 2019 des travaux de l’organisation Helen Keller International à Dakar, Thiès et Tambacounda, le ministère de l’Intérieur a souligné les réalisations importantes de celle-ci, notamment un changement social bénéfique et une amélioration de la qualité, de la couverture et de l’utilisation des services pour traiter la malnutrition aiguë.

INFRASTRUCTURE SECTORIELLE: 4,4

L’infrastructure de soutien du secteur des OSC s’est légèrement améliorée en 2019, parce que les OSC ont coopéré de plus en plus entre elles et avec des partenaires d’autres secteurs. Plusieurs centres de ressources facilitent les contacts et la discussion entre OSC et les aident à créer des relations avec des partenaires de développement. Par exemple, le Réseau migration et développement (REMIDEV) gère des centres de ressources pour renforcer les capacités de ses membres sur les questions de migration. Les organisations de soutien intermédiaires (OSI) comme le CONGAD, Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), et le Cadre national de concertation des ruraux (CNCR) offrent à leurs membres des formations et un renforcement de capacités sur la gestion de projet, le suivi citoyen, le dialogue politique, le plaidoyer et dans d’autres domaines. Le CONGAD aide aussi les associations à effectuer les procédures administratives d’enregistrement en tant qu’ONG et à préparer des programmes d’investissement. Ces services ne sont pas générateurs de revenus.

Les OSC cultivent des relations de collaboration avec d’autres secteurs. Par exemple, en 2019, le Centre forestier de Thiès et le Centre Tostan collaborent avec des services publics dans le cadre de formations, de discussions et autres événements dans des secteurs comme l’agriculture, la santé et l’éducation. Action et Développement (AcDev) et le Centre Kaidara, une ferme éducative, ont été le fer de lance de l’Université de la santé, un Indice de Perennisation des Organisations de la Société Civile au Sénégal en 2019

Les OSC ont peu d’interactions importantes avec les entreprises, sauf la PFAnE, créée dans le cadre des Accords de Cotonou pour, entre autres, promouvoir un dialogue sur le rôle des OSC dans la vie publique nationale.

IMAGE PUBLIQUE: 3,6

L’image publique des OSC n’a pas changé en 2019. Les médias mènent et publient régulièrement des interviews avec des représentants des OSC, en marge d’articles sur leurs activités. Par exemple, les activités réalisées dans le cadre des ODD en 2019 ont été toutes couvertes par l’essentiel les principaux médias : presse quotidienne, radio, télévision, sites web et réseaux sociaux. Les OSC invitent les journalistes à leurs grands événements et remboursent en général leur transport, mais ne les paient pas pour les prestations fournies.

Les discussions ont continué en 2019 pour améliorer les normes éthiques parmi les OSC. Lors des Assises nationales de la société civile, il a été proposé de rédiger une ébauche de code commun pour le secteur des OSC, basé sur le code d’éthique des membres du CONGAD. Ce nouveau code n’a toutefois pas été rédigé en 2019. Les OSC rédigent et soumettent régulièrement des rapports annuels, puisque c’est une disposition statutaire interne, une obligation légale et une exigence officielle des bailleurs.

Clause de non-responsabilité: les opinions exprimées dans ce document sont celles des intervenants et des  autres chercheurs du projet et ne reflètent pas nécessairement les points de vue de l’USAID ou de FHI 360.

NB: les progrès sont stables pour l’année 2019. Mais on a dépassé la moyenne qui est de 5 (au delà de 5, c’est mauvais) . La note de 4,2 pour 2019 n’est pas mal. 

Capitale: Dakar

Population: 15.736.368

PIB par habitant (PPA): 3.500 $

Indice de Développement Humain: Faible (0,514)

La liberté dans le Monde: Partiellement Libre (71/100)

Développement durable et employabilité des Jeunes: EMDEP France et AACICI- IAPC s’alignent

En marge de sa visite de travail au Sénégal M. Raoul Urru, président de l’association « J’M’attaque aux stocks de déchets plastiques » et ses partenaires du groupe AACICI- IAPC ont organisé une opération de collecte de déchets plastiques à la plage de Yoff (Dakar, Sénégal). L’opportunité a été saisie pour sensibiliser les populations riveraines sur les méfaits de ce type d’ordures, en particulier les enfants qui ont massivement participé à a collecte.

