Un atelier de formation sur les droits humains s’est tenu à Kolda. Il s’inscrit dans la phase II du projet de renforcement de l’économie sociale, écologique et scolaire dans la ville de Kolda, initié par l’association « Guné ». La session de formation a duré deux jours avec au moins cent participants.
Dans le cadre de ce projet, l’association « Guné » a organisé un atelier de formation sur les droits humains en faveur des maris et des frères, pour les sensibiliser sur le rôle qu’ils doivent jouer afin de soutenir les femmes dans leurs foyers. Une initiative d’une très grande importance, d’après Awa Kandé Diao, présidente du Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (CLVF) à Kolda.
« Avec la cible, nous sommes en train de partager sur l’initiation aux droits humains pendant deux jours. Ce sont des séances de partage. Mais, également, on est en train d’échanger sur la masculinité positive. Ce sont des participants composés d’hommes et de jeunes pour qu’ils comprennent les droits humains, les différents principes, les valeurs, les générations de droits, leur importance par rapport à la protection de la dignité humaine, afin qu’ils sachent qu’ils ont un rôle à jouer en tant que genre masculin. Ils ont un devoir de solidarité et de soutien à l’endroit des femmes », a-t-elle déclaré.
Au Sénégal, les femmes aspirent à devenir de plus en plus autonomes en créant des activités génératrices de revenus. Elles sont souvent accompagnées par les associations de développement, les organisations non gouvernementales et l’État. Cependant, leur épanouissement ou leur décollage se heurte souvent à des contraintes au sein de leurs familles. Ces difficultés sont liées au défaut de soutien des hommes à l’égard des femmes, selon toujours Awa Kandé Diao.
«Les femmes doivent être d’abord comprises. Leurs connaissances ont été renforcées. En même temps, nous voulons que ces hommes aussi aient un renforcement de capacités pour qu’ils aient le même niveau de compréhension, afin d’améliorer les relations hommes-femmes dans les ménages, dans les familles et dans les maisons. Les hommes doivent savoir que la femme est capable de faire certaines choses, surtout en termes de responsabilités », a-t-elle expliqué.
Ils sont au nombre de cent participants bénéficiaires de cette session de formation de deux jours. Ces hommes se disent satisfaits des thématiques évoquées et soutiennent avoir pris connaissance de l’importance d’aider les femmes afin qu’elles soient autonomes à travers la création d’activités génératrices de revenus.
Abdoulaye Diop est l’un des participants. Il est venu d’un quartier périphérique de Kolda. Il compte désormais adopter une nouvelle posture vis-à-vis de sa femme. « Nous avons été formés sur la question des droits humains. Cette formation nous a permis de savoir beaucoup de choses que nous ignorions par rapport au rôle d’accompagnement des hommes vers les femmes dans les foyers. Aujourd’hui, nous avons compris que la femme aussi peut participer à certaines charges de la maison et qu’elle a des droits. En tout cas, moi, je ne vais plus m’opposer à ce que ma femme fasse une petite activité pour se sentir utile pour la famille », a-t-il dit.
Abdoulaye WANDIANGA, correspondant à Kolda



