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Visite de la ministre des Pêches au Môle 8 du PAD: Dr Fatou Diouf apprécie le projet de récifs artificiels

En partenariat avec BP, Kosmos Energy, Petrosen et l’ensemble du département du Ministère des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf a visité, ce mardi 21 octobre 2025 au Môle 8 du Port Autonome de Dakar, les récifs artificiels destinés à la région de Saint-Louis. La ministre a été accueillie par M. Waly Diouf Bodiang, Directeur général du Port Autonome de Dakar, en présence de plusieurs directeurs généraux et cadres du département.

Ce projet, d’un coût global de 3 milliards 200 millions FCFA, financé par BP, ses partenaires Kosmos Energy et Petrosen, s’inscrit dans le cadre des mesures de mitigation du projet GTA (Grand Tortue Ahmeyim). Il vise à atténuer les impacts environnementaux observés sur certaines zones de pêche et à faciliter la reproduction des poissons grâce à la création de zones de frayère naturelles.

«Ces récifs permettront de booster la régénération des produits halieutiques, de préserver la biodiversité marine et de renforcer la pêche artisanale dans la région de Saint-Louis. Ils traduisent notre engagement collectif pour une gestion durable des ressources maritimes et une économie bleue respectueuse de l’environnement», a relevé Dr Fatou Diouf.

L’acheminement de ces récifs vers Saint-Louis est prévu au plus tard demain, marquant une étape importante dans la stratégie nationale de préservation des écosystèmes côtiers et de soutien à la résilience des communautés de pêcheurs.

La ministre a expliqué que le projet a été initié en 2017, mais que les études préalables n’avaient pas été faites, ce qui a entraîné l’emportement des récifs par les courants. Cependant, les nouvelles études ont été menées avec rigueur et les matériaux ont été bien choisis. Dr Fatou Diouf a également souligné l’importance de la coordination entre les différentes structures concernées, notamment la direction de la gestion et de l’exploitation des forêts, l’Agence Nationale des affaires maritimes et l’administration des pêches.

Le projet de récifs artificiels s’inscrit dans le cadre du contenu local de l’exploitation pétrolière et vise à compenser les impacts négatifs de l’exploitation sur les activités de pêche. Le ministre a assuré que son département est largement impliqué dans ce projet et qu’il apportera tout son soutien pour assurer son succès.

La ministre a également insisté sur l’importance du suivi et de la coordination avec les parties prenantes pour garantir l’efficacité et la durabilité du projet. Il a annoncé qu’il travaillera en étroite collaboration avec le gouverneur de la région de Saint-Louis et les acteurs de la pêche pour assurer le succès de ce projet.

BP a lancé un projet de création de récifs artificiels au large de Saint-Louis, dans le cadre de son programme d’investissement social. Ce projet, d’un coût de 3 milliards de francs CFA, vise à régénérer la biodiversité marine et à renforcer les activités de pêche dans la zone. Selon le conseiller en conformité environnementale et sociale de BP, ce projet répond à une demande des pêcheurs locaux qui avaient exprimé leur besoin d’être accompagnés dans la mise en place de récifs artificiels lors des consultations publiques menées en 2019.

Les études techniques menées ont permis de constater que ce projet pourrait créer de nouveaux écosystèmes marins et constituer un dispositif d’attraction des poissons, renforçant ainsi les activités de pêche. Un plan de gestion rigoureux sera mis en place et coordonné par les différentes parties prenantes, étatiques et locales, pour préserver ces récifs artificiels et atteindre la productivité attendue.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’exploitation du projet gazier de GTA, qui est un projet transfrontalier entre le Sénégal et la Mauritanie. La région de Saint-Louis abrite les installations de BP et bénéficiera en priorité des retombées de ce projet. BP affirme être à l’écoute des besoins de la région pour contribuer à son développement et apporter des solutions aux problèmes rencontrés par les communautés locales.

Par Ch. Seck NDONG

 

 

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