Dans ce contexte marqué par la recrudescence de l’émigration clandestine vers l’Europe, le Sénégal peut compter sur des incitatives telle que celle de l’Agence Africaine d’Information et de Coopération pour le Commerce International (AACICI), Créé en novembre 2013, l’AACICI est une initiative du Dr Falou Samb, ancien délégué du Sénégal à l’Organisation mondiale de commerce (OMC). Son objectif est d’outiller les étudiants, les auditeurs et les décideurs en politique commerciale et en commerce international, instruments de développement.

EMEP Sénégal-France: un partenariat gagnant

Cette agence qui disposait déjà d’un établissement d’enseignement supérieur privé dénommé Institut Africain des Politiques Commerciales (IAPC) spécialisé dans toutes les formations d’enseignement supérieur pertinentes à l’économie, au commerce et au développement, a décidé de s’investir dans la qualification des jeunes en déperdition scolaire à des métiers traditionnels et nouveaux. Pour mener ses activités, Le groupe AACICI-IAPC développe une politique de partenariat et d’échanges à travers le monde, avec plusieurs investisseurs, des ONG, Associations, …C’est le cas avec EMDEP-France,

C’est dans ce cadre que l’Agence a reçu à Dakar, dans la semaine du 26 octobre au 1er novembre 2020, M.  Raoul Urru, Responsable d’EMDEP-France et Président de l’Association “J’M’attaque aux stocks de déchets plastiques”, avec qui elle travaille dans un projet d’implantation d’une école des métiers et de développement de projets EMDEP Sénégal-France.C’est en marge de cette visite de travail que les deux partenaires ont organisé, le jeudi 29 octobre 2020, une opération de collecte de déchets plastiques et de sensibilisation au niveau de la plage de Yoff et de la Commune de Hann-Bel Air, dans une démarche inclusive car impliquant les populations et les élus locaux.

« J’M’attaque aux stocks de déchets plastiques, c’est récent, mais ça fait dix ans que le ramasse les déchets plastiques au bord des océans, dans les dunes», a tenu précisé Raoul Urru. Tout est parti du constat de la presence de masses énormes de déchets plastiques dans le monde évaluées « entre 9 et 10 milliards de tonnes. Sachant que le plastique est très léger, cela représente un volume important, inimaginable. On assimile cette masse à un 7ème continent”. De manière imagée, devant des enfants intéressés mais scandalisés, il poursuit “Cette masse fait à peu près 9 fois la taille du Sénégal. Si on ne fait rien du tout, d’ici quelques années, il y aura 30 à 40 milliards de tonnes de déchets plastiques. C’est inoui! Le plastique, sous l’effet du soleil, du sel de la mer, du sable, va se décomposer en tout petits morceaux, en micro-plastique de sorte qu’on fera plus la différence entre le sable et le fin-plastique», a-t-il renseigné. Aujourd’hui, a fait comprendre M. Urru, 80% du sel de table qu’on utilise pour le poisson, la viande, le riz, etc. contient des micro-plastique. Actuellement, les spécialistes ont découvert des micro-plastiques sur les tissus du foie, du poumon, du cœur. Cela va donc au-delà d’une simple opération de nettoyage. La gravité et l’ampleur du phénomène exige selon lui, des mesures urgentes. Il recommande des actions citoyennes à une échelle planétaire.

