Infrastructures, réformes et aquaculture au cœur des avancées
Dakar, mai 2026 – Le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf, dresse un bilan jugé « globalement satisfaisant » pour le premier trimestre 2026. Selon le département, les performances enregistrées traduisent une dynamique soutenue dans la mise en œuvre des projets structurants et un engagement renforcé pour une gestion durable du secteur.
Infrastructures : le Port de Ndayane en bonne voie
Dans le volet transports maritimes et infrastructures portuaires, le taux de réalisation dépasse 30 %. Le Port de Ndayane affiche un avancement significatif, avec une livraison attendue début 2027. Parallèlement, la liaison maritime Dakar–Gorée a démarré avec l’acquisition programmée de deux navires en acier destinés à améliorer la desserte.
Pêche : des infrastructures halieutiques réceptionnées
Plusieurs projets ont été finalisés. Le Laboratoire national d’analyse des produits halieutiques a été réceptionné provisoirement. Le Marché central aux poissons de Thiès, achevé à 100 %, est déjà opérationnel. Le complexe frigorifique de Hann, dont les infrastructures sont terminées, sera mis en service dans les prochaines semaines avec la nomination de son directeur et le déploiement progressif des équipements et du personnel.
Réhabilitation et réformes en cours
Le ministère a lancé un programme de réhabilitation des services déconcentrés. À Saint-Louis, les travaux de reconstruction ont atteint 40 % d’exécution. Le personnel a été temporairement redéployé pour assurer la continuité du service.
Sur le plan législatif, les avant-projets du Code de la pêche maritime, du Code de la pêche continentale et du Code de la marine marchande sont finalisés ou en cours d’élaboration. Ces réformes visent à adapter le cadre normatif aux standards internationaux et à garantir une gestion durable des ressources.
Le département renforce également la certification des produits halieutiques, notamment pour répondre aux exigences de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique.
Aquaculture: un levier stratégique
L’aquaculture s’impose comme un axe prioritaire pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pêche illicite. Le trimestre a été marqué par une augmentation des dotations en aliments pour poissons, la création de nouvelles unités de production et le lancement d’un projet d’usine nationale d’aliments pour poissons. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer la compétitivité locale.
Perspectives 2026
Le ministère entend accélérer les investissements et consolider les acquis pour faire du secteur un pilier du développement économique et social du Sénégal. «Ce bilan traduit la volonté du Gouvernement de faire des pêches et de l’économie maritime un moteur de croissance durable et inclusive», indique le département.



