Par Mame Khady NDAO
Le projet Afrique‑Europe Partnership for Culture est présenté hier à Dakar. Il s’agit d’une initiative financée par l’Union européenne. Le programme couvre l’Afrique de l’Ouest : le Sénégal, la Gambie, la Guinée‑Bissau et le Cap‑Vert.
À cette occasion, Marie‑Pierre Thiam, la coordinatrice du projet a indiqué qu’il s’agit de lancer un appel à candidatures destiné aux grands festivals qui pourront recevoir jusqu’à 100 000 € chacun. En parallèle, des petits festivals seront accompagnés, recevant des financements adaptés à leur activité ainsi que des formations (langues, structuration, éclairage, son, lumière) regroupées en « woke packages ».
Le projet prévoit aussi des bourses de mobilité pour les artistes, managers et techniciens souhaitant se former ou se produire en Europe ou en Afrique.
L’Union européenne insiste sur l’impact environnemental : utilisation de l’énergie solaire, réduction de la consommation électrique pendant les événements, et intégration de critères de genre et d’inclusion.
Selon Marie‑Pierre Thiam, l’objectif est double : élever les petits festivals en s’appuyant sur les grands, et internationaliser l’ensemble de l’offre culturelle ouest‑africaine.
Le président de l’Association des métiers de la musique du Sénégal, Daniel Gomes, a pour sa part souligné l’importance de la structuration et de la formation pour que les festivals deviennent des acteurs économiques durables, et a appelé les bailleurs à un accompagnement de 3 à 5 ans pour garantir la rentabilité des projets.
Sahad Sarr, fondateur du festival Africa Cereau, a insisté sur la nécessité de redéfinir ce qu’est un festival international : proposer un récit authentique, africain, tout en bénéficiant des outils techniques, financiers et des formations nécessaires.
Le projet devrait ainsi renforcer le secteur culturel ouest‑africain, favoriser la professionnalisation des acteurs et promouvoir la culture sénégalaise et africaine à l’international.