Le groupe AACICI-IAPC a très tôt épousé cette vision, en droite ligne avec sa politique. Tour à tour, ses responsables, en l’occurrence, le Dr Falou Samb et M. Bassirou Samba, respectiviement, Président du Conseil de surveillance et Responsible des relations extérieures, ont pris l’engagement, devant les popuations et M. Urru, d’oeuvrer à maintenir la dynamique: promouvoir le ramassage des déchets mais également et surtout, un changement de comportement tendant à non seulement réduire l’usage du plastique (“un matériau super mais qu’on ne peut pas supprimer définitivement”, selon M. Urru) mais à imaginer les moyens de les recycler.

EMDEP Sénégal – Fance est justement mis sur les fonts baptismaux pour outiller les jeunes à la maîtrise de ce type de competence-métier. En effet, cette école des métiers propose au jeunes sénégalais notamment, des formations techniques débouchant sur un projet voire sur un emploi. Une manière de considérer le problème comme une opportunité. Sous ce rapport, cette masse énorme de déchets plastiques, c’est du pétrole, car recyclable. EMDEP Sénégal-France va travailler là dessus», a déclaré M. Urru pour qui tout est lié. Il a été confirmé par le Dr Falou Samb.

«La recrudescence du phénomène de l’émigration clandestine, ‘’Barça ou Barzakh’’ (la vie ou la mort), avec son lot de morts et de disparus nous interpelle tous. Avec nos partenaires, nous sommes en train de proposer des solutions à la hauteur de nos moyens et domaines de competence, pour redonner l’espoir aux jeunes et oeuvrer pour un développement durable. Entres autres pistes, la récupération et le recyclage des déchets plastiques peut constituer une alternative.

“Je me réjouis de votre visite. Nous avons les mêmes ambitions donc nous sommes appelés à travailler ensemble. Il y a 5 ans, e Sénégal a voté une loi sur les déchets plastiques. Le décret d’application n’a été signé que ce le 29 avril dernier (2020, Ndlr), mais jusqu’à present le phénomène ne s’est pas estompé. Donc il y a du travail à faire et une synergie entre nos entités est la bienvenue”, a conclu Makhtar Diao, 1er Adjoint chargé du Dévéloppement durable et Maire de Hann Bel et Directeur de la Culture et du Tourisme à Mairie de la Ville de Dakar. Il a accueilli la délégation de l’AACICI -IAPC et son partenaire dans les locaux de la mairie. Il était accompagné de M. Papa Dia, Responsable de la division Environnement de la mairie et de M. Mahmoud Sy, Président d’une association de protection de l’Environnement, falicitateur de la rencontre.

Par Cheikh Seck NDONG et Doudou Sidy Malick NDIAYE

Images: Mohamed FICOU

Réélu comme membre du CDH : « Le Sénégal, un géant de la démocratie et une référence des droits de l’homme »

Le Sénégal est réélu triomphalement comme membre du Conseil des droits de l’homme (CDH), le mardi 13 octobre 2020, lors de la 75ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, pour un nouveau mandat de trois ans. Par 188 sur 190 voix, une saveur plébiscitaire de 99% des voix. En tête de tous les groupes, Africains, Asiatiques, d’Amérique latine et des Caraïbes, de l’Europe de l’Est et celui dit «des Pays occidentaux et autres».  

«Est-il besoin de rappeler que notre pays avait connu la même consécration, avec son élection en 2015 comme membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Deux élections qui se sont déroulées sous le magistère du Président Macky Sall », a mentionné le président du Club Sénégal Emergent Youssoupha Diallo, dans un communiqué qui nous est parvenu.

La réélection du Sénégal au Conseil des Droits de l’homme est une manière éloquente d’inscrire et d’écrire comme sous la Coupole, la vitalité de notre démocratie, marquée et magnifiée par deux alternances pacifiques. Des sanctions par les urnes livrées le jour même du vote et le lendemain, la reprise normale du cours de la vie. C’est une marque déposée des démocraties matures !

Dans un monde de plus en plus dévasté par les intolérances, la prolifération encore de violations abjectes des droits humains et par ce que l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf appelle les «identités meurtrières», la réélection du Sénégal qui a frisé l’unanimité est la preuve irréfutable de la solidité de nos institutions, de l’impartialité de l’Administration qui conserve les valeurs cardinales de la promotion des compétences et de la serviabilité. Elle sublime une justice qui fait honneur à Thémis par le respect et la considération que lui confèrent des femmes et des hommes de qualité aux expertises magnifiées en Afrique et à travers le monde.

« Ceux qui ont désigné ainsi notre pays par leur vote n’ont été ni dans la cécité ni dans la surdité pour voir et reconnaître qu’au Sénégal, la séparation des pouvoirs est une réalité tangible sur fond d’une stabilité politique incontestable », indique M. Diallo. L’existence d’organes de contrôle qui soumettent régulièrement des Rapports contradictoires et publiques, celle de libertés d’associations dans un climat séculaire de pluralisme politique et syndical, dopé par une coexistence sociale harmonieuse et pacifique, comme en témoigne le Dialogue national lancé par le Président Macky Sall.

La réélection au CDH, et de la plus belle des manières, est une gifle qui résonne comme un cinglant démenti à tous les nihilistes et certains activistes sans discernement qui ne cessent de peindre le Sénégal aux couleurs d’une République bananière et d’une dictature fictive. La vérité que leur rappelle le plébiscite en faveur du Sénégal est que, ce pays le nôtre, est une puissance démocratique en Afrique et dans le monde.

« Il y a là aussi un message qui fonctionne en souterrain, pour dire aux acteurs de la Justice, de maintenir immaculée l’image de cette institution prestigieuse, espace d’excellence et d’équité, laissé à la jeune génération par leurs illustres aînés qui ont écrit de belles pages de la justice africaine et universelle », a souligné le président du Club Sénégal Emergent.

Nul n’est prophète chez soi !  

« Les Sénégalais doivent cependant assumer et défendre cet acquis que le monde entier leur envie », s’est réjoui M. Diallo. Le Sénégal, quoi qu’on dise, demeure une référence en matière de démocratie et de droits de l’homme dans le monde. L’image réelle de notre pays n’épouse pas les tableaux sombres et d’apocalypse que tentent vainement de dresser quelques comparses.

« Notre démocratie a les murs solides et une assise robuste », rassure-t-il. Une solidité institutionnelle, une robustesse administrative, une classe politique mature, un peuple tolérant, ouvert, viscéralement épris de paix, attaché à la Liberté, à la Démocratie et à la Fraternité en Afrique et dans le monde.

Par Ch. Seck NDONG

 

 

Coopération industrielle au menu d’une séance de travail entre M. El Alamy et le ministre équato-guinéen

Les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de l’industrie ont été au menu d’une séance de travail, lundi à Rabat, entre le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid El Alamy et le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Simeón Oyono Esono Angue, actuellement en visite au Maroc.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de ces entretiens, M. El Alamy a fait savoir que les deux parties ont pu “échanger sur l’évolution industrielle du Royaume et la volonté de partager nos expériences mutuelles”.

“La Guinée équatoriale a une large expérience à la fois au niveau du pétrole et du gaz”, a-t-il noté, ajoutant que “le Maroc a aussi développé une expertise dans le domaine industriel depuis une cinquantaine d’années”.

L’idée de “partager les expériences, les réussites et les échecs des uns et des autres permettra d’accélérer le développement de nos deux pays”, a affirmé le ministre.

Mettant l’accent sur la relation “exceptionnelle” entre les deux pays, M. El Alamy a précisé que celle-ci date de “bien longtemps” et que le Royaume du Maroc et la Guinée équatoriale “ont la ferme intention de partager l’ensemble de nos expériences conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI”.

De son côté, M. Oyono Esono Angu a indiqué que les échanges ont porté sur “le renforcement des relations de coopération entre le Maroc et la Guinée équatoriale dans le domaine industriel”.

“Nous aimerions que le Maroc investisse chez nous, surtout sur le plan industriel”, a-t-il souligné, notant que la Guinée équatoriale “a un programme de développement de diversification économique, et le Maroc a beaucoup de potentialités dans le domaine de l’industrie”.

Vendredi dernier, le chef de la diplomatie équato-guinéenne avait coprésidé avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, la cérémonie d’inauguration d’un consulat général à Dakhla.

L’ouverture de cette représentation consulaire témoigne de la volonté politique du gouvernement équato-guinéen de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, avait affirmé M. Eyono Esono Angue lors d’un point de presse conjoint avec son homologue marocain.

(Avec MAP)

Commune de Djilor/ Foundiougne: Le collectif des 17 villages exprime sa colère et avertit

Les 17 villages de la zone ouest de la commune de Djilor, à savoir Sadioga, Keur Farba, Diomdy, Félane, Péthie, Keur Dabo, Keur Cheokhou, Keur Mor Diop, Yerwago, Mbélane, Mbayé, Keur Waly Penda, Keur Bouba, Keur Backary, Guédé, traversent une situation extrêmement pénible. Seul le vilage de Goudème est raccordé au réseau électrique. Selon le coordonnateur du Collectif adjoint, Massène Ndong, cette situation est due aux multiples maux liés aux manque d’électrification récurrent au niveau de la zone, les forages sont en pannes depuis trois ans, les unités de formation non fonctionnelles, le manque criard d’équipement au niveau des deux postes de santé.

Le collectif a décidé de s’ériger en bouclier pour mettre fin à cette situation douloureuse qui est en train d’atteindre des proportions inquiétantes. Les dirigeants ne cessent de saisir les autorités compétentes afin de trouver des solutions à leurs problèmes. «Si la situation reste inchangée, des marches et d’autres stratégies draconienne seront organisées les jours à venir», annonce M. Ndong

À l’en croire, les 17 villages de la commune de Djilor vivent le martyr. «Désormais, nous allons prendre notre destin en main et se constituer en bouclier pour mettre fin à cette situation qui perdure. Nous avons l’avale de tous chefs du village que polarise cette localité», a-t-il souligné. Selon M. Ndong, ces multiples maux ont fini de causer la psychose au niveau de la localité. Le manque d’électricité criard est en train de plonger le Djognick dans une insécurité galopante.

À l’en croire, le coordonnateur du Collectif adjoint entend saisir les autorités locales et administratives. Les dirigeants alertent le Dg de la Senelec et Dg de l’Aser à s’imprégner de la situation insupportable dont leurs concitoyens sont confrontées. Ils interpellent le Président Macky Sall à leur venir en aide pour prendre en charge leurs problèmes. En attendant qu’une solution définitive soit trouvée, ces populations ruminent leur colère.

 

 

Politique par l’action: Ibrahima Fagnane SENGHOR montre l’exemple aux jeunes de Fatick à travers l’agriculture

«La tournée économique du Président de la République est d’une grande pertinence et il doit le poursuivre dans les autres zones. Sans le développement agricole, il ne serait guère facile d’atteindre les objectifs de développement  économique fixés par l’Etat. Les jeunes doivent retourner vers la terre à Fatick. La salinisation des terres accentuées par l’exploitation abusive du sel et l’urbanisation galopante sont les contraintes majeures de l’agriculture dans le département de  Fatick», a indiqué M. Senghor.       Je vous remercie pour cet honneur que vous me faites à travers cette visite dans mon domaine agricole ici à Fatick exactement sur la route de Foudioungne. C’est un immense plaisir pour moi et cette visite atteste sans  nul doute la réussite de mon projet agricole.

C’est un périmètre agricole de cinq hectares qui était jadis cultivé par mes ancêtres mais en jachère depuis quelques années. Je l’ai aménagé et emblavé cette année à travers la culture de l’arachide pour les deux hectares et de «niébé» haricot pour trois hectares et présentement  avec  mes ouvriers nous sommes entrain de faire la récolte du niébé.

C’est quoi votre formation, Pourquoi l’agriculture, est-ce que une réponse à l’appel du Président pour un retour vers l’agriculture ?

Je suis juriste de formation, spécialiste des contrats publics et du management des ressources humaines. J’ai eu ma maitrise  en droit public à l’UCAD en 2009 et j’ai mon master en Administration des marchés publics,  délégations des services publics et des partenariats public-privé à l’université Alioune Babara DIOP de Bambey, par ailleurs j’ai fait un autre master en management des ressources humaines.

Aujourd’hui, depuis 2011, je suis cadre administratif dans l’administration de l’Etat.

Il est vrai que c’est rare de voir  au Sénégal un jeune diplômé  de surcroit  cadre de l’administration s’adonnait à des activités agricoles. Mais je fais partie  de ceux qui pensent que l’agriculture est un levier phare pour le développement économique de tout pays. On peut citer l’exemple des pays comme le Brésil, la Corée du Sud, l’Israël et même le Maroc qui se sont tous développés à travers la mise en place de systèmes agricoles très cohérents et très performants.

Sans le développement agricole, il ne serait guère facile d’atteindre les objectifs de développement fixés par l’Etat. Dieu merci que nos autorités gouvernementales l’ont très bien compris et sont en train de mettre des politiques agricoles adéquates pour le développement du secteur.

J’ai récemment beaucoup aimé la création des agropoles à travers les différentes zones du pays suivant le potentiel économique de chaque zone. C’est une chaine de valeurs qui permettra sans doute de relancer le potentiel de chaque zone et de chaque région et par conséquent la création  d’emplois et de richesses. C’est une vision salutaire  du Président de la République M. Macky SALL.

Cependant la raison principale de cet amour  que j’ai pour l’agriculture et même l’élevage, réside ailleurs.

D’abord je suis né dans une famille de cultivateurs et d’éleveurs. C’est une profession que ma famille exerce depuis nos aïeux et ça c’est connu de tous ici à Fatick. J’ai donc été très tôt initié et formé aux cultures  hivernales notamment celles du mil, de l’arachide du sorgho. Avant d’être juriste, je suis d’abord agriculteur au sens large et je le dis avec fierté.

J’ai aussi très  tôt connu le potentiel énorme qui est dans la terre. J’ai également toujours su et cru que la terre ne ment pas. Tu la traites avec  amour et respect et elle te paie au centuple. Ce n’est pas la première année que je m’adonne pendant l’hivernage à des activités agricole, à chaque fois que mon calendrier me le permet je le fais et mets un ensemble de dispositifs pour une bonne récolte. Effectivement, je cherche de la main d’œuvre à travers le recrutement d’ouvriers journaliers que je paie à raison 2500 et 10.000 FCFA la journée au cas où la personne vient avec son matériel notamment son cheval et sa machine. Je peux même me permettre de dire que je crée de l’emploi durant cette période hivernale.

Comme je l’ai dit précédemment ce n’est pas ma première année de culture. Les années passées, je le faisais mais pas avec cet ampleur. Cette année principalement j’ai effectivement répondu à l’appel du Président de la République invitant les jeunes à embrasser l’agriculture.

Etant donné que j’y étais déjà, cela m’a facilité les choses. Je n’ai fait qu’étendre mon périmètre agricole, augmenter la quantité de mes semences et les intrants. De passage je remercie et félicite le Ministre de l’agriculture  et de l’équipement rural  pour les dispositions préalablement prises avant l’hivernage. Une partie de mes semences et des fertilisants  me viennent de l’Etat à travers les subventions portées sur ces produits, donc Chapeau à l’Etat.

Le Président de la République à récemment fait une tournée économique dans le Sine Saloum, cela vous dit quoi ?

Je félicite et encourage le Président de la République pour cette heureuse et belle initiative. Cette tournée, j’ose dire qu’elle a été une réussite totale  et a entièrement répondu aux attentes.

Elle a permis au Président d’entrer directement en contact avec les acteurs agricoles, d’avoir un retour d’informations après les dispositions prises avant l’hivernage. Cette tournée lui a aussi permis de recevoir les recommandations directes formulées par les agriculteurs. Cette tournée lui sera sans nul doute d’une importance capitale et va également l’aider dans la prise de décisions pour la saison à venir.

Du coté des acteurs, c’est rassurant de recevoir dans leur propre domaine le Président de la République. Pour eux, c’est encourageant et motivant car ils réalisent que le Président les suit de près et est attentif à leurs préoccupations.

Cette tournée a été une excellente initiative et j’invite d’ailleurs le Président de la République à l’insérer dans son agenda annuel  tout en renforçant le contenu. Par exemple pour chaque localité visitée demander préalablement aux populations de faire le reboisement de mille plants adaptés à la zone en collaboration avec les services compétents notamment le service des eaux et forets et l’Agence nationale de la reforestation. Le Président peut également prendre des mesures incitatives allant dans le sens d’encourager les associations sportives  et culturelles (ASC) à s’inspirer de l’exemple de l’ASC Diam Bougoum de Niakhar.

Est-ce que l’agriculture dans cette zone de Fatick connait des contraintes ?

Ces dernières années, l’agriculture dans la zone du département de Fatick connait un certain nombre de problèmes qui sont d’une part d’ordre naturel mais d’autres parts du fait de l’homme.

Dans le premier cas, l’agriculture dans le département de Fatick est confrontée à la salinisation des terres.

Les terres jadis fertiles, sont aujourd’hui presque tous envahies  par l’avancée du sel. Maintenant il est très difficile d’avoir de l’eau douce dans la zone à travers un puits. En conséquence les exploitations maraichères sont difficilement réalisables dans la localité c’est le cas dans les communes de Fatick, Diouroup, Mbéllacadiaw et même une partie de Niakhar.

La salinisation des terres est aggravée par l’usage abusif voire sauvage du sel dans le département notamment dans les communes de Fatick, Mbéllacadiaw et Diouroup.

Depuis quelques années, le département de Fatick reçoit beaucoup de producteurs de sel, même des investisseurs étrangers et cette production énorme voire abusive du sel a des conséquences sur la qualité des terres car elles ont tendance à s’appauvrir.

L’autre facteur bloquant de l’agriculture dans la zone demeure le fait de l’homme. Il s’agit du problème foncier. En effet, avec l’urbanisation galopante que connait le département, les pauvres paysans se voient souvent dépossédés de leurs terres qu’ils exploitent depuis leurs aïeux.

Mon propre oncle en est victime directe. Il a perdu les terres exploitées par ses ancêtres au profit d’un promoteur privé. Il est sans terre maintenant et est obligé d’en louer pour cultiver. Cette situation est extrêmement difficile pour quelqu’un qui ne compte que sur l’agriculture pour vivre.

Aujourd’hui Fatick a un véritable problème foncier.  Fatick n’a plus de terres cultivables. Pour le peu qui en reste, l’Etat doit aider les agriculteurs à travers l’attribution de titre d’exploitation s’inscrivant dans de longues durées, je félicite d’ailleurs le Président de la République qui a déjà pris des mesures allant dans ce sens. L’Etat doit également faciliter l’accès à la terre aux jeunes et  aux femmes.

A coté des grands producteurs et des Marabouts, l’Etat doit également encourager la jeunesse à embrasser ce secteur fort porteur à travers un encadrement rapproché.

Avez-vous un appel à lancer à la jeunesse sur l’agriculture ?

Juste dire que l’agriculture est un levier de développement, créateurs d’emplois et de richesses donc un véritable facteur de développement. La terre ne ment pas, elle est juste, loyale et très généreuse, par conséquent j’invite tous les jeunes qui en ont les possibilités, à y croire et à exploiter la terre à travers l’agriculture.

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